Premier tour de l’élection présidentielle de 2013 à Chypre

Le premier tour de l’élection présidentielle chypriote avait lieu aujourd’hui. Le conservateur Nicos Anastasiades a largement remporté ce premier tour, avec 45.5%. Ce score ne permet toutefois pas à Nicos Anastasiades d’être élu au premier tour. Il affrontera, dimanche prochain, le communiste Stavros Malas qui a obtenu 26.9% des voix. L’indépendant George Lillikas est arrivé en troisième position avec 24.9% des voix. Dimitris Cristofias, le président communiste sortant, ne se représentait pas.

Dimitris Cristofias est membre, comme Stavros Malas, du Parti progressiste des travailleurs (AKEL), il est le seul chef d’État communiste d’Europe. Dimitris Cristofias et son gouvernement sont devenus de plus en plus impopulaires au cours des derniers mois, notamment en raison de la terrible crise économique que doit affronter l’île.

Le président chypriote dispose de pouvoirs très étendus car il est, cas unique en Europe, à la fois le chef de l’État et le chef du gouvernement. Ce système, qui est similaire à celui en vigueur aux États-Unis, permet au président de nommer un gouvernement sans disposer de majorité au parlement.

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Elections de février 2013 en Europe

Après un mois de janvier relativement calme, le mois de février 2013 s’annonce plus animé au niveau des élections en Europe. Le principal évènement électoral de ce mois sera évidemment la tenue des élections législatives italiennes le 25 février prochain. Nul ne sait encore quel gouvernement succédera aux technocrates de Mario Monti: une coalition de centre-droite, à nouveau emmenée par Silvio Berlusconi, une coalition de centre-gauche, emmenée par le président du Parti démocrate Pier Luigi Bersani, ou même un nouveau gouvernement Monti. Le même jour, trois régions italiennes renouvelleront également leurs parlements régionaux: la Lombardie, le Latium – la région de Rome – et la Molise.

Des élections législatives auront également lieu dans deux micro-États: le Liechtenstein et Monaco. Dans ces deux États très conservateurs, il ne s’agit pas de savoir si le pays sera gouverné à gauche ou à droite au cours des prochaines années, mais bien plutôt quel parti politique de droite remportera les élections. Ces élections auront lieu le 3 février au Liechtenstein et le 10 février à Monaco.

Enfin, une élection présidentielle sera organisée sur l’île de Chypre. Le conservateur Nicos Anastasiades, président du Rassemblement démocratique, semble bien placé pour l’emporter et succéder ainsi au communiste Dimitris Christofias, qui ne se représente pas. La fonction présidentielle est plus importante à Chypre que dans les autres États européens, puisque le président chypriote est à la fois le chef de l’État et le chef du gouvernement. Le premier tour aura lieu le 17 février et le second tour le 24 février.

Les résultats des élections du mois de février seront évidemment présentés ici même au fur et à mesure de leur déroulement!

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Partis politiques chypriotes

Cet article présente les principaux partis politiques chypriotes. Le paysage politique de Chypre, un pays qui a adhéré à l’Union européenne en 2004, présente la particularité d’avoir un parti communiste, l’AKEL, particulièrement puissant. L’AKEL, qui a obtenu près d’un tiers du suffrage des voix lors des élections législatives de 2011, a toutefois perdu la présidence du pays en 2013. Les principaux partis de Chypre du Nord, la république chypriote turque non reconnue par la communauté internationale, sont présentés au bas de l’article.

Mis à jour le 17.07.2015

Partis politiques chypriotes grecs

Démocrates unis (EDI)

Les Démocrates unis (EDI) sont un parti politique chypriote fondé en 1993. Les Démocrates unis sont un parti politique libéral, membre du Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs (ELDR). Ils ne sont plus représentés au parlement chypriote depuis 2006, après avoir obtenu deux mandats entre 1997 et 2001, puis un seul mandat entre 2001 et 2006.

www.edi.org.cy

Mouvement écologiste et environnemental (KOP)

Le Mouvement écologiste et environnemental (KOP) est un parti politique chypriote fondé en 1996. Ce parti politique écologiste est membre du Parti vert européen et est représenté par un député au parlement chypriote depuis les élections législatives de 2001.

cyprusgreens.org

Mouvement pour la social-démocratie (EDEK)

Le Mouvement pour la social-démocratie (EDEK) est un parti politique chypriote fondé en 1969. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un parti politique de tendance social-démocrate. Il est membre, comme la plupart de ses homologues du continent, du Parti socialiste européen (PSE). Lors du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2008, l’EDEK a soutenu la candidature du communiste Dimitris Christofias.

www.edek.org.cy

Parti démocrate (DIKO)

Le Parti démocrate (DIKO) est un parti politique chypriote fondé en 1976. Le Parti démocrate est un parti politique centriste qui a rejoint, après les élections européennes de 2009, le groupe parlementaire du Parti socialiste européen au Parlement européen. Lors du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2008, le DIKO a soutenu la candidature du communiste Dimitris Christofias. En 2011, le DIKO a absorbé le Mouvement démocratique combattant (ADIK) qui avait disposé d’un siège durant la législature 2001-2006.

www.diko.org.cy

Parti européen

Le Parti européen est un parti politique chypriote fondé en 2005 à la suite de la fusion des partis Nouveaux Horizons et Démocratie européenne. Ce petit parti politique centriste est membre du Parti démocrate européen (PDE), comme le Mouvement Démocrate de François Bayrou.

www.evropaikokomma.org

Parti progressiste du peuple travailleur (AKEL)

Le Parti progressiste du peuple travailleur (AKEL) est un parti politique chypriote fondé en 1926. Le Parti progressiste des travailleurs est actuellement le plus puissant parti communiste au sein de l’Union européenne, et l’un des plus puissants en Europe avec son homologue moldave. Il est observateur au sein du Parti de la gauche européenne. Le parti a soutenu le Plan Annan de réunification de Chypre en 2004. L’AKEL a perdu la place de premier parti de l’île lors des élections législatives de 2011, puis la présidence en 2013.

www.akel.org.cy

Ralliement démocratique (DISY)

Le Ralliement démocratique (DISY) est un parti politique chypriote fondé en 1976. Ce parti politique conservateur est membre du Parti populaire européen (PPE) et a soutenu le Plan Annan de réunification de l’île lors du référendum de 2004. Lors des élections législatives du mois de mai 2011, le DISY est devenu le premier parti du pays, dépassant le Parti progressiste des travailleurs. En 2013, Nikos Anastasiades est devenu président du pays.

www.disy.org.cy

Partis politiques chypriotes turcs

Parti de la démocratie commune (TDP)

Le Parti de la démocratie commune (TDP) est un parti politique chypriote turc fondé en 2007 par la fusion du Mouvement pour la paix et la démocratie et du Parti de libération commune. Le Parti de la démocratie commune est un parti politique social-démocrate. Il a obtenu deux sièges lors des élections législatives de 2009, puis trois en 2013.

Parti démocrate (DP)

Le Parti démocrate (DP) est un parti politique chypriote turc fondé en 1992. Le Parti démocrate est un parti politique de centre-droite qui a recueilli cinq sièges aux élections législatives de 2009, puis douze en 2013. Il ne doit pas être confondu avec le Parti démocrate de la partie grecque de Chypre.

Parti de la liberté et de la réforme (ÖRP)

Le Parti de la liberté et de la réforme (ÖRP) est un parti politique chypriote turc fondé en 2006 par d’anciens membres du Parti de l’unité nationale et du Parti démocrate. Le Parti de la liberté et de la réforme suit une ligne politique libérale. Il a remporté deux sièges au parlement de la République de Chypre du Nord lors des élections législatives de 2009, avant de disparaître du parlement en 2013.

Parti de l’unité nationale (UBP)

Le Parti de l’unité nationale (UBP) est un parti politique chypriote turc fondé en 1975. Le Parti de l’unité nationale est un parti politique conservateur, favorable à l’indépendance de la République de Chypre du Nord et, par conséquent, opposé à la réunification de l’île. L’UBP a été au pouvoir de 1975 à 1996, de 1998 à 2003 et de 2009 à 2013.

Parti républicain turc (CTP)

Le Parti républicain turc (CTP) est un parti politique chypriote turc fondé en 1970. Le Parti républicain turc est un parti politique social-démocrate qui détient le statut d’observateur au sein du Parti socialiste européen (PSE) et de membre consultatif auprès de l’Internationale socialiste. Le CTP est favorable à la réunification de l’île. Il est devenu le premier parti de Chypre du Nord lors des élections de 2013.

Voir aussi

Parlement de Chypre

Le parlement de Chypre est unicaméral, sa seule chambre se nommant Chambre des représentants. Les députés au parlement chypriote sont élus au suffrage universel pour une période de cinq ans, au système proportionnel. Les dernières élections législatives à Chypre ont eu lieu le 22 mai 2011 et ont vu la victoire des conservateurs du Ralliement démocratique (DISY).

Histoire du Parlement chypriote

Le parlement chypriote a été créé en 1960, lors de l’indépendance du pays qui était auparavant une colonie britannique. Il comptait à l’époque cinquante députés, 35 représentants de la communauté grecque et 15 de la communauté turque. En 1979, le système électoral, qui était jusque-là majoritaire, a été changé et est depuis lors proportionnel. Le nombre de députés a été porté en 1985 à 80 pour lui permettre un meilleur fonctionnement et répondre notamment à la participation croissante des députés chypriotes à des assemblées parlementaires internationales.

Composition du Parlement chypriote

En théorie, le parlement chypriote compte 80 députés, 56 d’entre eux devant être élus par la communauté grecque et 24 par la communauté turque. Dans les faits, il n’y a plus eu d’élections des représentants de la communauté turque depuis les violences communautaires de 1963. Les sièges de la communauté turque n’ont toutefois jamais été supprimés et pourraient à nouveau être occupés en cas de réunification de Chypre. Le Parlement chypriote compte par ailleurs trois observateurs, représentants les minorités religieuses: un pour les catholiques, un pour les Arméniens et un pour les Maronites.

Mode d’élection du Parlement de Chypre

Les députés au Parlement chypriote sont élus au suffrage universel et obligatoire pour une durée de cinq ans, selon le système proportionnel. Les districts chypriotes forment les circonscriptions électorales, chaque district ayant un nombre de sièges proportionnel à sa population:

  • District de Nicosie: 21.
  • District de Limassol: 12.
  • District de Famagouste: 11.
  • District de Larnaca: 5.
  • District de Paphos: 4.
  • District de Kyrenia: 3.

Depuis 1996, il n’est plus nécessaire de procéder à une élection complémentaire lorsque un député démissionne: le candidat non-élu du même parti politique ayant obtenu le plus de suffrages (premier viennent-ensuite) lui succède automatiquement.
Si l’âge de droit de vote est fixé à 18 ans depuis 1996 (21 ans auparavant), il faut avoir 25 ans pour devenir député au Parlement de Chypre. La fonction de député est par ailleurs incompatible avec un mandat politique au niveau communal, avec un mandat ministériel ou avec un emploi au sein des forces armées ou de sécurité. Les fonctionnaires, communaux ou nationaux, ne peuvent pas non plus devenir députés.

Les trois représentants des minorités religieuses sont élus par les électeurs de leurs groupes respectifs, selon une procédure fixée dans la loi électorale chypriote.

Dissolution du Parlement de Chypre

Le Parlement de Chypre peut être dissout si la majorité absolue de ses membres vote la dissolution. Des élections législatives anticipées sont alors organisées dans un délai de 30 à 40 jours, mais le parlement nouvellement élu ne l’est que pour la fin de la législature en cours, et pas pour un nouveau mandat de cinq ans.

Liste des présidents du Parlement de Chypre

Le président du Parlement est élu par ses pairs lors de la première session d’une législature. Il est alors élu pour toute la durée de la législature. En plus de la direction de la Chambre des représentants, le président du parlement chypriote remplace le Président de la République en cas d’absence de ce dernier.

  • Glafcos Clerides, 1960-1976, DISY (conservateur).
  • Tassos Papadopoulous, 1976, DIKO (centriste).
  • Spyros Kyprianou, 1976-1977, DIKO.
  • Alekos Michaelides, 1977-1981, DIKO.
  • Georgios Ladas, 1981-1986, DIKO.
  • Vassos Lyssarides, 1986-1991, EDEK (social-démocrate).
  • Alexis Galanos, 1991-1996, DIKO.
  • Spyros Kyprianou, 1996-2000, DIKO.
  • Dimitris Christofias, 2001-2008, AKEL (communiste).
  • Marios Garoyian, 2008-2011, DIKO.
  • Yiannakis Omirou, 2011 – en fonction, EDEK.

Voir aussi:

Élections communales de 2011 à Chypre

Les élections communales qui se sont tenues hier à Chypre ont été marquées par la victoire des conservateurs du Ralliement démocratique (DISY). Le DISY a notamment remporté 26 des 38 mairies du pays et a amélioré son score de cinq points. A l’inverse, les communistes d’AKEL, le parti du président Dimitris Christofias, ont subi d’importants revers et ont notamment perdu la mairie de Nicosie, la capitale du pays. Ces élections confirment ainsi les résultats des élections législatives chypriotes du 22 mai 2011. Les citoyens chypriotes élisent tant leurs maires que leurs conseillers municipaux au suffrage universel, pour une durée de cinq ans.

Résultats détaillés des élections communales à Nicosie:

Élections à la mairie:

  • Constantinos Yiorkadjis (DISY), 57.1% des voix, élu.
  • Eleni Mavrou (AKEL, sortante), 39.4% des voix, non élue.
  • Kostantis Kantounas (indépendant), 3.5% des voix, non élus.

Élection du conseil municipal:

  • Ralliement démocratique (DISY, conservateur), 40.7% des voix.
  • Parti progressiste des travailleurs (AKEL, communiste), 32.3% des voix.
  • Parti démocrate (DIKO, centriste), 14.5% des voix.
  • Parti européen (centriste), 4.6% des voix.
  • Mouvement pour la social-démocratie (EDEK, social-démocrate), 4.5% des voix.
  • Les Verts, 3.1% des voix.

Résultats détaillés des élections communales à Limassol:

Élections à la mairie:

  • Andreas Christou (AKEL, sortant), 55.4% des voix, réélu.
  • Nick Kleanthous, 44.9% des voix, non élu.

Élection du conseil municipal:

  • Ralliement démocratique (DISY, conservateur), 37.5% des voix.
  • Parti progressiste des travailleurs (AKEL, communiste), 31.5% des voix.
  • Parti démocrate (DIKO, centriste), 16.9% des voix.
  • Mouvement pour la social-démocratie (EDEK, social-démocrate), 6.9% des voix.
  • Parti européen (centriste), 3.7% des voix.
  • Mouvement indépendant (liste locale), 1.8% des voix.
  • Les Verts, 1.5% des voix.

Voir aussi: