Monthly Archives: mai 2011

Elections communales de 2011 à Naples

Le second tour des élections communales a eu lieu hier à Naples, dans le sud de l’Italie. Si la gauche conserve sans peine la troisième ville d’Italie, il y a toutefois un changement d’équipe puisque c’est Luigi de Magistris, le candidat de l’Italie des Valeurs (social-libéral), allié aux communistes, qui l’a emporté. Mario Morcone, le candidat du principal parti d’opposition, le Parti démocrate (PD, social-démocrate), dont était issu la maire sortante Rosa Russo Iervolino, n’est arrivé qu’en troisième position. Le centre-droite, qui espérait bénéficier des divisions de la gauche, ressort bredouille.

Résultats du premier tour de l’élection à la mairie de Naples:

  • Giovanni Lettieri (coalition de centre-droite), 38.5% des voix.
  • Luigi de Magistris (coalition de centre-gauche), 27.5% des voix.
  • Mario Morcone (coalition de centre-gauche), 19.2% des voix.
  • Raimondo Pasquino (coalition centriste), 9.7% des voix.
  • Mario Clemente Mastella (coalition de centre-droite), 2.2% des voix.
  • Roberto Fico (Mouvement 5 étoiles), 1.4% des voix.
  • Raffaele di Monda (liste civique), 0.8% des voix.
  • Vittorio Lamberti (liste civique), 0.3% des voix.
  • Ciro Formisano (parti communiste des travailleurs), 0.2% des voix.
  • Giuseppe Marziale (liste civique), 0.2% des voix.

Résultats du second tour de l’élection à la mairie de Naples:

  • Luigi de Magistris (coalition de centre-gauche), 65.4% des voix, élu.
  • Giovanni Lettieri (coalition de centre-droite), 34.6% des voix, non élu.

Résultats des élections du conseil municipal de Naples:

Élus de la majorité:

  • Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), 15 sièges.
  • Liste locale (centre-gauche), 8 sièges.
  • Fédération de gauche (communiste), 6 sièges.

Élus de l’opposition:

  • Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), 8 sièges.
  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 sièges.
  • Union du centre (UDC, démocrate-chrétien), 2 sièges.
  • Force du Sud (fédéraliste), 1 siège.
  • Liberté et autonomie Noi Sud (régionaliste), 1 siège.
  • Liste locale de centre-droite, 1 siège.
  • Futur et Liberté (FLI, conservateur), 1 siège.

Voir aussi:

Élections communales de 2011 à Milan

Victoire symbolique pour la gauche italienne, puisqu’elle remporte la victoire au second tour à Milan, le fief de Silvio Berlusconi, et la capitale de la Lombardie. Avec 1.4 millions d’habitants, Milan est la deuxième plus grande ville d’Italie, après Rome. Après une longue tradition de gauche à la sortie de la Seconde guerre mondiale, la capitale de la Lombardie était passée à droite en 1993 et y était restée depuis. La gauche l’a cette fois-ci emporté avec 55.1% des voix à l’issue du second tour et Giuliano Pisapia devient ainsi maire de Milan. La maire sortante, Letizia Moratti, membre du Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), obtient 44.9% des voix et est donc assez largement battue.

La victoire de Giuliano Pisapia constitue une victoire pour la gauche, mais elle a un goût amer pour le Parti démocrate, la plus grande force politique de centre-gauche en Italie. Giuliano Pisapia vient en effet du Parti de la Refondation communiste, pour qui il a siégé par le passé au Parlement italien. Il s’est présenté en 2010 aux primaires du Parti démocrate pour la mairie de Milan et l’a emporté sur le candidat officiel du parti, l’architecte Stefano Boeri. Milan est désormais la plus grande ville européenne dirigée par un communiste.

Résultats du premier tour de l’élection à la mairie de Milan:

  • Giuliano Pisapia (coalition de centre-gauche), 48.0% des voix.
  • Letizia Moratti (coalition de centre-droite), 41.6% des voix.
  • Manfredi Palmeri (coalition du centre), 5.5% des voix.
  • Mattia Calise (Mouvement 5 étoiles), 3.2% des voix.
  • Giancarlo Pagliarini (régionaliste), 0.6% des voix.
  • Marco Montavoni (divers), 0.4% des voix.
  • Carla de Albertis (divers), 0.3% des voix.
  • Elisabetta Fatuzzo (Parti des retraités), 0.2% des voix.
  • Fabrizio Montuori (Parti communiste des travailleurs, 0.1% des voix.

Résultats du second tour de l’élection à la mairie de Milan:

  • Giuliano Pisapia (coalition de centre-gauche), 55.1% des voix, élu.
  • Letizia Moratti (coalition de centre-droite), 44.9% des voix, non réélue.

