Monthly Archives: novembre 2011

Allemagne: le Bade-Wurtemberg dit oui à Stuttgart 21

Les habitants du Land du Bade-Wurtemberg, dans le sud-ouest de l’Allemagne, étaient appelés hier à se prononcer sur le projet Stuttgart 21 et l’ont approuvé par 58.8% des voix. Le gouvernement vert-rouge au pouvoir à Stuttgart a déclaré accepter cette décision démocratique et vouloir la mettre en oeuvre rapidement.

Cet immense projet ferroviaire, qui prévoit notamment la création d’une gare souterraine à Stuttgart et la création d’un tunnel, était fortement contesté par les Verts. Suite aux très forts mouvements de contestation qui avaient secoué Stuttgart en 2010 et 2011, la gauche avait remporté les élections régionales du 27 mars 2011, une première depuis la création du Land en 1952. L’écologiste Winfried Kretschmann, opposant au projet, était alors devenu le premier Ministre-Président des Verts dans un Land allemand. Le nouveau gouvernement avait alors annoncé la tenue d’un référendum, revendication de toujours des opposants. Notons encore que les habitants de la ville de Stuttgart ont refusé le projet.

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Suisse: Premier tour d’une élection complémentaire au gouvernement vaudois

Les citoyens du canton de Vaud étaient appelés aux urnes aujourd’hui pour désigner le successeur de Jean-Claude Mermoud. Ce dernier, membre de l’UDC (droite populiste) était décédé en fonction au début du mois de septembre 2011. Si aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue, nécessaire pour être élu au premier tour, la candidate écologiste et syndique de Bottens Béatrice Métraux, soutenue par les partis de gauche, est arrivée en tête avec 44.6% des voix.

Le candidat de l’UDC, Pierre-Yves Rapaz, soutenu par les libéraux-radicaux (PLR) arrive en seconde position avec 40.3% des voix, tandis que le candidat de Vaud Libre, Emmanuel Gétaz, soutenu par plusieurs petits partis centristes a obtenu 10% des voix. Nul ne sait encore si ce dernier va se représenter ou se désister: une chose est sûre, il n’appellera pas à voter pour Pierre-Yves Rapaz. Un second tour sera organisé le 18 décembre prochain.

Suisse: Deuxième tour des élections au Conseil des États dans cinq cantons

Les citoyens des cantons de Zurich, Argovie, Saint-Gall, Schwytz et Uri étaient appelés aujourd’hui pour le deuxième tour de l’élection au Conseil des États, la chambre haute du parlement fédéral suisse. Le premier tour avait eu lieu en même temps que les élections au Conseil National, la chambre basse, le 23 octobre dernier. Le Conseil des États est désormais bientôt complet, seuls les habitants du canton de Soleure devant encore se rendre aux urnes dimanche prochain. Vous trouverez une vue d’ensemble des résultats des élections fédérales suisses de 2011 sur cette page.

Argovie
Le 23 octobre, la socialiste Pascale Bruderer avait créé la surprise en étant élue au Conseil des États dès le premier tour dans ce canton fortement conservateur. Le deuxième siège restait à attribuer: c’est la libérale-radicale sortante Christine Egerszegi qui l’emporte, devançant largement Ulrich Giezendanner, le candidat de l’UDC (droite populiste). L’UDC perd ainsi un siège qu’elle détenait depuis 16 ans.

Saint-Gall
La libérale-radicale Karin Keller-Sutter, membre du gouvernement cantonal saint-gallois, avait été élue dès le premier tour en octobre dernier. Le sénateur démocrate-chrétien sortant Eugen David (PDC), qui avait terminé troisième, s’était alors retiré de la course. Le président national de l’UDC, Toni Brunner, deuxième du premier tour, faisait depuis lors office de favori. C’est pourtant un socialiste, Paul Reichsteiner, qui l’a emporté aujourd’hui, devenant le troisième sénateur socialiste de l’Histoire du canton de Saint-Gall. Il devance Toni Brunner de 1’300 voix. Michael Hüppi, candidat de dernière minute du PDC, termine loin derrière. Au final, le PDC perd donc un siège à Saint-Gall et l’UDC n’enregistre pas la percée espérée.

