Monthly Archives: juin 2012

Gouvernement d’Antonis Samaras en Grèce

Un gouvernement a pu être formé en Grèce, moins d’une semaine après les élections législatives anticipées de dimanche dernier. Les trois partis politiques favorables à l’application des mesures d’austérité préconisées par la Troïka sont en effet parvenus rapidement à un accord. La coalition comprend donc les conservateurs de Nouvelle Démocratie, un parti présidé par le nouveau Premier ministre, Antonis Samaras, ainsi que les sociaux-démocrates du PASOK et de la Gauche démocratique (DIMAR), un parti situé légèrement à gauche du PASOK. Ces deux derniers partis ont toutefois décidé d’être représentés par des technocrates et non par des élus. Comme récemment en Roumanie, le poste très sensible de Ministre des finances a été confié à un indépendant.

Composition détaillée du gouvernement d’Antonis Samaras en Grèce:

  • Premier ministre, Antonis Samaras, Nouvelle Démocratie (ND, conservateur).
  • Ministre pour la réforme administrative et l’e-gouvernance, Antonis Manikatis, ind. (proposé par le DIMAR).
  • Ministre de l’intérieur, Evripidis Stylianidis, ND.
  • Ministre des finances, Yannis Stournaras, indépendant.
  • Vie-Ministre des finances, Christos Staikouras, ND.
  • Ministre des affaires étrangères, Dimitris Avramopoulos, ND.
  • Ministre de la défense nationale, Panos Panagiotopoulos, ND.
  • Vice-Ministre de la défense nationale, Panagiotis Karambelas, indépendant.
  • Ministre du développement, de la compétitivité, des infrastructures, des transports et des réseaux, Kostis Hatzidakis, ND.
  • Ministre de l’environnement, de l’énergie et du changement climatique, Evangelos Livieratos, indépendant (proposé par le PASOK).
  • Vice-Ministre de l’environnement, de l’énergie et du changement climatique, Stavros Kalafatis, ND.
  • Ministre de l’éducation, des affaires religieuses, de la culture et des sports, Konstantinos Arvanitopoulos, ND.
  • Vice-Ministre de l’éducation, des affaires religieuses, de la culture et des sports, Kostas Tzavaras, ND.
  • Ministre du travail, de la sécurité sociale et du bien-être, Giannis Vroutsis, ND.
  • Ministre de la santé, Andreas Lykourentzos, ND.
  • Vice-Ministre de la santé, Marios Salmas, ND.
  • Ministre du développement rural et de l’alimentation, Athanasios Tsaftaris, indépendant (proposé par le PASOK).
  • Ministre de la justice, de la transparence et des droits humains, Antonis Roupakiotis, indépendant (proposé par le DIMAR).
  • Ministre du tourisme, Olga Kefalogianni, ND.
  • Ministre des affaires maritimes, Kostas Mousouroulis, ND.
  • Ministre de l’ordre public et de la protection des citoyens, Nikos Dendias, ND.
  • Ministre pour la Macédoine et la Thrace, Theodors Karaoglou, ND.
  • Ministre d’État, Dimitris Stamatis, ND.
  • Porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou, ND.

Carte des gouvernements européens au 23 juin 2012

La carte ci-dessous présente la couleur politique des gouvernements des États européens. Elle a été mise à jour suite au élections législatives grecques et au second tour des élections législatives françaises de dimanche dernier. La couleur bleue représente les États gouvernés par un ou plusieurs partis de droite. La couleur rouge représente les États gouvernés par un ou plusieurs partis de gauche. La couleur violette représente les États gouvernés par une coalition de partis de droite et de gauche, le carré de couleur représentant l’appartenance politique du parti du Premier ministre.

Gouverment de Jean-Marc Ayrault II en France

Le Premier ministre socialiste français, Jean-Marc Ayrault, en poste depuis le mois de mai, a procédé hier à un léger remaniement de son gouvernement, quelques jours après le second tour des élections législatives. L’obtention par le Parti socialiste de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, la réélection de tous les Ministres en exercice qui se présentaient à la députation et la décision du Parti communiste de ne pas participer au gouvernement avaient été autant de signaux laissant penser que le remaniement serait minime. Trois nouveaux postes de Ministres délégués, un nouveau ministère et un changement au ministère de l’écologie et c’est tout. Le Parti radical de gauche gagne un fauteuil de ministre délégué avec l’arrivée d’Anne-Marie Escoffier à la décentralisation. Vous trouverez ci-dessous la liste complète des ministres et ministrès-délégués du gouvernement Ayrault.