Résultats des élections du conseil municipal de Milan:

Élus de la majorité:

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 20 sièges.
  • Gauche, écologie et liberté (SEL, communiste), 3 sièges.
  • Liste citoyenne Milan citoyenne (divers gauche), 2 sièges.
  • Fédération de la Gauche (FdS, communiste), 2 sièges.
  • Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), 1 siège.
  • Liste Bonino-Pannella (libéral), 1 siège.

Élus de l’opposition:

  • Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), 12 sièges.
  • Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), 4 sièges.
  • Ligue citoyenne Milan au Centre (divers droite), 1 siège.
  • UDC (démocrate-chrétien), 1 siège.
  • Mouvement 5 étoiles (M5S, écologiste et libertaire), 1 siège.

Voir aussi:

Référendum sur le divorce à Malte

Les citoyens maltais ont accepté hier une proposition de légaliser le divorce par 52% des voix, contre l’avis de l’Eglise catholique. Malte est le seul pays européen où le divorce est encore illégal. Un délai de quatre ans sera toutefois nécessaire entre le moment de la séparation et le divorce en lui-même. Les Maltais souhaitant se séparer se rendent actuellement dans d’autres pays européens, notamment en Italie. Le parlement maltais doit encore avaliser la décision populaire.

Espagne: Résultats détaillés des élections communales

Les élections municipales ont eu lieu dimanche 22 mai dans l’ensemble du pays. Nous avons déjà présenté plus tôt dans la semaine les résultats des villes espagnoles de plus de 500’000 habitants, à savoir Madrid, Barcelone, ValenceSévilleSaragosse et Malaga. Vous trouverez dans cet article un bilan, région par région, des élections communales dans les 60 villes d’Espagne comptant plus de 100’000 habitants.

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) du Premier ministre José Luis Zapatero a subi une déroute, à l’image de ce qui s’est produit lors des élections régionales qui se sont tenues le même jour. Le PSOE détenait la majorité absolue dans 10 de ces 60 villes, il n’en a plus que 2 aujourd’hui. A l’inverse, le Parti populaire – principal parti conservateur – a fortement progressé. Alors qu’il avait déjà obtenu la majorité absolue dans 22 villes en 2007, il en a ajoutées 11 de plus et a porté ce nombre à 33, soit plus de la moitié des villes de plus de 100’000 habitants. Les élections ont lieu au système proportionnel, mais le foisonnement des petits partis est limité par un quorum fixé à 5%. Enfin, nous avons publié il y a quelques jours une description des principaux partis politiques espagnols.

Résultats détaillés, région par région, des élections municipales espagnoles

Andalousie

La gauche est en déroute en Andalousie où le Parti populaire contrôle désormais 10 des 11 villes de plus de 100’000 habitants que compte la région. Il a ajouté Cordoue, Séville, Jaén et Algeciras aux cinq villes qu’il détenait déjà (Malaga, Grenade, Huelva, Marbella et Cadiz). Le PSOE ne conserve que Dos Hermanas. Avec la perte de Cordoue, les communistes de la Gauche unie perdent la seule mairie de plus de 100’000 habitants qu’ils détenaient en Espagne.

Aragon
Une seule ville de plus de 100’000 habitants en Aragon, la capitale Saragosse, dont nous avons déjà donné les résultats. La gauche y est encore majoritaire de justesse, mais cela nécessiterait l’alliance des trois partis de gauche. Rien n’est moins sûr donc…

Asturies

L’arrive du Forum des Asturies, une dissidence du Parti populaire, chamboule le paysage politique à Gijón et Oviedo. La gauche n’est plus majoritaire dans la première et le Parti populaire perd sa majorité absolue dans la seconde. Le Forum est désormais le faiseur de roi et pourra choisir ses alliés. (Plus d’informations sur la Communauté autonome des Asturies).

Baléares

Palma de Mallorca, dirigée jusqu’à maintenant par une coalition réunissant les socialistes et deux petits partis régionalistes, sera désormais gouvernée par le Parti populaire qui y a obtenu la majorité absolue.

Canaries
Les socialistes perdent la plus grande ville, Las Palmas, au profit du Parti populaire. Les trois autres grandes villes des Canaries, Santa Cruz de Tenerife, San Cristobal de la Laguna et Telde, qui étaient toutes trois dirigées par des partis régionalistes, devront attendre l’issue des négociations de coalition pour savoir par qui elles seront dirigées.

Cantabrie
Rien à signaler en Cantabrie où le Parti populaire conserve sa majorité absolue à Santander.

Castille-et-León
Le Parti populaire conserve Valladolid, Burgos et Salamanque et prend encore León à la gauche, qui ressort bredouille de ces élections.

Castille-La-Manche
La gauche perd la seule grande ville de Castille-La-Manche, Albacete, au profit du Parti populaire.

Catalogne
Soupe à la grimace pour le Parti socialiste en Catalogne où il détenait 10 des 11 mairies, seul ou en coalition. Il n’en aura peut-être plus que 4 après les négociations de coalition. Il perd Barcelone, la capitale de la région, deuxième ville du pays et fief de la gauche depuis toujours. Ce sont les régionalistes de droite qui prennent la mairie.

Le PSOE perd également sa majorité absolue à L’Hospitalet et à Santa Coloma de Gramenet, mais devrait pouvoir y rester au pouvoir en formant des coalitions. Terrassa et Sabadell devraient pouvoir garder leurs coalitions de gauche elles aussi, tandis que la majorité absolue de Lleida est sauve pour le PSOE. Les choses s’annoncent en revanche moins bien à Badalona, Tarragona et Mataro, qui pourraient basculer à droite. Reus devrait rester aux mains des régionalistes de droite.

Estrémadure
Le Parti populaire conserve sans surprise sa majorité absolue à Badajoz, la seule grande ville d’Estrémadure.

Galice
Le Parti socialiste dirigeait les trois grandes villes de Galice – Vigo, La Corogne et Orense – en coalition avec les régionalistes de gauche du Bloc national galicien. Si ces coalitions devraient être reconduites à Vigo et Orense, La Corogne passe en revanche à droite puisque le Parti populaire y a pris la majorité absolue.

Ajout du 12 juin 2011: Vigo et Orense restent finalement socialistes grâce à l’appui des régionalistes.

La Rioja
Logroño, la seule grande ville de la petite région de La Rioja, passe à droite et sera désormais dirigée par un maire issu du Parti populaire.

Madrid
Le Parti populaire conserve la capitale du pays, Madrid, mais également Mostoles, Torrejon de Ardoz et Alcobendas et prend Alcorcon au PSOE. La gauche devrait pouvoir conserver Fuenlabrada et Parla. Dans les autres villes, les partis devront négocier avec des petits partis et, notamment, avec l’Union Progrès et Démocratie (UPD, social-libéral) qui fait son entrée dans la plupart des parlements communaux de la région. Alcalá de Henares, auparavant à droite, et Leganes et Getafe, auparavant à gauche, devront donc attendre encore un peu avant de connaître leur maire.

Murcie
Le Parti populaire conserve sa majorité absolue dans les deux grandes villes de Murcie, Cartagena et Murcie elle-même.

Navarre
Les jeux sont ouvert à Pampelune, jusque-là dirigée par une coalition dominée par l’UPN, un parti régionaliste de droite. L’UPN est susceptible de diriger une nouvelle coalition.

Pays basque
Le Pays basque a été marqué par le retour des indépendantistes, regroupés au sein d’une nouvelle coalition nommée  Bildu. A l’échelle de la région, Bildu est devenu le deuxième parti. Pour ce qui est des grandes villes, le Parti nationaliste basque (régionaliste centriste) a obtenu la majorité absolue à Bilbao et pourra donc se passer de l’appui des socialistes. A San Sebastian et à Vitoria, jusque-là dirigées par des coalitions dominées par le PSOE, tout est encore ouvert. Bildu pourrait tenter de former le nouveau gouvernement local à San Sebastian, où il est désormais le premier parti.

Ajout du 12 juin 2011: San Sebastian sera bel et bien dirigée par les indépendantistes de Bildu tandis que Vitoria passe à droite.

Valence
Le Parti populaire triomphe à Valence, puisqu’il conserve ses majorités absolues à Alicante, Castellón de la Plana, Torrevieja et Valence elle-même, et prend Elche à la gauche, qui ressort bredouille de ses élections.

Voir aussi:

Elections à Bremerhaven

En plus des élections régionales dans le Land de Brême, des élections communales se sont également tenues dimanche dernier à Bremerhaven, la deuxième ville du Land. Ville de 114’000 habitants, Bremerhaven est le plus grand port allemand sur la Mer du Nord. Les Verts sortent nettement renforcés de ces élections, doublant presque leur nombre de sièges. Sociaux-démocrates et verts sont désormais en position de diriger seuls la ville, alors qu’ils ont formé une coalition avec la CDU durant la législature précédente.

Résultats détaillés des élections municipales à Bremerhaven:

  • Parti social-démocrate (SPD), 33.1% des voix (-0.5%), 16 sièges (-).
  • Les Verts, 22.6% des voix (+10.0%), 11 sièges (+5).
  • Union chrétienne-démocrate (CDU), 20.0% des voix (-3.7%), 9 sièges (-3).
  • Citoyens en colère (BIW, droite populiste), 7.4% des voix (+2.0%), 3 sièges (-).
  • La Gauche (Die Linke), 4.6% des voix (-1.5%), 2 sièges (-1).
  • Parti libéral-démocrate (FDP), 3.3% des voix (-6.3%), 2 siège (-3).
  • Parti Pirate, 2.3% des voix (+2.3%), 1 siège (+1).
  • Parti national démocratique (NPD, néo-nazis), 2.1% des voix (-3.4%), 1 siège (-2).
  • Liste de citoyens de Brême et de Bremerhaven (B+B), 1.5% des voix (+1.5%), 1 siège (+1).
  • Pour Bremerhaven (dissidence de La Gauche), 1.4% des voix (+1.4%), 1 siège (+1).
  • Parti des retraités et retraitées (RRP), 1.3% des voix (+1.3%), 1 siège (+1).
Voir aussi:

Elections du Sénat aux Pays-Bas

Les élections au Sénat des Pays-Bas ont eu lieu ce lundi 23 mai. Faisant suite aux élections provinciales néerlandaises du 11 mars dernier, elles ont vu les 566 membres des parlements provinciaux élire les 75 membres du Sénat néerlandais. La coalition gouvernementale réunissant le Parti populaire libéral (VVD) et l’Appel démocrate-chrétien (CDA) n’a de loin pas obtenu la majorité au Sénat. Ils auront besoin non seulement de l’appui du Parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders, comme c’est le cas à la chambre basse, mais également de celui du SGP, un petit parti protestant orthodoxe.

Résultats détaillés des élections au Sénat:

  • Parti populaire libéral (VVD, libéral), 16 sièges (+2).
  • Parti travailliste (PvdA, social-démocrate), 14 sièges (-).
  • Appel démocrate-chrétien (CDA), 11 sièges (-10).
  • Parti de la liberté (PVV, extrême-droite), 10 sièges (+10).
  • Parti socialiste (SP, communiste), 8 sièges (-4).
  • Démocrates 66 (D66, sociaux-libéraux), 5 sièges (+3).
  • Les Verts (GL), 5 sièges (+1).
  • ChristenUnie (CU, protestants eurosceptiques), 2 sièges (-2).
  • Parti politique réformé (SGP, protestants orthodoxes), 1 siège (-1).
  • 50 Plus (défense des aînés), 1 siège (+1).
  • Parti pour les animaux (PvdD), 1 siège (-).
  • Groupe indépendant du Sénat (régionalistes), 1 siège (-).

Nouveau gouvernement écossais

Le gouvernement qui pourrait conduire l’Écosse sur la voie de l’indépendance a été assermenté la semaine passée. Alex Salmond, le leader du Parti national écossais (SNP), a été reconduit au poste de premier ministre, mais cette fois-ci avec un gouvernement majoritaire, contrairement à la législature 2007-2011. Le SNP a en effet obtenu la majorité absolue au Parlement lors des élections régionales écossaises du 5 mai dernier.

La composition du nouveau gouvernement écossais est la suivante:
  • Alex Salmond, Premier Ministre.
  • Nicola Sturgeon, Ministre de la santé, du bien-être et de la stratégie des villes.
  • John Swinney, Ministre des finances, de l’emploi et de la croissance durable.
  • Michael Russell, Ministre de l’éducation et de la formation continue.
  • Bruce Crawford, Ministre des relations avec le Parlement et de la stratégie du gouvernement.
  • Kenny MacAskill, Ministre de la justice.
  • Richard Lochhead, Ministre des affaires rurales et de l’environnement.
  • Fiona Hyslop, Ministre de la culture et des affaires extérieures.
  • Alex Neil, Ministre des infrastructures et des investissements.
Tous les ministres sont membres du SNP.

Espagne: Elections municipales à Malaga

Les citoyens espagnols étaient appelés à renouveler leurs autorités communales. Le Parti populaire (conservateur), qui détenait déjà la majorité absolue à Malaga, a conforté encore ses positions. Socialistes et communistes resteront donc dans l’opposition une législature de plus.

Résultats détaillés des élections communales à Malaga:

  • Parti populaire (PP, conservateur), 53.5% des voix, 19 sièges (+2).
  • Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate), 24.8% des voix, 9 sièges (-3).
  • Gauche unie (IU, extrême-gauche), 11.0% des voix, 3 sièges (+1).
  • Union Progrès et Démocratie (UPyD, sociaux-libéraux), 3.5% des voix, 0 siège (-).
  • Les Verts, 1.4% des voix, 0 siège (-).