Partis politiques italiens

Le paysage politique de l’Italie n’est pas le plus facile à saisir: les petits partis politiques y sont extrêmement nombreux et les fusions et scissions sont extrêmement fréquentes. La plupart des partis sont également très jeunes, aucun des cinq principaux partis politiques italiens n’ayant été fondé avant 1990. Depuis février 2014, le gouvernement italien est dirigé par le président du Parti démocrate (PD, social-démocrate), Matteo Renzi, en coalition avec le Nouveau Centre-Droit (NCD, conservateur), Choix civique (SC, centriste) et l’Union du Centre (UDC, démocrate-chrétien).

Mis à jour le 15.08.2015

Aire populaire (AP)

Aire populaire (AP) est une fédération de partis comprenant notamment le Nouveau Centre-Droite (NCD, conservateur) et l’Union du centre (UDC, démocrate-chrétien), ainsi que des députés dissidents provenant notamment du Pacte civique ou même du Mouvement 5 Étoiles. Le groupe parlementaire a été constitué en décembre 2014, tandis que la fédération a été officiellement créée en mars 2015. Les partis ont fait liste commune dans la plupart des régions lors des élections régionales de 2015.

Alliance pour l’Italie (ApI)

L’Alliance pour l’Italie (ApI) est un parti politique italien fondé en 2009. L’Alliance pour l’Italie a été fondée par des dissidents du Parti démocrate (PD) qui trouvaient la ligne politique de ce parti trop à gauche. Ils n’ont notamment pas apprécié que les députés européens du Parti démocrate siègent au sein du groupe socialiste au Parlement européen et qu’un accord soit passé avec le syndicat CGIL. Présidée par Francesco Rutelli, l’Alliance pour l’Italie est membre du Parti démocrate européen, comme le MoDem de François Bayrou. Elle ne compte plus qu’un seul député depuis les élections de février 2013, contre sept députés et autant de sénateurs avant les élections.

Centre démocrate (CD)

Centre démocrate est un parti politique italien, fondé en décembre 2012 par d’anciens membres de l’Alliance pour l’Italie (ApI) et de Droits et liberté. Centre démocrate est un parti politique centriste, membre de l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (ALDE). Allié au Parti démocrate, il a obtenu cinq députés lors des élections législatives de février 2013. Deux d’entre eux ont quitté le parti depuis lors.

Choix civique (SC)

Le Choix civique (SC) est un parti politique italien, fondé en janvier 2013 par le Premier ministre Mario Monti, jusque-là indépendant. Le Choix civique est un parti politique centriste, comptant des libéraux et des démocrates-chrétiens parmi ses membres. Il est pro-européen et a le statut d’observateur au sein de l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (ALDE). Le Choix civique a obtenu 38 députés et quinze sénateurs lors des élections législatives de février 2013 et participe au gouvernement de Matteo Renzi. En décembre 2013, vingt députés et huit sénateurs ont quitté le groupe parlementaire du Pacte civique pour créer le groupe Pour l’Italie avec des élus appartenant auparavant à l’Union du Centre (UDC, démocrate-chrétien). Il n’a obtenu aucun élu lors des élections européennes de 2014. L’érosion s’est poursuivie depuis lors, des élus rejoignant notamment l’Aire populaire et le Parti démocrate. A l’été 2015, le parti ne compte plus que 25 députés et aucun sénateurs.

Conservateurs et réformistes (CR)

Les Conservateurs et réformistes (CR) sont un parti politique italien fondé en juin 2015 par Raffaele Fitto et d’autres élus de Forza Italia (FI, conservateur). Les Conservateurs et réformistes suivent une ligne politique conservatrice et font partie, au niveau européen, de l’Alliance des conservateurs et réformistes européens. Le parti compte dix sénateurs, deux députés au Parlement européen et quelques conseillers régionaux.

Fédération des Verts (Verdi)

La Fédération des Verts (Verdi) est un parti politique italien fondé en 1990. La Fédération des Verts est un parti politique écologiste, membre du Parti vert européen. Ce parti, qui a compté jusqu’à 26 députés et sénateurs et deux députés européens, n’a pas obtenu d’élu ni aux dernières législatives, ni aux dernières élections européennes et ne dispose plus que d’une poignée de conseillers régionaux. Le parti a par ailleurs été touché par des départs en 2009 vers Gauche, écologie et liberté et en 2010 vers l’Alliance pour l’Italie. Deux sénateurs du Mouvement 5 Étoiles ont rejoint les Verts début 2015, permettant au parti de faire son retour au parlement.

Frères d’Italie – Alliance nationale

Frères d’Italie – Alliance nationale (nommé jusqu’en 2014 Frères d’Italie – Centre-droit national) est un parti politique italien fondé en décembre 2012 par des dissidents de Forza Italia critiques envers le gouvernement de technocrates de Mario Monti. Le parti a obtenu neuf députés lors des élections législatives de février 2013. Deux députés européens et vingt-neuf conseillers régionaux s’y sont par ailleurs ralliés, mais le parti n’a pu conserver ses mandats européens lors des élections de 2014 et le parti ne compte plus que 16 conseillers régionaux à l’été 2015.

Futur et liberté pour l’Italie (FLI)

Futur et liberté pour l’Italie est un parti politique italien fondé en 2011. Futur et liberté pour l’Italie est issu d’une scission du Peuple de la Liberté a été fondé par Gianfranco Fini. Ce parti politique conservateur est membre du Parti populaire européen. Le parti n’a pas réussi à percer et n’a obtenu qu’un seul député et deux sénateurs après les élections de février 2013, contre 26 et 7 auparavant. Il a fait partie de la coalition Choix civique de Mario Monti. Gianfranco Fini a quitté la présidence du parti au lendemain des législatives. Le parti, désormais présidé par Roberto Menia, a effectué un virage à droite.

Gauche, écologie et liberté (SEL)

Gauche, écologie et liberté (SEL) est un parti politique italien fondé en 2009 par la Gauche démocratique (SD), le Mouvement pour la Gauche (MpS), Unir la Gauche (ULS) et les Associations écologistes (AE). Lors des élections européennes de 2009, une liste commune a été en outre formée avec les Verts et le Parti socialiste italien (PSI). Après cinq ans d’absence, Gauche, écologie et liberté a fait son retour au parlement lors des élections législatives de 2013, obtenant 37 députés et sept sénateurs. Nichi Vendola, son président, a également été président des Pouilles, une région du sud de l’Italie, jusqu’en 2015. Lors des élections européennes de 2014, le SEL a participé à la coalition L’Autre Europe avec Tsipras qui a obtenu trois sièges au Parlement européen. Depuis les élections de 2013, 13 députés ont quitté le parti et un ancien membre du Mouvement 5 Étoiles l’a rejoint.

Grand Sud

Grand Sud est un parti politique italien, fondé en juillet 2011 et réunissant Forza del Sud et Io Sud. Grand Sud est un parti politique régionaliste et démocrate-chrétien. Il compte quelques conseillers régionaux en Sicile et en Molise, ainsi que trois sénateurs élus en coalition avec le Peuple de la Liberté lors des élections législatives de février 2013. En novembre 2013 Grand Sud a adhéré à Forza Italia.

Libéraux-démocrates

Les Libéraux-démocrates sont un parti politique italien fondé en octobre 2007 après une scission de La Marguerite, un parti politique centriste qui rejoindra ensuite le Parti démocrate. Il s’agit d’un parti politique libéral. Ses deux députés ont été élus sur les listes du Peuple de la Liberté, mais les Libéraux-démocrates ont changé plusieurs fois de camp depuis lors.

Nouveau Centre-Droit (NCD)

Le Nouveau Centre-Droit (NCD) est un parti politique conservateur fondé en novembre 2013 par des dissidents de Forza Italia, dont Angelino Alfano, l’ancien secrétaire national du parti. Il regroupe les membres de Forza Italia souhaitant participer à la coalition gouvernementale formée avec le Parti démocrate (PD, social-démocrate). Le parti compte 28 députés, 31 sénateurs, 36 élus régionaux et, depuis les élections européennes de 2014, deux députés européens. Rien n’indique toutefois pour l’instant que le Nouveau Centre-Droit connaîtra davantage les faveurs des électeurs que Futur et Liberté pour l’Italie, un parti né en février 2011 d’une scission du parti de Berlusconi, sorti exsangue des législatives de 2013.

Parti communiste d’Italie (PCdI)

Le Parti communiste d’Italie (PCdI) est un parti politique italien fondé en 1998 lors d’une scission du Parti de la Refondation communiste (PRC) par l’aile du parti favorable à une participation au gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi. Créé sous le nom de Parti des communistes italiens (PdCI), il a pris son nom actuel en décembre 2014. Lors des élections législatives italiennes de 2008, la coalition formée par le PRC, le PdCI, les Verts et la Gauche démocrate n’obtint pas le quorum et le PCdI n’est plus représenté au parlement depuis lors. Le PCdI ne compte plus qu’une poignée de conseillers régionaux.

Forza Italia (Peuple de la Liberté (PdL))

Forza Italia est un parti politique italien fondé en 2007 sous le nom de Peuple de la Liberté (PdL) par l’ancien président du conseil italien Silvio Berlusconi. Le PdL est issu de la fusion de Forza Italia de Silvio Berlusconi, de l’Alliance nationale de Gianfranco Fini et de plusieurs partis politiques plus petits. Forza Italia est un parti politique conservateur membre du Parti populaire européen comme les Républicains ou la CDU. Après le succès du Peuple de la Liberté aux élections législatives italiennes de 2008, un gouvernement de coalition avait été formé avec la Ligue du Nord sous la présidence de Silvio Berlusconi. Ce dernier avait dû céder sa place au technocrate Mario Monti en novembre 2011. En novembre 2013, le Peuple de la Liberté a repris le nom de Forza Italia – le nom du premier parti fondé par Berlusconi en 1994. En 2014, Forza Italia a connu plusieurs échecs électoraux, notamment en perdant d’abord la Sardaigne, puis en ne terminant que troisième aux élections européennes. En 2015, Forza Italia s’est fait clairement distancé par la Ligue du Nord dans les différentes élections qui ont eu lieu dans le nord du pays. En juin 2015, dix députés de Forza Italia quitte le parti pour créer le groupe Conservateurs et réformistes italiens.

Parti de la Refondation Communiste (PRC)

Le Parti de la Refondation Communiste (PRC) est un parti politique italien fondé en 1991 par des membres du Parti communiste italien (PCI) refusant la transformation du PCI en un Parti démocrate de la gauche (PDS) moins à gauche. Le Parti de la Refondation Communiste, un parti politique marxiste membre du Parti de la gauche européenne, obtint près de 9% des voix en 1996 et soutint pendant deux ans le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi. La décision du parti de ne plus soutenir le gouvernement Prodi entraîna la création du Parti des communistes italiens (PdCI) par les communistes pro-gouvernementaux. Le PRC participa en revanche ensuite au deuxième gouvernement Prodi de 2006 à 2008. Lors des élections législatives italiennes de 2008, la coalition formée par le PRC, le PdCI, les Verts et la Gauche démocrate n’obtint pas le quorum et le PRC n’est plus représenté au parlement depuis lors. En 2009, il a fondé avec d’autres partis politiques d’extrême-gauche, la Fédération de la gauche, qui n’a pas non plus obtenu d’élus en 2013. Lors des élections européennes de 2014, le SEL a participé à la coalition L’Autre Europe avec Tsipras qui a obtenu trois sièges au Parlement européen.

Parti démocrate (PD)

Le Parti démocrate (PD) est un parti politique italien fondé en 2007 par la fusion de huit partis de gauche et du centre, comprenant notamment les Démocrates de Gauche (sociaux-démocrates) et la Marguerite (centriste). Partagé entre son aile centriste et son aile sociale-démocrate, le Parti démocrate n’a adhéré qu’en février 2014 au Parti socialiste européen (PSE). Le Parti démocrate dirige depuis les élections législatives de 2013 un gouvernement de grande coalition avec le Nouveau Centre-Droite et le Choix civique. Le poste de Premier Ministre est occupé depuis février 2014 par Matteo Renzi. Le Parti démocrate (PD) a remporté les élections européennes de 2014, obtenant 29 sièges sur 73. Le parti occupe également environ un tiers des sièges dans les Conseils régionaux (310 sur 917).

Parti des retraités

Le Parti des retraités est un petit parti politique italien fondé en 1987. Ce parti politique conservateur défend les intérêts des retraités. Le Parti des retraités a disposé d’un député européen entre 1999 et 2009, qui a siégé dans le groupe parlement du Parti populaire européen, et compte actuellement un seul conseiller régional, en Lombardie.

Parti libéral italien (PLI)

Le Parti libéral italien (PLI) est un parti politique italien fondé en 1997 et se réclame de l’héritage de l’ancien Parti libéral italien, actif de 1943 à 1994. Le Parti libéral italien (PLI) n’est plus représenté au parlement depuis les élections législatives de février 2013. Il compte pas non plus d’élus européens ou régionaux.

Parti républicain italien (PRI)

Le Parti républicain italien (PRI) est une parti politique italien fondé en 1895, ce qui en fait le plus ancien parti politique encore en activité. Le Parti républicain italien, d’inspiration sociale-libérale, est membre du Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. Au cours des deux dernières décennies, le PRI s’est allié le plus souvent avec la droite. Il n’est plus représenté au parlement depuis les élections législatives de février 2013.

Italie des Valeurs (IdV)

L’Italie des Valeurs (IdV) est un parti politique italien fondé en 1998 par l’ancien procureur anti-mafia Antonio di Pietro. Ce parti centriste s’engage notamment pour une plus grande transparence, pour la lutte contre la corruption et promeut différentes mesures sociales et écologiques, tout en demandant une rationalisation du fonctionnement de l’État. Allié au Parti démocrate en Italie et farouchement opposé à Silvio Berlusconi, l’Italie des Valeurs est membre au niveau européen du Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. Ce parti a fait parler de lui en mai 2011 lorsque Luigi de Magistris a remporté la mairie de Naples, mais le parti a ensuite échoué à obtenir des élus aux élections nationales de février 2013. En 2014, Italie des Valeurs a perdu l’ensemble de ses députés européens. En avril 2015, un ancien député de la Ligue du Nord a rejoint l’Italie des Valeurs.

Ligue du Nord (LN)

La Ligue du Nord (LN) est un parti politique italien fondé en 1991 par la fusion de plusieurs partis régionaux, dont la Ligue lombarde et la Ligue vénitienne. Régionaliste, la Ligue du Nord demande la transformation de l’Italie en un État fédéral, le fédéralisme fiscal et une plus grande autonomie pour les régions. A cette orientation régionaliste sont venus rapidement s’ajouter des prises de position xénophobes et islamophobes qui lui valent d’être désormais classée parmi les partis populistes de droite, aux côtés de l’UDC suisse de Christoph Blocher ou de Parti pour la liberté néerlandais de Geert Wilders. Au niveau européen, la Ligue du Nord est membre du Groupe Europe, libertés, démocratie, tout comme le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) et le Mouvement pour la France. La Ligue du Nord a participé à tous les gouvernements de Silvio Berlusconi depuis 1994, mais a refusé de soutenir le gouvernement d’experts de Mario Monti en novembre 2011. En avril 2012, la Ligue du Nord a été frappée par un scandale financier impliquant des proches du fondateur du parti Umberto Bossi, qui a démissionné de son poste de Secrétaire général. L’ancien Ministre de l’Intérieur Roberto Maroni lui a succédé. La Ligue du Nord dirige deux régions – la Vénétie et la Lombardie – en coalition avec le Peuple de la Liberté, mais est dans l’opposition au niveau national. Elle a perdu le Piémont lors des élections régionales de mai 2014.

Liste Bonino Pannella

La Liste Bonino Pannella est un parti politique italien fondé en 1989 par l’ancienne Commissaire européenne Emma Bonino et par Marco Pannella. La Liste Bonino Pannella est un parti politique libéral, membre du Parti européen des libéraux, réformateurs et démocrates (ELDR). Ce parti n’est plus représenté au parlement italien depuis février 2013, ce qui n’a toutefois pas empêché Emma Bonino d’être Ministre des affaires étrangères dans le gouvernement de Enrico Letta (2013-2014).

Mouvement 5 étoiles (M5S)

Le Mouvement 5 étoiles est un parti politique italien fondé en 2009 par l’humoriste Beppe Grillo. Le Mouvement 5 étoiles est un parti d’inspiration populiste, écologiste et anti-corruption. Se présentant toujours seul aux élections, sans alliance avec les partis de gauche ou de droite, le Mouvement 5 étoiles a obtenu 109 députés et 53 sénateurs lors des élections législatives de février 2013. Il compte également une centaine de conseillers régionaux et détient notamment la mairie de Parme – un fief de la gauche – depuis mai 2012. En mai 2014, le Mouvement 5 étoiles a terminé en deuxième position lors des élections européennes. Les 17 élus du Mouvement 5 Étoiles ont alors formé un groupe avec l’UKIP (conservateurs anglais, europhobes) et différents petits partis, généralement situés très à droite. De nombreux députés et sénateurs ont quitté le parti depuis les élections de 2013. Le M5S compte 91 députés et 36 sénateurs à l’été 2015.

Parti social-démocrate italien (PSDI)

Le Parti social-démocrate italien (PSDI) est un parti politique fondé en 1947 par une minorité du Parti socialiste italien (PSI) qui avait refusé la décision du PSI de faire alliance avec le Parti communiste italien (PCI) pour les élections de 1948. Réunissant entre 3% et 7% des voix pendant la guerre froide, le PSDI a formé de fréquentes coalitions gouvernementales avec la Démocratie chrétienne. Au début des années 1990, après le scandale de l’Opération mains propres, le parti disparut presque complètement de la scène politique italienne. Il faudra attendre 2004 pour qu’il soit relancé. Le parti n’a toutefois pas rencontré un grand succès depuis lors.

Parti socialiste italien (PSI)

Le Parti socialiste italien (PSI) est un parti politique italien fondé en 2007. Le Parti socialiste italien, d’inspiration sociale-démocrate, est membre du Parti socialiste européen (PSE) et de l’Internationale socialiste. Il a été fondé pour rassembler les socialistes italiens, répartis dans différents partis politiques depuis la dissolution du PSI historique (voir l’article consacré aux anciens partis politiques italiens). Le Parti socialiste italien compte une quinzaine de conseillers régionaux et, depuis février 2013, quatre députés élus dans la coalition de centre-gauche emmenée par le Parti démocrate.

Union du centre (UDC)

L’Union du Centre (UDC) est un parti politique fondé en 2008 par la fusion de l’Union des démocrates-chrétiens et du centre et de la Rose blanche. L’UDC, d’inspiration démocrate-chrétienne, est la principale héritière de la toute puissante Démocratie-chrétienne qui a régné presque sans partage sur la politique italienne entre la fin de la Seconde guerre mondiale et la chute du mur de Berlin. Au niveau européen, l’UDC est membre du Parti populaire européen, tout comme le Peuple de la Liberté de Silvio Berlusconi ou l’UMP de Nicolas Sarkozy. Allié au Choix Civique de Mario Monti pour les élections de 2013, il n’a obtenu que huit sièges à la chambre basse et deux au Sénat. Le parti ne compte par ailleurs plus qu’une vingtaine de conseillers généraux.

Partis régionalistes du sud de l’Italie

Force du Sud (Forza del Sud)

Force du Sud est un parti politique italien fondé en octobre 2010 par Gianfranco Micciché, un député sicilien du Peuple de la Liberté. Force du Sud est un parti régionaliste demandant une plus grande autonomie pour les régions du sud de l’Italie. Le parti ne compte plus d’élus nationaux depuis les élections législatives de 2013.

Mouvement pour les autonomies (MPA)

Le Mouvement pour les autonomies (MPA) est un parti politique italien fondé en 2005. Ce parti politique régionaliste, d’orientation démocrate-chrétienne, demande une plus grande autonomie pour les régions du sud de l’Italie. Le MPA réalise ses meilleurs résultats électoraux en Sicile, une région dont il a dirigé le gouvernement de 2008 à 2012. En alliance avec le Peuple de la Liberté, le MpA a obtenu un député et deux sénateurs lors des élections législatives de février 2013.

Nous le sud – Liberté et autonomie (Noi Sud)

Nous le Sud – Liberté et autonomie (Noi Sud) est un parti politique italien fondé en janvier 2010. Nous le Sud est issu d’une scission du Mouvement pour les autonomies (MPA). Il demande une plus grande autonomie pour les régions du sud de l’Italie. Il n’est plus représenté au parlement national depuis les élections législatives de février 2013, mais compte encore deux conseillers régionaux.

Partis régionalistes de Sardaigne

Parti sarde d’action (PSdAz)

Le Parti sarde d’action (PSdAz) est un parti politique italien fondé en 1912. Le Parti sarde d’action est un parti politique régionaliste, de tendance sociale-libérale, et membre de l’Alliance libre européenne (ALE). Il compte actuellement trois sièges au parlement régional de Sardaigne. Après avoir été allié à la gauche jusqu’en 2008, le Parti sarde d’action fait désormais partie d’une coalition de centre-droite. La coalition a été battue lors des élections régionales de 2014 et le PSdAz est désormais dans l’opposition.

Réformateurs sardes

Les Réformateurs sardes sont un parti politique italien fondé en 1993. Les Réformateurs sardes sont un parti politique libéral et démocrate-chrétien. Ils disposent actuellement de trois sièges au parlement régional de Sardaigne. Bien que présent uniquement en Sardaigne, ce parti ne fait pas du régionalisme ou de l’autonomisme une priorité politique. Un membre des Réformateurs sardes a également été élu à la Chambre des Députés lors des élections de 2013 sur les listes du Pacte civique (libéral).

Partis régionalistes du Tyrol du Sud

Les Libéraux (F)

Les Libéraux (Die Freiheitlichen) sont un parti politique fondé en 1992 pour représenter les intérêts de la minorité germanophone du Tyrol du Sud. Il est issu d’une scission de l’organisation de jeunesse du Parti populaire du Tyrol du Sud, au pouvoir dans la région depuis 1949. Les Libéraux sont un parti politique indépendantiste et populiste de droite, proche du Parti de la Liberté (FPÖ) autrichien. Les Libéraux constituent la deuxième force politique au parlement provincial du Tyrol du Sud.

Liberté du Tyrol du Sud (STF)

Liberté du Tyrol du Sud (STF) est un parti politique fondé en 2007 pour représenter les intérêts de la minorité germanophone du Tyrol du Sud. Il est issu d’une scission du Parti populaire du Tyrol du Sud (SVP). Ce parti politique séparatiste – il demande le rattachement du Tyrol du Sud au Land autrichien du Tyrol – est membre de l’Alliance libre européenne (ALE). Contrairement à la plupart des membres de cette dernière, il suit une ligne politique conservatrice.

Parti populaire du Tyrol du Sud (SVP)

Le Parti populaire du Tyrol du Sud (SVP) est un parti politique fondé en 1945 pour représenter les intérêts de la minorité germanophone du Tyrol du Sud. Ce parti régionaliste suit une ligne politique démocrate-chrétienne, même si certains de ses membres sont plutôt de centre-gauche. Au niveau européen, il a le statut d’observateur au sein du Parti populaire européen. Doté d’un poids marginal au niveau national, le SVP est en revanche dominant dans la Province autonome de Bolzano où il a obtenu 46% des voix lors des élections régionales de 2013.

Union des citoyens pour le Tyrol du Sud (BU)

L’Union des citoyens pour le Tyrol du Sud (BU) est un parti politique fondé en 1989 sous le nom d’Union pour le Tyrol du Sud (UfS) pour représenter les intérêts de la minorité germanophone du Tyrol du Sud. Il a pris son nom actuel à la fin de l’année 2011. Ce parti séparatiste suit une ligne politique très marquée à droite. Il compte un député au parlement de la province du Tyrol du Sud.

Partis régionalistes du Trentin

Parti autonomiste trentin et tyrolien (PATT)

Le Parti autotonomiste trentin et tyrolien (PATT) est un parti politique fondé en janvier 1988 suite à une scission du Parti populaire trentin tyrolien (PPTT). Le PATT est un parti politique régionaliste de tendance démocrate-chrétienne. Allié au Parti démocrate (PD, social-démocrate), il est actuellement le deuxième plus grand parti représenté au parlement de la Province autonome de Trento.

Union autonomiste ladine (UAL)

L’Union autonomiste ladine (UAL) est un parti politique fondé en 1983 représentant les intérêts de la minorité ladine dans la Province autonome de Trento. L’UAL compte un député au parlement de la Province autonome de Trento.

Union pour le Trentin (UpT)

L’Union pour le Trentin (UpT) est un parti politique fondé en juin 2008 par la majorité des membres de la province de Trento du parti social-libéral « La Marguerite » qui ne souhaitaient pas rejoindre le Parti démocrate (PD, social-démocrate). L’Union pour le Trentin, un parti politique autonomiste de tendance démocrate-chrétienne, est actuellement le troisième plus grand parti représenté au parlement de la Province autonome de Trento.

Partis régionalistes de la Vallée d’Aoste

Fédération autonomiste (FA)

La Fédération autonomiste (FA) est un parti politique fondé en 1998 pour protéger les intérêts de la Vallée d’Aoste. La Fédération autonomiste est un parti politique centriste et autonomiste. Elle a participé au gouvernement régional dirigé par l’Union valdôtaine (UV) de 2008 à 2013, mais a perdu tous ses élus lors des élections régionales de mai 2013.

Stella Alpina (SA)

Stella Alpina (SA) est un parti politique fondé en 2002 pour protéger les intérêts de la Vallée d’Aoste. Deuxième force politique de la région, Stella Alpina est un parti politique autonomiste d’inspiration démocrate-chrétienne. Elle participe actuellement au gouvernement régional dirigé par l’Union valdôtaine (UV).

Union valdôtaine (UV)

L’Union valdôtaine (UV) est un parti politique fondé en 1945 pour protéger les intérêts de la Vallée d’Aoste, une région à majorité francophone du nord-ouest de l’Italie. L’Union valdôtaine est un parti politique centriste et autonomiste, mais qui ne demande pas l’indépendance de la région. Elle a dirigé le gouvernement régional presque sans interruption depuis 1974. Elle forme actuellement un gouvernement avec Stella Alpina.

Union valdôtaine progressiste (UVP)

L’Union valdôtaine progressiste (UVP) est un parti politique fondé en 2012 lors d’une scission de l’aile gauche de l’Union valdôtaine. L’UVP suit une ligne politique autonomiste de centre-gauche. Le parti a obtenu 19% des voix et sept sièges lors des élections régionales de mai 2013.

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *