Anciens partis politiques français

Vous trouverez sur cette page des descriptions de nombreux anciens partis politiques français aujourd’hui disparus. La plupart des partis politiques français qui ont été représentés à l’Assemblée nationale pendant la quatrième et la cinquième République y sont évoqués. Vous trouverez sur une autre page la description des partis politiques français existants.

Centre démocrate (CD)

Le Centre démocrate (CD) était un parti politique français, fondé en 1965 par Jean Lecanuet dans la lancée de sa campagne pour l’élection présidentielle. Ce parti politique démocrate-chrétien regroupait des membres du Mouvement républicain populaire (MRP), des indépendants et des radicaux. Le Centre démocrate ne parvient pas à percer véritablement – n’obtenant qu’entre 33 et 41 élus lors des législatives de 1967, 1968 et 1973. En 1974, le CD soutient la candidature de Valéry Giscard d’Estaing à l’élection présidentielle, puis fusionne avec le Centre démocratie et progrès pour créer le Centre des démocrates sociaux (CDS).

Centre des démocrates sociaux (CDS)

Le Centre des démocrates sociaux (CDS) était un parti politique français, fondé en 1976 par la fusion du Centre démocrate et du Centre démocratie et progrès. Ce parti politique démocrate-chrétien devient, en 1978, l’une des six composantes de l’Union pour la démocratie française (UDF). Le CDS a été présidé par Jean Lecanuet (1976-1982), Pierre Méhaignerie (1982-1994) et François Bayrou (1994-1995). Le maire de Toulouse Dominique Baudis a également fait partie du CDS. En 1995, le CDS fusionne avec le Parti social-démocrate pour créer un nouveau parti politique, Force démocrate.

Démocratie libérale (DL)

Démocratie libérale (DL) était un parti politique français, fondé en 1997 par un élargissement du Parti républicain (PR). Ce dernier est en effet rejoint par des adhérents directs de l’UDF et par des membres d’autres partis politiques de centre-droite. Démocratie libérale était un parti politique libéral et conservateur. En 1998, Démocratie libérale a quitté l’Union pour la démocratie française (UDF) à laquelle elle avait été intégrée dès sa fondation. Le parti a été présidé jusqu’en 2002 par Alain Madelin, année au cours de laquelle il a fusionné avec d’autres partis de droite pour créer l’UMP.

Force démocrate (FD)

Force démocrate (FD) était un parti politique français, fondé en 1995 par la fusion du Centre des démocrates sociaux (CDS, démocrate-chrétien) et du Parti social-démocrate (PSD, centre-gauche). Force démocrate (FD), qui est présidée par François Bayrou, constitue la principale composante de l’Union pour la démocratie française (UDF) à la fin des années 1990. En 1998, Force démocrate se fond au sein de l’UDF.

Mouvement républicain populaire (MRP)

Le Mouvement républicain populaire (MRP) était un parti politique français, fondé en 1944 par Georges Bidault et disparu en 1967. Le Mouvement républicain populaire était un parti politique d’inspiration démocrate-chrétienne et centriste, fervent défenseur du fédéralisme européen. Le MRP, qui est l’un des principaux partis politiques de la quatrième République, participe à presque tous les gouvernements qui se succèdent en France entre 1945 et 1962, coopération aussi bien avec la droite qu’avec la gauche. En 1966, Jean Lecanuet, candidat du MRP à la présidentielle de 1965, fonde le Centre démocrate. Pour l’anecdote, l’Abbé Pierre a été député du MRP entre 1945 et 1951.

Parti républicain (PR)

Le Parti républicain (PR) était un parti politique français fondé en 1977 pour succéder aux Républicains indépendants. Ce parti politique de centre-droite, qui sera dissout en 1997 pour donner naissance à Démocrate libérale, participa à tous les gouvernements de droite des années 1970, 1980 et 1990. De 1978 à 1997, le Parti républicain fit partie de l’Union pour la démocratie française (UDF). Le Parti républicain compta notamment parmi ses membres Valéry Giscard d’Estaing, Jean-Pierre Soisson ou François Léotard.

Parti républicain de la liberté (PRL)

Le Parti républicain de la liberté (PRL) était un parti politique français fondé en 1945. Le Parti républicain de la liberté, même s’il se qualifiait lui-même de modéré, voulait en fait rassembler la droite et devenir le quatrième parti politique français, aux côtés des communistes du PCF, des socialistes de la SFIO et des démocrates-chrétiens du MRP. Le PRL obtient entre 35 et 40 députés lors des législatives de la fin des années 1940, mais, miné par des dissensions et subissant la concurrence du RPF, il se fond dans le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) en 1951.

Parti socialiste unifié (PSU)

Le Parti socialiste unifié (PSU) était un parti politique français fondé en 1960, notamment en opposition à la guerre d’Algérie. Il est né notamment de la fusion du Parti socialiste autonome (PSA) et de l’Union de la gauche socialiste (UGS).  Situé entre la SFIO et le Parti communiste, le Parti socialiste unifié appartenait à ce que Michel Rocard a appelé la Deuxième gauche. En 1968, le PSU – qui a pris le contrôle de l’UNEF une année plus tôt, soutient clairement les revendications des étudiants. Le PSU connait son heure de gloire pendant les années 1960, comptant notamment quatre députés après les législatives de 1967, avant de décliner lentement puis de s’auto-dissoudre en 1990.

Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO)

La Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) était un parti politique français fondé en 1905 pour regrouper les socialistes français. En 1920, lors du Congrès de Tours, le parti se déchire sur la question de l’adhésion à l’Internationale communiste. Les participants de cette adhésion, majoritaires, quittent la SFIO pour fonder le Parti communiste français (PCF). Cette scission n’empêche pas la SFIO d’accéder au pouvoir de 1924 à 1928 (« Cartel des Gauches » avec les radicaux et les républicains-socialistes), puis de 1936 à 1938 (« Front populaire » avec les radicaux-socialistes et les communistes). Lors de la Libération, la SFIO devient l’un des trois principaux partis politiques français avec le PCF et le MRP. Elle participe à plusieurs gouvernements à la fin des années 1940, puis à la fin des années 1950. Vincent Auriol est Président de la République de 1947 à 1954, tandis que Félix Gouin, Léon Blum, Paul Ramadier et Guy Mollet accèdent à la tête du gouvernement sous la quatrième République. Dès la fin des années 1950, le SFIO connait toutefois une forte baisse dans l’électorat qui se poursuite durant les années 1960. En 1969, la candidature de Gaston Deferre à la présidentielle n’obtient que 5% des voix. La même année, lors du Congrès d’Issy-les-Moulineaux, la SFIO fusionne avec l’Union des clubs pour le renouveau de la gauche pour créer le Parti socialiste.

Rassemblement du peuple français (RPF)

Le Rassemblement du peuple français (RPF) était un parti politique français fondé en 1947 par le général de Gaulle. Le Rassemblement du peuple français, qui suivait donc logiquement une ligne politique gaulliste, est le seul parti gaulliste à avoir été fondé et présidé par de Gaule. Opposé au communisme et partisan d’une révision constitutionnelle donnant plus de pouvoir à l’exécutif, le RPF était également opposé à la construction européenne et, de plus en plus, à l’OTAN. Après plusieurs scissions et une défaite cuisante aux municipales de 1953, le RPF est finalement mis en sommeil en 1955. Il faudra attendre 1958 pour qu’un nouveau parti politique gaulliste, l’Union pour la nouvelle République (UNR), soit créé. Pendant ses quelques années d’existence, le RPF a toujours été dans l’opposition

Rassemblement pour la République (RPR)

Le Rassemblement pour la République (RPR) était un parti politique français fondé en 1976 par Jacques Chirac. Le Rassemblement pour la République était un parti politique gaulliste. Le RPR a succédé à l’Union des démocrates pour la cinquième république (UDR) et a été dissout en 2002 pour se fondre dans l’UMP. Contrairement à l’UDF – l’autre grand parti de centre-droite du moment – le RPR a défendu une ligne politique souverainiste et, pour certains de ses membres en tout cas, relativement eurosceptique. Le parti sera ainsi divisé lors du référendum de 1992 sur le Traité de Maastricht, Jacques Chirac et Edouard Balladur le soutenant, tandis que Philippe Séguin et Charles Pasqua y étaient opposés.

Républicains indépendants (RI)

Les Républicains indépendants (RI) étaient un parti politique français fondé en 1962 par Valéry Giscard d’Estaing, après une scission du Centre national des indépendants et paysans (CNIP). Les Républicains indépendants, s’ils partagent le libéralisme économique du CNIP, sont en revanche plus ouverts à l’intégration européenne. En 1966, une Fédération nationale des républicains et indépendants (FNRI) est créée et soutient les Gaullistes de l’UNR. En 1977, la FNRI devient le Parti républicain.

Union pour la démocratie française (UDF)

L’Union pour la démocratie française (UDF) était une fédération de partis politiques français fondée en 1978. L’Union pour la démocratie française regroupait des partis politiques du centre et de centre-droite dans le but de soutenir le président de la République Valéry Giscard d’Estaing en vue des législatives de 1978. Les six composantes de l’UDF en 1978 étaient le Parti républicain (PR), le Parti radical valoisien, le Centre des démocrates sociaux (CDS), le Mouvement démocrate socialiste de France, la Fédération nationale des clubs Perspectives et Réalités (CPR), ainsi que des adhérents directs. Entre 1978 et la fin des années 1990, l’UDF est la troisième force politique de France, derrière le RPR et le Parti socialiste. En 1998, Démocratie libérale – le parti descendant du Parti républicain – quitte l’UDF et, quatre ans plus tard, une grande partie des élus UDF soutiennent Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle, puis rejoignent l’UMP. En 2002, l’UDF obtient moins de 30 députés contre plus de 110 en 1997, année pourtant de victoire de la gauche. En 2007, François Bayrou – président de l’UDF depuis 1998 – crée le Mouvement démocrate (MoDem) qui succède à l’UDF.

Union pour la nouvelle République (UNR)

L’Union pour la nouvelle République (UNR) était un parti politique français, fondé en 1958. L’Union pour la nouvelle République a été créée essentiellement par des anciens du Rassemblement du peuple français (RPF), mis en sommeil trois ans plus tôt. La fondation de l’UNR fait suite à l’adoption d’une nouvelle Constitution – celle de la Cinquième république. Devenu le premier parti politique français dès les législatives de 1958, l’UNR dirigera le gouvernement français jusqu’en 1968, Charles de Gaulle, Michel Debré et Georges Pompidou se succédant à la tête du gouvernement. De Gaulle devient Président de la République en 1959. En 1962, l’UNR fusionne avec les gaullistes de gauche de l’Union démocratique du travail (UDT) et devient l’UNR-UDT. En 1967, le parti change de nom et devient l’Union des démocrates pour la cinquième république. Il conservera ce nom jusqu’à la création du RPR en 1976.

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