Elections communales de 2013 à Copenhague

Des élections communales ont eu lieu le 19 novembre au Danemark et, plus particulièrement, à Copenhague. Ces élections ont été marquées à Copenhague par la forte progression de l’Alliance rouge-verte (gauche de la gauche) qui a obtenu 19.5% des voix, en progression de huit points par rapport à 2009, et qui est désormais la deuxième force politique de la capitale danoise derrière les sociaux-démocrates. Cette progression ne compense toutefois pas les pertes du Parti populaire socialiste, autre formation de la gauche de la gauche. Le social-démocrate Frank Jensen conserve la mairie, qui est détenue par la gauche sans interruption depuis 1938.

Résultats détaillés des élections communales de 2013 à Copenhague:

  • Les Sociaux-démocrates, 27.8% des voix (-2.1%), 16 sièges (-1).
  • Alliance rouge-verte (gauche de la gauche), 19.5% des voix (+8.6%), 11 sièges (+5).
  • Parti libéral, 11.4% des voix (+2.0%), 7 sièges (+1).
  • Parti social-libéral danois, 11.2% des voix (+2.7%), 6 sièges (+1).
  • Parti populaire socialiste (gauche de la gauche), 10.0% des voix (-12.2%), 6 sièges (-7).
  • Parti du peuple danois (droite populiste), 7.4% des voix (-0.3%), 4 sièges (-).
  • Parti conservateur populaire, 5.0% des voix (-2.0%), 3 sièges (-1).
  • Alliance libérale, 3.9% des voix (+3.0%), 2 sièges (+2).

Taux de participation: 61.2% des voix.

Voir aussi:

Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Voir aussi

Elections régionales de 2013 au Groenland

Des élections régionales ont eu lieu hier au Groenland. Communauté Inuit, le parti socialiste et indépendantiste au pouvoir depuis 2009, a été battu par Simuit, un parti indépendantiste social-démocrate qui était au pouvoir avant 2009. La campagne électorale n’a pas tant été dominée par la question de l’indépendance que par celle du développement des mines. Communauté Inuit a fortement développé l’exploitation minière des importantes ressources naturelles de l’île depuis 2009, en attirant notamment d’importants capitaux étrangers. Simuit est, au contraire, très critique vis-à-vis de la politique menée depuis quatre ans par Communauté Inuit. Aleqa Hammond, la présidente de Simuit, devrait être la prochaine cheffe du gouvernement groenlandais et sera ainsi la première femme à occuper ce poste.

Résultats détaillés des élections régionales groenlandaises de 2013:

  • En avant (Siumut, social-démocrate, indépendantiste), 42.8% des voix (+16.3%), 14 sièges (+5).
  • Communauté Inuit (socialiste, indépendantiste), 34.4% des voix (-9.3%), 11 sièges (-3).
  • Solidarité (conservateur, unioniste), 8.1% des voix (-2.8%), 2 sièges (-1).
  • Parti Inuit (gauche de la gauche, écologiste, séparatiste), 6.4% des voix (+6.4%), 2 sièges (+2).
  • Démocrates (libéral, unioniste), 6.2% des voix (-6.5%), 2 sièges (-2).
  • Association des candidats (conservateur), 1.1% des voix (-2.7%), 0 siège (-1).

Voir aussi:

Elections de mars 2013 en Europe

Contrairement au mois de février, qui a été marqué par les élections législatives italiennes, aucune élection ne devrait retenir l’attention de l’Europe entière en mars 2013. Malte devrait être le seul État où des élections législatives seront organisées. Selon les sondages, le Parti travailliste (social-démocrate) pourrait détrôner les conservateurs du Parti nationaliste au pouvoir depuis 1998. Des élections locales auront lieu parallèlement à ces élections législatives qui se tiendront le 9 mars prochain.

En Autriche, les premières élections d’une année 2013 qui en comptera beaucoup – les Autrichiens parlent de Superwahljahr (super année électorale) – auront lieu le 3 mars. Ce jour-là, des élections régionales auront lieu en Carinthie et en Basse-Autriche. La Carinthie – Kärnten en allemand – a souvent fait parler d’elle puisqu’elle a été gouvernée à deux reprises par le défunt tribun nationaliste Jorg Haider. Les camarades de parti de Jorg Haider sont toujours au pouvoir en Carinthie. Y resteront-ils cinq ans de plus? Le scrutin en Basse-Autriche retiendra probablement moins l’attention, à moins que le Parti populaire (ÖVP, conservateur) ne perde la présidence de la région qu’il détient sans interruption depuis… 1945!

En Suisse, des élections cantonales auront lieu, le 3 mars également, en Valais et à Soleure. Les élections cantonales valaisannes recevront une certaine attention médiatique, et ce pour deux raisons: le Parti démocrate-chrétien (PDC) pourrait perdre la majorité absolue qu’il détient au parlement cantonal depuis plus d’un siècle et le combat pour le cinquième siège au gouvernement entre le conseiller national nationaliste Oskar Freysinger (UDC) et l’ancien chef de la police Christian Varonne (Parti libéral-radical, PLR, libéral) s’annonce serré. De nombreux référendums seront par ailleurs organisés au niveau national et dans de nombreux cantons le 3 mars. Au niveau national, la Suisses décideront s’ils acceptent la nouvelle Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) et s’ils souhaitent accroître les droits des actionnaires (Initiative Minder)…

Des élections régionales auront également lieu au Groenland. Les élections régionales de 2009 avaient été remportées pour la première fois par les socialistes indépendantistes de la Communauté Inuit alors que le Groenland avait jusque-là toujours été gouverné par les sociaux-démocrates du parti Progrès. Les élections du 12 mars nous diront si Communauté Inuit parvient à rester au pouvoir quatre ans de plus!

Enfin, des élections locales auront lieu en Macédoine le 24 mars. Après avoir menacé de boycotter ces élections, l’opposition sociale-démocrate a finalement décidé d’y participer également. Elle avait menacé de les boycotter après les évènements intervenus le 24 décembre dernier au parlement macédonien au cours desquels 17 personnes avaient été blessées.

Comme vous le voyez, le mois de mars n’est presque qu’un demi-mois électoral, les semaines situées juste avant et juste après Pâques ne se prêtant guère à des élections en Europe, du moins dans l’Europe catholique et protestante.

Les résultats des élections du mois de mars seront évidemment présentés ici même au fur et à mesure de leur déroulement!

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Premiers ministres danois

Le poste de Premier ministre du Danemark a été essentiellement occupé par des sociaux-démocrates entre 1945 et 1982, avec quelques petites intermèdes libéraux et sociaux-libéraux. Depuis 1982, une sorte d’alternance longue semble s’être installée, avec un long gouvernement conservateur suivi d’un long gouvernement social-démocrate, puis, de 2001 à 2011, d’un long gouvernement libéral. La gauche est revenue au pouvoir en octobre 2011, la sociale-démocrate Helle Thorning-Schmidt devenant la première femme Premier ministre dans l’histoire du Danemark.

Liste des Premiers ministres danois depuis 1945:

  • Vilhelm Buhl, 05.05.1945 – 07.11.1945, Parti social-démocrate.
  • Knud Kristensen, 07.11.1945 – 13.11.1947, Parti libéral.
  • Hans Hedtoft, 13.11.1947 – 30.10.1950, Parti social-démocrate.
  • Erik Eriksen, 30.10.1950 – 30.09.1953, Parti libéral.
  • Hans Hedtoft, 30.09.1953 – 29.01.1955, Parti social-démocrate.
  • Hans Christian Hansen, 01.02.1955 – 19.02.1960, Parti social-démocrate.
  • Viggo Kampmann, 21.02.1960 – 03.09.1962, Parti social-démocrate.
  • Jens Otto Krag, 03.09.1962 – 02.02.1968, Parti social-démocrate.
  • Hilmar Baunsgaard, 02.02.1968 – 11.10.1971, Parti social-libéral.
  • Jens Otto Krag, 11.10.1971 – 05.10.1972, Parti social-démocrate.
  • Anker Jørgensen, 05.10.1972 – 17.12.1973, Parti social-démocrate.
  • Poul Hartling, 17.12.1973 – 13.02.1975, Parti libéral.
  • Anker Jørgensen, 13.02.1975 – 10.09.1982, Parti social-démocrate.
  • Poul Schlüter, 10.09.1982 – 25.01.1993, Parti conservateur populaire.
  • Poul Nyrup Rasmussen, 25.01.1993 – 27.11.2001, Parti social-démocrate.
  • Anders Fogh Rasmussen, 27.11.2001 – 05.04.2009, Parti libéral.
  • Lars Løkke Rasmussen, 05.04.2009 – 02.10.2011, Parti libéral.
  • Helle Thorning-Schmidt, 02-10.2011 – actuellement en fonction, Parti social-démocrate.