Élections communales de 2010 à Rotterdam

Les citoyens de Rotterdam, la deuxième plus grande ville des Pays-Bas, étaient appelés aux urnes aujourd’hui pour renouveler leurs autorités communales. Les travaillistes ont perdu un quart de leurs voix, si bien que la coalition entre travaillistes, démocrates-chrétiens et verts au pouvoir depuis quatre ans ne dispose plus de la majorité. Des négociations vont donc commencer pour former une nouvelle coalition. Comme dans le reste des Pays-Bas, les Démocrates 66 (sociaux-libéraux) sont les grands vainqueurs de ce scrutin. Les populistes de Rotterdam vivable se maintiennent à un très haut niveau.

Résultats détaillés des élections communales de 2010 à Rotterdam:

  • Parti travailliste (PvdA, social-démocrate), 28.9% des voix (-8.5%), 14 sièges (-4).
  • Rotterdam vivable (droite populiste), 28.6% des voix (-1.1%), 14 sièges (-).
  • Parti populaire libéral et démocrate (VVD, libéral), 9.6% des voix (+3.4%), 4 sièges (+1).
  • Démocrates 66 (D66, social-libéral), 9.3% des voix (+7.1%), 4 sièges (+3).
  • Gauche verte (GL, écologiste), 7.3% des voix (+3.0%), 3 sièges (+1).
  • Appel démocrate-chrétien (CDA, démocrate-chrétien), 6.7% des voix (-1.0%), 3 sièges (-).
  • Parti socialiste (SP, communiste), 5.6% des voix (-1.0%), 2 sièges (-1).
  • Union chrétienne (CU, démocratie-chrétienne) & Parti politique réformé (SGP, droite protestante), 3.0% des voix (+0.6%), 1 siège (-).

Historique de la répartition des sièges au parlement de Rotterdam (1962-2010):

Le graphique ci-dessous montre la répartition des sièges au parlement de la ville de Rotterdam entre 1962 et 2010.

Le graphique, bien que peu détaillé, permet de faire un certain nombre de constats:

  • Le Parti travailliste a toujours été la force politique dominante. Il a détenu la majorité absolue des sièges à trois reprises.
  • La démocratie-chrétienne (CDA et prédécesseurs), jadis la deuxième force de la ville, a connu une chute presque constante depuis 1962, au point de devenir une force politique assez marginale.
  • Rotterdam, la ville du défunt Pim Fortuyn, est l’un des fiefs de la droite populiste aux Pays-Bas. Son parti, Rotterdam vivable, est le deuxième parti de la ville et se maintient à très au niveau depuis 2002.

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