Élection présidentielle de 2014/2015 en Croatie

Les Croates se sont rendus aux urnes les 28 décembre 2014 et le 11 janvier 2015 pour élire leur président. La conservatrice Kolinda Grabar-Kitarovic a été élue au second tour, battant de justesse le président social-démocrate sortant Ivo Josipovic.

Résultats détaillés du premier tour

  • Ivo Josipovic, indépendant soutenu par la gauche, 38.5% des voix.
  • Kolinda Grabar-Kitarovic, Union démocratique croate (HDZ, conservateur), 37.2% des voix.
  • Ivan Vilibor Sinčić, Bouclier humain (populiste, eurosceptique), 16.4% des voix.
  • Milan Kujundžić, Alliance pour la Croatie (nationaliste), 6.3% des voix.

Taux de participation: 47.1%.

Résultats détaillés du second tour

  • Kolinda Grabar-Kitarovic, Union démocratique croate (HDZ, conservateur), 50.7% des voix.
  • Ivo Josipovic, indépendant soutenu par la gauche, 49.3% des voix.

Taux de participation: 59.1%.

Voir aussi

Élections communales de 2013 à Zagreb

Des élections communales ont eu lieu les 19 mai et 2 juin 2013 à Zagreb, la capitale de la Croatie. Le maire social-démocrate sortant Milan Bandic, qui se présentait en indépendant, a été réélu pour un troisième mandat. Il a battu au second tour le candidat officiel du Parti social-démocrate Ranko Ostojic.

Premier tour de l’élection à la mairie (19 mai 2013)

  • Milan Bandic, indépendant, 47.3% des voix.
  • Ranko Ostojic, Parti social-démocrate (SDP), 22.7% des voix.
  • Vladimir Federlji, Parti social-libéral croate (HSLS, libéral), 17.3% des voix.
  • Margareta Maderic, Union démocratique croate (HDZ, conservateur), 5.4% des voix.

Second tour de l’élection à la mairie (2 juin 2013)

  • Milan Bandic, indépendant, 65.7% des voix.
  • Ranko Ostojic, Parti social-démocrate (SDP), 32.4% des voix.

Élection de l’Assemblée communale (19 mai 2013)

  • Liste indépendante Milan Bandic, 17 sièges (+17).
  • Parti social-démocrate (SDP), 12 sièges (-9).
  • Union démocratique croate (HDZ, conservateur), 8 sièges (+1).
  • Parti social-libéral croate (HSLS, libéral), 4 sièges (+2).
  • Parti populaire croate – Démocrates libéraux (HNS, libéral), 2 sièges (-3).
  • Parti paysan croate (HSS, agrarien), 2 sièges (-2).
  • Parti croate du droit – Ante Starcevic (conservateur), 1 siège (+1).
  • Bloc uni des retraités, 1 siège (-2).
  • Divers indépendants, 1 siège (-8).

Voir aussi:

Élections régionales de 2013 en Croatie

Des élections régionales se sont tenues les 19 mai et 2 juin 2013 en Croatie, le même jour que des élections communales. Les Croates ont renouvelé les parlements de leurs vingt comitats et ont également élu directement les préfets des comtés. Une seule préfecture a changé de parti par rapport aux élections de 2009 : la préfecture de Medimurje, jusque-là aux mains du Parti social-démocrate, est désormais détenue par le Parti populaire croate (HNS, libéral).

Bjelovar-Bilogora

Damir Bajs, le candidat du Parti paysan croate (HSS, agrarien), a été élu préfet du comitat de Bjelovar-Bilogora au second tour des élections régionales. Le HSS avait déjà remporté cette préfecture en 2009.

Brod-Posavina

Danijel Marušić, le candidat de l’Union démocratique croate (HDZ, conservateur), a été réélu préfet du comitat de Brod-Posavina dès le premier tour des élections régionales.

Dubrovnik-Neretva

Nikola Dobroslavić, le candidat de l’Union démocratique croate (HDZ, conservateur), a été réélu préfet du comitat de Dubrovnik-Neretva dès le premier tour des élections régionales.

Istrie

Ivan Jakovčić, le candidat de l’Assemblée démocratique istrienne (IDS, régionaliste), a été réélu préfet du comitat d’Istrie au second tour des élections régionales.

Karlovac

Ivan Vučić, le candidat de l’Union démocratique croate (HDZ, conservateur), a été réélu préfet du comitat de Karlovac au second tour des élections régionales.

Koprivnica-Križevci

Darko Koren, le candidat du Parti paysan croate (HSS, agrarien), a été réélu préfet du comitat de Koprivnica-Križevci dès le premier tour des élections régionales.

Krapina-Zagorje

Željko Kolar, le candidat du Parti social-démocrate (SDP), a été élu préfet du comitat de Krapina-Zagorje dès le premier tour des élections régionales. Le SDP avait déjà remporté cette préfecture en 2009.

Lika-Senj

Milan Kolić, le candidat de l’Union démocratique croate (HDZ, conservateur), a été élu préfet du comitat de Lika-Senj dès le premier tour des élections régionales. Le HDZ avait déjà remporté cette préfecture en 2009.

Medimurje

Matija Posavec, le candidat du Parti populaire croate (HNS, libéral), a été élu préfet du comitat de Medimurje au second tour des élections régionales. La préfecture était jusque-là détenue par le Parti social-démocrate.

Osijek-Baranja

Vladimir Šišljagić, le candidat de l’Alliance démocratique croate de Slavonie et de Baranya (HDSSB, régionaliste, populiste de droite), a été réélu préfet du comitat d’Osijek-Baranja au second tour des élections régionales.

Požega-Slavonie

Alojz Tomašević, le candidat de l’Union démocratique croate (HDZ, conservateur), a été élu préfet du comitat de Požega-Slavonie au second tour des élections régionales. Le HDZ avait déjà remporté cette préfecture en 2009.

Primorie-Gorski Kotar

Zlatko Komadina, le candidat du Parti social-démocrate (SDP), a été réélu préfet du comitat de Primorie-Gorski Kotar dès le premier tour des élections régionales.

Sisak-Moslavina

Marina Lovrić, la candidate du Parti social-démocrate (SDP), a été réélue préfet du comitat de Sisak-Moslavina au deuxième tour des élections régionales.

Split-Dalmatie

Zlatko Ževrnja, le candidat de l’Union démocratique croate (HDZ, conservateur), a été élu préfet du comitat de Split-Dalmatie au second tour des élections régionales. Le HDZ avait déjà remporté cette préfecture en 2009.

Šibenik-Knin

Goran Pauk, le candidat de l’Union démocratique croate (HDZ, conservateur), a été réélu préfet du comitat de Šibenik-Knin au second tour des élections régionales.

Varaždin

Predrag Štromar, le candidat du Parti populaire croate (HNS, libéral), a été réélu préfet du comitat de Varaždin dès le premier tour des élections régionales.

Virovitica-Podravina

Tomislav Tolušić, le candidat de l’Union démocratique croate (HDZ, conservateur), a été réélu préfet du comitat de Virovitica-Podravina dès le premier tour des élections régionales.

Vukovar-Syrmie

Božo Galić, le candidat de l’Union démocratique croate (HDZ, conservateur), a été réélu préfet du comitat de Vukovar-Syrmie dès le premier tour des élections régionales.

Zadar

Stipe Zrilić, le candidat de l’Union démocratique croate (HDZ, conservateur), a été réélu préfet du comitat de Zadar au second tour des élections régionales.

Zagreb

Il s’agit ici des résultats du comitat de Zagreb, pas de la ville. La ville de Zagreb ne fait pas partie du comitat du même nom, mais est une commune qui dispose des compétences d’un comitat.

Stjepan Kožić, le candidat du Parti paysan croate (HSS, agrarien), a été réélu préfet du comitat de Koprivnica-Križevci dès le premier tour des élections régionales.

Voir aussi

Elections communales de 2013 en Croatie

Des élections communales se sont tenues le 19 mai 2013 en Croatie, le même jour que des élections régionales. Cet article présente les résultats des élections dans les quatre villes croates de plus de 100’000 habitants.

Osijek

Osijek est, avec ses 115’000 habitants, la quatrième ville de Croatie. Située dans l’est du pays, elle a élu l’indépendant Ivica Vrkic à la mairie. Ce dernier remplace Kresimir Bubalo membre de l’Alliance démocratique croate de Slavonie et de Baranya (HDSSB, régionaliste, populiste de droite) élu en 2009.

Conseil de ville:

  • 14 Alliance démocratique croate de Slavonie et de Baranya (HDSSB, régionaliste, populiste de droite) et Verts de Croatie (+5).
  • 8 Parti social-démocrate, Parti populaire croate (HNS, libéral) et Parti croate des retraités (HSU) (+2).
  • 6 Union démocrate croate (HDZ, conservateur) et Parti croate du droit Ante Starcevic (HSP-AS, coservateur) (-).
  • 3 Liste indépendante Anto Dapic (+3).
  • 3 Parti travailliste croate (gauche de la gauche) (+3).
  • 2 divers (-2).

Rijeka (Fiume)

Rijeka, la troisième plus grande ville de Croatie, est située au nord-ouest du pays, sur les côtes de l’Adriatique. Le social-démocrate Vojko Obersnel a été réélu maire de la ville.

Conseil de ville:

  • 11 Parti social-démocrate (SDP) (-).
  • 5 Union démocratique croate (HDZ, conservateur) (-3).
  • 5 Parti travailliste croate (gauche de la gauche) (+5).
  • 3 Parti croate des retraités (HSU) (+1).
  • 3 Alliance de Primorje-Gorski (PGS, régionaliste) (-1).
  • 3 Assemblée démocrate istrienne (IDS, régionaliste) (-).
  • 2 Parti populaire croate (HNS, libéral) (-).
  • 1 Parti régional autonomiste de la côte croate (ARS) (-).
  • 1 Parti croate du droit Ante Starcevic (-2).
  • 1 Action des jeunes (+1).
  • 0 Liste pour Fiume (-2).
  • 0 Parti social-libéral croate (HSLS, libéral) (-1).
  • 0 Parti paysan croate (HSS, agrarien) (-1).

Split

Split, située sur la côte de la mer Adriatique, est la deuxième plus grande ville de Croatie. Le social-démocrate Ivo Baldasar l’a emporté, ravissant la mairie à l’entrepreneur indépendant Željko Kerum, de tendance conservatrice.

Conseil de ville:

  • 8 Parti social-démocrate (SDP).
  • 7 Union démocrate croate (HDZ, conservateur).
  • 5 Parti citoyen croate (ancienne Liste Zeljko Kerum) (HGS, conservateur).
  • 2 Parti populaire croate (HNS, libéral).
  • 1 Parti croate des retraités (HSU).
  • 1 Parti social-libéral croate (HSLS, libéral).
  • 1 Pur parti croate du droite (HCSP, ultranationaliste).
  • 10 divers listes locales.

Zagreb

Voir les résultats détaillés des élections communales à Zagreb, la capitale et plus grande ville de la Croatie.

Voir aussi:

Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Voir aussi