Elections européennes de 1979

Les élections européennes de 1979 sont les premières à s’être déroulées au suffrage universel. Les citoyens des neuf pays qui étaient alors membres de l’Union européenne – Allemagne, Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni – ont élu les 410 membres du Parlement européen. Jusqu’en 1979, les députés européens étaient élus par les parlements nationaux, une solution qui était censée être temporaire vu que le Traité de Rome de 1957 prévoyait déjà l’élection au suffrage universel, mais qui s’est maintenue à travers le temps. Les élections ont eu lieu au système proportionnel dans tous les pays, à l’exception du Royaume-Uni qui a choisi le système majoritaire à un tour (first past the post).

Nombre de sièges par pays lors des élections européennes de 1979

Les 410 sièges du Parlement européen étaient répartis comme suit entre les différents pays membres de la Communauté européenne:

  • Allemagne: 81 sièges.
  • France: 81 sièges.
  • Italie: 81 sièges.
  • Royaume-Uni: 81 sièges.
  • Pays-Bas: 25 sièges.
  • Belgique: 24 sièges.
  • Danemark: 16 sièges.
  • Irlande: 15 sièges.
  • Luxembourg: 6 sièges.

Résultats des élections européennes de 1979

  • Groupe socialiste: 113 députés.
  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, démocrate-chrétien): 107 députés.
  • Groupe des Démocrates européens (DE, conservateur), 64 sièges.
  • Groupe communiste et apparentés, 44 sièges.
  • Groupe libéral et démocratique, 40 sièges.
  • Groupe des démocrates européens de progrès (conservateurs eurosceptiques), 22 sièges.
  • Groupe de Coordination Technique et de Défense des Groupes et des Parlementaires Indépendants, 11 sièges.
  • Non inscrits, 9 sièges.

Élections européennes de 1979 en République fédérale d’Allemagne

  • Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), 40.8% des voix, 34 sièges.
  • Union chrétienne-démocrate (CDU), 39.1% des voix, 32 sièges.
  • Union chrétienne-sociale (CSU), 10.1% des voix, 8 sièges.
  • Parti libéral-démocrate (FDP), 6.0% des voix, 4 sièges.
  • Les Verts, 3.2% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste allemand (DKP), 0.4% des voix, 0 siège.
  • Parti populaire chrétien bavarois (CBV, droite populiste et régionaliste), 0.2% des voix, 0 siège.
  • Parti européen des travailleurs (EAP, mouvement LaRouche), 0.1% des voix, 0 siège.
  • Zentrum (démocrate-chrétien), 0.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Belgique

Collège néerlandophone

  • Parti populaire chrétien (CVP, démocrate-chrétien), 48.1% des voix, 7 sièges.
  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 20.9% des voix, 3 sièges.
  • Parti pour la liberté et le progrès (PVV, libéral), 15.3% des voix, 2 sièges.
  • Union du peuple (VU, régionaliste), 9.7% des voix, 1 siège.
  • Agalev (écologiste), 2.3% des voix, 0 siège.
  • Vlaams Blok (VB, droite populiste et régionaliste), 2.1% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste de Belgique (PCB), 1.2% des voix, 0 siège.
  • Parti du travail de Belgique (PTB, marxiste), 1.1% des voix, 0 siège.
  • Parti populaire flamand (VVP), 1.0% des voix, 0 siège.
  • Ligue révolutionnaire des travailleurs (LRT), 0.3% des voix, 0 siège.