Schwytz
Carton plein de l’UDC à Schwytz puisque son candidat Peter Föhn rejoint son camarade de parti Alex Kuprecht, élu dès le premier tour. L’UDC occupera donc les deux sièges du canton de Schwytz au Conseil des États, une situation de monopole peu courante. Actuellement, seul le Valais connaît une situation semblable, mais c’est le PDC qui y occupe les deux mandats. Le PDC, justement, fait les frais de l’élection de Peter Föhn, puisque Bruno Frick, sénateur démocrate-chrétien depuis 20 ans, n’est pas réélu.

Si le démocrate-chrétien Isidor Baumann, par ailleurs membre du gouvernement cantonal, avait été élu dès le premier tour, la course pour le second siège était restée ouverte. C’est finalement le Vert libéral sortant Markus Stalder qui l’emporte contre le candidat UDC Gusti Planzer. Et si l’écart entre les deux était serré au premier tour, il est net à l’issue du second tour. Stalder, ancien membre indépendant du gouvernement uranais, était entré au Conseil des États en 2010, ravissant un siège au PDC à l’occasion d’une élection complémentaire. Ce n’est qu’ensuite qu’il a rejoint le Parti vert libéral, un parti par ailleurs absent de la scène politique cantonale.

Zurich
Les résultats du canton de Zurich étaient attendus puisque le tribun zurichois Christoph Blocher, l’un des principaux artisans du succès de l’UDC, tentait d’accéder au Conseil des États. Il a subi une très nette défaite, terminant loin derrière les deux sénateurs sortant, le libéral-radical Felix Gutzwiller et la verte libérale Verena Diener.

Allemagne: Nouveau gouvernement à Berlin

Il aura fallu plus de deux mois au maire social-démocrate de Berlin Klaus Wowereit (SPD) pour former son nouveau gouvernement. Après avoir envisagé au lendemain des élections régionales berlinoises du 18 septembre une coalition avec les Verts, Klaus Wowereit a finalement décidé de gouvernement avec les démocrates-chrétiens de la CDU. Les profonds désaccords sur un projet d’autoroute urbaine entre verts et sociaux-démocrates ont eu raison des projets de gouvernement rouge-vert. Notons encore que, pendant la législature précédente, Klaus Wowereit a gouverné en coalition avec les communistes de Die Linke, mais que ces deux partis ne disposent plus de la majorité absolue depuis les élections.

Composition détaillée du gouvernement (Senat) de Berlin:

  • Maire: Klaus Wowereit, SPD.
  • Sénateur de l’intérieur et des sports: Frank Henkel, CDU.
  • Sénateur du développement urbain et de l’environnement: Michael Müller, SPD.
  • Sénatrice du travail, de l’intégration et des femmes: Dilek Kolat, SPD.
  • Sénatrice de la formation, de la jeunesse et de la science: Sandra Scheeres, SPD.
  • Sénateur des finances: Ulrich Nussbaum, sans parti.
  • Sénateur de la santé et des affaires sociales: Mario Czaja, CDU.
  • Sénateur de la justice et de la protection des consommateurs: Michael Braun, CDU.
  • Sénatrice pour l’économie, la technologie et la recherche: Sybille von Obernitz, sans parti, sur proposition de la CDU.
Voir aussi:

Finlande: nouveau gouvernement à la tête des Iles Aaland

La socialiste Camilla Gunell a pris la tête du gouvernement des Iles Aaland à la suite du bon résultat de son parti et de son excellent résultat personnel lors des élections régionales du 16 octobre dernier. Elle est à la tête d’une coalition réunissant les sociaux-démocrates (S), le parti du Centre (C, agrarien), les Modérés (M, conservateur) et le Rassemblement indépendant (Obs, conservateur). Les libéraux, qui dirigeaient le précédent gouvernement, se retrouvent donc dans l’opposition. Les îles Aaland, dont les 26’000 habitants parlent le suédois, sont rattachées à la Finlande, mais bénéficient d’une large autonomie. 

