Partis politiques espagnols

Cet article présente un descriptif des principaux partis d’Espagne. Le paysage politique espagnol a longtemps été dominé par deux grands partis – le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate) et le Parti populaire (PP, conservateur) – qui occupaient jusqu’en 2015 près de 300 des 350 sièges du parlement espagnol. Lors des élections législatives de 2015, deux autres forces politiques nationales ont émergé – PODEMOS (gauche de la gauche) et Citoyens (libéral) – rendant la formation d’un gouvernement plus compliquée et conduisant, fin juin 2016, à de nouvelles élections. En plus de ces partis politiques nationaux, de nombreux partis politiques régionalistes jouent un rôle politique certain dans leurs régions respectives. Un article est consacré spécifiquement aux partis politiques catalans.

Mis à jour le 03.07.2016

Partis politiques représentés au parlement espagnol

Alternative

Alternative est un parti politique basque fondé en 2009 après une scission de la Gauche unie (IU). Alternative est un parti politique socialiste et indépendantiste. Depuis 2011, il fait partie de la coalition électorale EH Bildu. Alternative a obtenu deux élus lors des élections régionales basques de 2012. L’un des deux élus de Bildu lors des élections législatives de 2016 est par ailleurs un membre d’Alternative.

alternatiba.net

anova – Fraternité nationaliste

Anova – Fraternité nationaliste est un parti politique espagnol fondé en 2012 en Galice. Ce parti suit une ligne politique régionaliste marquée à gauche. Le parti compte actuellement un eurodéputé, deux députés au parlement espagnol et quatre sièges au parlement régional galicien.

www.anova.gal

Bloc nationaliste valencien (Bloc)

Le Bloc nationaliste valencien (Bloc) est un parti politique fondé en 1997 et actif dans la région de Valence. Le Bloc nationaliste valencien est un parti politique régionaliste de gauche, membre au niveau européen de l’Alliance libre européenne (ALE). Le Bloc est l’une des trois composantes qui a contribué à la fondation de la coalition Compromis. Lors des élections législatives de 2016, la Coalition Compromis a formé elle-même une coalition plus grande avec Podemos. Le Bloc nationaliste valencien compte actuellement deux élus à la chambre basse national, un eurodéputé, neuf élus au parlement régional, 370 conseillers locaux et vingt mairies.

bloc.compromis.net

Citoyens – Parti de la citoyenneté (C’s)

Citoyens – Parti de la citoyenneté (C’s) est un parti politique espagnol fondé en 2006. Le parti suit une ligne politique centriste et libérale et est opposé aux différents mouvements autonomistes ou indépendantistes actifs en Espagne. Albert Rivera, un avocat de Barcelone, en est le président depuis sa fondation.

Centré à l’origine essentiellement en Catalogne, il s’est depuis étendu à l’ensemble du pays. En 2009, lors des élections européennes, le parti s’est allié de manière plutôt surprenante avec la coalition eurosceptique Libertas, sans toutefois obtenir d’élus. En 2014, il a obtenu deux sièges au Parlement européen et siège avec l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (ALDE). Après les élections régionales et communales de mai 2015, le parti a pu faire pencher la balance dans de nombreuses collectivités, s’alliant tantôt avec le Parti populaire et tantôt avec le Parti socialiste ouvrier espagnol. Le parti est entré au parlement espagnol lors des élections législatives de 2015, obtenant 14% des voix, et a confirmé sa position de quatrième parti espagnol en 2016, malgré quelques pertes.

www.ciudadanos-cs.org

Coalition canarienne (CC)

La Coalition canarienne, qui regroupe différents partis politiques, est au pouvoir aux Canaries depuis 1993. Paulino Rivero, le président actuel des Canaries, est issu de la Coalition canarienne. D’inspiration libérale, elle ne lutte pas pour l’indépendance, mais pour plus d’autonomie et de moyens pour cette région. Au niveau national, elle dispose actuellement d’un siège au Congrès des Députés et d’un autre au Sénat.

www.coalicioncanaria.org

Communistes de Catalogne

Voir l’article consacré aux partis politiques catalans.

Compromis

Compromis est une coalition électorale active dans la région de Valence et fondée en 2010 par le Bloc nationaliste valencien (Bloc), l’Initiative du peuple de Valence et les Verts – Gauche écologiste du pays de Valence (EV-EE). Ces derniers ont été intégrés dans le parti Equo en octobre 2014 et Equo est devenu membre de Compromis. Compromis est une coalition régionaliste de gauche. Elle compte un siège au Parlement européen, quatre députés, deux sénateurs, dix-neuf élus au parlement régional et pas moins de 728 élus locaux. 84 mairies de la région de Valence sont actuellement détenues par Compromis, dont la ville de Valence elle-même depuis les élections communales de 2015. Lors des élections législatives de 2016, Compromis a formé une coalition électorale avec Podemos.

compromis.net

Convergence démocratique catalane (CDC)

Voir l’article consacré aux partis politiques catalans.

Equo

Equo est un parti politique espagnol fondé en 2011. Clairement marqué à gauche, Equo suit une ligne politique écologiste et est membre tant du Parti vert européen que des Verts mondiaux. Equo détient, depuis les élections locales et régionales de 2015, 104 sièges dans différents conseils communaux et quatre sièges dans des parlements régionaux. Ces derniers se répartissent comme suit: deux à Valence, un à Madrid et un aux Baléares. Lors des élections législatives de 2016, Equo a obtenu trois sièges au Congrès des Députés sur les listes de Podemos.

www.partidoequo.es

Euskal Herria Bildu (EH Bildu)

Une nouvelle coalition a été créée au Pays Basque et en Navarre au début de l’année 2011: Bildu. Visant la réunification et l’indépendance du Pays basque, Bildu réunit quatre petits partis indépendantistes de gauche (Solidarité basque, Aralar, Sortu et Alternative) et des indépendants. D’abord interdit par la Cour Suprême espagnole pour des liens présumés avec l’organisation terroriste ETA, Bildu a finalement été autorisé par la Cour constitutionnelle. Le parti est arrivé en deuxième position au Pays Basque lors des élections municipales du 22 mai 2011 et lors des élections régionales d’octobre 2012. L’arrivée de PODEMOS sur la scène politique espagnole en 2014 a fait perdre du terrain à EH Bildu. Lors des élections législatives de 2016, Bildu est arrivé en quatrième position au Pays basque et a obtenu deux sièges au parlement.

www.ehbildu.eus

Forum des Asturies (FAC)

Le Forum des Asturies (FAC) a été créé en janvier 2011 par un ancien ministre du Parti populaire en réaction à l’interdiction qui lui avait été faite de se présenter aux élections régionales. Parti régional, mais pas régionaliste, le Forum des Asturies est devenu le premier parti de la région lors des élections régionales du 22 mai 2011, mais il est repassé derrière les socialistes en 2012. Au niveau national, le Forum des Asturies dispose actuellement d’un député et d’un sénateur, élus sur une liste commune avec le Parti populaire.

www.foroasturias.es

Gauche ouverte (IzAb)

La Gauche ouverte (IzAb) est un parti politique espagnol fondé en 2012 par la fusion de plusieurs petites formations membres de la Gauche unie (IU): la Gauche unie du Pays basque, X Ténérife, le Réseau vert et la Convergence pour l’Estrémadure (CEX). Un député dissident du Parti communiste d’Espagne a également rejoint la Gauche ouverte. La Gauche ouverte est un parti politique situé à la gauche de la gauche, membre de la coalition de la Gauche unie. Elle compte actuellement un député au parlement national.

www.izquierdabierta.es

Gauche républicaine de Catalogne (ERC)

Voir l’article consacré aux partis politiques catalans.

Gauche unie (IU)

La Gauche unie (IU) est la troisième force politique espagnole. Formée en 1986, la Gauche unie est en fait une coalition de partis situés à la gauche du PSOE et regroupés autour du Parti communiste d’Espagne (PCE). Le système électoral espagnol lui est particulièrement défavorable: lors de la législature 2008-2011 par exemple, elle n’avait que deux sièges pour un million d’électeurs, alors que le PSOE a 169 sièges pour dix millions d’électeurs. L’IU est membre du Parti de la gauche européenne, comme le Parti communiste français ou le Parti suisse du travail. La Gauche unie, après avoir connu un certain déclin au cours des dernières années, a enregistré une forte progression lors des élections législatives de novembre 2011, passant de un à huit sièges au parlement. Lors des élections législatives de 2015, le parti a été victime de la concurrence de Podemos et n’a plus obtenu que deux sièges. En 2016, une coalition a été formée entre Podemos et la Gauche unie, permettant à cette dernière de retrouver ses huit sièges de 2011.

www.izquierda-unida.es

Initiative du peuple valencien

L’Initiative du peuple valencien est un parti politique régionaliste, socialiste et écologiste actif dans la région de Valence. L’Initiative du peuple valencien a été fondée en 2007 par la scission d’un courant de la Gauche unie de la région de Valence nommé « La gauche et le pays ». L’Initiative du peuple valencien est l’une des trois composantes qui a contribué à fonder la coalition Compromis en 2010. Elle compte actuellement deux députés, deux sénateurs et cinq députés au parlement régional.

iniciativa.compromis.ne

Initiative pour la Catalogne – Verts (ICV)

Voir l’article consacré aux partis politiques catalans.

Nouvelles Canaries (NC)

Nouvelles Canaries (NC) est un parti politique social-démocrate et régionaliste actif aux îles Canaries. Il bénéficie du statut d’observateur au sein de l’Alliance libre européenne. Le parti Nouvelles Canaries a été fondé en 2005 par Román Rodríguez, ancien président du gouvernement régional et ancien membre de la Coalition canarienne (CC). Nouvelles Canaries occupe cinq des soixante sièges du parlement régional et un siège au parlement espagnol, élu sur une liste commune avec le PSOE.

www.nuevacanarias.org

Parti aragonais (PAR)

Le Parti aragonais (PAR) est un parti politique espagnol fondé en 1978. D’abord nommé Parti aragonais régionaliste (PAR), il a pris son nom actuel en 1990. Le Parti aragonais est un parti politique régionaliste de centre droit, actif uniquement en Aragon. Il a a eu son heure de gloire à la fin des années 1980 et au début des années 1990, lorsque Hipólito Gomez de las Roces et Emilio Eiroa se sont succédé à la présidence de l’Aragon entre 1987 et 1993. Le PAR compte actuellement deux sénateurs, six sièges au Parlement régional et 916 élus locaux (sur un total de 4297 pour l’ensemble de l’Aragon. Le Parti aragonais s’est parfois allié avec le Parti populaire (PP, conservateur) et parfois avec le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate).

www.partidoaragones.es

Parti communiste d’Espagne (PCE)

Le Parti communiste d’Espagne (PCE) est un parti politique espagnol fondé en novembre 1921 après une scission de l’aile gauche du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Suivante une ligne politique marxiste, le Parti communiste d’Espagne (PCE) constitue, depuis 1986, la principale des formations membres de la Gauche unie (IU). Le PCE compte actuellement deux députés, un sénateur et deux députés européens, tous élus sur les listes de la Gauche unie, parfois en alliance avec Podemos.

www.pce.es

Parti nationaliste basque (PNV)

Le Parti nationaliste basque (PNV), fondé en 1896, est le parti historique du régionalisme basque et, actuellement, le premier parti de la région. D’inspiration centriste, il est membre du Parti démocrate européen, comme le MoDem de François Bayrou, et soutient une autonomie accrue pour le Pays basque et une Europe fédérale. Le PNV a dirigé tous les gouvernements basques de 1979 à 2009, date à laquelle les sociaux-démocrates ont pu former un gouvernement. Il a ensuite remporté les élections régionales de 2012 et dirige à nouveau le gouvernement basque. Le PNV n’est pas le seul parti régionaliste basque: sur sa gauche, la coalition électorale EH Bildu lutte pour l’indépendance. Il compte actuellement cinq députés et autant de sénateurs.

www.eaj-pnv.eus

Parti populaire (PP)

Le Parti populaire (PP) est un parti conservateur, membre du Parti populaire européen comme l’UMP, la CDU ou le Peuple de la liberté. Le parti populaire est né, en 1989, de la fusion de l’Alliance populaire, le principal parti conservateur espagnol, et d’une série de partis démocrates-chrétiens et libéraux avec l’ambition d’en faire un grand parti conservateur. Ces ambitions n’ont pas tardé à se réaliser puisque, quelques années plus tard, en 1996, José Maria Aznar est en effet devenu président du gouvernement, poste qu’il a gardé jusqu’en 2004. Le Parti populaire a retrouvé le pouvoir lors des élections législatives du 20 novembre 2011, permettant à Mariano Rajoy de devenir président du gouvernement espagnol. Le Parti populaire dispose actuellement de la majorité absolue dans les deux chambres du parlement national et dirige nombre de régions et de villes espagnoles.

www.pp.es

Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE)

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) est un parti social-démocrate classique, membre du Parti socialiste européen comme le Parti socialiste français, le Parti travailliste britannique ou le Parti social-démocrate allemand. Il a renoncé au marxisme en 1979. Ce parti a été récemment au pouvoir, entre 2004 et 2011, lorsque José Luis Rodríguez Zapatero a été président du gouvernement espagnol. Un autre social-démocrate, Felipe González, avait déjà dirigé l’Espagne de 1982 à 1996. Le PSOE a réalisé le plus mauvais résultat électoral de son histoire lors des élections législatives du 20 novembre 2011.

L’arrivée de Podemos sur la scène politique espagnole en 2014 n’a pas arrangé les choses et le PSOE a continué à perdre du terrain depuis. Il ne compte désormais plus que 84 députés sur 350. La démission d’Alfredo Pérez Rubalcaba après les mauvais résultats des élections européennes de 2014 et son remplacement par Pedro Sánchez ne semblent donc pas avoir inversé la tendance.

www.psoe.es

Podemos

PODEMOS est un parti politique espagnol fondé en janvier 2014 par des activistes de gauche issus des manifestations des indignés en 2011 et 2012. Pablo Iglesias, un politologue et présentateur TV, occupe le poste de secrétaire général du parti depuis sa création.

Ce parti a créé la surprise lors des élections européennes de mai 2014 en obtenant 8% des voix et cinq députés européens. Il siège au sein du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE), tout comme la Gauche unie (IU). Lors des élections communales et régionales espagnoles de mai 2015, Podemos a à nouveau réalisé d’excellents résultats, s’imposant comme la troisième force politique espagnole. Il s’est notamment emparé des mairies de Madrid et de Barcelone.

Lors des élections législatives de 2015, Podemos a récolté 20% des suffrages, un score historiquement haut pour la gauche de la gauche espagnole. Les discussions pour former une coalition gouvernementale avec le PSOE au début de l’année 2016 ont échoué, notamment parce que Podemos souhaite que les Catalans puissent organiser un référendum sur leur indépendance, un souhait refusé par les socialistes. En juin 2016, Podemos a légèrement reculé par rapport à 2015, mais reste la troisième force politique du pays.

podemos.info

Union du peuple navarrais (UPN)

L’Union du peuple navarrais (UPN) est un parti politique espagnol fondé en 1979 et actif dans la région de Navarre. L’Union du peuple navarrais est un parti politique conservateur qui défend l’identité de la Navarre par opposition au nationalisme basque (ce dernier considère que la Navarre fait partie du Pays basque). L’Union du peuple navarrais a détenu la présidence de la région de 1996 à 2015 et la mairie de Pampelune de 1999 à 2015. Le parti reste un parti politique important en Navarre et compte deux députés, un sénateur, quinze élus au parlement régional (sur 50) et 281 dans les conseils locaux (sur 1835). Un pacte électoral a uni l’UPN au Parti populaire (PP, conservateur) de 1991 à 2008.

www.upn.es

Autres partis politiques espagnols

Aralar

Aralar est un parti politique basque fondé en 2001. De tendance socialiste et indépendantiste, Aralar a en revanche toujours été opposé à la violence pratiquée par l’ETA. A l’origine implanté plus fortement en Navarre qu’au Pays basque, Aralar a adhéré en 2011 à la coalition EH Bildu. Le parti compte actuellement trois élus au parlement basque et un dans celui de la Navarre. Il compte également une petite quarantaine d’élus locaux. Aralar est membre de l’Alliance libre européenne (ALE).

www.aralar.eus

Bloc nationaliste galicien (BNG)

Le Bloc nationaliste galicien (BNG) est le troisième parti de Galice, cette région située sur la façade Atlantique de l’Espagne, au nord du Portugal. Il s’agit en fait d’une coalition, formée en 1982, regroupant l’essentiel des forces régionalistes de gauche. Outre les nombreux membres individuels, les trois composantes du BNG sont actuellement l’Union du peuple galicien (UPG, marxiste, régionaliste), Abrente – Gauche démocratique galicienne (social-démocrate, régionaliste) et le Mouvement galicien pour le socialisme (MGS, communiste, régionaliste).

Membre de l’Alliance libre européenne, le BNG a progressivement modéré son discours sur l’indépendance: demandant jadis clairement l’indépendance, il lutte désormais essentiellement pour une autonomie accrue. Le Bloc nationaliste galicien occupe actuellement sept des 75 sièges du parlement régional et détient trente mairies. Le BNG a disparu du parlement espagnol lors des élections législatives de 2015 et n’a pas réussi à y faire son retour en 2016.

bng.gal

Candidature unitaire des travailleurs (CUT)

La Candidature unitaire des travailleurs (CUT) est un parti politique espagnol fondé en 1979. La Candidature unitaire des travailleurs est un parti politique socialiste et régionaliste. Elle a fait partie des membres fondateurs de la Gauche unie (IU) en 1986 et est restée membre de cette coalition jusqu’au mois de février 2015. Lors des élections régionales de mars 2015, elle a présenté des candidats sur les listes de Podemos et a obtenu deux élus au parlement régional. Juan Manuel Sánchez Gordillo, maire de la commune de Marinaleda depuis 1979, est le porte-parole de la CUT.

lacut.net

Centre nationaliste canarien (CCN)

Le Centre nationaliste canarien (CCN) est un parti politique actif aux Canaries et fondé en 1992. Il a été fondé par Lorenzo Oarte, ancien président du gouvernement des Canaries et ancien membre du défunt Centre démocratique et social (CDS). Le Centre nationaliste canarien est un parti politique régionaliste et centriste. Éjecté des parlements nationaux et régionaux en 2015, il ne compte actuellement une poignée d’élus locaux.

Parti andalou (PA)

Le Parti andalou (PA) est un parti politique régionaliste et social-démocrate actif en Andalousie, une grande région du sud de l’Espagne. Le Parti andalou a été fondé en 1965 sous le nom d’Alliance socialiste d’Andalousie, puis a changé plusieurs fois de nom (Parti socialiste d’Andalousie en 1976; Parti socialiste d’Andalousie – Parti andalou en 1979) avant de prendre son nom actuel en 1984. Historiquement, le parti a été particulièrement fort à Séville et dans d’autres grandes villes, et a été représenté au parlement andalou de 1982 à 2008. Il n’est désormais plus représenté qu’au niveau local et occupe 470 des quelques 9000 sièges de conseillers communaux en Andalousie.

nacional.andalucista.org

Parti animalier contre la maltraitance des animaux (PACMA)

Le Parti animalier contre la maltraitance des animaux (PACMA) est un parti politique espagnol fondé en 2003. Ce parti s’engage, comme son nom l’indique, pour les droits des animaux, souhaite durcir les sanctions contre les mauvais traitements infligés aux animaux et interdire la tauromachie et veut promouvoir le végétarisme et le végétalisme. Le PACMA participe régulièrement aux élections locales, régionales, nationales et européennes, mais ne détient actuellement pas de mandat électoral.

pacma.es

Parti régionaliste de Cantabrie (PRC)

En Cantabrie, dans le nord de l’Espagne, le Parti régionaliste de Cantabrie (PRC), a été au pouvoir dans une coalition avec le PSOE entre 2003 et 2011, puis à nouveau depuis 2015. Son président, Miguel Angel Revilla, est donc l’actuel président de la région. Centriste, il soutient une autonomie accrue pour la Cantabrie, mais ne lutte pas pour son indépendance.

prc.es

Solidarité basque (EA)

Solidarité basque (EA) est un parti politique basque fondé 1986. Solidarité basque est un parti politique indépendantiste et social-démocrate, membre de l’Alliance libre européenne (ALE). Le parti compte cinq députés régionaux au Pays basque, trois en Navarre, ainsi que 255 conseillers communaux. Solidarité basque est, depuis 2011, l’une des cinq composantes de Bildu.

www.euskoalkartasuna.eus

Sortu

Sortu est un parti politique basque fondé en 2011. Il se situe à la gauche de la gauche et demande l’indépendance du Pays basque. Sortu est, depuis 2011 déjà, l’une des cinq composantes qui ont contribué à la création de l’alliance Bildu. Sortu compte onze représentants au parlement basque et quatre au parlement de Navarre. Sortu compte également deux députés au Parlement européen qui siègent au sein du groupe du Parti de la gauche européenne.

sortu.eus

Union aragonaisiste (CHA)

L’Union aragonaisiste (CHA) est un parti politique espagnol, fondé en 1986. L’Union aragonaisiste suit une ligne politique sociale-démocrate et régionaliste, militant pour plus d’autonomie pour l’Aragon. Représenté au parlement aragonais par deux députés et comptant 163 conseillers municipaux, l’Union aragonaisiste n’a en revanche jamais participé au gouvernement régional.

www.chunta.com

Union démocratique de Catalogne (UDC)

Voir l’article consacré aux partis politiques catalans.

Union Progrès et Démocratie (UPyD)

Le parti Union Progrès et Démocratie (UPyD) est un parti politique espagnol de tendance sociale-libérale fondé en 2007 par une eurodéputée dissidente du PSOE et par les philosophes Fernando Savater et Carlos Martinez Gorriaran. L’UPyD est né au Pays Basque en protestation aux violences d’ETA. Le parti présente ainsi un profil atypique puisqu’il s’oppose à certaines demandes d’autonomie accrue des régionalistes, mais défend par ailleurs un programme progressiste et laïc. Il a fortement progressé lors des élections législatives de novembre 2011, obtenant cinq députés, contre un seul auparavant. L’UPyD a obtenu quatre députés européens lors des élections de 2014 et siège avec l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (ALDE). Le déclin n’a toutefois ensuite pas tardé, l’UPyD ayant perdu tous ses sièges au parlement espagnol lors des élections législatives de 2015.

www.upyd.es

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