Deuxième tour de l’élection présidentielle tchèque de 2013

Le social-démocrate Milos Zeman a été élu hier lors du second tour de l’élection présidentielle en République tchèque. Milos Zeman l’a emporté par 54.8% des voix contre 45.2% au ministre conservateur des affaires étrangères Karel Schwarzenberg. Il était déjà arrivé en tête du premier tour, il y a deux semaines. Schwarzenberg est arrivé en tête à Prague, mais a été battu dans toutes les autres régions du pays.

Milos Zeman succèdera le 8 mars prochain au conservateur et eurosceptique Vaclav Klaus. Il est le premier président tchèque à avoir été élu au suffrage universel. Zeman, qui a été Premier ministre, n’est plus membre du Parti social-démocrate tchèque (CSSD) depuis 2007 et a fondé par la suite son propre parti politique, le Parti des droits civiques, non encore représenté au Parlement national.

Taux de participation: 59%.

Source: Der Standard.

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Une réflexion au sujet de « Deuxième tour de l’élection présidentielle tchèque de 2013 »

  1. http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3329631-milos-zeman-president-d-un-pays-mecontent

    On lit que ce fut une « campagne pleine d’émotions exacerbées ». Pas étonnant, c’est une propriété du scrutin majoritaire à deux tours. Le premier tour finit par ne plus servir qu’à donner la voix aux extrémistes, comme pour compenser la molle légitimité des derniers duellistes qui ne peuvent avoir une majorité qu’artificiellement.

    On lit aussi que « c’est un politicien imprévisible et arrogant. Sa campagne contre Karel Schwarzenberg a été pleine de mensonges, d’insultes et de pratiques malhonnêtes. » Que le Président élu ne soit pas un ange, ce n’est pas plus une surprise. Il faut remarquer à quel point le poste de Président, dans les pays slaves, sert à recycler les vieux crocodiles, et ses conseillers, « autres sombres personnages qui ont crée le milieu favorable à la corruption dans les années 90 ».

    Ainsi à l’Est beaucoup de PM deviennent des PR sans gloire, cela arrive à l’Ouest mais les Italiens par exemple réservent le poste à des senex, et les Allemands à des gens de consensus. Sauf qu’eux ont une élection indirecte. Vu le peu de gloire de F. Hollande et N. Sarkozy, par rapport à J. Chirac et Mitterrand, je pense aussi que le chef d’État que l’on ne nomme que pour 5 ans est trop amené dans le pétrin des affaires courantes. Et dire que cette manière française d’élire les présidents après deux tours et pour 5 ans est devenue un modèle pour les nouvelles démocraties, au Portugal, en Amérique !

    Très sérieusement, la moutonnerie en sciences politiques envoie bien des démocraties à la dérive.

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