Partis politiques suisses

Si le paysage politique de la Suisse est relativement stable en comparaison européenne – ses quatre principaux partis siègent sans interruption au gouvernement fédéral depuis 1959 – il n’a pas moins connu de nombreux bouleversements au cours des dernières années: l’émergence des Verts, la montée de l’UDC, puis, plus récemment, la naissance des Vert’libéraux et du Parti bourgeois-démocratique, ont transformé le paysage politique du pays. Vous trouverez dans cet article une description des principaux partis politiques existants et disparus. Les dernières élections fédérales suisses ont eu lieu le 18 octobre 2015.

Mis à jour le 2 juillet 2016

Partis politiques suisses représentés au Conseil fédéral (gouvernement):

Union démocratique du centre (UDC)

L’Union démocratique du centre (UDC) est un parti politique suisse fondé en 1971 lors de la fusion du Parti des paysans, artisans et indépendants (PAI, agrarien) et du Parti démocrate (DP, libéral). Représentant traditionnellement l’électorat rural des cantons protestants, l’UDC s’est progressivement transformée depuis la fin des années 1980, sous l’impulsion de l’homme d’affaires Christoph Blocher, en un parti de droite populiste. L’UDC a fait de son opposition à l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne et à l’immigration ses principaux thèmes de campagne. Elle suit par ailleurs une ligne clairement libérale en matière économique et plutôt conservatrice en matière de meurs. L’UDC s’est progressivement implantée sur l’ensemble du territoire suisse et est le premier parti du pays depuis 2003. Après avoir atteint le meilleur score de son histoire en 2007 (29% des voix, contre 11% au début des années 1980), elle a légèrement reculé en 2011, avant de rebondir en 2015. L’UDC compte actuellement deux membres au sein du Conseil fédéral, l’exécutif helvétique.

www.udc.ch

Parti socialiste suisse (PSS)

Le Parti socialiste suisse (PSS) est un parti politique fondé en 1888 et qui a obtenu son premier représentant au Parlement fédéral deux ans plus tard. Le PSS est un parti politique social-démocrate classique, membre du Parti socialiste européen, à l’image des socialistes français ou des travaillistes britanniques. Le Parti socialiste suisse a intégré nombre de revendications défendues traditionnellement par les partis écologistes et est ainsi farouchement opposé à l’énergie nucléaire. Si le parlement helvétique a toujours eu une claire majorité de centre-droite, le Parti socialiste participe au gouvernement fédéral presque sans interruption depuis 1943, en coalition avec des partis politiques de droite ou de centre-droite. Il compte actuellement deux membres au sein du Conseil fédéral. Lors des élections fédérales de 2011, le PSS a reculé en terme de suffrages obtenus, mais progressé en nombre de sièges, notamment au Conseil des États, la Chambre haute du parlement fédéral. En 2015, c’est l’inverse qui s’est passé: les socialistes ont légèrement progressé en nombre de suffrages, mais perdu quelques sièges.

www.sp-ps.ch/fr

Parti libéral-radical (PLR)

Le Parti libéral-radical (PLR) est un parti politique suisse fondé en 2009 par la fusion du Parti radical-démocratique (PRD, libéral) et du Parti libéral suisse (PLS, libéral). Le PLR est un parti d’orientation libérale, membre du Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. Il occupe actuellement deux des sept sièges du Conseil fédéral – le gouvernement suisse – et y a été présent, par le biais du PRD, sans interruption depuis 1848. Il est le troisième plus grand parti de Suisse après l’UDC et le Parti socialiste. Le PLR – et les deux partis qui l’ont précédé – a vu son influence décroître régulièrement depuis le milieu des années 1980. Il n’a obtenu que 15% des voix lors des élections fédérales d’octobre 2011. Depuis quelques temps, le PLR semble être entré dans une dynamique positive et a progressé lors des élections fédérales de 2015, ainsi que lors de nombreux scrutins cantonaux.

www.plr.ch

Parti démocrate-chrétien (PDC)

Le Parti démocrate-chrétien (PDC) est un parti politique suisse fondé en 1912 sous le nom de Parti conservateur populaire. Il se renomme Parti conservateur et chrétien-social en 1957, puis prend son nom actuel en 1970. D’inspiration démocrate-chrétienne, le PDC est membre associé du Parti populaire européen dont sont membres également l’UMP de Nicolas Sarkozy ou la CDU d’Angela Merkel. Le PDC, créé à l’origine par les conservateurs catholiques pour lutter contre les radicaux protestants, a longtemps régné sans partage dans les petits cantons catholiques de Suisse centrale, en Valais et à Fribourg. Il a vu se développer progressivement un courant chrétien-social, non sans générer de tensions avec les conservateurs. Il a perdu passablement d’influence dans ces cantons depuis lors, notamment au profit de l’UDC qui en était absente jusqu’au milieu des années 1990, sans toutefois parvenir à percer véritablement dans les cantons protestants et les grands centres urbains. Il a par ailleurs subi en 1997 la scission de son aile chrétienne-sociale dans plusieurs cantons (voir Parti chrétien-social ci-dessous). Représenté au Conseil fédéral – le gouvernement suisse – sans interruption depuis sa création, il n’a obtenu que 11.6% des voix lors des élections fédérales de 2015, ce qui constitue le plus mauvais score de son histoire.

www.pdc.ch

 

Autres partis politiques suisses

Combat socialiste (CS)

Combat socialiste (CS) est un parti politique suisse actif dans le canton du Jura et, plus particulièrement, en ville de Delemont. Combat socialiste, qui suit une ligne politique d’extrême-gauche, a été fondé en 1977 et est représenté au parlement du canton du Jura depuis 1982. Il a même brièvement compté – entre 1993 et 1994 – une représentante au gouvernement cantonal en la personne d’Odile Montavon.

Démocrates suisses

Les Démocrates suisses (DS) sont un parti politique suisse, fondé en 1961 sous le nom d’Action nationale contre l’emprise étrangère du peuple et de la patrie. Les Démocrates suisses sont un parti politique d’extrême-droite, qui a connu un certain succès au début des années 1970 avec le lancement d’une initiative populaire contre la surpopulation étrangère (Initiative Schwarzenbach). Le poids électoral du parti, qui culmina à plus de 7% en 1971, stagna pendant les années 1980 et le début des années 1990 entre 2% à 3%, avant de s’effondrer au moment où l’Union démocratique du centre (UDC) triomphait et reprenait à son compte la thématique de l’immigration. Les Démocrates suisses ne sont plus représentés au parlement fédéral depuis 2003. Le parti adopta son nom actuel en 1990.

www.schweizer-demokraten.ch

Les Verts – Parti écologiste suisse (PES)

Les Verts suisses – nommés également Parti écologiste suisse (PES) – sont un parti politique fondé en 1983. Ce parti politique écologiste classique est membre du Parti vert européen, tout comme les Verts allemands ou Europe Écologie. Obtenant près de 10% des voix lors des élections fédérales de 2007 – avant de reculer un peu en 2011, puis à nouveau en 2015 – les Verts suisses comptent parmi les partis écologistes qui ont le plus de succès en Europe. Représentés dans de nombreux exécutifs cantonaux, ils occupent également les mairies de Bâle, Schaffhouse ou Vevey.

www.verts.ch

Parti bourgeois-démocratique (PBD)

Le Parti bourgeois-démocratique (PBD) est un parti politique suisse fondé en 2008 en scission de l’UDC. Il a été créé après l’élection d’Eveline Widmer-Schlumpf au Conseil fédéral (exécutif helvétique) contre l’avis de l’UDC, son propre parti politique, et l’exclusion de la section cantonale grisonne qui a suivi. Fondé à l’origine par des dissidents de l’UDC des cantons des Grisons, de Glaris et de Berne, le PBD a réussi à s’ancrer également dans plusieurs autres cantons, dont Argovie, Bâle-Campagne et Zurich. Revendiquant l’héritage de la tradition centriste de l’UDC – avant que Christoph Blocher ne la transforme en un parti populiste de droite – le PBD est un parti politique conservateur. Il a obtenu un peu plus de 5% des voix lors des élections fédérales de 2011 et est parvenu à faire réélire Eveline Widmer-Schlumpf au Conseil fédéral en décembre de la même année. En 2015, Eveline Widmer-Schlumpf ne s’est pas représentée, laissant son siège à un membre de l’UDC, tandis que le PBD reculait lors des élections fédérales.

www.bdp.info

Parti vert’libéral suisse

Le Parti vert’libéral suisse est un parti politique suisse fondé en 2004 à la suite d’une scission sur l’aile droite des verts du canton de Zurich. A l’image du parti Cap21 de Corinne Lepage, le Parti vert’libéral défend une ligne politique écologiste, mais de centre-droite. Si les fondateurs sont d’anciens membres des Verts, le parti a ensuite accueilli de nombreux anciens membres du Parti libéral-radical (PLR) ainsi que de nombreux nouveaux-venus en politique. Les Vert’libéraux sont parvenus depuis leur fondation à entrer dans de nombreux parlements cantonaux et ont obtenu un peu plus de 5% des voix lors des élections fédérales de 2011. Lors des élections de 2015, la tendance semble s’être renversée puisque le parti a perdu cinq de ses douze sièges au Conseil National.

vertsliberaux.ch

Mouvement citoyen genevois (MCG)

Le Mouvement citoyen genevois (MCG) est un parti politique suisse, actif dans le canton de Genève et fondé en 2005. Fondé par d’anciens membres de l’UDC et du Parti libéral, le Mouvement citoyen genevois suit une ligne politique populiste, luttant notamment contre les  frontaliers travaillant dans le canton de Genève. Le MCG a obtenu neuf des 100 sièges du Grand Conseil genevois en 2005, avant d’atteindre dix-sept sièges en 2009, devenant en quatre ans le troisième parti politique du canton. En 2011, il a obtenu son premier siège au Conseil national.

www.mcge.ch

Centre gauche – Parti chrétien-social (PCS)

Le Parti chrétien-social (PCS) est un parti politique suisse regroupant plusieurs partis démocrates-chrétiens de centre-gauche. Ce parti a été fondé en 1997 par des partis chrétiens-sociaux actifs dans les cantons du Jura, de Fribourg, de Lucerne et de Zurich. Ils sont rejoint en 2005 par les chrétiens-sociaux du Valais romand. Ces partis ont tous fait, à un moment ou à un autre, sécession du Parti démocrate-chrétien, où subsiste d’ailleurs une aile chrétienne-sociale. Le PCS comptent des élus dans ces quelques cantons et a été représenté au Conseil National jusqu’en 2011. Il forme régulièrement des alliances électorales avec les Verts et les socialistes.

www.csp-pcs.ch

Parti chrétien-social d’Obwald

Le Parti chrétien-social d’Obwald est un parti politique actif dans le canton d’Obwald créé en 1956 lors d’une scission sur l’aile gauche du Parti démocrate-chrétien (PDC). Le Parti chrétien-social d’Obwald est représenté au parlement et au gouvernement du canton d’Obwald, ainsi que, depuis 2011, au Conseil National. Il n’est pas membre du Parti chrétien-social présenté ci-dessus.

www.csp-ow.ch

Parti évangélique suisse (PEV)

Fondé en 1919, le Parti évangélique suisse (PEV) est un petit parti politique protestant centriste, adoptant des positions progressistes sur les questions économiques et conservatrices sur les questions de société. Il a été créé à partir du Parti chrétien-protestant fondé deux plus tôt à Zurich. Le Parti évangélique populaire est représenté depuis lors presque sans interruption au parlement fédéral, mais n’a jamais réussi à obtenir plus de trois sièges. S’il est représenté ça et là dans des exécutifs communaux, le PEV n’a jamais réussi à devenir un parti politique majeur dans un canton ou un autre. Dans les années 1980, il a formé un groupe parlementaire avec l’Alliance des Indépendants. Depuis 2007, les conseillers nationaux du PEV siègent avec le Parti démocrate-chrétien.

www.evppev.ch

Parti suisse de la Liberté (PSL)

Le Parti suisse de la Liberté (PSL) est un parti politique suisse qui a été fondé en 1984 sous le nom de Parti des automobilistes pour réagir à l’émergence des Verts. Le Parti suisse de la liberté est un parti politique d’extrême-droite qui a connu un succès électoral remarqué en 1991 en obtenant 4% des voix et sept sièges au Conseil National. Il a ensuite rapidement fait les frais de l’ascension de l’Union démocratique du centre (UDC), qui a d’ailleurs absorbé nombre de ses membres. Le Parti suisse de la Liberté, qui a pris son nom actuel en 1994, ne compte plus aujourd’hui d’élus nationaux ou régionaux.

www.auto-partei.ch

Parti suisse du Travail (PdT)

Le Parti suisse du Travail (PdT) est un petit parti politique suisse, fondé en 1944 par d’anciens membres du Parti communiste suisse et de la Fédérations socialiste suisse, tous deux interdits quelques années plus tôt. Le Parti suisse du Travail est un parti politique communiste. Comme nombre de partis similaires en Europe occidentale, il obtint ses meilleurs résultats dans l’immédiat après-guerre, dépassant les 5% des suffrages lors des élections fédérales de 1947. Son importance a ensuite progressivement décliné et il n’a plus été représenté au parlement fédéral entre 2011 et 2015, mais a à nouveau obtenu un élu cette année-là. Il compte en revanche encore des élus dans les parlements des cantons de Neuchâtel, Vaud et Jura. Il est appelé Parti ouvrier populaire (POP) dans certains cantons romands.

www.pst.ch

Ligue des Tessinois (Lega)

La Ligue des Tessinois (Lega) est un parti politique suisse fondé en 1991 par Giuliano Bignasca et Flavio Maspoli, une année après la création du journal gratuit Il matino della domenica par ces deux mêmes personnes. Ce parti politique régionaliste, actif uniquement au Tessin, canton italophone, suit une ligne politique populiste de droite proche de celle de l’UDC, avec la différence qu’il se veut aussi le défenseur du Tessin contre le reste de la Suisse, même s’il n’a aucune tendance sécessionniste. La Lega est l’un des principaux partis politiques au Tessin.

www.lega-dei-ticinesi.ch

solidaritéS

solidaritéS est un parti politique suisse fondé en 1992 à Genève par deux petits partis politiques d’extrême-gauche. Ce parti, actif dans les cantons de Vaud, Neuchâtel et Genève, est membre de la Gauche anticapitaliste européenne. SolidartéS a été représenté au Conseil National entre 2003 et 2007. Le parti compte actuellement des élus dans les parlements cantonaux vaudois et neuchâtelois, ainsi que dans plusieurs communes.

www.solidarites.ch

Union démocratique fédérale (UDF)

L’Union démocratique fédérale (UDF) est un parti politique suisse fondé en 1975 par d’anciens membres des Démocrates suisses, du Mouvement républicain et du Parti évangélique. L’Union démocratique fédérale est un parti politique conservateur et évangélique, notamment opposé à l’avortement, à l’euthanasie ou au mariage pour les couples homosexuels. Le parti a été représenté au Conseil National entre 1991 et 2011. L’UDF est membre du Mouvement politique chrétien européen.

www.udf-suisse.ch

Anciens partis politiques suisses

Alliance des Indépendants (AdI)

L’Alliance des Indépendants (AdI) était un parti politique suisse, fondé en 1935 par Gottlieb Duttweiler, le fondateur de la chaîne de supermarchés Migros. L’Alliance des Indépendants suivit une ligne politique sociale-libérale, adoptant par ailleurs dès les années 1970 une sensibilité écologiste. L’Alliance des Indépendants a obtenu son meilleur score en 1967, obtenant 9% des suffrages et seize sièges au Conseil National. Elle a ensuite connu un lent mais inexorable déclin qui s’est soldé par sa dissolution en 1999, après qu’elle n’a obtenu qu’un siège aux élections fédérales de cette même année.

Front National (FN)

Le Front National (FN) était un parti politique suisse, fondé en 1933 par deux groupes d’étudiants de l’Université de Zurich. Le Front National était un parti politique fasciste. Il obtint l’année même de sa fondation d’importants succès électoraux à Schaffhouse (27% des voix) et en ville de Zurich (10 sièges sur 125). Le Front National ne remporta toutefois qu’un seul siège de Conseiller National lors des élections fédérales de 1935, puis perdit l’ensemble de ses mandats en 1938-1939. Le parti disparut en 1940.

Mouvement républicain

Le Mouvement républicain était un parti politique suisse, fondé en 1971 par James Schwarzenbach après une scission de l’Action nationale (actuels Démocrates suisses). Le Mouvement républicain obtint sept sièges lors des élections fédérales qui se tinrent la même année, puis quatre en 1975 et un seul en 1979. Ce dernier siège est perdu en 1987 et le Mouvement républicain est dissout deux ans plus tard.

Organisations progressistes (POCH)

Les Organisations progressistes (POCH) étaient un parti politique suisse, fondé en 1971 par différents mouvements cantonaux apparus une année auparavant. Ce parti progressiste, situé à la gauche du Parti socialiste suisse, essaima essentiellement en Suisse alémanique et fut représenté au Conseil National entre 1979 et 1991 par deux à trois députés, ainsi que dans les parlements de huit cantons. Le parti perdit toutefois en influence à partir de la fin des années 1980 et nombre de ses membres rejoignirent les Verts. Les Organisations progressistes de Bâle-Ville, les dernières à subsister, disparurent en 1993.

Parti communiste suisse (PCS)

Le Parti communiste suisse (PCS) était un parti politique suisse, fondé en 1921 après le refus du Parti socialiste suisse d’adhérer au Komintern, l’organisation communiste internationale dirigée par les communistes d’Union soviétique. Le Parti communiste suisse était essentiellement actif en Suisse allemande, notamment à Zurich, Bâle et, surtout, Schaffhouse, où le Parti socialiste était marginalisé. Au niveau national, le Parti communiste suisse n’atteint jamais les 3% des voix et resta donc une force politique relativement marginale. Après s’être longtemps opposé au Parti socialiste, il s’est rallié à la stratégie du Front populaire voulue par Moscou en 1935. En 1940, le Parti communiste suisse fut interdit, après que de nombreuses sections cantonales l’eurent déjà été. En 1944, un nouveau parti d’orientation communiste sera fondé: le Parti du travail (PdT).

Parti démocratique (DEM)

Le Parti démocratique (DEM) était un parti politique suisse, d’abord apparu dans le canton de Zurich en 1867. Des Partis démocratiques ont également été fondés dans différents autres cantons, principalement en Suisse orientale. Un Parti démocratique suisse a existé entre 1905 et 1930, puis à nouveau entre 1941 et 1971. Seules les Partis démocratiques des cantons des Grisons, de Glaris et de Zurich sont parvenus à jouer un rôle important au niveau cantonale. En 1971, les sections des Grisons et de Glaris ont fusionné avec le Parti des  paysans, artisans et indépendants pour former l’UDC, tandis que la section zurichoise fusionnait avec le Parti radical-démocratique. Ce parti, qui a suivi à l’origine une ligne politique plutôt de centre-gauche, s’est signalé à la fin de son existence par une initiative populaire contre la surpopulation étrangère.

Parti des paysans, artisans et indépendants (PAI)

Le Parti des paysans, artisans et indépendants (PAI) était un parti politique suisse de tendance agrarienne. Si les premiers partis ont été fondés, au niveau cantonal, en 1917 à Zurich et en 1918 à Berne, il faudra attendre 1937 pour qu’un parti soit constitué au niveau national. Ce parti est issu de scissions de l’aile agrarienne du Parti radical-démocrate (PRD), une partie des agriculteurs estimant que leurs intérêts n’étaient pas suffisamment pris en compte par le PRD. Le Parti des paysans, artisans et indépendants a été représenté dès 1929 au Conseil fédéral (élection de Rudolf Minger) et y restera jusqu’à la création de l’Union démocratique du centre (UDC) en 1971. Le parti était actif dans les cantons de Berne, Zurich, Argovie, Bâle-Campagne, Fribourg, Schaffhouse, Tessin, Thurgovie et Vaud, essentiellement dans des régions protestantes.

Parti libéral suisse (PLS)

Le Parti libéral suisse (PLS) était un parti politique suisse, fondé en 1913 par les libéraux et les libéraux-conservateurs qui n’avaient pas rejoint le Parti radical-démocratique lors de sa formation en 1894. Le PLS s’est d’abord appelé Parti libéral-démocratique de 1913 à 1961, puis Union libérale démocratique de 1961 à 1977, puis a pris son nom actuel en 1977. S’il n’a eu qu’un poids modéré au niveau national, le Parti libéral suisse a exercé une réelle influence dans les cantons de Vaud, Genève, Neuchâtel et Bâle-Ville, et ce de manière durable pendant tout le vingtième siècle. Lors des élections fédérales de 2003, le PLS n’a plus obtenu que quatre sièges, soit pas assez pour former un groupe indépendant au parlement fédéral. Les conseillers nationaux libéraux ont rejoint le groupe libéral, puis, cinq ans plus tard, le Parti libéral suisse et le Parti radical-démocratique ont fusionné pour former le Parti libéral-radical.

Parti radical-démocratique suisse (PRD)

Le Parti radical-démocratique suisse (PRD) était un parti politique suisse, fondé en 1894. Le Parti radical-démocratique suisse était un parti politique de centre-droite. Ce parti a occupé pendant plusieurs décennies une place prépondérante dans la vie politique suisse, disposant notamment de la majorité des sièges au Conseil National jusqu’en 1918, au Conseil des États jusqu’au milieu des années 1920 et au gouvernement jusque dans les années 1940. Depuis la fin des années 1980, le PRD fait les frais du bouleversement du paysage politique suisse: montée de l’UDC et des Verts, puis arrivée sur la scène politique des Verts libéraux et du Parti bourgeois-démocrate. En 2008, une année après avoir obtenu le plus mauvais score de son histoire lors d’élections fédérales (15.8%), le Parti radical-démocratique fusionne avec le petit Parti libéral suisse (PLS) pour former le Parti libéral-radical.

Parti radical-réformiste (PRR)

Le Parti libéral-radical jurassien indépendant du Jura est créé le 13 février 1974 par l’aile séparatiste du Parti libéral-radical du Jura-Nord. En juin 1975, ce parti prend le nom de Parti radical-réformiste jurassien. Il sera représenté au gouvernement jurassien de 1978 à 1986 par son fondateur Roger Jardin, mais ne comptera que peu d’élus au parlement (un à la Constituante, trois entre 1978 et 1982 et deux en 1982 et 1986). En 1986, le Parti radical-réformiste décide de ne pas participer aux élections cantonales et disparaît de la scène politique.

Parti social-démocrate (PSD)

Le Parti social-démocrate (PSD) – nommé Parti démocratique-social en Suisse alémanique – était un parti politique suisse, fondé en 1994. Le Parti social-démocrate a été créé par trois groupes cantonaux qui avaient quitté le Parti socialiste suisse durant les années 1980. Les sociaux-démocrates étaient plus centristes que les socialistes. A Fribourg, le Parti social-démocrate, qui a été fondé en 1989 et qui est devenu plus tard le Mouvement Ouverture, s’est dissout en juillet 2009. Le Parti démocratique-social de Bâle-Ville, fondé dès 1982, l’avait précédé sur cette voie en mars de la même année. Le Parti démocratique-social des Grisons, fondé en 1987, existe encore, mais a perdu son dernier représentant au parlement lors des élections cantonales grisonnes de 2010.

Parti socialiste autonome (PSA)

Le Parti socialiste autonome (PSA) était un parti politique suisse, issu en 1969 d’une scission de l’aile gauche du Parti socialiste du canton du Tessin. Le parti fut constamment représenté au parlement tessinois de 1971 à 1991 et fut même représenté par périodes au Conseil National et au Conseil des États. En 1992, il fusionna toutefois à nouveau avec le Parti socialiste tessinois.

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *