Élections législatives de 2016 à Chypre

Les électeurs Chypriotes ont élu, le 22 mai 2016, les 59 députés de leur Parlement. Ils ont visiblement opté pour le renouvellement puisque les quatre plus grands partis politiques chypriotes traditionnels sont en recul, tandis que trois nouveaux partis politiques font leur entrée au parlement. Chypre est le seul régime véritablement présidentiel de l’Union européenne, si bien que, comme aux États-Unis, la majorité parlementaire n’a pas d’impact sur la composition du gouvernement.

Résultats détaillés des élections législatives de 2016 à Chypre

  • Rassemblement démocratique (DS, conservateur), 30.7% des voix (-3.7%), 18 sièges (-2).
  • Parti progressiste des travailleurs (AKEL, communiste), 25.7% des voix (-7.1%), 16 sièges (-3).
  • Parti démocrate (DIKO, centriste), 14.5% des voix (-1.3%), 9 sièges (-).
  • Mouvement pour la social-démocratie (EDEK), 6.2% des voix (-2.8%), 3 sièges (-2).
  • Alliance des citoyens (SYPOL, gauche, anti-austérité), 6.0% des voix (+6.0%), 3 sièges (+3).
  • Mouvement solidarité (conservateur, eurosceptique), 5.2% des voix (+5.2%), 3 sièges (+3).
  • Mouvement écologiste et environnemental, 4.8% des voix (+2.6%), 2 sièges (+1).
  • Front populaire national (extrême-droite), 3.7% des voix (+2.6%), 1 siège (+1).
  • Parti de Chypre pour les animaux, 1.2% des voix (+1.2%), 0 siège (-).

Participation: 66.7% (-12.0%).

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Election présidentielle de 2015 en Chypre du Nord

La République turque de Chypre du Nord, un pays reconnu uniquement par la Turquie mais étant de facto souverain sur la partie septentrionale de l’île de Chypre, a organisé son élection présidentielle les 19 et 26 avril 2015. Dervis Eroglu, le président sortant et candidat du Parti de l’unité nationale (UBP, libéral), a été battu à l’issue du second tour par Mustafa Akinci, candidat du Parti de la démocratie commune (DTP, social-démocrate). Mustafa Akinci, qui représente un petit parti politique ne comptant que trois députés sur cinquante au parlement, est élu pour cinq ans.

Résultats détaillés du premier tour

  • Devis Eroglu, Parti de l’unité nationale (UBP, libéral), 28.2% des voix.
  • Mustafa Akinci, Parti de la démocratie commune (DTP, social-démocrate), 26.9% des voix.
  • Sibel Siber, Parti républicain turc (CTP, social-démocrate), 22.5% des voix.
  • Kudret Özersay, Indépendant, 21.3% des voix.

Taux de participation: 62.4%.

Résultats détaillés du second tour

  • Mustafa Akinci, Parti de la démocratie commune (DTP, social-démocrate), 60.5% des voix, élu.
  • Devis Eroglu, Parti de l’unité nationale (UBP, libéral), 39.5% des voix, non réélu.

Taux de participation: 64.1%.

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Élections législatives de 2013 en République de Chypre du Nord

Des élections législatives anticipées ont eu lieu hier en République turque de Chypre du Nord.  Le Parti de l’unité national (UBP, conservateur), qui avait dirigé le pays presque sans interruption de l’invasion turque de 1975 à 2003 puis à nouveau depuis 2009, a subi une lourde défaite. Les sociaux-démocrates du Parti républicain turc ont remporté ces élections, mais ne disposent pas de majorité au parlement. Des négociations avec d’autres partis seront donc nécessaires.

Résultats détaillés des élections législatives de 2013 à Chypre du Nord:

  • Parti républicain turc (CTP, social-démocrate, pro-réunification), 38.4% des voix (+9.2%), 21 sièges (+6).
  • Parti de l’unité nationale (UBP, conservateur), 27.3% des voix (-16.8%), 14 sièges (-12).
  • Parti démocrate (DP, centre-droite), 23.2% des voix (+12.5%), 12 sièges (+7).
  • Parti de la démocratie commune (TDP, social-démocrate), 7.4% des voix (+0.5%), 3 sièges (+1).
  • Parti Chypre unie (BKP, socialiste, pro-réunification), 3.2% des voix (+0.8%), 0 siège (-).
  • Parti de la liberté et de la réforme (ÖRP, libéral), 0.0% des voix (-6.2%), 0 siège (-2).
  • Indépendants, 0.6% des voix, 0 siège (-).

Taux de participation: 69.6%.

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Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

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Second tour de l’élection présidentielle de 2013 à Chypre

Le conservateur Nicos Anastasiades a largement remporté le second tour de l’élection présidentielle qui s’est tenu aujourd’hui à Chypre. Avec 57.5% des voix, Nicos Anastasiades devance largement son rival communiste Stavros Malas, qui a obtenu 42.5% des voix. Le président communiste sortant, Dimitris Cristofias, ne se représentait pas.

Lors du premier tour qui s’est tenu dimanche dernier, Nicos Anastasiades était déjà arrivé largement en tête, emportant 45.5% des suffrages, contre seulement 26.9% à Stavros Malas et 24.9% à l’indépendant George Lillikas, qui était soutenu par les sociaux-démocrates.

Dimitris Cristofias et son gouvernement sont devenus de plus en plus impopulaires au cours des derniers mois, notamment en raison de la terrible crise économique que doit affronter l’île.

Le président chypriote dispose de pouvoirs très étendus car il est, cas unique en Europe, à la fois le chef de l’État et le chef du gouvernement. Ce système, qui est similaire à celui en vigueur aux États-Unis, permet au président de nommer un gouvernement sans disposer de majorité au parlement.

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