Elections présidentielles de 2010 en Autriche

L’indépendant Heinz Fischer, soutenu par les sociaux-démocrates et les Verts, a été réélu pour un deuxième mandat en tant que président de l’Autriche. Il a obtenu 79.3% des voix et a ainsi largement distancé la candidate nationaliste du FPÖ, Barbara Rosenkranz, qui a tout de même réuni 15.2% des voix. Enfin, Rudolf Gehring, du petit Parti chrétien, a réalisé un score de 5.4% des voix.

Les conservateurs de l’ÖVP, le deuxième parti politique du pays, ne présentaient pas de candidats et n’avaient pas donné de consigne de vote. Fischer a obtenu son plus mauvais score en Carinthie, ancien fief de Jörg Haider, le leader historique du FPÖ. Il y a tout de même obtenu 73.8% des voix. Il est par ailleurs arrivé en tête dans l’ensemble des communes autrichiennes. Le taux de participation s’est élevé à 53.6%.

Brève biographie de Heinz Fischer

Heinz Fischer, né le 9 octobre 1938 à Graz, en Styrie, est un homme politique autrichien qui a fait sa carrière au sein du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ), avant de devenir président de la République fédérale d’Autriche en 2004. Après des études de droit à l’Université de Vienne, Heinz Fischer poursuivit une carrière académique et fut finalement nommé professeur de sciences politiques à l’Université d’Innsbruck en 1993. Parallèlement à sa carrière académique, Heinz Fischer fut député au Conseil National, la chambre basse du parlement autrichien, presque sans interruption entre 1971 et 2004, la seule exception étant constituée par son mandat de Ministre des Sciences entre 1983 et 1987. En 2004, il remporta l’élection présidentielle autrichienne en obtenant 52.4% des suffrages, contre 47.6% à Benita Ferrero-Wagner, la candidate des conservateurs.

Système électoral:

Le président autrichien est élu au suffrage universel pour une période de six ans, selon un système majoritaire à deux tours. Les deux candidats ayant obtenu le plus de voix au premier tour peuvent se présenter au second. Le parti ou le groupe de personnes présentant l’un de ces deux candidats peut choisir un autre candidat au second tour pour le remplacer. Une même personne ne peut pas effectuer plus de deux mandats. Un candidat doit avoir au moins 35 ans et ne peut pas appartenir à une famille de l’ancienne noblesse. S’il ne devait y avoir qu’un seul candidat à l’élection présidentielle, l’élection se transforme en référendum pour ou contre le candidat.

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