Elections législatives de 2015 en Finlande

Des élections législatives ont eu lieu hier en Finlande. Ces élections se sont soldées par la victoire du Parti du centre (KESK, libéral) au détriment des conservateurs du Parti de la coalition nationale (KOK) du Premier Ministre Alexander Stubb. Les Vrais Finlandais, la formation eurosceptique et populiste qui avait fait sensation lors des élections législatives de 2011, ont conservé leur troisième place malgré de légères pertes. Aucun parti ne détenant la majorité absolue au parlement, des négociations vont désormais s’engager. Le président du Parti du Centre, Juha Sipilä, va tenter de former une coalition gouvernementale.

Résultats détaillés des élections législatives de 2015 en Finlande

  • Parti du centre (KESK, libéral), 21.1% des voix (+5.3%), 49 sièges (+14).
  • Parti de la coalition nationale (KOK, conservateur), 18.2% des voix (-2.2%), 37 sièges (-7).
  • Vrais finlandais (PS, droite populiste), 17.6% des voix (-1.4%), 38 sièges (-1).
  • Parti social-démocrate de Finlande (SDP), 16.5% des voix (-2.6%), 34 sièges (-8).
  • Alliance verte (VIHR, écologiste), 8.5% des voix (+1.3%), 15 sièges (+5).
  • Alliance de Gauche (VAS, gauche de la gauche), 7.1% des voix (-1.0%), 12 sièges (-2).
  • Parti populaire des Suédois de Finlande (SFP, minorité suédophone, libéral), 4.9% des voix (+0.6%), 9 sièges (-).
  • Démocrates-chrétiens de Finlande (KD), 3.5% des voix (-0.5%), 5 sièges (-1).

Taux de participation: 70.1% (-0.3%).

Voir aussi:

Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Voir aussi

Élections communales de 2012 en Finlande

Des élections municipales se sont tenues hier dans les 336 communes finlandaises. Ces élections ont été marquées par la progression des Vrais finlandais (droite populiste), qui obtiennent 12.3% des voix sur l’ensemble du pays, en progression de sept points, et 1195 élus locaux (+752). Si cette progression est spectaculaire, les Vrais finlandais réalisent toutefois un score nettement inférieur au 19% obtenus lors des élections législatives de 2011.

Au vu de l’ampleur de la progression des Vrais finlandais, il n’est pas étonnant de constater que les autres partis reculent tous. Le Parti de la coalition nationale (KOK, conservateur) reste le premier parti du pays avec 21.9% des voix (-1.6%) et 1735 élus (-286), devant les sociaux-démocrates avec 19.6% des voix (-1.7%) et 1729 élus (-337) et le Parti du Centre (libéral) avec 18.7% des voix (-1.4%) et 3078 élus (-439). Suivent les Vrais finlandais, puis la Ligue verte (écologiste) et l’Alliance de Gauche (gauche de la gauche).

Espoo

29 KOK (+2), 13 Ligue verte (+2), 10 sociaux-démocrates (+1), 9 Vrais finlandais (+2), 3 Parti du centre (-), 2 Alliance de Gauche (-), 2 Démocrates-chrétiens, 0 divers (-1).

Helsinki

Voir notre article consacré aux élections communales de 2012 à Helsinki.

Jyväskylä

17 sociaux-démocrates (-4), 13 KOK (-3), 11 Parti du Centre (-4), 8 Vrais finlandais (+5), 7 Ligue verte (-2), 6 Alliance de Gauche (-), 4 Démocrates-chrétiens (-), 1 Parti communiste (-).

Lahti

18 KOK (-2), 18 sociaux-démocrates (-1), 9 Vrais finlandais (+6), 5 Alliance de Gauche (-), 4 Démocrates-chrétiens (-), 3 Ligue verte (-1), 2 Parti du Centre (-1).

Oulu

19 Parti du Centre, 13 KOK, 10 Alliance de Gauche, 9 sociaux-démocrates, 8 Vrais finlandais, 7 Verts, 1 Démocrate-chrétien.

Tampere

17 KOK (-1), 16 sociaux-démocrates (+1), 10 Ligue verte (-1), 9 Vrais finlandais (+5), 7 Alliance de Gauche (-1), 3 Parti du centre (-1), 2 Démocrates-chrétiens (-1), 1 Parti communiste (-), 1 Parti populaire suédois (-), 1 divers (+1).

Turku

19 KOK (-), 14 sociaux-démocrates (-1), 10 Ligue verte (-1), 9 Alliance de Gauche (-1), 6 Vrais finlandais (+4), 4 Parti du centre (+1), 3 Parti populaire suédois (-1), 1 Démocrate-chrétien (-1), 1 divers (+1).

Vantaa

18 sociaux-démocrates (-), 18 KOK (-2), 11 Vrais finlandais (+4), 9 Ligue verte (+1), 4 Alliance de Gauche (-1), 3 Parti du centre (-1), 2 Démocrates-chrétiens (-), 2 Parti populaire suédois (-).

Source: Ministère finlandais de la justice.

Voir aussi:

Elections communales de 2012 à Helsinki

Des élections communales ont eu lieu hier à Helsinki, la capitale de la Finlande. Les Vrais finlandais (droite populiste) sont les grands gagnants de ce scrutin, doublant leur nombre de sièges (de 4 à 8). Ils avaient déjà effectué une première percée lors des élections communales de 2008. Les conservateurs du Parti de la coalition nationale (KOK) et les écologistes de la Ligue verte restent les deux premières forces politiques de la ville, devant les socio-démocrates.

Résultats détaillés des élections communales de 2012 à Helsinki:

  • Parti de la coalition nationale (KOK, conservateur), 26.9% des voix (-2.4%), 23 sièges (-3).
  • Ligue verte (VIHR, écologiste), 22.3% des voix (-0.9%), 19 sièges (-2).
  • Parti social-démocrate finlandais (SDP), 16.9% des voix (-1.0%), 15 sièges (-1).
  • Alliance de gauche (gauche de la gauche), 10.2% des voix (+1.8%), 9 sièges (+2).
  • Les Vrais finlandais (droite populiste), 9.4% des voix (+4.1%), 8 sièges (+4).
  • Parti du Centre (KESK, libéral), 3.7% des voix (-0.6%), 3 sièges (-).
  • Démocrates-chrétiens de Finlande, 2.2% des voix (-0.6%), 2 sièges (-).
  • Parti communiste de Finlande (SKP, communiste), 1.3% des voix (-0.3%), 1 siège (-).

Taux de participation: 57.2%.

Source: Ministère finlandais de la justice.

Voir aussi:

Elections d’octobre 2012 en Europe

L’Europe entre, en octobre, dans l’un des mois les plus chargés de l’année 2012, électoralement parlant. Vous trouverez dans cet article une brève présentation des principaux scrutins qui nous attendent.

Évènement plutôt rare, le mois d’octobre sera marqué par un référendum constitutionnel: un référendum aura en effet lieu le 20 octobre sur la nouvelle constitution islandaise. Une Assemblée constituante avait été élue à la suite de la grave crise bancaire qui avait ébranlé le pays et les Islandais se prononceront sur les résultats de ces travaux en répondant à six questions différentes.

Quatre pays d’Europe centrale et orientale verront se dérouler des élections au niveau national durant le mois d’octobre 2012 – la Lituanie, le Monténégro, la République tchèque et l’Ukraine:

  • Les élections législatives ukrainiennes promettent d’attirer l’attention des médias le 28 octobre prochain. Ces élections interviennent huit ans après la Révolution orange, deux ans après le retour au pouvoir du très russophile Viktor Ianoukovytch et une année après l’emprisonnement de l’ancienne Première ministre et très pro-occidentale Ioulia Tymochenko.
  • Toujours en ex-URSS, le mois d’octobre verra se tenir des élections législatives en Lituanie, le 14 octobre. Selon les derniers sondages, les sociaux-démocrates emmenés par Algirdas Butkevicius arriveraient en première position après que le centre-droite a gouverné le pays pendant quatre ans.
  • Si elles devraient être moins médiatisées, n’en auront pas moins lieu des élections législatives au Monténégro (le 14) et des élections sénatoriales en République tchèque (le 12).
En plus de ces quelques élections nationales, les scrutins régionaux seront également nombreux, notamment en Europe méditerranéennes:
  • En Espagne, deux régions sont appelées aux urnes pour des élections régionales: le Pays basque et la Galice, le 21 octobre. S’il ne s’agit pas des régions les plus peuplées – les élections de novembre en Catalogne seront de ce point de vue plus importantes – toutes les deux connaissent d’importants mouvements autonomistes. On est notamment curieux de savoir si le Parti nationaliste basque (PNV), qui avait gouverné la région entre 1980 et 2009, va revenir au pouvoir.
  • En Italie auront lieu des élections régionales en Sicile, le 28 octobre. Ces élections anticipées font suite à la démission du président conservateur Raffaele Lombardo en juillet dernier. La Sicile est dans une situation financière extrêmement préoccupante et les vainqueurs de l’élection n’auront pas la tâche facile.
  • Le 14 octobre se dérouleront par ailleurs des élections régionales aux Açores, cet archipel portugais situé dans l’Océan Atlantique. Le Parti socialiste, au pouvoir depuis 1996 dans la région mais dans l’opposition au niveau national, tentera de défendre sa majorité.
  • En Suisse, il y aura des élections cantonales à Bâle-Ville (le 28) et en Argovie (le 21), tandis que les parlements de l’ensemble des régions tchèques (le 12) seront renouvelés.
Au niveau communal enfin, les scrutins ne manqueront pas non plus:
  • Les États fédéraux ouvrent les festivités: d’abord, les élections communales de Bosnie-Herzégovine dimanche prochain, puis, une semaine après, les élections communales en Belgique. Dans ce pays, la mairie d’Anvers sera au centre de l’attention avec la candidature de l’indépendantiste flamand Bart De Wever.
  • Plus au nord, des élections communales auront lieu en Finlande le 28 octobre. Le score des Vrais finlandais (eurosceptiques) sera notamment observé de près.
  • Cette liste, bien que déjà longue, n’est pas exhaustive: les habitants du canton du Jura ou du Land autrichien du Burgenland renouvelleront également leurs autorités communales, tandis que les citoyens de Stuttgart se choisiront un nouveau maire.

Enfin, même si la régularité du scrutin peu très certainement être discutée, nous nous devons de mentionner les élections régionales et locales qui auront lieu en Russie le 14 octobre.

Les résultats des élections du mois d’octobre seront évidemment présentés ici même au fur et à mesure de leur déroulement!

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