Monthly Archives: mars 2012

Elections régionales dans la Sarre

Les démocrates-chrétiens de la CDU restent la première force politique en Sarre, une région de l’ouest de l’Allemagne. Annegret Kramp-Karrenbauer, la Ministre-présidente, devrait selon toute vraisemblance conserver son poste, avec de nouveaux partenaires de coalition. La CDU a battu assez largement les sociaux-démocrates du SPD, emmenés par Heiko Maas, alors que les sondages les donnaient ex aequo.

La CDU gouvernait jusque-là la Sarre dans une coalition unique rassemblant démocrates-chrétiens, verts et libéraux. La coalition a éclaté en janvier dernier en raison des tensions internes qui déchiraient le Parti libéral-démocrate. Une telle coalition – que les Allemands appellent jamaïcaine en raison des couleurs des trois partis y participant – ne sera pas reconduite: les libéraux ont enregistré une sévère défaite électorale, ne récoltant plus que 1.2% des suffrages, en recul de huit points par rapport à 2009, et disparaissant par conséquent du parlement. Les Verts ne sont pas en pleine forme non plus: ils atteignent de justesse le quorum – 120 voix de moins et ils disparaissaient du parlement – et perdent un de leurs trois sièges.

Seules deux coalitions sont arithmétiquement possibles: une coalition de gauche, entre les sociaux-démocrates et les communistes et une grande coalition, entre les démocrates-chrétiens et les sociaux-démocrates. Tout semble indiquer que l’on se dirige vers la seconde solution, les sociaux-démocrates ayant exclu pendant la campagne de gouverner avec les communistes. Ces derniers, dirigés par le dissident social-démocrate et ancien Ministre-Président de la Sarre Oskar Lafontaine, ont perdu environ un quart de leurs voix par rapport aux dernières élections.

Enfin, ces élections ont été marquées par le succès du Parti pirate qui, quelques mois après les élections régionales de Berlin, entre dans un second parlement régional. Le Parti pirate a rencontré un succès particulièrement marqué auprès des jeunes, obtenant 22% des suffrages chez les 18-24 ans.

Résultats détaillés des élections dans la Sarre:

  • Union chrétienne-démocrate (CDU), 35.2% des voix (+0.7%), 19 sièges (-).
  • Parti social-démocrate (SPD), 30.6% des voix (+6.1%), 17 sièges (+4).
  • La Gauche (communiste), 16.1% des voix (-5.2%), 9 sièges (-2).
  • Parti pirate, 7.4% des voix (+7.4%), 4 sièges (+4).
  • Les Verts, 5.0% des voix (-0.9%), 2 sièges (-1).
  • Parti des familles (conservateur), 1.7% des voix (-0.3%), 0 siège (-).
  • Parti libéral-démocrate (FDP, libéral), 1.2% des voix (-8.0%), 0 sièges (-5).
  • Parti national-démocrate d’Allemagne (NPD, extrême-droite), 1.2% des voix (-0.3%), 0 siège (-).

Taux de participation: 61.6% (-6.0%).

Système électoral en Sarre:

L’élection du parlement du Land de Sarre se déroule tous les cinq ans au système proportionnel, selon la méthode d’Hondt. Le parlement compte 51 députés. La Sarre est divisée en trois circonscriptions électorales; seuls 41 sièges sont toutefois attribués à l’une de ces circonscriptions, les dix derniers servant à assurer une meilleure représentation proportionnelle des partis. La Sarre partage avec Brême la particularité de n’avoir aucun élu direct, contrairement aux autres Länder qui mélangent scrutins de listes et scrutins uninominaux, à l’image du système en vigueur pour le Bundestag. Un quorum est par ailleurs fixé à 5% au niveau de l’ensemble du Land.

Un parti politique non encore représenté au parlement et souhaitant présenter des candidats doit soumettre 300 signatures par circonscription électorale. Seuls les partis obtenant au moins 1% des voix bénéficient d’un financement public.

Source: Land de Sarre.

Elections régionales en Andalousie

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a perdu hier la majorité absolue qu’il détenait depuis la chute de la dictature de Franco, dans les années 1970, en Andalousie. Contrairement à ce qu’annonçaient les sondages, le recul du PSOE n’a finalement que peu profité aux conservateurs du Parti populaire, qui restent assez loin eux aussi de la majorité absolue même s’ils terminent en tête du scrutin pour la première fois de leur histoire.

Pour le PSOE, cette défaite est importante puisque l’Andalousie constitue le fief majeur du parti. Comme l’a fait remarquer le site World Elections dans son article consacré à ces élections, l’Andalousie a apporté près d’un quart des voix socialistes lors des élections législatives de novembre 2011, et ce alors même que l’Andalousie pèse moins d’un cinquième de la population espagnole. L’érosion du vote socialiste en Andalousie est très inquiétant pour le parti, et ce même si les socialistes devaient parvenir finalement à se maintenir au pouvoir.

Le Parti populaire a remporté le meilleur résultat de son histoire lors de ces élections, mais personne ne peut s’empêcher de les voir comme une défaite puisque, il y a peu de temps encore, tout le monde lui promettait la majorité absolue des sièges. Le PP obtient d’ailleurs 5% de suffrages en moins que lors des élections législatives de novembre 2011. De plus, il n’arrive en tête que dans cinq provinces sur huit, alors qu’une seule lui échappait en novembre dernier. Cette demi-victoire constitue probablement un avertissement pour le Premier ministre conservateur Mariano Rajoy, dont le programme d’austérité ne fait pas que des heureux.

Les communistes de la Gauche unie – qui réalisent un excellent résultat et doublent leur nombre de sièges – détiennent désormais les clés du pouvoir. Ils peuvent soit choisir de faire alliance avec le PSOE – et sauver ainsi le gouvernement de gauche dans la région – soit tolérer un gouvernement minoritaire du Parti populaire, comme ils l’ont fait l’année passée en Estrémadure.

Le président socialiste sortant José Antonio Griñan ou le conservateur Javier Arenas? Réponse dans les prochaines semaines…

Résultats détaillés des élections régionales en Andalousie:

  • Parti populaire (PP, conservateur), 40.7% des voix (+2.1%), 50 sièges (+3).
  • Parti socialiste ouvrier (PSOE, social-démocrate), 39.5% des voix (-8.7%), 47 sièges (-9).
  • Gauche unie (IU), communiste), 11.3% des voix (+4.2%), 12 sièges (+6).
  • Unité, progrès et démocratie (UPyD, social-libéral), 3.4% des voix (+2.8%), 0 siège (-).
  • Parti andalou (PA, régionaliste), 2.5% des voix (-0.2%), 0 siège (-).

Taux de participation: 62.2% (-10.5%).

Source: El País.

Analyse géographique des élections régionales en Andalousie

Le Parti populaire est arrivé en tête dans cinq provinces andalouses sur huit, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) l’emportant dans les trois autres. Si on effectue une comparaison avec les élections régionales depuis 1982, il s’agit d’un record dans les deux cas, positif pour le PP, négatif pour le PSOE.

Le Parti populaire l’emporte ainsi pour la première fois dans les provinces de Cadiz et de Cordoue et pour la deuxième fois, après les élections régionales de 1994, dans celle de Grenade.  Il l’emporte également dans les provinces de Malaga et Almeria, deux provinces où il était déjà arrivé en tête en 1994, en 2000 et en 2008. A Almeria, le PP obtient même la majorité absolue des suffrages. Le PSOE conserve les provinces de Séville, de Huelva et de Jaen, qu’il n’a encore jamais perdues lors d’élections régionales.

Les régionalistes du Parti andalou obtiennent leur meilleur résultat (4.9%) dans le province de Cadiz, un pourcentage certes supérieur au quorum fixé à 3%, mais qui ne leur permet tout de même pas d’obtenir un siège.

Carte: © By Tyk (Own work) [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons.

Système électoral en Andalousie

L’élection du parlement de la communauté autonome d’Andalousie se déroule tous les quatre ans au système proportionnel, selon la méthode d’Hondt. Le parlement compte 109 députés. L’Andalousie est divisée en huit circonscriptions électorales, qui sont en fait les huit provinces andalouses. Les sièges sont répartis comme suit entre les différentes provinces:

  • Almeria: 12.
  • Cadiz: 15.
  • Cordoba: 12.
  • Granada: 13.
  • Huelva: 11.
  • Jaen: 11.
  • Malaga: 17.
  • Séville 18.
Chaque province est assurée de compter au moins 8 sièges au parlement, quelque soit sa population. Soixante-quatre sièges sont ainsi attribués d’office, les 45 restant étant répartis entre les provinces en fonction de leur population. Cette répartition favorise fortement les provinces les moins peuplées: la province de Huelva compte un député pour 47’383 habitants tandis que la province de Séville compte un député pour 107’061 habitants. Le quorum est fixé à 3% et doit être atteint province par province.

Référendum sur le code de la famille en Slovénie

Les citoyens slovènes ont refusé hier par référendum le projet de nouveau code de la famille adopté en 2011 par le gouvernement de centre-gauche du social-démocrate de Borut Pahor. Ce nouveau code de la famille introduisait plusieurs innovations dont l’extension des droits des couples homosexuels, qui était particulièrement contestée. Le projet a été rejeté par 54.6% des votants. La participation a été de 30%.