Composition détaillée du gouvernement de Jean-Marc Ayrault:

  • Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, PS.
  • Ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, PS.
  • Ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, PS.
  • Ministre de la justice, Christiane Taubira, indépendante.
  • Ministre de l’économie et des finances, Pierre Moscovici, PS.
  • Ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, PS.
  • Ministre de l’égalité des territoires et du logement, Cécile Duflot, EELV.
  • Ministre de l’intérieur, Manuel Valls, PS.
  • Ministre du commerce extérieur, Nicole Bricq, PS.
  • Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Delphine Batho, PS.
  • Ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, PS.
  • Ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue sociale, Michel Sapin, PS.
  • Ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, PS.
  • Ministre de la culture et de la communication, Aurélie Filippetti, PS.
  • Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, PS.
  • Ministre des droits des femmes, porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud Belkacem, PS.
  • Ministre de l’agriculture et de l’agroalimentaire, Stéphane Le Foll, PS.
  • Ministre de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique, Marylise Lebranchu, PS.
  • Ministre des outre-mer, Victorin Lurel, PS.
  • Ministre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, Valérie Fourneyron, PS.
  • Ministre délégué chargé du budget, Jérôme Cahuzac, PS.
  • Ministre déléguée chargée de la réussite éducative, Georges Pau-Langevin, PS.
  • Ministre délégué chargé des relations avec le parlement, Alain Vidalies, PS.
  • Ministre délégué en charge des affaires européennes, Bernard Cazeneuve, PS.
  • Ministre délégué chargé de la ville, François Lamy, PS.
  • Ministre déléguée chargée des personnes âgées et de la dépendance, Michèle Delaunay, PS.
  • Ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire, Benoît Hamon, PS.
  • Ministre déléguée chargée de la famille, Dominique Bertinotti, PS.
  • Ministre déléguée chargée des personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, PS.
  • Ministre délégué en charge du développement, Pascal Canfin, EELV.
  • Ministre déléguée à la francophonie, Yamina Benguigui, Divers gauche.
  • Ministre délégué chargé des transports et de l’économie maritime, Frédéric Cuvillier, PS.
  • Ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique, Fleur Pellerin, PS.
  • Ministre déléguée chargée de l’artisanat, du commerce et du tourisme, Sylvia Pinel, PRG.
  • Ministre délégué chargé des anciens combattants, Kader Arif, PS.
  • Ministre déléguée aux Français de l’étranger, Hélène Conway, PS.
  • Ministre déléguée à la décentralisation, Anne-Marie Escoffier, PRG.
  • Ministre délégué en charge de l’agroalimentaire, Guillaume Garot, PS.
  • Ministre délégué à la formation professionnelle, Thierry Repentin, PS.

Gouvernement de Hannelore Kraft en Rhénanie-du-Nord-Westphalie

La coalition entre les sociaux-démocrates et les Verts a été reconduite aujourd’hui en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le plus peuplé des Länder allemands avec environ dix-huit millions d’habitants. Au pouvoir, mais minoritaires, depuis les élections régionales de 2010, les sociaux-démocrates et les Verts disposent d’une majorité au parlement depuis les élections régionales anticipées du mois dernier. Si le passage du statut de gouvernement minoritaire à celui de gouvernement majoritaire devrait considérablement faciliter le travail du gouvernement, sa composition n’a que peu changé, la sociale-démocrate Hannelore Kraft restant évidemment à sa tête.
Composition détaillée du gouvernement de Rhénanie-du-Nord-Westphalie:
  • Ministre-présidente: Hannelore Kraft, SPD.
  • Vice-Ministre-présidente et Ministre de l’éducation: Sylvia Löhrmann, Les Verts.
  • Ministre des finances: Norbert Walter-Borjans, SPD.
  • Ministre de l’Intérieur et des Affaires communales: Ralf Jäger, SPD.
  • Ministre de la Justice: Thomas Kutschaty, SPD.
  • Ministre de l’économie, de l’énergie, de l’industrie, des classes moyennes et de l’artisanat: Garrelt Duin, SPD.
  • Ministre de la construction, du logement, du développement urbain et des transports: Michael Groschek, SPD.
  • Ministre de l’innovation, de la science et de la recherche: Svenja Schulze, SPD.
  • Ministre du travail, de l’intégration et des affaires sociales: Guntram Schneider, SPD.
  • Ministre de la famille, de l’enfance, de la jeunesse, de la culture et des sports : Ute Schäfer, SPD.
  • Ministre du climat, de l’environnement, de l’agriculture, de la protection de la nature et des consommateurs: Johannes Remmel, Les Verts.
  • Ministre de la santé, de l’émancipation, des soins et des aînés: Barbara Steffens, Les Verts.
  • Ministre des affaires fédérales, européennes et des médias: Angelica Schwall-Düren, SPD.

