Election complémentaire au gouvernement de Bâle-Ville (Suisse)

Les électeurs du canton de Bâle-Ville, en Suisse, étaient appelés aux urnes aujourd’hui pour le premier tour d’une élection complémentaire au gouvernement de leur canton. Cette élection a dû être organisée suite à la démission de Carlo Conti, membre du Parti démocrate-chrétien (PDC). Son collègue de parti Lukas Engelberger a sans surprise fait la course en tête, mais il n’atteint pas la majorité absolue et ne devance que de peu sa concurrente verte libérale Martina Bernasconi. Les candidats de l’UDC et de l’Action populaire contre le trop grand nombre d’étrangers et de requérants d’Asile dans notre patrie (VA) sont plus largement distancés. Le deuxième tour aura lieu le 22 juin prochain.

Résultats détaillés:

  • Lukas Engelberger, Parti démocrate-chrétien (PDC), 18’873 voix.
  • Martina Bernasconi, Parti vert’libéral (PVL, écologiste de droite), 16’018 voix.
  • Eduard Rutschmann, Union démocratique du centre (UDC, populiste de droite), 8’111 voix.
  • Eric Weber, Action populaire contre le trop grand nombre d’étrangers et de requérants d’asile dans notre patrie (VA, extrême-droite), 2’061 voix.

Voir aussi:

Élections cantonales de 2012 à Bâle-Ville

Des élections cantonales se sont tenues hier à Bâle-Ville, dans le nord-ouest de la Suisse. Ces élections ont été marquées, au parlement, par un affaiblissement du centre, au profit de Parti socialiste (social-démocrate), de l’UDC (droite populiste), du Parti libéral-radical (PLR, libéral) et d’une petite liste d’extrême-droite (VA). Au centre, démocrates-chrétiens et verts libéraux stagnent, tandis que le Parti évangélique populaire perd trois mandats sur quatre et que le Parti démocrate-social (DSP) ne se représentait pas.

Le premier tour de l’élection du gouvernement a également eu lieu hier. Les six membres du gouvernement sortant qui se représentaient ont tous été élus au premier tour. Les socialistes conservent leurs trois sièges et les Verts leur unique repésentant, maintenant ainsi la majorité de gauche. Un démocrate-chrétien et un libéral ont également été réélus. Le septième siège sera probablement disputé au second tour par un candidat de l’UDC et un candidat du PLR, le second ayant nettement devancé le premier hier.

Changements dans le système électoral pour le parlement

Le système électoral a été modifié par rapport aux élections de 2008, expliquant certains changements dans la répartition des sièges qui peuvent paraître peu logiques au premier abord. La méthode de répartition des voix a été modifiée, le canton de Bâle-Ville passant de la méthode de Hagenbach-Bischoff à celle de Sainte-Laguë. Sans entrer dans les détails, précisons tout de même favorise les grands partis tandis que la seconde est plus favorable aux petits partis. Les apparentements entre partis ont, eux, été supprimés.

Par ailleurs, jusqu’en 2008, un parti politique devait atteindre le quorum, fixé à 5%, dans au moins un arrondissement pour pouvoir ensuite avoir droit à des sièges dans l’ensemble des arrondissements. En 2012, ce quorum a été abaissé à 4%, mais il doit être atteint arrondissement par arrondissement pour pour y obtenir des sièges. Cela explique que le Parti évangélique a obtenu un seul siège avec 4.2% des voix alors: il n’a atteint le quorum de 4% que dans un seul arrondissement. L’Action populaire contre les étrangers et requérants d’asile trop nombreux dans notre patrie (VA, extrême-droite) a obtenu 2 sièges – un de plus que le Parti évangélique – avec 1.2% des voix seulement (3% de moins), dépassant le quorum elle aussi dans un seul arrondissement.

Résultats détaillés des élections cantonales de 2012 à Bâle-Ville:

  • Parti socialiste suisse (PSS, social-démocrate), 30.7% des voix (+1.9%), 33 sièges (+1).
  • Parti libéral-radical (PLR, libéral), 20.7% des voix (+1.6%), 22 sièges (+2).
  • Union démocratique du centre (UDC, droite populiste), 15.0% des voix (+1.1%), 15 sièges (+1).
  • Les Verts, 11.8% des voix (-1.2%), 13 sièges (-).
  • Parti démocrate-chrétien (PDC), 7.3% des voix (-2.0%), 8 sièges (-).
  • Parti vert’libéral (PVL, écologiste de droite), 5.0% des voix (-0.1%), 5 sièges (-).
  • Parti évangélique populaire (PEV, démocrate-chrétien), 4.2% des voix (-1.0%), 1 siège (-3).
  • Parti pirate, 1.3% des voix (+1.3%), 0 siège (-).
  • Action populaire contre les étrangers et requérants d’asile trop nombreux dans notre patrie (VA, extrême-droite), 1.2% des voix (+1.2%), 2 sièges (+2).
  • Parti bourgeois-démocratique (PBD, conservateur), 1.1% des voix (+1.1%), 0 siège (-).
  • Bettingen Actif (liste locale, divers droite), 0.7% des voix (-), 1 siège (-).
  • Union démocratique fédérale (UDF, droite protestante), 0.4% des voix (-1.8%), 0 siège (-).
  • Parti démocrate-social (DSP, centriste), 0.0% des voix (-3.1%), 0 siège (-3).

Taux de participation: 45.6% (+6.7%).

Sources: Canton de Bâle-Ville, Grand Conseil de Bâle-Ville.

Voir aussi:

Elections d’octobre 2012 en Europe

L’Europe entre, en octobre, dans l’un des mois les plus chargés de l’année 2012, électoralement parlant. Vous trouverez dans cet article une brève présentation des principaux scrutins qui nous attendent.

Évènement plutôt rare, le mois d’octobre sera marqué par un référendum constitutionnel: un référendum aura en effet lieu le 20 octobre sur la nouvelle constitution islandaise. Une Assemblée constituante avait été élue à la suite de la grave crise bancaire qui avait ébranlé le pays et les Islandais se prononceront sur les résultats de ces travaux en répondant à six questions différentes.

Quatre pays d’Europe centrale et orientale verront se dérouler des élections au niveau national durant le mois d’octobre 2012 – la Lituanie, le Monténégro, la République tchèque et l’Ukraine:

  • Les élections législatives ukrainiennes promettent d’attirer l’attention des médias le 28 octobre prochain. Ces élections interviennent huit ans après la Révolution orange, deux ans après le retour au pouvoir du très russophile Viktor Ianoukovytch et une année après l’emprisonnement de l’ancienne Première ministre et très pro-occidentale Ioulia Tymochenko.
  • Toujours en ex-URSS, le mois d’octobre verra se tenir des élections législatives en Lituanie, le 14 octobre. Selon les derniers sondages, les sociaux-démocrates emmenés par Algirdas Butkevicius arriveraient en première position après que le centre-droite a gouverné le pays pendant quatre ans.
  • Si elles devraient être moins médiatisées, n’en auront pas moins lieu des élections législatives au Monténégro (le 14) et des élections sénatoriales en République tchèque (le 12).
En plus de ces quelques élections nationales, les scrutins régionaux seront également nombreux, notamment en Europe méditerranéennes:
  • En Espagne, deux régions sont appelées aux urnes pour des élections régionales: le Pays basque et la Galice, le 21 octobre. S’il ne s’agit pas des régions les plus peuplées – les élections de novembre en Catalogne seront de ce point de vue plus importantes – toutes les deux connaissent d’importants mouvements autonomistes. On est notamment curieux de savoir si le Parti nationaliste basque (PNV), qui avait gouverné la région entre 1980 et 2009, va revenir au pouvoir.
  • En Italie auront lieu des élections régionales en Sicile, le 28 octobre. Ces élections anticipées font suite à la démission du président conservateur Raffaele Lombardo en juillet dernier. La Sicile est dans une situation financière extrêmement préoccupante et les vainqueurs de l’élection n’auront pas la tâche facile.
  • Le 14 octobre se dérouleront par ailleurs des élections régionales aux Açores, cet archipel portugais situé dans l’Océan Atlantique. Le Parti socialiste, au pouvoir depuis 1996 dans la région mais dans l’opposition au niveau national, tentera de défendre sa majorité.
  • En Suisse, il y aura des élections cantonales à Bâle-Ville (le 28) et en Argovie (le 21), tandis que les parlements de l’ensemble des régions tchèques (le 12) seront renouvelés.
Au niveau communal enfin, les scrutins ne manqueront pas non plus:
  • Les États fédéraux ouvrent les festivités: d’abord, les élections communales de Bosnie-Herzégovine dimanche prochain, puis, une semaine après, les élections communales en Belgique. Dans ce pays, la mairie d’Anvers sera au centre de l’attention avec la candidature de l’indépendantiste flamand Bart De Wever.
  • Plus au nord, des élections communales auront lieu en Finlande le 28 octobre. Le score des Vrais finlandais (eurosceptiques) sera notamment observé de près.
  • Cette liste, bien que déjà longue, n’est pas exhaustive: les habitants du canton du Jura ou du Land autrichien du Burgenland renouvelleront également leurs autorités communales, tandis que les citoyens de Stuttgart se choisiront un nouveau maire.

Enfin, même si la régularité du scrutin peu très certainement être discutée, nous nous devons de mentionner les élections régionales et locales qui auront lieu en Russie le 14 octobre.

Les résultats des élections du mois d’octobre seront évidemment présentés ici même au fur et à mesure de leur déroulement!

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