Élections communales de 2010 à Amsterdam

Les citoyens d’Amsterdam, la plus grande ville des Pays-Bas, étaient appelés aux urnes aujourd’hui pour renouveler leurs autorités communales. Les travaillistes ont perdu un quart de leurs voix, si bien que la coalition entre travaillistes et verts au pouvoir depuis quatre ans ne dispose plus de la majorité. Des négociations devraient donc être engagées avec un troisième parti pour la législature à venir. Comme dans le reste des Pays-Bas, les Démocrates 66 (sociaux-libéraux) sont les grands vainqueurs de ce scrutin.

Résultats détaillés des élections communales de 2010 à Amsterdam:

  • Parti travailliste (PvdA, social-démocrate), 29.3% des voix (-10.1%), 15 sièges (-5).
  • Parti populaire libéral et démocrate (VVD, libéral), 16.9% des voix (+0.7%), 8 sièges (-).
  • Gauche verte (GL, écologiste), 15.1% des voix (+1.4%), 7 sièges (-).
  • Démocrates 66 (D66, social-libéral), 14.8% des voix (+10.7%), 7 sièges (+5).
  • Parti socialiste (SP, communiste), 7.2% des voix (-6.4%), 3 sièges (-3).
  • RED Amsterdam, 3.7% des voix (+3.7%), 1 siège (+1).
  • Appel démocrate-chrétien (CDA, démocrate-chrétien), 3.3% des voix (-0.9%), 2 sièges (-).
  • Parti des animaux (PvdD, droit des animaux) , 2.3% des voix (+2.3%), 1 siège (+1).
  • Fierté des Pays-Bas (droite populiste), 2.3% des voix (+2.3%), 1 siège (+1).
  • Union chrétienne (CU, démocratie-chrétienne), 1.3% des voix (-0.2%), 0 siège (-).
  • Amsterdam vivable (droite populiste), 1.0% des voix (-0.3%), 0 siège (-).
  • Les Verts (écologistes), 0.7% des voix (-1.3%), 0 siège (-).

Historique de la répartition des sièges au parlement d’Amsterdam (1962-2010):

Le graphique ci-dessous montre la répartition des sièges au parlement de la ville d’Amsterdam entre 1962 et 2010.

Le graphique, bien que peu détaillé, permet de faire un certain nombre de constats:

  • Le Parti travailliste a toujours été la force politique dominante, bien qu’il n’a jamais détenu la majorité absolue.
  • Les différents courants écologistes (GL et prédécesseurs; divers verts/libertaires) représentent, en comparaison européenne, une part très importante de l’électorat d’Amsterdam.
  • La démocratie-chrétienne (CDA et prédécesseurs), jadis la deuxième force de la ville, a connu une chute presque constante depuis 1962, au point de devenir presque insignifiante.
  • La droite populiste n’a jusqu’à maintenant jamais réussi à vraiment percer à Amsterdam, contrairement à Rotterdam. Le PVV de Geert Wilders n’a toutefois pas présenté de liste en 2010.

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