L’Europe politique en cartes!

Le guichet cartographique d’Élections en Europe est en ligne! Vous pourrez y visualiser la carte politique de l’Europe en 1950, 1960, 1970, 1980, 1990, 2000, 2010 et aujourd’hui. Ces cartes permettent de voir quelles étaient les tendances politiques des chefs de gouvernements nationaux et régionaux ainsi que des maires des grandes villes à différents moments de l’Histoire européenne depuis 1950:

Guichet cartographique d’Élections en Europe

Vous pourrez ainsi mieux vous rendre compte à la fois des permanences et des changements dans le temps que de la répartition géographique des différentes tendances politiques.

Les cartes historiques (1950 à 2010) comprennent des données sur les gouvernements nationaux, sur les principales régions et sur les villes de plus de 200’000 habitants. Le nombre de collectivités territoriales couvertes s’accroît dans le temps, le nombre d’États démocratiques augmentant progressivement et la tendance à la décentralisation des pays européens s’accélérant. Certaines données n’ont par ailleurs pas pu être trouvées pour les cartes les plus anciennes.

La carte actuelle est plus complète encore puisqu’elle comprend des données concernant pas moins de 44 pays, 330 régions et 635 villes de plus de 100’000 habitants!

extraits

Extrait de la carte de l’Europe d’aujourd’hui

Enfin, en cliquant sur les repères, vous obtiendrez quelques renseignements complémentaires: nom de la collectivité territoriale, de la personne concernée, de son parti politique et de sa tendance politique.

Elections législatives de 2014 au Kosovo

Les citoyens du Kosovo étaient appelés aux urnes ce dimanche pour des élections législatives anticipées. Le Parti démocratique du Kosovo (PDK, centre droit) du premier ministre sortant Hashim Thaçi a remporté ces élections, obtenant 30.7% des voix et devançant ainsi assez largement la Ligue démocratique du Kosovo (LDK, conservateur) qui a obtenu 25.8% des voix. Le Mouvement pour l’Autodétermination (gauche) arrive en troisième position avec 13.5% des voix. Arriver en tête avec 30% des voix ne suffit toutefois pas et des négociations vont désormais s’engager entre les différents partis. Le PDK n’est donc pas sûr de prendre à nouveau la tête du gouvernement, ce d’autant plus que plusieurs autres partis politiques ont exclu de gouverner avec lui. Le taux de participation s’est élevé à 41.5%.

Ces élections anticipées avaient été convoquées après que le Premier ministre avait échoué à trouver une majorité parlementaire pour la création d’une véritable armée. Le Kosovo ne dispose en effet pour l’heure que de simples forces de sécurité. Une majorité des deux-tiers était nécessaire au Parlement pour le vote de cette loi, majorité qui n’a pu être obtenue.

Les députés kosovars sont élus au système proportionnel (Méthode d’Hondt). Sur les 120 sièges que compte le parlement kosovar, vingt sont réservés aux différentes minorités du pays, dont dix pour la minorité serbe.

Résultats détaillés des élections législatives de 2014 au Kosovo

Les résultats portent sur le dépouillement de 99.8% des bulletins. La répartition des sièges sera connue – et publiée ici – lorsque le dépouillement sera terminé.

  • Parti démocratique du Kosovo (PDK, centre droit), 30.7% des voix (-1.4%).
  • Ligue démocratique du Kosovo (LDK, conservateur), 25.8% des voix (+1.1%).
  • Autodétermination (gauche), 13.5% des voix (+0.8%).
  • Alliance pour le futur du Kosovo (AAR, conservateur), 9.6% des voix (-1.4%).
  • Initiative citoyenne pour le Kosovo (NISMA, libéral), 5.2% des voix (+5.2%).
  • Nouvelle alliance pour le Kosovo (AKR, libéral), 4.7% des voix (-2.6%).
  • Liste serbe (minorité serbe), 4.2% des voix (+3.3%).
  • Parti démocratique turque du Kosovo (minorité turque), 1.0% des voix (-0.2%).
  • Coalition Vakat (minorité bosniaque), 0.9% des voix (+0.1%).
  • Parti démocratique progressiste, 0.8% des voix (+0.8%).
  • Parti démocratique ashkali du Kosovo (minorité ashkali), 0.4% des voix (-).
  • Nouveau parti démocratique (minorité égyptienne), 0.4% des voix (-).
  • Parti turc de la justice (minorité turque), 0.3% des voix (+0.3%).
  • Parti libéral égyptien (minorité égyptienne), 0.3% des voix (+0.3%).
  • Parti ashkali pour l’intégration (minorité ashkali), 0.2% des voix (-).
  • Nouvelle initiative démocratique du Kosovo (minorité égyptienne), 0.2% des voix (-).

Source: Commission électorale du Kosovo.

Voir aussi

Analyse des résultats des élections européennes dans les métropoles

Les élections européennes qui se sont tenues le 25 mai dernier constituent une occasion rêvée d’effectuer des comparaisons électorales à l’échelle du continent, puisque 28 pays se sont rendues aux urnes le même jour. Dans cet article, nous analysons les résultats des 59 villes européennes de plus de 500’000 habitants, soit l’ensemble de ces dernières. Nous tenterons dans cet article de tirer quelques conclusions générales du vote des grandes villes européennes et de mettre en avant les points communs comme les différences.

Les villes prises en compte sont les celles qui comptent plus de 500’000 habitants dans leurs territoires communaux. On parle ici bien d’unités administratives et pas d’espaces fonctionnels (Bruxelles constitue la seule exception, la région Bruxelles-Capitale ayant été retenue et pas la commune). Les pays qui ont un grand nombre de communes en moyenne peu peuplées – comme la France – ont proportionnellement moins de villes de plus de 500’000 habitants que des pays disposant de communes plus grandes (les communes allemandes comptent ainsi en moyenne environ 6800 habitants contre seulement 1800 pour les communes françaises).

La carte ci-dessous présente la répartition géographique des 59 villes européennes de plus de 500’000 habitants.

carte

Des grandes villes plus à gauche que les arrière-pays

Le premier constat que l’on peut tirer de ces élections européennes est que la gauche (addition des scores des partis affiliés aux Parti de la gauche européenne, Parti socialiste européen, Parti vert européen et Alliance libre européenne (hors NVA) ainsi que quelques partis clairement marqués à gauche) est généralement plus forte dans les métropoles que dans leurs arrière-pays. Cette affirmation n’a a priori rien de surprenant, notamment pour un lecteur français ou suisse, habitué à la domination de la gauche dans les grandes villes, mais il faut noter que cela ne va pas partout de soi.

Toujours est-il que la gauche réalise un score supérieur à sa moyenne nationale dans 46 des 59 villes européennes. Dublin donne ainsi 69% de ses voix à la gauche, alors que la moyenne nationale de la gauche irlandaise est d’environ 35%. Le cas est extrême, mais se retrouve à moindre échelle dans la majorité des villes étudiées. A l’inverse, dans douze villes, notamment en Europe orientale mais pas seulement, la gauche a réalisé des moins bons résultats dans les métropoles qu’en moyenne nationale. Ces douze villes sont Bratislava, Bucarest, Cracovie, Lodz, Madrid, Malaga, Marseille, Palerme, Prague, Tallinn, Valence et Vilnius.

Si on se penche sur les villes ayant les positionnements les plus marqués lors de ces élections européennes, on constate que la gauche a notamment triomphé dans nombre de villes germaniques et anglo-saxonnes. D’une manière générale et comme vous pourrez le voir dans le tableau ci-dessous, sept des dix métropoles les plus à gauche sont allemandes, mais les trois premières viennent du Royaume-Uni et d’Irlande : Glasgow, Dublin et Manchester.

villes-europe-gauche

A l’inverse, la gauche obtient des scores véritablement calamiteux dans certaines villes. Les dix métropoles où elle obtient le moins de voix sont toutes situées dans d’anciens pays du bloc communiste, dont cinq pour la seule Pologne. Notons toutefois que les trois villes qui se classent aux onzième, douzième et treizième rangs sont toutes occidentales, puisque il s’agit de La Haye, Rotterdam et Marseille. Les scores indiqués sur le graphique ci-dessous correspondent au poids de la gauche. Lodz est donc la métropole la plus à droite de l’Union européenne…

villes-europe-droite

Conservateurs versus Sociaux-démocrates

A tout seigneur, tout honneur… Comment  commencer notre tour des différents courants politiques autrement que par les deux plus grandes familles politiques européennes: les conservateurs et démocrates-chrétiens, regroupés au sein du Parti populaire européen et les sociaux-démocrates, réunis dans le Parti socialiste européen. Si ces deux familles politiques ne dominent plus la vie politique de certains pays comme elles ont pu le faire dans les années 60, elles ne constituent pas moins encore et toujours les forces politiques dominantes dans de nombreuses régions du continent.

Les fiefs du Parti populaire européen (PPE) ne sont pas à Marseille ou à Madrid, deux villes pourtant à droite depuis bien longtemps, mais dans l’ancien bloc communiste. La Plateforme civique polonaise – par ailleurs bien plus forte dans les villes que dans les campagnes où prospèrent plutôt les populistes de Droit et justice (PiS) – le FIDESZ hongrois de Viktor Orban ou encore le GERB bulgare de l’ancien Premier ministre (et maire de Sofia) Boïko Borissov se distinguent particulièrement. Les dix villes ayant accordé le plus de voix au Parti populaire européen sont les suivantes.

villes-europe-ppe

Si l’eldorado des conservateurs est à l’est, celui des sociaux-démocrates est clairement dans la vieille Europe. Disons les choses clairement, les bons résultats de la gauche européenne, ce sont avant tout ceux du Parti démocrate italien de Matteo Renzi : cinq des dix métropoles ayant accordé le plus de voix aux sociaux-démocrates sont italiennes. Notons aussi les bons scores des travaillistes anglais à Manchester, Birmingham et Londres, même s’il convient de les nuancer puisque, contrairement aux sociaux-démocrates italiens ou allemands, ils n’ont pas de concurrents sur leur gauche.

villes-europe-pse

Libéraux et démocrates: cap au nord!

Les partis politiques libéraux et sociaux-libéraux de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) obtiennent leurs meilleurs résultats dans le nord de l’Europe – Scandinavie, pays baltes et Pays-Bas. A ce sujet, il est intéressant de noter que les villes où les libéraux obtiennent leurs meilleurs résultats sont, pour beaucoup, des villes où cohabitent un parti politique clairement libéral (Parti de la Réforme en Estonie, Parti populaire et libéraux aux Pays-Bas et Parti libéral au Danemark) solidement implanté à droite et un parti politique social-libéral (Parti du Centre en Estonie, Démocrates 66 aux Pays-Bas, Parti social-libéral au Danemark) ratissant jusqu’au centre-gauche.

villes-europe-alde

 

Des nationalistes à la peine dans les métropoles

Les partis politiques nationalistes ont, en règle générale, plus de peine à percer dans les grandes villes que dans les arrière-pays. Cette affirmation est symbolisée par exemple par le score du Front National à Paris (9.3% contre 24.9% en moyenne nationale) ou de la Ligue du Nord à Milan (7.4% contre 14.6% en moyenne en Lombardie).

A l’échelle européenne, deux métropoles font toutefois clairement exception. Aux Pays-Bas, Rotterdam – la ville de feu Pim Fortuyn – place le Parti de la liberté de Geert Wilders en tête. Et en France surtout, Marseille, capitale de la région de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, vieux fief du Front National, où ce dernier récolte plus de 30% des suffrages et devance largement l’UMP du maire Jean-Claude Gaudin.

Ces deux cas, pour frappants qu’ils soient, ne doivent pas cacher le fait que les partis nationalistes ont plus de peine à percer dans les métropoles, peut-être parce que les habitants de ces métropoles profitent plus que d’autres de la mondialisation et de l’ouverture des frontières.

Les écologistes en force

Les élections de 2014 n’ont dans l’ensemble pas constitué un grand cru pour les écologistes européens, que l’on pense à la défaite d’Europe Écologie Les Verts en France ou à celle d’Ecolo en Belgique francophone. Ceci mis à part, on peut tirer trois constats principaux des scores des écologistes dans les métropoles européennes:

  • Les partis écologistes réalisent presque systématiquement des scores plus élevés dans les métropoles que dans leurs arrière-pays.
  • Les Verts réalisent, sans surprise également, la plupart de leurs meilleurs scores dans les pays germaniques, dépassant la barre des 15%, voire même celle des 20% dans beaucoup grandes villes allemandes, à Vienne, à Helsinki ou à Amsterdam. A Copenhague, Stockholm et Göteborg, les Verts s’offrent même le luxe de terminer en tête du scrutin.
  • Les Verts effectuent toutefois également des percées dans des villes où on s’y attendait moins, que ce soit Budapest ou Zagreb. La question de l’implantation durable des écologistes en Europe centrale et orientale reste toutefois ouverte, les succès des Verts dans ces pays ayant souvent été temporaires, que l’on pense à la République tchèque ou à l’Estonie.

Le tableau ci-dessous présente le classement des dix métropoles ayant donné le plus de voix aux partis écologistes (membres ou affiliés au Parti vert européen, les voix des partis de protection des animaux en Allemagne et aux Pays-Bas n’ont, par exemple, pas été prises en considération).

villes-europe-verts

Le Grand Soir, de Dublin à Athènes

La gauche de la gauche a sensiblement amélioré son score par rapport aux élections européennes de 2009, la victoire de Syriza en Grèce constituant l’exemple le plus frappant. Cela se reflète évidemment dans une série de métropoles. A Dublin, le Sinn Féin termine ainsi en tête et, si on y ajoute les voix de l’alliance « Peuple avant le profit » et du Parti socialiste (trotskyste), on constate que la gauche de la gauche rafle pas loin de 40% des voix. A Athènes, SYRIZA arrive également en tête. Le tableau ci-dessous présente les dix partis où la gauche de la gauche a réalisé ses meilleurs scores.

Il est intéressant de noter que les deux anciens fiefs du communisme d’Europe occidentale – la France et l’Italie – ne sont plus les chefs de file de l’extrême-gauche en Europe, loin s’en faut. Outre les performances hors-norme de l’extrême-gauche à Dublin et à Athènes, il convient de noter son succès marqué en Espagne, dû tant à la progression de la Gauche unie – coalition formée autour des communistes – qu’à l’émergence de Podemos – parti issu du mouvement des indignés.

villes-europe-exg

Irlande, Grèce, Portugal, Espagne, Allemagne de l’Est… Les difficultés économiques sont décidément bien visibles dans les résultats électoraux!

Barcelone et Anvers, même combat

Barcelone et Anvers ont ceci de commun qu’elles ont toutes deux plébiscité des partis indépendantistes. La Gauche républicaine catalane (ERC) est arrivée en tête à Barcelone, tandis que l’Alliance néo-flamande (NVA) a terminé en première position à Anvers. Ces résultats ne constituent toutefois pas une surprise en eux-mêmes : la NVA détient depuis une année la mairie d’Anvers et des régionalistes de droite sont aux commandes depuis trois ans à Barcelone. Notons enfin qu’à Glasgow, le Parti national écossais (SNP) est arrivé en deuxième position, derrière les travaillistes.

De la difficulté d’établir une typologie

Généralités

La statistique dispose d’un outil fascinant – la classification ascendante hiérarchique (CAH) – qui permet de regrouper des individus (en l’occurrence des villes) dans un certain nombre de classes en fonctions de leurs similarités.

Cet outil permettrait théoriquement d’établir assez facilement une typologie politique des métropoles européennes. Dans les faits, les choses sont beaucoup plus compliquées car les catégories dans lesquelles on regroupe les partis politiques ont une influence sur les classes définies par la CAH : met-on les néo-nazis de l’Aube dorée avec les populistes de l’UKIP ? Les protecteurs des animaux néerlandais et espagnols avec les écologistes autrichiens ? Ou définit-on à chaque fois deux catégories différentes? La CAH se prêterait évidemment davantage à une élection où les mêmes partis se présenteraient dans l’ensemble des villes.

Une typologie possible

La typologie de villes présentées ci-dessous n’est qu’une possibilité parmi d’autres. Elle repose sur la réalisation d’une classification ascendante hiérarchique en catégorisant les partis politiques européens dans les ensembles suivants: gauche de la gauche, sociaux-démocrates, écologistes, régionalistes, défense des minorités, populistes inclassables (essentiemment Mouvement 5 Étoiles), pirates, libéraux, conservateurs, conservateurs eurosceptiques, droite populiste et nationaliste. Les groupes de villes sont classés de celui qui a la plus forte cohérence statistique (=variance la plus faible) à celui qui a la plus faible cohérence statistique.

  1. Villes polonaises (Parti conservateur dominant – verts et extrême-gauche inexistants – Droite populiste forte – Social-démocratie extrêmement faible) - Comprenant les seules villes polonaises, ce groupe est également le plus cohérent statistiquement.
  2. Villes italiennes (Social-démocratie forte – verts inexistants – Parti inclassable fort (Mouvement5Étoiles) – Droite faible) - Ce groupe comprend lui aussi les villes d’un seul pays, en l’occurrence.
  3. Villes anglaises (Social-démocratie et droite eurosceptique fortes, extrême-gauche inexistante) - Ce groupe comprend les cinq villes anglaises, mais pas Glasgow.
  4. Villes rouges (extrême-gauche généralement plus forte que la social-démocratie, droite populiste et eurosceptique faible) – Ce groupe est le premier à ne pas comprendre que des villes d’un seul pays, puisqu’il couvre à la fois l’Allemagne de l’Est, Lisbonne, Dublin, Athènes et les villes espagnoles.
  5. Villes continentales (sociaux-démocrates et conservateurs un peu plus fort que la moyenne, verts forts, libéraux et extrêmes un peu plus faibles que la moyenne) – Ce groupe – le plus grand des sept – comprend notamment les villes d’Allemagne occidentale, mais aussi Paris, Stockholm, Vienne, Göteborg, Budapest, Zagreb, Bratislava, etc. Il peut lui-même être divisé en trois sous catégories:
    1. Un sous-groupe comprenant toutes les villes ouest-allemandes et Zagreb représentant la moyenne de ce groupe.
    2. Un sous-groupe comprenant Paris, Marseille, Stockholm, Göteborg et Vienne, où l’extrême-droite et les libéraux sont un peu plus forts que dans le groupe dans son ensemble, au détriment essentiellement des sociaux-démocrates.
    3. Un sous-groupe comprenant Sofia, Budapest, Riga, Bucarest et Bratislava qui se distinguent du groupe par des partis écologistes très faibles et des partis conservateurs sensiblement plus forts.
  6. Villes régionalistes (partis régionalistes forts, verts forts, droite non-régionaliste faible) – Ce groupe est composé de trois villes: Anvers, Glasgow et Barcelone.
  7. Villes libérales (partis libéraux forts, verts forts, social-démocratie faible) - Ce groupe comprend une série de villes d’Europe du Nord et du Benelux: Tallinn, Vilnius, Copenhague, Rotterdam, La Haye, Bruxelles, Amsterdam.

Cette catégorisation montre que les espaces politiques nationaux continuent à jouer un rôle clé, même si certaines villes parviennent à y échapper. Il serait intéressant de poursuivre l’exercice – tant en élargissant l’échantillon de villes prises en compte qu’en apportant davantage de rigueur à la création des catégories partisanes.

Conclusion

On retiendra de cette analyse que les paysages politiques nationaux continuent à marquer fortement les profils électoraux des métropoles européennes, même à l’occasion d’élections européennes. On notera également que les métropoles européennes sont, pour la plupart, plus à gauche que leurs arrière-pays et, pour beaucoup, également plus écologistes. On constate également – et c’est la suite logique de ce qui précède – que les partis politiques nationalistes ont, en moyenne, plus de peine à percer que dans les arrière-pays. Les villes prises en compte dans cette analyse sont toutefois pour la plupart de grands centres administratifs et économiques où le secteur tertiaire est très développé. Il serait évidemment intéressant d’effectuer le même type d’analyses dans d’autres types d’espaces urbains, par exemple de vieilles villes industrielles, que l’on pense à Belfast, à Malmö ou encore à Eindhoven, et de voir quels enseignements on peut en tirer…

Elections cantonales de 2014 à Glaris (Suisse)

Les citoyens du canton de Glaris, en Suisse, étaient appelés aux urnes aujourd’hui pour renouveler les 60 sièges de leur parlement. Pas de grands changements. L’Union démocratique du centre (UDC, droite populiste) reste, de loin, le plus grand parti du canton avec dix-sept sièges (inchangé). Le Parti démocrate-chrétien (PDC) et le Parti vert’libéral (PVL, écologistes de droite) gagnent chacun un siège supplémentaire au détriment du Parti socialiste suisse (PSS, social-démocrate) et du Parti bourgeois démocratique (PBD, conservateur).

Résultats détaillés des élections cantonales de 2014 à Glaris

Taux de participation: 35%.

Voir aussi

Election complémentaire au Conseil des Etats en Suisse (2ème tour)

Les citoyens du canton de Glaris, en Suisse, étaient appelés aux urnes aujourd’hui pour le second tour de l’élection d’un de leurs deux sénateurs au Conseil des Etats, la chambre haute du parlement fédéral. Cette élection fait suite à la démission de This Jenny, membre de l’Union démocratique du centre (UDC, droite populiste). Son camarade de parti Werner Hösli, déjà arrivé en tête du premier tour, a été élu.

RÉSULTATS DÉTAILLÉS

  • Werner Hösli, Union démocratique du centre (UDC, droite populiste), 4’221 voix.
  • Karl Stadler, Les Verts, 2’294 voix.
  • Stefan Müller, Parti démocrate-chrétien (PDC), 2’058 voix.

VOIR AUSSI: