Elections provinciales de 2015 au Pays basque

Contrairement à la situation en vigueur dans les autres communautés autonomes espagnoles, les provinces du Pays basque disposent d’un parlement élu au suffrage universel direct. Ces parlements, qui s’appellent Juntes generales, sont au nombre de trois. Le Pays basque espagnol compte en effet trois provinces: Alava, Biscaye et Guipuscoa.

Les élections provinciales de 2015, qui ont eu lieu le 24 mai, ont notamment été marquées par le fort recul du Parti populaire (PP, conservateur) et, dans une moindre mesure, du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate), ainsi que par l’arrivée sur la scène politique locale de Podemos (gauche de la gauche). Le Parti nationaliste basque (PNV, régionaliste, centriste) progresse fortement en Guipuscoa, redevenant la première force de la province, tout en conservant ce statut dans les deux autres provinces. Bildu (indépendantiste, gauche), dont l’irruption sur la scène politique avait constitué l’événement des élections de 2011, recule nettement en Guipuscoa et campe sur ses positions ailleurs.

Alava

Le Parti nationaliste basque (PNV, régionaliste, centriste) prend la présidence de la province au Parti populaire (PP, conservateur).

13 Parti nationaliste basque (-), 12 Parti populaire (-4), 11 Bildu (-), 8 Podemos (+8), 5 Parti socialiste ouvrier espagnol (-4), 1 La Gauche (-1), 1 Citoyens (+1).

Biscaye

Le Parti nationaliste basque (PNV, régionaliste, centriste) conserve la présidence de la province de Biscaye, son fief historique qu’il dirige sans interruption depuis le retour de la démocratie dans les années 1970.

23 Parti nationaliste basque (+1), 11 Bildu (-1), 7 Parti socialiste ouvrier espagnol (-2), 6 Podemos (+6), 4 Parti populaire (-4).

Guipuscoa

Le Parti nationaliste basque (PNV, régionaliste, centriste) reprend la présidence de la province à Bildu.

18 Parti nationaliste basque (+4), 17 Bildu (-6), 9 Parti socialiste ouvrier espagnol (-1), 6 Podemos (+6), 1 Parti populaire (-3), 0 Aralar (-1).

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Elections régionales de 2015 à Madrid

Le Parti populaire (PP, conservateur) perd la majorité absolue qu’il détient depuis 1995 dans la région de Madrid.  Les Citoyens (C’s, social-libéral) et Podemos (gauche de la gauche) font une entrée en force au parlement régional, au détriment des conservateurs, mais également de l’Union, progrès et démocratique (UPyD, social-libéral) et de la Gauche unie (IU, communiste) qui disparaissent du parlement régional. Une coalition devra donc être formée dans les prochains jours, une grande coalition Parti populaire – Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate) n’étant peut-être finalement pas la possibilité la moins probable. Notons que le PSOE et Podemos manquent de peu la majorité, tandis qu’une coalition Parti populaire – Citoyens n’aurait qu’un siège d’avance sur la gauche.

Contrairement à Berlin ou à Vienne, qui sont à la fois une commune et une région, il ne faut pas confondre en Espagne la ville de Madrid et la communauté autonome de Madrid. Cette dernière, dont nous parlons ici, regroupe, outre la ville de Madrid elle-même, de nombreuses communes situées autour de la capitale espagnole.

Résultats détaillés des élections régionales à Madrid:

  • Parti populaire (PP, conservateur), 33.1% des voix (-18.6%), 48 sièges (-24).
  • Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate), 25.4% des voix (-0.6%), 37 sièges (+1).
  • Podemos (gauche de la gauche), 18.6% des voix (+18.6%), 27 sièges (+27).
    • Podemos, 24 sièges.
    • Convocatoria por Madrid, 2 sièges.
    • Equo (écologiste), 1 siège.
  • Citoyens (C’s, social-libéral), 12.1% des voix (+11.9%), 17 sièges (+17).
  • Gauche unie (IU, communiste) – Les Verts (LV, écologiste), 4.1% des voix (-6.5%), 0 siège (-13).
  • Union, progrès et démocratie (UPyD, social-libéral), 2.0% des voix (-4.3%), 0 sièges (-8).
  • VOX (conservateur), 1.2% des voix, 0 siège (-).
  • Parti animaliste contre la maltraitance animale (PACMA), 1.0% des voix (+0.4%), 0 siège (-).

Taux de participation: 68.9%.

Source: El Pais.

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Elections de 2015 dans les Conseils insulaires des Baléares

Les Iles Baléares, qui forment l’une des seize communautés autonomes espagnoles, ne sont pas divisées en provinces, mais sont dotées de quatre Conseils insulaires. Ces derniers sont élus au suffrage universel direct, contrairement aux gouvernements provinciaux standards. Les quatre Conseils insulaires concernent les îles de Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera.

Ces élections des Conseils insulaires ont été marquées par une lourde défaite pour le Parti populaire (PP, conservateur) qui perd de nombreux sièges dans les Conseils et les trois présidences qu’il détenait. Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate) n’en profite que marginalement puisqu’il perd également des sièges et ne reprend que la présidence du Conseil d’Ibiza. Les grands gagnants sont les coalitions « Plus pour Majorque » et « Plus pour Minorque » qui rassemblent régionalistes de gauche et écologistes et qui s’emparent des présidences de Majorque et de Minorque. Formentera reste dirigée par un parti régionaliste de gauche.

Conseil insulaire de Formentera

Les Gens pour Formentera (régionalisme de gauche et écologiste) conservent la présidence du Conseil insulaire qu’ils détiennent depuis 2007.

9 Gens pour Formentera (+3), 4 Parti populaire (-1), 2 Parti socialiste ouvrier populaire (-), 2 Compromis Formentera (+2).

Conseil insulaire d’Ibiza

Le PSOE a pris le Conseil insulaire d’Ibiza au Parti populaire.

6 Parti populaire (-2), 4 Parti socialiste ouvrier espagnol (-1), 3 Podemos (+3).

Conseil insulaire de Majorque

Plus pour Majorque, une coalition régionaliste de gauche et écologiste, a pris la présidence du Conseil insulaire au Parti populaire.

10 PP (-9), 7 PSOE (-3), 6 Plus pour Majorque (+2), 5 Podemos (+5), 3 Proposition pour les Îles (+3), 2 Citoyens (+2).

Conseil insulaire de Minorque

Plus pour Minorque, une coalition régionaliste de gauche et écologiste, a pris la présidence du Conseil insulaire au Parti populaire.

5 Parti populaire (-3), 3 Parti socialiste ouvrier espagnol (-1), 3 Plus pour Minorque (+2), 2 Podemos (+2).

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Élections régionales de 2015 à La Rioja

Des élections régionales ont eu lieu le 24 mai 2015 à La Rioja, une région du nord-est de l’Espagne. Le Parti populaire (PP, conservateur) a perdu la majorité absolue qu’il détenait depuis 1995 dans la région. Il est toutefois resté le premier parti de la région et  a pu se maintenir au pouvoir grâce à l’appui des Citoyens (C’s, social-libéral). Notons également que le Parti de La Rioja, une formation régionaliste, a disparu du parlement.

Résultats détaillés des élections régionales de 2015 à La Rioja

  • Parti populaire (PP, conservateur), 38.5% des voix (-13.4%), 15 sièges (-5).
  • Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate), 26.7% des voix (-3.6%), 10 sièges (-1).
  • Podemos (gauche de la gauche), 11.2% des voix (+11.2%), 4 sièges (+4).
  • Citoyens (C’s, social-libéral), 10.5% des voix (+10.5%), 4 sièges (+4).
  • Parti de La Rioja (PR, régionaliste), 4.4% des voix (-1.0%), 0 siège (-2).
  • Gauche unie (IU, communiste) – Equo (écologiste), 4.2% des voix (+0.5%), 0 siège (-).
  • Union, progrès et démocratie (UPyD, social-libéral), 1.3% des voix (-2.3%), 0 siège (-).

Taux de participation: 71.2%.

Source: El Pais.

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Élections régionales de 2015 en Castille-et-León

Le Parti populaire (PP, conservateur) a perdu de justesse la majorité absolue qu’il détenait depuis 1991 en Castille-et-León, une région du centre de l’Espagne. Le Parti populaire a toutefois pu se maintenir au pouvoir après ces élections grâce à l’abstention au parlement des Citoyens (C’s, social-libéral).  La Castille-et-León a Valladollid pour capitale, l’ancienne capitale espagnole.

Résultats détaillés des élections régionales en 2015 Castille-et-León:

  • Parti populaire (PP, conservateur), 37.8% des voix (-13.8%), 42 sièges (-11).
  • Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, social-démocrate), 26.0% des voix (-3.6%), 25 sièges (-4).
  • Podemos (gauche de la gauche), 12.1% des voix (+12.1%), 10 sièges (+10).
  • Citoyens (C’s, social-libéral), 10.3% des voix (+10.3%), 5 sièges (+5).
  • Gauche unie (IU, communiste), 4.2% des voix (-0.7%), 1 siège (-).
  • Union, progrès et démocratie (UPyD, social-libéral), 1.4% des voix (-1.9%), 0 siège (-).
  • Union populaire de León (UPL, régionaliste), 1.4% des voix (-0.5%), 1 siège (-).

Taux de participation: 69.0%.

Source: El País.

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