La Slovénie connaît un droit de référendum populaire similaire à celui qui est appliqué en Suisse. Lorsque une loi a été approuvée par le parlement, elle doit être soumise au référendum populaire si 40’000 citoyens ou un tiers des députés le demandent. Les résultats du référendum sont contraignants et ne nécessitent pas qu’un certain quorum électoral soit atteint, contrairement au système italien.

Source: Moteur de recherche pour la démocratie directe.

La mairie de Francfort passe à gauche

Les sociaux-démocrates allemands ont remporté une victoire inattendue hier à Francfort-sur-le-Main, la cinquième ville d’Allemagne, puisque leur candidat, Peter Feldmann, l’a emporté hier au second tour de l’élection à la mairie de la ville. Il a battu largement son adversaire démocratie-chrétien et ministre de l’intérieur du Land de Hesse, Boris Rhein. Peter Feldmann a en effet obtenu 57.4% des voix, contre 42.6% des voix. Boris Rhein était pourtant arrivé en tête du premier tour qui avait eu lieu le 11 mars dernier, mais n’a que peu progressé depuis lors. Tout semble indiquer que Feldmann a fait le plein des voix de tous les autres concurrents éliminés après le premier tour. Les électeurs des Verts, de La Gauche (communiste), des opposants à l’extension de l’aéroport et du Parti pirate semblent en effet s’être presque unanimement ralliés au candidat social-démocrate. Peter Feldmann met ainsi fin à un long règne démocrate-chrétien puisque la maire sortante, Petra Roth, avait été maire de la ville depuis 1995.

Taux de participation: 35.1%.

Source: Mairie de Francfort.

Elections régionales dans les Asturies

Les électeurs des Asturies, une région du nord de l’Espagne, se sont rendus aux urnes pour la deuxième fois en moins d’une année. Les élections régionales de 2011 n’avait donné aucune majorité claire au parlement régional et le Forum des Asturies, une dissidence du Parti populaire (conservateur), a formé un gouvernement minoritaire sous la présidence de Francisco Alvarez Cascos, qui a fini par chuter. Le Forum des Asturies n’avait pu gouverner que parce que le Parti socialiste ouvrier espagnol (social-démocrate) et le Parti populaire s’étaient abstenus.

Les résultats des élections de hier ne sont guère plus clairs: une éventuelle coalition entre socialistes et communistes arrive exactement au même nombre de siège qu’une éventuelle coalition entre le Parti populaire et le Forum des Asturies, l’unique député de l’Union, progrès et démocratie se retrouvant en position de faiseur de roi. Et rien n’indique que les-dites coalitions parviendront à être formées…

Notons également que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), dirgié par Javier Fernández Fernández, progresse par rapport aux élections de 2011, sans toutefois regagner sans niveau de 2007. Même si la progression n’est pas très marquée, elle devrait redonner le moral à un parti traumatisé par une série de défaites cuisantes aux élections municipales, régionales et législatives l’année passée.

Résultats détaillés des élections régionales de 2012 dans les Asturies:

  • Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate), 32.0% des voix (+2.1%), 16 sièges (+1).
  • Forum des Asturies (FAC, conservateur), 24.8% des voix (-4.9%), 13 sièges (-3).
  • Parti populaire (PP, conservateur), 21.5% des voix (+1.5%), 10 sièges (-).
  • Gauche unie (IU, communiste), 13.8% des voix (+3.5%), 5 sièges (+1).
  • Union, progrès et démocratie (UPyD, social-libéral), 3.8% des voix (+1.4%), 1 siège (+1).

Taux de participation: 55.9%.

Source: El País.

Système électoral des Asturies.

L’élection du parlement de la communauté autonome des Asturies se déroule tous les quatre ans au système proportionnel, selon la méthode d’Hondt. Le parlement compte 45 députés. Les Asturies sont divisées en trois circonscriptions électorales, et ce bien que les Asturies ne comptent qu’une province. Les sièges sont répartis comme suit entre les différentes circonscriptions:

  • Centre: 34.
  • Occident: 6.
  • Orient: 5.

Un parti politique doit obtenir 3% dans la circonscription électorale dans laquelle il brigue un siège.

Voir aussi:

Élection présidentielle allemande de 2012

L’élection présidentielle indirecte qui s’est tenue hier en Allemagne a vu la victoire, sans surprise, de Joachim Gauck dès le premier tour de scrutin. La candidature de Joachim Gauck, sans parti, était soutenue par les sociaux-démocrates du SPD, les démocrates-chrétiens de la CDU et de la CSU, les libéraux du FDP et les Verts. Beate Klarsfeld, la candidate présentée par La Gauche (communiste) et Olaf Rose, le candidat du parti d’extrême-droite NPD, sont arrivés loin derrière. Le président allemand n’est pas élu au suffrage universel, mais par l’Assemblée fédérale, un organe qui se réunit exclusivement à cette occasion et qui est composé à part égale de députés du Bundestag, la chambre basse du parlement fédéral, et de députés des parlements régionaux. Cette élection a eu lieu après la démission anticipée du démocrate-chrétien Christian Wulff, empêtré dans des scandales.

Résultats détaillés de l’élection présidentielle allemande de 2012:

  • Joachim Gauck (sans parti), 991 voix.
  • Beate Klarsfeld (sans parti), 126 voix.
  • Olaf Rose (NPD, extrême-droite), 3 voix.
  • Abstentions, 108.
  • Votes nuls: 4.
  • Absents: 8.

Composition de l’Assemblée fédérale allemande le 18 mars 2012:

  • Union chrétienne-démocrate (CDU, démocrate-chrétien), 395 sièges.
  • Parti social-démocrate (SPD, social-démocrate), 332 sièges.
  • Les Verts, 142 sièges.
  • Parti libéral-démocrate (FDP, libéral), 136 sièges.
  • La Gauche (communiste), 124 sièges.
  • Union chrétienne-sociale (CSU, démocrate-chrétien), 91 sièges.
  • Electeurs libres (FW, conservateur), 10 sièges.
  • Parti national-démocrate d’Allemagne (NPD, extrême-droite), 3 sièges.
  • Parti pirate, 2 sièges.
  • Fédération des électeurs du Schleswig du Sud (SSW, minorité danoise), 1 siège.

Voir aussi:

Elections présidentielle en Moldavie

La Moldavie a enfin un nouveau un nouveau président, après 917 jours de vacance. Nicolae Timofti, un ancien juge sans appartenance politique, a été élu hier président de la République de Moldavie par le parlement moldave. Timofti succède ainsi au communiste Vladimir Voronin, dont le mandat s’était terminé en septembre 2009.

La Moldavie a connu depuis 2009 une crise politique sans précédent, puisque la Constitution moldave prévoit qu’une majorité des deux tiers au parlement est nécessaire pour l’élection du président. La coalition gouvernementale pro-occidentale et l’opposition communiste n’avaient pas réussi jusqu’à lors à ce mettre d’accord sur un candidat.
En septembre 2010, une réforme constitutionnelle visant à introduire l’élection du président par le peuple a échoué dans les urnes, faute d’électeurs en nombre suffisant: les communistes avaient appelé au boycott du référendum. Deux mois plus tard toutefois, la population renouvelait sa confiance dans la coalition pro-occidentale au pouvoir, puisque celle-ci a remporté les élections législatives anticipées du 28 novembre 2010. Depuis lors, la situation était bloquée.
Nicolae Timofti a été élu grâce au soutien de la coalition pro-occidentale au pouvoir et à trois voix communistes qui lui ont permis d’atteindre la majorité des deux-tiers. Les autres députés communistes se sont abstenus.
Voir aussi:

Le SPD et la CDU au coude à coude dans les sondages en Sarre

A une semaine des élections législatives anticipées en Sarre, un Land de l’ouest de l’Allemagne, les sociaux-démocrates du SPD et les démocrates-chrétiens de la CDU sont au coude à coude dans les sondages. Ces élections anticipées ont été provoquées par l’éclatement de la coalition gouvernementale de la Ministre-présidente démocrate-chrétienne Annegret Kramp-Karrenbauer en janvier dernier. La coalition dirigée par Annegret Kramp-Karrenbauer était unique en Allemagne puisqu’elle réunissait la CDU, les Verts et les libéraux du FDP. C’est l’instabilité de ce dernier parti qui a provoqué la chute du gouvernement.

Un sondage publié hier par la ZDF donne le SPD et la CDU à 34% des intentions de votes: la CDU stagnerait ainsi par rapport aux élections régionales de 2009 (34.5%), alors que le SPD enregistrerait une forte progression (24% en 2009). La Gauche (communiste) subirait un fort recul, passant de 21.3% en 2009 à 15% dans ce sondage, tout comme les libéraux du FDP qui s’effondreraient de 9.2% en 2009 à 2%. Le FDP a donc de fortes chances de ne pas atteindre le quorum fixé à 5% et de ne plus être représenté au parlement régional. Les Verts sont eux aussi en déclin, quoique plus faiblement: 5%, contre 5.9% en 2009. Les enjeux sont importants toutefois puisque un score même que légèrement inférieur à 5% signifierait leur exclusion du parlement.

Le Parti pirate pourrait, lui, faire son entrée au parlement régional puisqu’il est crédité de 6% des intentions de vote. Le Parti pirate avaient créé l’exploit en septembre dernier à Berlin, obtenant 8.9% des voix et entrant du même coup au parlement régional. Les sondages leur donnent désormais de bonnes chances d’entrer non seulement au parlement du Land de Sarre, mais également au Schleswig-Holstein et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, deux régions où des élections auront lieu ce printemps.