Composition détaillée du gouvernement des Iles Aaland:

  • Premier ministre: Camilla Gunell, S.
  • Ministre des finances: Roger Nordlund, C.
  • Ministre de la culture et de la formation: Johan Ehn, M.
  • Ministre de la chancellerie: Gun-Mari Lindholm, Obs.
  • Ministre du social et de l’environnement: Carina Aaltonen, S.
  • Ministre des infrastructures: Veronica Thörnroos, C.
  • Ministre de l’alimentation: Fredrik Karlström, M.

Elections législatives espagnoles de 2011

Le Parti populaire (PP, conservateur) de Mariano Rajoy a remporté les élections législatives espagnoles et devrait obtenir la majorité absolue des sièges au parlement, enregistrant une nette progression par rapport aux législatives de 2008. Le Parti populaire, qui détient déjà la plupart des collectivités locales depuis les élections régionales et les élections communales de mai 2011, pourra donc présider seul aux destinées de l’Espagne pendant les quatre prochaines années. Le Parti socialiste (PSOE) perd environ un tiers de ses sièges et obtient son plus mauvais résultat électoral depuis la fin des années 1980.

Le Parti populaire n’absorbant pas seul les pertes des socialistes, de nombreux petits partis profitent du déclin des socialistes, dont la Gauche unie (IU, communiste), mais également les sociaux-libéraux de l’UPyD, les indépendantistes basques d’Amaiur ou les autonomistes conservateurs catalans (CiU).

Résultats détaillés des élections espagnoles au Congrès des députés:

  • Parti populaire (PP, conservateur), 186 sièges (+32).
  • Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate), 110 sièges (-59).
  • Convergence et union (CiU, régionalistes catalans de centre-droite), 16 sièges (+6).
  • Gauche unie (IU, extrême-gauche), 8 sièges (+7).
  • Amaiur (coalition indépendantiste basque), 7 sièges (+6).
  • Union progrès et démocratie (UPyD, social-libéral), 5 sièges (+4).
  • Parti nationaliste basque (PNV, autonomistes basques centristes), 5 sièges (-1).
  • Gauche républicaine de Catalogne (ERC, indépendantistes catalans), 3 sièges (-).
  • Bloc nationaliste galicien (BNG, indépendantistes galiciens), 2 sièges (-).
  • Coalition canarienne (CC, régionalistes libéraux), 2 sièges (-).
  • Initiative pour la Catalogne – Les Verts (ICV, écologistes), 2 sièges (+1).
  • Coalition compromis (CCPV, régionalistes de Valence), 1 siège (+1).
  • Forum des Asturies (FAC, conservateurs), 1 siège (+1).
  • Geroa Bai (autonomistes de Navarre), 1 siège (+1).
  • Union aragonaisiste (CHA, régionaliste de gauche), 1 siège (+1).

Résultats détaillés des élections espagnoles au Sénat:

  • Parti populaire (PP, conservateur), 136 sièges (+35).
  • Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate), 48 sièges (-40).
  • Convergence et union (CiU, régionalistes catalans de centre-droite), 9 sièges (+5).
  • Accord catalan du progrès (coalition catalane de gauche), 7 sièges (-5).
  • Parti nationaliste basque (PNV, autonomistes basques centristes), 4 sièges (+2).
  • Amaiur (coalition indépendantiste basque), 3 sièges (+3).
  • Coalition canarienne (CC, régionalistes libéraux), 1 siège (-).
58 sièges seront par ailleurs repourvus par les parlements régionaux.

Voir aussi:

Suisse: Deuxième tour des élections à la chambre haute dans deux cantons

Les citoyens des cantons de Berne et du Tessin étaient appelés aujourd’hui pour le deuxième tour de l’élection au Conseil des États, la chambre haute du parlement fédéral suisse. Le premier tour avait eu lieu en même temps que les élections au Conseil National, la chambre basse, le 23 octobre dernier. Dans certains cantons, les deuxièmes tours auront lieu dimanche prochain.

Berne

L’UDC (droite populiste) perd son siège au Conseil des États au profit du Parti socialiste (PSS, social-démocrate). Le Parti bourgeois-démocrate (PBD, conservateur) conserve son mandat. Werner Luginbühl (BDP, sortant) est arrivé nettement en tête de l’élection, remportant 50’000 voix de plus que le socialiste Hans Stöckli (PSS, nouveau). L’ancien maire de Bienne devance lui-même de plus de 20’000 voix l’UDC sortant Adrian Amstutz. Rappelons qu’Adrian Amstutz avait été élu en mars 2011 et qu’il avait alors ravi le siège au Parti socialiste après l’élection de la conseillère aux États socialiste Simonetta Sommaruga au Conseil Fédéral. Adrian Amstutz siégera toutefois encore au Conseil National, la chambre basse, où il a été élu le 23 octobre dernier.

Tessin

Pas de surprise au Tessin où le Parti démocrate-chrétien (PDC) et le Parti libéral-radical (PLR, libéral) conserve leurs mandats. Filippo Lombardi, le sénateur démocrate-chrétien sortant, a été largement réélu, tandis que le libéral Fabio Abate ne devance que de peu le socialiste Francesco Cavalli. Le candidat de la Lega (droite populiste régionaliste), Sergio Morisoli, termine en quatrième position.

Nouveau gouvernement en Pologne

La Pologne est dotée depuis hier d’un nouveau gouvernement qui ressemble fort à l’ancien, puisque le Premier ministre Donald Tusk, membre de la Plateforme civique (PO, conservateur), a reconduit sa coalition gouvernementale avec le Parti paysan polonais (PSL, agrarien). En dépit de légères pertes, ces deux partis avaient en effet pu conserver leur majorité lors des élections législatives polonaises du 9 octobre 2011. C’est la première fois depuis la chute du communisme qu’une coalition est reconduite telle quelle pour un second mandat, preuve de la stabilisation du paysage politique polonais.

Composition détaillée du gouvernement polonais:

  • Premier ministre: Donald Tusk, PO.
  • Ministre de l’économie: Waldemar Pawlak, PSL.
  • Ministre de la santé: Bartosz Arlukowicz, PO.
  • Ministre du développement régional: Elzbieta Bienkowska, PO.
  • Ministre de l’administration et de la numérisation: Michal Boni, sans parti.
  • Ministre du Trésor: Mikolaj Budzanowski, sans parti.
  • Ministre de l’intérieur et du contrôle des services secrets: Jacek Cichocki, sans parti.
  • Ministre de la justice: Jaroslaw Gowin, PO.
  • Ministre de l’environnement: Marcin Korolec, sans parti.
  • Ministre du travail et de la politique sociale: Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, PSL.
  • Ministre de la science et de l’enseignement supérieur: Barbara Kudrycka, PO.
  • Ministre du sport et du tourisme: Joanna Mucha, PO.
  • Ministre des transports, des travaux publics et de la mer: Slawomir Nowak, PO.
  • Ministre des finances: Jacek Rostowski, PO.
  • Ministre de l’agriculture et du développement rural: Marek Sawicki, PSL.
  • Ministre de la défense nationale: Tomasz Siemoniak, PO.
  • Ministre des affaires étrangères: Radoslaw Sikorski, PO.
  • Ministre de l’éducation nationale: Krystyna Szumilas, PO.
  • Ministre de la culture et du patrimoine national: Bogdan Zdrojewski, PO.
  • Ministre sans portefeuille: Tomasz Arabski, sans parti.