Collège francophone

  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 27.4% des voix, 4 sièges.
  • Parti social-chrétien (PSC, démocrate-chrétien), 21.2% des voix, 3 sièges.
  • Front démocratique des francophones (FDF)/Rassemblement wallon (RW), 19.7% des voix, 2 sièges.
  • Parti réformateur libéral (PRL, libéral), 17.8% des voix, 2 sièges.
  • Ecolo, 5.1% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste de Belgique (PCB), 5.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au Danemark

  • Parti social-démocrate, 21.8% des voix, 3 sièges.
  • Mouvement populaire contre la CEE (eurosceptique), 20.9% des voix, 4 sièges.
  • Parti libéral (V), 14.4% des voix, 3 sièges.
  • Parti populaire conservateur, 14.0% des voix, 2 sièges.
  • Les Démocrates du Centre (CD, centriste), 6.1% des voix, 1 siège.
  • Parti du progrès (populiste de droite), 5.7% des voix, 1 siège.
  • Parti socialiste populaire (SF, gauche de la gauche), 4.7% des voix, 1 siège.
  • Parti de la justice (E, centriste, eurosceptique), 3.5% des voix, 0 siège.
  • Socialistes de gauche, 3.4% des voix, 0 siège.
  • Parti social-libéral (RV), 3.3% des voix, 0 siège.
  • Chrétiens-Démocrates (K), 1.8% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en France

  • Union pour la démocratie française (UDF, centre-droite), 27.6% des voix, 25 sièges.
  • Parti socialiste (PS) – Mouvement des radicaux de gauche (MRG, social-libéral), 23.5% des voix, 22 sièges.
  • Parti communiste français (PCF), 20.5% des voix, 19 sièges.
  • Rassemblement pour la République (RPR, gaulliste), 16.3% des voix, 15 sièges.
  • Europe écologie, 4.4% des voix, 0 siège.
  • Lutte ouvrière/Ligue communiste révolutionnaire, 3.1% des voix, 0 siège.
  • Mouvement réformateur (centriste), 1.8% des voix, 0 siège.
  • Union de défense interprofessionnelle pour une France indépendante dans une Europe solidaire, 1.4% des voix, 0 siège.
  • Parti des forces nouvelles (PFN, extrême-droite) – Eurodroite, 1.0% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Irlande

  • Fianna Fáil (FF, conservateur), 34.7% des voix, 5 sièges.
  • Fine Gael (FG, démocrate-chrétien), 33.1% des voix, 4 sièges.
  • Parti travailliste (LAB), 14.5% des voix, 4 sièges.
  • Indépendants, 8.3% des voix, 1 siège.
  • Indépendants Fianna Fáil, 6.1% des voix, 1 siège.
  • Sinn Féin (SF, gauche de la gauche), 3.3% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Italie

  • Démocratie chrétienne (DC), 36.5% des voix, 29 sièges.
  • Parti communiste italien (PCI), 29.6% des voix, 24 sièges.
  • Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), 11.0% des voix, 9 sièges.
  • Mouvement social italien (MSI, extrême-droite), 5.5% des voix, 4 sièges.
  • Parti socialiste démocratique italien (PSDI, social-démocrate), 4.3% des voix, 4 sièges.
  • Parti radical (libéral), 3.7% des voix, 3 sièges.
  • Parti libéral italien (PLI, libéral), 3.6% des voix, 3 sièges.
  • Parti républicain italien (PRI, libéral), 2.6% des voix, 2 sièges.
  • Parti d’unité prolétarienne (PdUP, communiste), 1.2% des voix, 1 siège.
  • Démocratie prolétaire (DP, extrême-gauche), 0.7% des voix, 1 siège.
  • Parti du Sud Tyrol (SVP, régionaliste, démocrate-chrétien), 0.6% des voix, 1 siège.
  • Union valdôtaine et alliés, 0.5% des voix, 0 siège.
  • Démocratie nationale (nationaliste), 0.4% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au luxembourg

  • Parti populaire chrétien social (CSV, démocrate-chrétien), 36.1% des voix, 3 sièges.
  • Parti démocratique (DP, libéral), 28.1% des voix, 2 sièges.
  • Parti socialiste des travailleurs (LSAP, social-démocrate), 21.6% des voix, 1 siège.
  • Parti social-démocrate (PSD), 7.0% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste du Luxembourg, 5.0% des voix, 0 siège.
  • Liste alternative, 1.0% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 aux Pays-Bas

  • Appel démocrate-chrétien (CDA), 35.6% des voix, 10 sièges.
  • Parti travailliste (PvdA), 30.4% des voix, 9 sièges.
  • Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD, libéral), 16.1% des voix, 4 sièges.
  • Démocrates 66 (D66, social-libéral), 9.0% des voix, 2 sièges.
  • Parti politique réformé (SGP, protestant orthodoxe), 2.2% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste, 1.7% des voix, 0 siège.
  • Parti socialiste pacifiste (PSP), 1.7% des voix, 0 siège.
  • Parti politique des radicaux (PPR, gauche chrétienne), 1.6% des voix, 0 siège.
  • Alliance politique réformée (GPV, protestant), 1.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au royaume-uni

Angleterre, Écosse et Pays de Galles

  • Parti conservateur, 51% des voix, 60 sièges.
  • Parti travailliste, 33% des voix, 17 sièges.
  • Parti libéral, 13% des voix, 0 siège.
  • Parti national écossais (SNP, régionaliste), 2% des voix, 1 siège.
  • Plaid Cymru (PC, régionaliste), 1% des voix, 0 siège.

Irlande du Nord

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur), 29.8% des voix, 1 siège.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP), 25.5% des voix, 1 siège.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur), 21.9% des voix, 1 siège.
  • Parti de l’Alliance pour l’Irlande du Nord (libéral), 6.8% des voix, 0 siège.
  • Indépendants unionistes, 6.7% des voix, 0 siège.
  • Indépendants républicains, 5.9% des voix, 0 siège.
  • Communauté unie, 1.6% des voix, 0 siège.
  • Parti travailliste uni, 1.1% des voix, 0 siège.

Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Voir aussi

Élections provinciales de 2012 en Belgique

Des élections provinciales ont eu lieu hier en Belgique et les parlements provinciaux ont été renouvelés pour une durée de six ans. En Flandre, les indépendantistes (N-VA) ont fortement progressé, à l’image de leurs résultats lors des élections communales qui se sont tenues le même jour. La Wallonie et la Flandre comptent chacune cinq provinces, tandis que la région de Bruxelles-Capitale n’est pas divisée en provinces.

Le nombre de conseillers provinciaux a été réduit tant en Flandre qu’en Wallonie par rapport aux élections provinciales de 2006. La baisse est plus marquée en Wallonie où le nombre de sièges est réduit d’un tiers. En Flandre, des circonscriptions électorales uniques ont été introduites, alors que la répartition se fait toujours sur la base des districts en Wallonie. Un quorum fixé à 5% a en revanche été introduit en Flandres.

Cette baisse du nombre de députés rend les comparaisons difficiles entre 2006 et 2012. Autre facteur rendant les comparaisons difficiles: en 2006, CD&V et N-VA concourraient ensemble alors qu’ils sont séparés cette année. Idem pour le MR et le FDF en Brabant wallon.

Province d’Anvers

27 N-VA, 13 CD&V, 10 SP.a (-8), 7 Vlaams Belang (-18), 7 VLD (-6), 6 Groen! (+2), 2 PTB (+2).

Province du Brabant flamand

19 N-VA, 15 CD&V, 13 VLD (-4), 8 SP.a (-6), 7 Groen! (-), 5 Vlaams Belang (-10), 5 Union des francophones (-1).

Province du Brabant wallon

17 MR (-7), 7 PS (-5), 6 Ecolo (-3), 5 CdH (-4), 2 FDF (+2), 0 FN (-2).

Province de Flandre-Occidentale

21 CD&V, 20 N-VA, 12 SP.a (-6), 10 VLD (-4), 5 Vlaams Belang (-9), 4 Groen! (+2).

Province de Flandre-Orientale

21 N-VA, 15 CD&V, 15 VLD (-7), 9 SP.a (-5), 6 Vlaams Belang (-13), 6 Groen! (+2).

Province du Hainaut

30 PS (-8), 16 MR (-7), 6 CdH (-9), 4 Ecolo (-1), 0 FN (-3).

Province de Liège

21 PS (-12), 17 MR (-7), 8 CdH (-7), 8 Ecolo (-3), 2 PTB (+2), 0 FN (-1).

Province du Limbourg

18 CD&V, 17 N-VA, 13 SP.a (-7), 9 VLD (-5), 6 Vlaams Belang (-9).

Province du Luxembourg

14 CdH (-8), 11 MR (-6), 10 PS (-4), 2 Ecolo (-1).

Province de Namur

13 MR (-4), 12 PS (-6), 8 CdH (-6), 4 Ecolo (-3).

Voir aussi:

Élections communales de 2012 en Belgique

Des élections communales ont eu lieu hier en Belgique et les parlements communaux ont donc été renouvelés pour les six prochaines années. Les nationalistes flamands ont réussi cette année là où le Vlaams Belang a échoué il y a six ans: Bart De Wever sera le prochain maire d’Anvers, la plus grande ville de Flandre. Outre la progression de la N-VA et, à l’autre bout de l’échiquier politique, du Parti du travail (PTB, marxiste, les résultats sont contrastés d’une région à l’autre, voir d’une ville à l’autre. Vous trouverez ci-dessous les résultats des élections dans toutes les communes belges de plus de 100’000 habitants.

Anvers

23 N-VA (nationalistes flamands), 17 Parti socialiste et CD&V (sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens), 5 Vlaams Belang (VB, droite populiste) (-15), 4 Groen! (écologistes) (+2), 4 Parti du travail (PvdA, marxiste) (+4), 2 Open VLD (libéral) (-3).

Bruges

14 Parti socialiste (SP.a, social-démocrate) (+2), 13 CD&V (démocrates-chrétiens), 10 N-VA (nationalistes flamands), 2 Vlaams Belang (VB, droite populiste) (-6), 5 VLD (libéral) (-), 3 Groen! (écologiste) (+1).

Bruxelles

Il s’agit de la municipalité de Bruxelles, qui compte 185’000 habitants, et non de la région Bruxelles-Capitale, dont le parlement est renouvelé lors des élections régionales.

18 Parti socialiste (+1), 10 Centre démocrate humaniste (CdH, démocrate-chrétien) (-1), 10 Mouvement réformateur et VLD (libéral) (-1), 7 Ecolo et Groen (+3), 3 Fédéralistes démocrates francophones (FDF) (+3), 1 N-VA (nationaliste flamand) (+1), 0 Vlaams Belang (droite populiste flamande) (-2).

Charleroi

Le Parti socialiste regagne la majorité absolue perdue en 2006.

30 Parti socialiste (+7), 9 Mouvement réformateur (MR, libéral) (-5), 6 Centre démocrate humaniste (CdH, démocrate-chrétien) (+2), 3 Ecolo (-1), 2 Front National (FN, extrême-droite) (-2), 1 Parti du travail de Belgique (PTB, marxiste) (+1).

Gand

26 Parti socialiste et Groen! (sociaux-démocrates et écologistes) (+3), 9 VLD (libéral) (-2), 9 N-VA (nationalistes flamands), 4 CD&V (démocrates-chrétiens), 3 Vlaams Belang (VB, droite populiste) (-6).

Liège

22 Parti socialiste (+1), 11 Mouvement réformateur (MR, libéral) (-3), 7 Centre démocrate humaniste (CdH, démocrate-chrétien) (-), 6 Ecolo (-), 2 Parti du travail (PTB, marxiste) (+2), 0 Front National (FN, extrême-droite) (-1), 1 Vert et à gauche (VEGA) (+1).

Namur

16 Centre démocrate humaniste (CdH, démocrate-chrétien) (+3), 15 Parti socialiste (-), 10 Mouvement réformateur (MR, libéral), (+1), 6 Ecolo (-4).

Schaerbeek

18 Liste du bourgmestre (FDF, libéral) (-4), 13 Parti socialiste (-), 7 Ecolo (+1), 4 Centre démocrate humaniste (CdH, -1), 4 Mouvement réformateur (MR, libéral) (+4), 1 Parti du travail (PTB, marxiste) (+1).

Voir aussi:

Elections d’octobre 2012 en Europe

L’Europe entre, en octobre, dans l’un des mois les plus chargés de l’année 2012, électoralement parlant. Vous trouverez dans cet article une brève présentation des principaux scrutins qui nous attendent.

Évènement plutôt rare, le mois d’octobre sera marqué par un référendum constitutionnel: un référendum aura en effet lieu le 20 octobre sur la nouvelle constitution islandaise. Une Assemblée constituante avait été élue à la suite de la grave crise bancaire qui avait ébranlé le pays et les Islandais se prononceront sur les résultats de ces travaux en répondant à six questions différentes.

Quatre pays d’Europe centrale et orientale verront se dérouler des élections au niveau national durant le mois d’octobre 2012 – la Lituanie, le Monténégro, la République tchèque et l’Ukraine:

  • Les élections législatives ukrainiennes promettent d’attirer l’attention des médias le 28 octobre prochain. Ces élections interviennent huit ans après la Révolution orange, deux ans après le retour au pouvoir du très russophile Viktor Ianoukovytch et une année après l’emprisonnement de l’ancienne Première ministre et très pro-occidentale Ioulia Tymochenko.
  • Toujours en ex-URSS, le mois d’octobre verra se tenir des élections législatives en Lituanie, le 14 octobre. Selon les derniers sondages, les sociaux-démocrates emmenés par Algirdas Butkevicius arriveraient en première position après que le centre-droite a gouverné le pays pendant quatre ans.
  • Si elles devraient être moins médiatisées, n’en auront pas moins lieu des élections législatives au Monténégro (le 14) et des élections sénatoriales en République tchèque (le 12).
En plus de ces quelques élections nationales, les scrutins régionaux seront également nombreux, notamment en Europe méditerranéennes:
  • En Espagne, deux régions sont appelées aux urnes pour des élections régionales: le Pays basque et la Galice, le 21 octobre. S’il ne s’agit pas des régions les plus peuplées – les élections de novembre en Catalogne seront de ce point de vue plus importantes – toutes les deux connaissent d’importants mouvements autonomistes. On est notamment curieux de savoir si le Parti nationaliste basque (PNV), qui avait gouverné la région entre 1980 et 2009, va revenir au pouvoir.
  • En Italie auront lieu des élections régionales en Sicile, le 28 octobre. Ces élections anticipées font suite à la démission du président conservateur Raffaele Lombardo en juillet dernier. La Sicile est dans une situation financière extrêmement préoccupante et les vainqueurs de l’élection n’auront pas la tâche facile.
  • Le 14 octobre se dérouleront par ailleurs des élections régionales aux Açores, cet archipel portugais situé dans l’Océan Atlantique. Le Parti socialiste, au pouvoir depuis 1996 dans la région mais dans l’opposition au niveau national, tentera de défendre sa majorité.
  • En Suisse, il y aura des élections cantonales à Bâle-Ville (le 28) et en Argovie (le 21), tandis que les parlements de l’ensemble des régions tchèques (le 12) seront renouvelés.
Au niveau communal enfin, les scrutins ne manqueront pas non plus:
  • Les États fédéraux ouvrent les festivités: d’abord, les élections communales de Bosnie-Herzégovine dimanche prochain, puis, une semaine après, les élections communales en Belgique. Dans ce pays, la mairie d’Anvers sera au centre de l’attention avec la candidature de l’indépendantiste flamand Bart De Wever.
  • Plus au nord, des élections communales auront lieu en Finlande le 28 octobre. Le score des Vrais finlandais (eurosceptiques) sera notamment observé de près.
  • Cette liste, bien que déjà longue, n’est pas exhaustive: les habitants du canton du Jura ou du Land autrichien du Burgenland renouvelleront également leurs autorités communales, tandis que les citoyens de Stuttgart se choisiront un nouveau maire.

Enfin, même si la régularité du scrutin peu très certainement être discutée, nous nous devons de mentionner les élections régionales et locales qui auront lieu en Russie le 14 octobre.

Les résultats des élections du mois d’octobre seront évidemment présentés ici même au fur et à mesure de leur déroulement!

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