Second tour des élections législatives françaises de 2012

Le second tour des élections législatives qui s’est déroulé hier en France s’est soldé par une large victoire de la gauche et, notamment, du Parti socialiste de François Hollande. Si la victoire était attendue après le bon score obtenu par la gauche au premier tour, son ampleur l’était moins. Le Parti socialiste, qui a obtenu 280 sièges, 94 de plus que lors des élections législatives de 2007, n’aura en effet besoin que du soutien de quelques élus divers gauche pour être majoritaire à l’Assemblée nationale, et ce alors que nombreux étaient ceux au sein du parti qui craignait que François Hollande doive compter sur les voix des écologistes, voire du Front de gauche.

Si le Parti socialiste est à la fête, les autres composantes de la majorité présidentielle ont également de quoi être satisfaits du résultat. Europe Écologie Les Verts profite pleinement de son accord électoral avec les Verts et aura suffisamment de députés pour former un groupe à l’Assemblée nationale. Le mauvais score enregistré par Eva Joly à la présidentielle n’aura finalement pas nuit aux écologistes pendant les législatives. Les radicaux de gauche ont eux aussi progressé; toutefois, faute d’obtenir le nombre d’élus nécessaires à la création d’un groupe, ils continueront probablement à siéger avec les socialistes.

A la gauche de la gauche, en revanche, le bilan est amer: malgré le bon score réalisé par Jean-Luc Mélenchon lors du premier tour de l’élection présidentielle, le Parti communiste ne sauve que 9 des 15 sièges obtenus en 2007 et le Parti de gauche ne garde qu’un de ses trois sièges. Avec 10 élus en tout, le Front de Gauche ne pourra pas former de groupe parlementaire sans trouver d’alliés, à moins d’abaisser encore le nombre d’élus nécessaires à la création d’un groupe, fixé à 15.

L’UMP – le parti de l’ancien président Nicolas Sarkoy – perd plus de 100 sièges et comptera désormais moins de 200 élus. La défaite est sévère, et ce même si le parti reste très clairement la deuxième force politique du pays. Un débat sur l’orientation politique du mouvement devrait être entamé rapidement, et ce d’autant plus que nombres de tenants de la droitisation du parti n’ont pas été réélus. Les partenaires de l’UMP ne se portent pas mieux, le Parti radical valoisien perdant même les deux tiers de ses sièges.

Le Front National fait son retour à l’Assemblée nationale après de nombreuses années d’absence. Ce retour, avec deux élus, reste toutefois modeste, et est bien en-deçà des espérances que les frontistes entretenaient depuis le premier tour de la présidentielle. Marine Le Pen a d’ailleurs été battue, de justesse, et restera donc députée européenne

Au centre enfin, François Bayrou n’a pas été réélu, après plus de 25 ans de présence ininterrompue à l’Assemblée nationale, et le Mouvement démocrate ne comptera plus que deux élus.

Résultats du 2ème tour des élections législatives françaises de 2012:

  • Parti socialiste (PS), 280 sièges (+94).
  • Union pour un mouvement populaire (UMP, conservateur), 194 sièges (-101).
  • Divers gauche, 22 sièges (+7).
  • Europe Écologie Les Verts (EELV), 17 sièges (+13).
  • Divers droite, 15 sièges (-).
  • Parti radical de gauche (PRG, centre-gauche), 12 sièges (+5).
  • Nouveau Centre (NC, centre-droite), 12 sièges (-5).
  • Front de Gauche (communistes), 10 sièges (-5).
  • Parti radical (centre-droite), 6 sièges (-12).
  • Front National (FN, extrême-droite), 2 sièges (+2).
  • Mouvement Démocrate (MoDem, centriste), 2 sièges (-1).
  • Alliance centriste (centre-droite), 2 sièges (+2).
  • Divers et régionalistes, 2 sièges (-).
  • Ligue du Sud (extrême-droite), 1 siège (+1).

Système électoral:

Les élections législatives ont lieu normalement tous les cinq ans en France, même s’il arrive que des élections anticipées soient convoquées. Les Français élisent leurs 577 membres de l’Assemblée nationale (chambre basse) au système majoritaire à deux tours. La France est donc divisée en 577 circonscriptions couvrant aussi bien la métropole que les territoires d’outre-mer et, depuis 2012, les Français de l’étranger (onze sièges leur sont réservés). Les deux tours des élections ont lieu à seulement une semaine d’intervalle.

Pour être élu au premier tour, un candidat doit obtenir à la fois plus de 50% des suffrages exprimés et au moins 25% des suffrages des électeurs inscrits. Un fort taux d’abstention peut ainsi rendre nécessaire la tenue d’un second tour. Peuvent se présenter au second tour tous les candidats ayant obtenu au moins 12.5% des voix. Il arrive donc que trois, voir quatre candidats soient présents au second tour. Au contraire, si un seul candidat a dépassé ce seuil au premier tour, le candidat arrivé en seconde position peut également se présenter, quel que soit son score. En cas d’égalité au second tour, le candidat le plus âgé est élu.

Voir aussi:

Élections législatives de juin 2012 en Grèce

Les partisans du maintien de la Grèce dans la zone euro peuvent respirer: les conservateurs de Nouvelle Démocratie sont arrivés en tête des élections législatives anticipées qui se sont déroulées hier en Grèce et ils pourront former un gouvernement avec les sociaux-démocrates du PASOK. La Grèce devrait donc sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouve depuis les élections législatives du mois de mai dernier, après lesquelles aucun gouvernement n’avait pu être formé.

Les Grecs n’ont toutefois pas donné un chèque en blanc aux partisans de l’Euro et des programmes d’austérités: les conservateurs sont certes arrivés en tête du scrutin et ont certes amélioré considérablement leur score, mais ils restent loin de leur score de 2009 et n’obtiennent pas la majorité absolue, malgré le bonus de 50 sièges que le système électoral grec accorde au vainqueur. Les sociaux-démocrates du PASOK ont, de leur côté, réussi à faire encore moins bien qu’en mai, alors qu’ils avaient déjà obtenu un résultat historiquement bas, passant de 44% en 2009 à 12% aujourd’hui.

La coalition d’extrême-gauche SYRIZA peut en revanche fêter un résultat extraordinaire: avec 26.9% des voix, elle progresse de plus de 10 points, réalisant du même coup le meilleur score de son Histoire et l’un des meilleurs scores d’un parti européen d’extrême-gauche à des élections nationales. SYRIZA s’impose de plus comme la seconde force politique du pays, totalisant plus du double des voix du PASOK.

Face à la progression importante des conservateurs et de SYRIZA, les autres partis politiques grecs représentés au Parlement n’ont, au mieux, que fait du surplace. Les communistes grecs du KKE ont perdu près de la moitié de leurs voix par rapport au mois de mai et les très conservateurs Grecs indépendants un tiers. Les néonazis de l’Aube dorée et les sociaux-démocrates du DIMAR s’en sortent mieux puisqu’ils maintiennent, à quelques détails près, leurs scores du mois de mai.

Ce sont toutefois les partis politiques non représentés au Parlement qui ont, le plus, fait les frais de la progression des conservateurs et de SYRIZA: 16% des Grecs avaient voté pour un parti politique qui n’avait pas atteint le quorum de 3% en mai dernier; hier, seuls 4% l’ont fait, alors que les partis représentés ou non représentés au parlement sont restés les mêmes. L’intense compétition à laquelle se sont livrées la Nouvelle Démocratie et SYRIZA pour la première place semble donc avoir convaincu bon nombre d’électeurs de « voter utile » en accordant son suffrage à l’une des deux formations qui semblait avoir le plus de chances de diriger le pays au cours des prochaines années.

Les négociations gouvernementales devraient commencer immédiatement afin qu’un gouvernement puisse être formé cette semaine déjà. Le but est en effet que la Grèce puisse être représentée à la réunion de l’Eurogroupe qui se tiendra ce jeudi. Si la composition exacte du gouvernement n’est pas encore connue – ni d’ailleurs la liste complète des partis politiques devant participer au gouvernement – le conservateur Antonis Samaras sera sans aucun doute le futur Premier ministre.

Résultats détaillés des élections législatives grecques du 17 juin 2012:

  • Nouvelle Démocratie (ND, conservateur), 29.7% des voix (+9.8%), 129 sièges (+21).
  • Coalition de la gauche radicale (SYRIZA, gauche de la gauche), 26.9% des voix (+10.1%), 71 sièges (+19).
  • Mouvement socialiste panhellénique (PASOK, social-démocrate), 12.3% des voix (-0.9%), 33 sièges (-8).
  • Grecs indépendants (ANEL, conservateur, anti-austérité), 7.5% des voix (-3.1%), 20 sièges (-13).
  • Aube dorée (néo-fasciste), 6.9% des voix (-0.1%), 18 sièges (-3).
  • Gauche démocratique (DIMAR, social-démocrate), 6.2% des voix (+0.2%), 17 sièges (-2).
  • Parti communiste grec (KKE, communiste), 4.5% des voix (-4.0%), 12 sièges (-14).
  • Recréer la Grèce – Action – Alliance libérale (libéraux), 1.6% des voix (-0.6%), 0 siège (-).
  • Rassemblement populaire orthodoxe (LAOS, droite populiste), 1.6% des voix (-1.73%), 0 siège (-).
  • Les Verts, 0.9% des voix (-2.0%), 0 siège (-).

Système électoral:

Les élections législatives ont lieu normalement tous les quatre ans en Grèce, même s’il n’est pas rare que des élections anticipées soient convoquées. Les Grecs élisent les 300 députés de leur parlement unicaméral (l’Assemblée hellénique) au système proportionnel dans 56 circonscriptions, 48 comptant plusieurs sièges et 8 un seul siège. Le système proportionnel grec est dit “renforcé”, car le parti arrivé en tête de l’élection remporte automatiquement un bonus de 50 sièges. Un quorum est fixé à 3%.

Voir aussi:

Élection complémentaire au gouvernement du canton de Genève

Les citoyens du canton de Genève, en Suisse, étaient appelés aux urnes aujourd’hui pour repourvoir l’un des sept sièges gouvernementaux laissé vacant après la démission de Mark Müller au début de l’année. Le Parti libéral-radical (PLR, libéral) est parvenu à conserver son siège au terme d’une campagne animée. Le libéral-radical Pierre Maudet, qui siégeait jusqu’ici à l’exécutif de la ville de Genève, l’a finalement emporté de manière assez nette sur ses deux principaux concurrents, la socialiste Anne Emery-Torracinta et le président du MCG (populiste) Eric Stauffer.

Résultats détaillés de l’élection complémentaire:

  • Pierre Maudet (PLR, libéral), 39’629 voix.
  • Anne Emery-Torracinta (PS, socialiste), 28’438 voix.
  • Eric Stauffer (MCG, populiste), 27’382 voix.
  • Laurent Seydoux (Vert’libéral, écologiste de droite), 2’586 voix.
  • Alexis Roussel (Parti pirate), 1’118 voix.
  • Manuel Acevedo (indépendant), 258 voix.
  • Paul Aymon (indépendant), 232 voix.

Votations populaires en Suisse

Trois votations populaires ont eu lieu aujourd’hui en Suisse et toutes trois se sont soldées par un non net du peuple et des cantons. L’initiative populaire de l’Association pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) a été nettement rejetée par 75.2% des citoyens et l’ensemble des cantons. Soutenue par l’UDC (droite populiste), cette initiative demandait que l’ensemble des traités internationaux importants soient soumis au référendum obligatoire. Les citoyens, encouragé par la plupart des autres partis politiques et par les organisations syndicales et patronales, ont préféré conserver le modèle actuel qui prévoit que des référendums sont certes possibles, mais que les opposants doivent récolter pour ce faire 50’000 signatures (référendum dit facultatif).

Une autre initiative populaire a été rejetée: l’initiative « Accéder à la propriété grâce à l’épargne logement » a été rejetée par 68.9% des votants, soit bien plus nettement qu’une initiative similaire soumise au peuple en mars dernier. Alors que quelques cantons latins avaient accepté la précédente initiative, l’ensemble des cantons ont rejeté celle qui a été soumise au vote aujourd’hui. Soutenue par l’UDC et le Parti libéral-radical (libéral), l’initiative était en revanche combattue par les partis du centre et de gauche.

Le troisième objet n’était pas une initiative populaire, mais un référendum qui visait une modification de la Loi fédérale sur l’assurance maladie (LAMal). Le texte, promouvant les réseaux de soin, avait été approuvé au parlement, puis combattu par un référendum soutenu notamment par le Parti socialiste et par les médecins. Au début de la campagne électorale, une partie de la droite – UDC, Parti bourgeois-démocrate (PBD, conservateur ainsi que de nombreuses sections cantonales du PDC (démocrate-chrétien) – avait rejoint le camp des opposant. Au final, cette modification législative a été rejetée par 76.0% des votants.