Élections cantonales de 2014 à Berne

Des élections cantonales ont eu lieu hier à Berne, le deuxième canton le plus peuplé de Suisse. Pas de changement au gouvernement qui conserve sa majorité de gauche et qui reste composé de trois socialistes, un écologiste, un UDC (droite populiste), un PBD (conservateur) et un libéral-radical. Au parlement en revanche, d’importants chamboulement se sont produits, le PBD de nombreux sièges, notamment au profit des Verts’libéraux (écologistes de droite) et de l’UDC.

Résultats détaillés des élections cantonales de 2014 à Berne:

  • Union démocratique du centre (UDC, droite populiste), 29.0% des voix (+2.4%), 49 sièges (+5).
  • Parti socialiste suisse (PSS, social-démocrate), 19.1% des voix (+0.2%), 33 sièges (-2).
  • Parti bourgeois démocrate (PBD, conservateur), 11.2% des voix (-4.8%), 14 sièges (-11).
  • Parti libéral-radical (PLR, libéral), 10.7% des voix (+0.4%), 17 sièges (-).
  • Les Verts, 9.8% des voix (-0.3%), 15 sièges (-1).
  • Parti vert’libéral (PVL, écologiste de droite), 6.7% des voix (+2.6%), 11 sièges (+7).
  • Parti évangélique populaire (PEV, protestant, centriste), 6.4% des voix (+0.5%), 12 sièges (+2).
  • Union démocratique fédérale (UDF, droite protestante), 4.1% des voix (-0.3%), 5 sièges (-).
  • Parti démocrate-chrétien (PDC), 0.8% des voix (-0.5%), 0 siège (-1).
  • Parti socialiste autonome (PSA, social-démocrate, séparatiste), 0.7% des voix (-0.3%), 3 sièges (-).
  • Parti vert de Berne – Alternative démocratique, 1 siège (+1).

Taux de participation: 32.1%.

Source: Site internet du canton de Berne.

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Elections de mars 2014 en Europe

Après des mois de janvier et de février très calmes, l’année électorale européenne commence véritablement en mars. Les Slovaques seront appelés aux urnes pour le premier tour de leur élection présidentielle, tandis que les Serbes renouvelleront – de manière anticipée – leur parlement. Trois cantons suisses – Nidwald, Obwald et Berne – iront aux urnes pour élire les membres de leurs exécutifs et de leurs législatifs et des élections communales se tiendront dans de nombreuses villes européennes, dont Paris, Istanbul, Amsterdam, Munich ou Belgrade.

Les Slovaques doivent élire un successeur à Ivan Gasparovic, le président conservateur sortant qui, après deux mandats, ne peut plus se représenter. Robert Fico, actuel Premier ministre social-démocrate, fait office de favori. Il pourrait affronter au second tour le philanthrope et ancien homme d’affaires Andrej Kiska. Le président slovaque ne dispose que de pouvoirs limités.

En Serbie, les électeurs sont appelés aux urnes le 16 mars pour des élections législatives anticipées. Ces élections font suite à des tensions dans la coalition électorale qui réunit, depuis les élections législatives de mai 2012, le Parti progressiste serbe (SNS, conservateur) et le Parti socialiste serbe (SPS, social-démocrate, nationaliste). Tous les sondages prédisent une large victoire du Parti progressiste serbe du président Tomislav Nikolic. Le même jour, les habitants de Belgrade renouvelleront les 110 sièges du parlement de la ville.

En Suisse, deux petits cantons de Suisse centrale, Obwald et Nidwald, ainsi que Berne, le deuxième canton le plus peuplé du pays, renouvelleront leurs autorités. Parmi les enjeux de ces scrutins, les questions de savoir si la gauche conservera sa majorité à l’exécutif bernois et si l’UDC parviendra à faire enfin son entrée à l’exécutif obwaldien recueillent une attention médiatique particulière. Quelques semaines après l’acceptation de l’initiative de l’UDC sur l’immigration de masse, le score de ce parti sera d’une manière générale regardé de près.

Des élections communales se tiendront en Europe dans le courant du mois de mars. La plupart des lecteurs sont déjà familiarisés avec les enjeux des élections municipales françaises: score du Front national, résistance d’un Parti socialiste à la tête d’un gouvernement particulièrement impopulaire, mairie de Marseille, etc. Les élections communales qui auront également lieu en Turquie sont vues comme un véritable test pour le Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan après des mois de contestation et de répression.

Si les élections françaises et turques devraient retenir l’essentiel de l’attention médiatique, d’autres scrutins locaux auront lieu en mars: le 9 au Monténégro et à Salzbourg, en Autriche; le 16 en Bavière, notamment dans deux des plus grandes villes d’Allemagne, Munich et Nuremberg; le 19 aux Pays-Bas, où le scrutin fera figure de test à deux mois des élections européennes; le 23, enfin, en Biélorussie, dans des conditions probablement tout sauf démocratiques.

Vous retrouverez les dates exactes de toutes ces élections sur notre calendrier électoral. Les résultats seront publiés sur ce blog au fur et à mesure de la tenue de ces élections!

Élections communales de 2012 à Berne

Des élections communales se sont tenues hier à Berne, la capitale de la Suisse. La gauche, au pouvoir depuis 1992, a conservé sans peine sa majorité, remportant les trois élections qui avaient lieu en même temps: l’élection du parlement communal, celle de l’exécutif communal et celle du maire de la commune.

Résultats des élections du parlement communal:

Les 80 sièges du parlement communal (Stadtrat) sont répartis au système proportionnel. La majorité de gauche – réunissant le Parti socialiste et les Verts – sort renforcée de ce scrutin. L’UDC (droite populiste) récupère les deux sièges perdus en 2008, mais voit les trois autres formations (4 sièges en tout) dont elle était le plus proche idéologiquement disparaître du parlement.

  • Parti socialiste (PSS, social-démocrate), 23 sièges (+3).
  • Les Verts (écologiste), 18 sièges (-1).
  • Union démocratique du centre (UDC, droite populiste), 10 sièges (+2).
  • Parti libéral-radical (PLR, libéral), 8 sièges (-2).
  • Parti bourgeois démocrate (PBD, conservateur), 7 sièges (+1).
  • Parti vert libéral (PVL, écologiste de centre-droite), 7 sièges (+3).
  • Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 sièges (-1).
  • Parti évangélique populaire (PEV, centriste), 2 sièges (-).
  • Jeunes alternatifs (JA!, jeunes de gauche), 1 siège (-1).
  • Parti du travail (PdA, gauche de la gauche), 1 siège (-).
  • Gauche alternative (AL, gauche de la gauche), 1 siège (+1).
  • Liste Jimy Hofer (droite populiste), 0 siège (-2).
  • Union démocratique fédérale (UDF, droite protestante), 0 siège (-1).
  • Démocrates suisses (DS, nationaliste), 0 siège (-1).
  • Le centre, 0 siège (-1).

Résultats des élections à l’exécutif de la commune:

Les cinq membres de l’exécutif de la commune sont également élus au système proportionnel:

  • Rouge – Vert – Centre (sociaux-démocrates et Verts), 59% des voix, 3 sièges.
  • Alliance bourgeoise (PLR et UDC), 22.8% des voix, 1 siège.
  • Liste du centre (PDC, PBD, Verts libéraux et PEV), 18.2% des voix.

L’exécutif reste composé de deux socialistes, un vert, un libéral-radical et un démocrate-chrétien.

Résultats de l’élection du maire de Berne:

Le maire de Berne est élu au système majoritaire à deux tours:

  • Alexander Tschäppät (PSS, social-démocrate), 69.9% des voix, élu.
  • Beat Schori (UDC, droite populiste), 16.8% des voix, non élu.
  • Alexandre Schmidt (PLR, libéral), 13.3% des voix, non élu.

Voir aussi:

Élections de novembre 2012 en Europe

Si le calendrier électoral européen est un peu moins chargé en novembre 2012 qu’en octobre, certaines échéances n’en sont pas moins très attendues. Ainsi, les élections régionales qui se tiendront le 25 novembre en Catalogne seront très suivies, et pas seulement en Espagne. En cas de victoire des indépendantistes, un référendum pourrait être organisé sur l’indépendance de la région, à l’image du référendum prévu en Écosse en 2014. On peut douter toutefois que le gouvernement espagnol sera prêt à laisser partir la Catalogne aussi facilement que le gouvernement britannique semble prêt à laisser partir l’Écosse.

Le 11 novembre, les Slovènes iront, eux, aux urnes pour désigner un nouveau président, ou, d’ailleurs, pour reconduire l’ancien. Trois candidats s’affrontent: le président sortant, Danilo Türk, un indépendant soutenu notamment par Slovénie positive (centre-gauche), le parti qui a remporté les élections législatives de décembre 2011 (sans toutefois parvenir à former un gouvernement); le social-démocrate Borut Pahor, Premier ministre jusqu’aux dites élections; enfin, le conservateur Milan Zver, membre du Parti démocrate slovène (SDS) au pouvoir. Les sondages ont pour l’heure donné une confortable avance à Danilo Türk.

Si les autres échéances officielles – élections législatives à Saint-Marin, élections communales à Berne et référendum en Irlande – vont probablement moins attirer l’attention des médias européens, il nous faut encore évoquer deux élections partisanes.

En France, les membres de l’UMP (conservateur) éliront un nouveau président le 18 novembre prochain. Deux candidats ont obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter: l’ancien Premier ministre François Fillon et le Secrétaire général du parti, Jean-François Copé. L’UMP, fondée en 2002 pour soutenir Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle d’alors, est le premier parti d’opposition au gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault.

En Italie, ce sont les membres du Parti démocrate (PD, social-démocrate), du Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), l’Alliance pour l’italie (ApI, centriste) et de Gauche, écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche) désigneront, le 25 novembre, le candidat qui doit conduire la coalition de centre-gauche lors des élections législatives italiennes de 2013. Au vu des sondages actuels, la personne désignée lors de cette primaire a des chances raisonnables de devenir le prochain Président du Conseil italien. Cinq candidats se disputeront les suffrages: Pier Luigi Bersani (PD), secrétaire général du Parti démocrate; Laura Puppato (PD), conseillère régionale de Vénétie; Matteo Renzi (PD), maire de Florence; Bruno Tabacci (ApI), ancien président de la région Lombardie; Nicola Vendola (SEL), président de la région des Pouilles.

Les résultats des élections du mois de novembre seront évidemment présentés ici même au fur et à mesure de leur déroulement!

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Deuxième tour des élections au Conseil des États de 2011 dans deux cantons (Suisse)

Les citoyens des cantons de Berne et du Tessin étaient appelés aujourd’hui pour le deuxième tour de l’élection au Conseil des États, la chambre haute du parlement fédéral suisse. Le premier tour avait eu lieu en même temps que les élections au Conseil National, la chambre basse, le 23 octobre dernier. Dans certains cantons, les deuxièmes tours auront lieu dimanche prochain.

Berne

L’UDC (droite populiste) perd son siège au Conseil des États au profit du Parti socialiste (PSS, social-démocrate). Le Parti bourgeois-démocrate (PBD, conservateur) conserve son mandat. Werner Luginbühl (BDP, sortant) est arrivé nettement en tête de l’élection, remportant 50’000 voix de plus que le socialiste Hans Stöckli (PSS, nouveau). L’ancien maire de Bienne devance lui-même de plus de 20’000 voix l’UDC sortant Adrian Amstutz. Rappelons qu’Adrian Amstutz avait été élu en mars 2011 et qu’il avait alors ravi le siège au Parti socialiste après l’élection de la conseillère aux États socialiste Simonetta Sommaruga au Conseil Fédéral. Adrian Amstutz siégera toutefois encore au Conseil National, la chambre basse, où il a été élu le 23 octobre dernier.

Tessin

Pas de surprise au Tessin où le Parti démocrate-chrétien (PDC) et le Parti libéral-radical (PLR, libéral) conserve leurs mandats. Filippo Lombardi, le sénateur démocrate-chrétien sortant, a été largement réélu, tandis que le libéral Fabio Abate ne devance que de peu le socialiste Francesco Cavalli. Le candidat de la Lega (droite populiste régionaliste), Sergio Morisoli, termine en quatrième position.