Élections municipales de 2014 à Paris

Des élections municipales ont eu lieu les 23 et 30 mars 2014 à Paris pour renouveler les 163 conseillers de Paris et les 364 conseillers d’arrondissements. Ce sont ces conseillers qui éliront le maire de Paris et, respectivement, les 20 maires d’arrondissement. Des élections municipales ont également eu lieu simultanément dans les autres communes françaises.

Conseil de Paris

La socialiste Anne Hidalgo succède à son camarade de parti Bertrand Delanoë.

  • 62 Parti socialiste (PS, social-démocrate) (-15).
  • 55 Union pour un mouvement populaire (UMP, conservateur) (+3).
  • 16 Europe Écologie – Les Verts (EELV) (+5).
  • 16 Union démocrate indépendante (UDI, centriste) (+5).
  • 13 Parti communiste français (PCF) (+3).
  • 1 non inscrit (-1).

Mairie du 1er arrondissement

Le maire UMP Jean-François Legaret est reconduit dans ses fonctions.

  • 8 UMP/UDI.
  • 2 PS/PCF/PRG.

Mairie du 2ème arrondissement

Le maire écologiste Jacques Boutault est reconduit dans ses fonctions.

  • 8 EELV/PS/PCF/PRG.
  • 2 UMP/UDI/DVD.

Mairie du 3ème arrondissement

Le maire socialiste Pierre Aidenbaum est reconduit dans ses fonctions.

  • 8 PS/PCF/PRG/EELV.
  • 2 UMP/UDI.

Mairie du 4ème arrondissement

Le maire socialiste Christophe Girard est reconduit dans ses fonctions.

  • 8 PS/PCF/PRG.
  • 2 UMP/UDI.

Mairie du 5ème arrondissement

L’UMP Florence Berthout succède à son camarade de parti Jean Tiberi à la mairie.

  • 8 UMP/UDI/DVD.
  • 2 PS/PCF/PRG/EELV.

Mairie du 6ème arrondissement

L’UMP Jean-Pierre Lecoq est reconduit dans ses fonctions.

  • 9 UMP.
  • 1 PS/PRG.

Mairie du 7ème arrondissement

L’UMP Rachida Dati est reconduite dans ses fonctions.

  • 8 UMP.
  • 1 DVD.
  • 1 PS/PRG.

Mairie du 8ème arrondissement

L’UMP Jeanne d’Hauteserre succède au DVD François Lebel.

  • 8 UMP.
  • 1 Paris libéré.
  • 1 PS/PRG.

Mairie du 9ème arrondissement

L’UMP Delphine Bürkli succède au socialiste Jacques Bravo.

  • 8 UMP.
  • 2 PS/PRG.

Mairie du 10ème arrondissement

Le socialiste Rémi Féraud est reconduit dans ses fonctions.

  • 12 PS/PRG/EELV.
  • 2 UMP/UDI.

Mairie du 11ème arrondissement

Le socialiste François Vauglin succède à son camarade de parti Patrick Bloche.

  • 18 PS/PRG/EELV.
  • 4 UDI.

Mairie du 12ème arrondissement

La socialiste Catherine Baratti-Elbaz succède à sa camarade de parti Michèle Blumenthal.

  • 15 PS/PRG/EELV.
  • 5 UMP.

Mairie du 13ème arrondissement

Le socialiste Jérôme Coumet est reconduit dans ses fonctions.

  • 21 PS/PCF/PRG/EELV.
  • 5 UDI/UMP.

Mairie du 14ème arrondissement

La socialiste Carine Petit succède à son camarade de parti Pascal Cherki.

  • 15 PS/PRG/EELV.
  • 5 UMP.

Mairie du 15ème arrondissement

L’UMP Philippe Goujon est reconduit dans ses fonctions.

  • 30 UMP.
  • 6 PS/PRG.

Mairie du 16ème arrondissement

L’UMP Claude Goasguen est reconduit dans ses fonctions.

  • 23 UMP.
  • 2 PS/PRG.
  • 1 Paris libéré.

Mairie du 17ème arrondissement

L’UMP Brigitte Kuster est reconduite dans ses fonctions.

  • 20 UMP.
  • 3 PS/PRG.
  • 1 EELV.

Mairie du 18ème arrondissement

Le socialiste Eric Lejoindre succède à son camarade de parti Daniel Vaillant.

  • 24 PS/PRG/EELV.
  • 6 UMP.

Mairie du 19ème arrondissement

Le socialiste François Dagnaud est reconduit dans ses fonctions.

  • 23 PS/PRG/PCF/GE/EELV.
  • 5 UMP/UDI.

Mairie du 20ème arrondissement

La socialiste Frédérique Calandra est reconduite dans ses fonctions.

  • 22 PS/PRG/EELV.
  • 4 UMP.
  • 2 Parti de gauche.

Voir aussi

Elections communales de 2014 en France

Des élections communales ont eu lieu les 23 et 30 mars 2014 en France. Ces élections ont été marquées par un fort recul du Parti socialiste, une bonne tenue de la droite classique et une forte progression du Front National. Le taux d’abstention a également été extrêmement élevé. Neuf des 41 villes françaises de plus de 100’000 habitants – Amiens, Angers, Argenteuil, Caen, Limoges, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse et Tours – toutes en mains socialistes jusque-là ont basculé à droite. Le parti socialiste a par ailleurs perdu Grenoble au profit des écologistes, tandis que ces derniers devaient laisser Montreuil au Parti communiste. Le Parti socialiste parvient toutefois à conserver les mairies de Paris et de Lyon. La composition des conseils municipaux sera précisée pour toutes les villes dans les prochains jours.

Aix-En-Provence

Maryse Joissains-Masini, maire UMP sortante d’Aix-en-Provence, a été réélue au terme du second tour.

Répartition des sièges:

  • UMP (conservateur), 52.6% des voix, 42 sièges.
  • Parti socialiste – Parti occitan (régionaliste), 36.5% des voix, 10 sièges.
  • Front National, 10.9% des voix, 3 sièges.

Amiens

Brigitte Fouré, membre du Nouveau Centre, a remporté la mairie d’Amiens au terme du second tour, ravissant la ville à la gauche.

Répartition des sièges:

  • UMP (conservateur) – UDI (centre-droite), 50.4% des voix, 42 sièges.
  • Parti socialiste – Europe Écologie, 33.8% des voix, 9 sièges.
  • Front National, 15.8% des voix, 4 sièges.

Angers

Le candidat UMP Christophe Béchu a remporté le second tour de l’élection municipale à Angers, ravissant la ville au socialiste Frédéric Béatse.

Répartition des sièges:

  • UMP (conservateur), 54.4% des voix, 43 sièges.
  • Parti socialiste – Parti communiste français – Europe Écologie, 45.6% des voix, 12 sièges.

Argenteuil

A l’issue du second tour, le candidat UMP Georges Mothron a devancé de justesse le maire socialiste sortant Philippe Doucet. Longtemps fief communiste, la ville avait été dirigée une première fois par Georges Mothron de 2001 à 2008.

Répartition des sièges:

  • UMP (conservateur), 50.3% des voix, 42 sièges.
  • Parti socialiste, 49.7% des voix, 13 sièges.

Besançon

Jean-Louis Fousseret, maire socialiste de Besançon, a été réélu au second tour. Avec 47.4% des voix, il devance ses concurrents UMP Jacques Grosperrin (44.4%) et FN Philippe Mougin (8.2%).

Répartition des sièges:

  • Parti socialiste – Parti communiste français – EELV, 47.4% des voix, 41 sièges.
  • UMP – UDI – MoDem, 44.4% des voix, 12 sièges.
  • Front National, 8.2% des voix, 2 sièges.

Bordeaux

Alain Juppé, maire UMP sortant de Bordeaux, a été réélu au premier tour avec 61% des voix. Il devance le socialiste Vincent Feltesse (22.6%) et le frontiste Jacques Colombier (6.1%).

Répartition des sièges:

  • UMP (conservateur) – UDI (centre-droite) – MoDem (centriste), 61.0% des voix, 52 sièges.
  • PS (social-démocrate) – Europe Ecologie (écologiste), 22.6% des voix, 7 sièges.
  • Front National (extrême-droite), 6.1% des voix, 2 sièges.
  • Front de Gauche (extrême-gauche), 4.6% des voix, 0 siège.
  • Sans étiquette, 2.8% des voix, 0 siège.
  • Nouveau parti anticapitaliste (extrême-gauche), 2.5% des voix, 0 siège.
  • Lutte ouvrière (extrême-gauche), 0.5% des voix, 0 siège.

Boulogne-Billancourt

Pierre-Christophe Baguet, le maire UMP sortant, a obtenu 57.8% des voix et devance ainsi largement son rival divers droite Pierre-Mathieu Duhamel et le candidat de la gauche Pierre Gaborit.

Répartition des sièges:

  • UMP – UDI – MoDem – NC – PCD – MPF, 57.8% des voix, 44 sièges.
  • DVD, 26.7% des voix, 7 sièges.
  • Parti socialiste – EELV – MRC, 15.4% des voix, 4 sièges.

Brest

Le maire socialiste sortant François Cuillandre a remporté les élections municipales, obtenant 52.7% des voix, contre 47.3% à son adversaire de droite Bernadette Malgorn.

Répartition des sièges:

  • Parti socialiste – PCF – EELV, 52.7% des voix, 42 sièges.
  • DVD – MoDem, 47.3% des voix, 13 sièges.

Caen

Le socialiste Philippe Duron, qui avait ravi une mairie toujours détenue par la droite jusqu’ici en 2008, n’effectuera pas un second mandat. Il a obtenu 43% des voix, contre 57% à son concurrent UMP Joël Bruneau.

Répartition des sièges:

  • UMP, 57.0% des voix, 43 sièges.
  • PS-PRG-MRC-PCF, 43.0% des voix, 12 sièges.

Clermont-Ferrand

Olivier Bianchi, le candidat socialiste, a été élu maire de Clermont-Ferrand avec 47.8% des voix. Clermont-Ferrand est dirigée par des maires de gauche sans interruption depuis 1944.

Répartition des sièges:

  • PS-PCF-EELV-PRG, 47.8% des voix, 41 sièges.
  • UMP, 41.3% des voix, 11 sièges.
  • Front National, 10.9% des voix, 3 sièges.

Dijon

François Rebsamen, le sénateur-maire de Dijon, a remporté le second tour des élections municipales, obtenant 52.8% des voix, contre 34% au candidat UMP Alain Houpert et 13.1% au candidat FN Edouard Cavin.

Répartition des sièges:

  • PS-EELV-MoDem, 52.8% des voix, 46 sièges.
  • UMP-UDI, 34.0% des voix, 10 sièges.
  • Front National, 13.1% des voix, 3 sièges.

Grenoble

Grenoble, en mains socialistes depuis 1995, a basculé, mais pas à droite: c’est en effet l’écologiste Eric Piolle qui l’emporte au terme du second tour. Déjà arrivé en tête du premier tour, il devance assez clairement son rival socialiste Jérôme Safar et les candidats UMP et FN.

Répartition des sièges:

  • EELV – Parti de Gauche – Les Alternatifs – Gauche anticapitaliste, 40.0% des voix, 42 sièges.
  • Parti socialiste – Parti communiste français – Cap 21 – MRC – PRG – GE, 27.5% des voix, 8 sièges.
  • UMP – UDI – AEI, 24.0% des voix, 7 sièges.
  • Front National, 8.5% des voix, 2 sièges.

Le Havre

Edouard Philippe, maire UMP de la ville depuis 2010, a été réélu dès le premier tour avec 52% des voix. Il devance largement la socialiste Camille Galap et la candidate du Front de Gauche Nathalie Nail, qui obtiennent tout deux environ 16% des voix.

Répartition des sièges:

  • UMP (conservateur) – UDI (centre-droite), 52.0% des voix, 45 sièges.
  • PS (social-démocrate) – Europe Ecologie (écologiste) – PRG (social-libéral), 16.8% des voix, 5 sièges.
  • Front de Gauche (extrême-gauche), 16.4% des voix, 5 sièges.
  • Front National (extrême-droite), 13.4% des voix, 4 sièges.
  • Lutte ouvrière (extrême-gauche), 1.4% des voix, 0 siège.

Le Mans

Le maire socialiste sortant Jean-Claude Boulard a remporté le second tour des élections municipales et reste donc en place.

Répartition des sièges:

  • Parti socialiste – EELV, 45.7% des voix, 40 sièges.
  • UMP, 42.7% des voix, 12 sièges.
  • Front National, 11.5% des voix, 3 sièges.

Lille

Martine Aubry, ancienne candidate à la primaire socialiste, a été réélue maire de Lille. Avec 52% des voix, elle devance assez nettement ses rivaux UMP et FN, mais reste assez loin des 66% obtenus lors du second tour des élections de 2008.

Répartition des sièges:

  • Parti socialiste – PRG – MRC, 52.1% des voix, 47 sièges.
  • UMP – UDI – MoDem, 29.7% des voix, 9 sièges.
  • Front National, 18.2% des voix, 5 sièges.

Limoges

La victoire du candidat UMP Emile Lombertie à Limoges est probablement l’une des plus grandes surprises de ces élections puisque la ville était à gauche depuis… 1912!

Répartition des sièges:

  • UMP, 45.1% des voix, 40 sièges.
  • Parti socialiste – PRG – Alternaive démocratie socialisme – EELV, 43.8% des voix, 12 sièges.
  • Front National, 11.1% des voix, 3 sièges.

Lyon

Le maire socialiste de Lyon Gérard Collomb a été réélu, obtenant 50.5% des voix. Il devance assez nettement le candidat UMP Michel Havard. Notons encore que le Front de Gauche a remporté le premier arrondissement.

Répartition des sièges:

  • Parti socialiste – Europe Écologie, 50.6% des voix, 48 sièges.
  • UMP – UDI, 34.2% des voix, 21 sièges.
  • Front National, 10.3% des voix, 1 siège.
  • Front de Gauche, 4.8% des voix, 3 sièges.

Marseille

Le maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin a été réélu. Les élections municipales ont été marquées à Marseille par la victoire du Front National dans le septième secteur de la ville.

Répartition des sièges:

  • UMP – UDI – MoDem, 42.4% des voix, 61 sièges.
  • Parti socialiste – Europe Écologie – Front de Gauche, 31.1% des voix, 20 sièges.
  • Front National, 26.5% des voix, 20 sièges.

Metz

Le maire socialiste sortant Dominique Gros a devancé de peu la candidate UMP Marie-Jo Zimmermann et est donc réélu. Notons que le second tour a été marqué à Metz par une augmentation du taux de participation et une baisse du score de la candidate Front National Françoise Grolet.

Répartition des sièges:

  • Parti socialiste – PRG – EELV, 43.2% des voix, 40 sièges.
  • UMP – UDI – MoDem, 41.1% des voix, 11 sièges.
  • Front National, 15.6% des voix, 4 sièges.

Montpellier

Le candidat divers gauche Philippe Saurel a remporté le second tour des élections municipales, devançant le socialiste Jean-Pierre Moure, le conservateur Jacques Domergue et la frontiste France Jamet.

Répartition des sièges:

  • DIVG, 37.5% des voix, 45 sièges.
  • Parti socialiste – EELV – PRG – MRC, 27.4% des voix, 9 sièges.
  • UMP – UDI – MoDem – Debout la République, 25.9% des voix, 8 sièges.
  • Front National, 9.2% des voix, 3 sièges.

Montreuil

Le communiste Patrick Bessac a remporté le second tour des municipales, devançant le divers gauche Jean-Pierre Brard, l’UMP Manon Laporte et la divers gauche Mouna Viprey. L’écologiste Dominique Voynet, qui était maire de Montreuil depuis 2008, ne se représentait pas.

Répartition des sièges:

  • Front de Gauche – Parti socialiste – EELV, 37.1% des voix, 38 sièges.
  • DVG – Parti ouvrier indépendant, 35.4% des voix, 10 sièges.
  • UMP – MoDem – UDI – GE, 18.1% des voix, 5 sièges.
  • DVG, 9.4% des voix, 2 sièges.

Mulhouse

Jean Rottner, le maire UMP sortant, a devancé assez largement le socialiste Pierre Freyburger et la frontiste Martine Binder au terme du second tour.

Répartition des sièges:

  • UMP, 45.8% des voix, 41 sièges.
  • PS – PRG – EELV – MoDem, 36.7% des voix, 10 sièges.
  • Front National, 17.6% des voix, 4 sièges.

Nancy

La mairie, détenue jusqu’à maintenant par l’UMP André Rossinot, a été remportée par son camarade de parti Laurent Hénart.

Répartition des sièges:

  • UMP – UDI – MoDem, 52.9% des voix, 42 sièges.
  • PS – PCF – EELV – PRG, 47.1% des voix, 13 sièges.

Nantes

La candidate socialiste Johanna Roland a remporté assez largement la mairie de Nantes, obtenant 56.2% des voix, contre 43.8% à son adversaire UMP Laurence Garnier.

Répartition des sièges:

  • PS – PCF – PRG – UDB – EELV, 56.2% des voix, 51 sièges.
  • UMP – UDI – PCD, 43.8% des voix, 14 sièges.

Nice

Christian Estrosi, maire UMP sortant de Nice, a été réélu au terme du second tour.

Répartition des sièges:

  • UMP – UDI, 48.6% des voix, 52 sièges.
  • Front National, 21.1% des voix, 7 sièges.
  • PS – EELV – MRC, 17.8% des voix, 6 sièges.
  • Sans étiquette, 12.4% des voix, 4 sièges.

Nîmes

Jean-Paul Fournier, maire divers droite sortant, a devancé au second tour le candidat frontiste Yoann Gillet et les deux candidates de la gauche, Sylvette Fayet et Françoise Dumas.

Répartition des sièges:

  • DVD, 46.8% des voix, 41 sièges.
  • Front National, 24.4% des voix, 7 sièges.
  • FG – EELV, 14.8% des voix, 4 sièges.
  • PS – PRG, 13.9% des voix, 3 sièges.

Orléans

Serge Grouard, maire UMP sortant d’Orléans, a été élu dès le premier tour, objectif qu’il avait déjà manqué de peu en 2008.

Résultats détaillés:

  • UMP (conservateur) – UDI (centre-droite), 53.7% des voix, 44 sièges.
  • PS (social-démocrate) – Europe Ecologie (écologiste), 23.2% des voix, 6 sièges.
  • Front National (extrême-droite), 10.3% des voix, 3 sièges.
  • Front de Gauche (extrême-gauche), 8.3% des voix, 2 sièges.
  • Divers droite, 3.2% des voix, 0 siège.
  • Lutte ouvrière (extrême-gauche), 1.3% des voix, 0 siège.

Paris

La socialiste Anne Hidalgo succède à son camarade de parti Bertrand Delanoë à la mairie de Paris. Avec 53.3% des voix, sa liste PS-EELV-PCF-PRG a devancé assez nettement la liste UMP-UDI de Nathalie Kosciusko-Morizet. Les résultats détaillés sont ici.

Répartition des sièges:

  • Parti socialiste – Europe Écologie – Parti communiste français – Parti radical de gauche, 53.3% des voix, 91 sièges.
  • UMP – UDI, 44.1% des voix, 71 sièges.
  • Parti de Gauche – Ensemble – Parti communiste des ouvriers de France, 1.4% des voix, 1 siège.

Perpignan

Le maire UMP sortant Jean-Marc Pujol a remporté le second tour des élections municipales, après avoir été devancé au premier tour par le frontiste Louis Aliot. Le socialiste Jacques Cresta avait renoncé à se présenter au second tour pour faire barrage au Front National.

Résultats détaillés:

  • UMP – UDI, 55.1% des voix, 43 sièges.
  • Front National, 44.9% des voix, 12 sièges.

Reims

Le candidat UMP Arnaud Robinet a remporté la mairie de Reims au terme du second tour, battant la maire socialiste sortante Adeline Hazan.

Résultats détaillés:

  • UMP – UDI, 46.2% des voix, 44 sièges.
  • PS – PCF – EELV, 42.8% des voix, 12 sièges.
  • Front National, 11.0% des voix, 3 sièges.

Rennes

Nathalie Appéré, la candidate socialiste, a battu assez nettement Bruno Chavannat, candidat de la droite, au terme du second tour. Elle succède à son collègue de parti Daniel Delaveau.

Résultats détaillés:

  • PS – PCF – UDB – PRG – EELV – PG, 55.8% des voix, 48 sièges.
  • UDI – UMP – PCD – MoDem – Parti breton, 44.2% des voix, 13 sièges.

Rouen

Yvon Robert, le maire socialiste sortant, est arrivé en tête au second tour et a remporté la mairie que lui contestait le candidat UMP Jean-François Bures.

Résultats détaillés:

  • PS – PCF, 46.8% des voix, 41 sièges.
  • UMP – MoDem, 41.5% des voix, 11 sièges.
  • Front National, 11.7% des voix, 3 sièges.

Saint-Denis

Le maire communiste de Saint-Denis, Didier Paillard, l’a emporté de peu au second tour face au socialiste Mathieu Hanotin.

Résultats détaillés:

  • Front de Gauche – EELV – MRC, 50.5% des voix, 42 sièges.
  • PS, 49.5% des voix, 13 sièges.

Saint-Etienne

Saint-Etienne passe à droite. Le candidat de la droite Gaël Perdriau est en effet arrivé en tête du second tour et a devancé le maire socialiste sortant Maurice Vincent.

Résultats détaillés:

  • UMP – UDI – MoDem, 47.7% des voix, 44 sièges.
  • PS – PCF – PRG – EELV, 40.5% des voix, 12 sièges.
  • Front National, 11.8% des voix, 3 sièges.

Strasbourg

Il s’en est fallu de peu, mais le maire socialiste de Strasbourg Roland Ries l’a emporté au second tour face à l’ancienne maire UMP Fabienne Keller.

Résultats détaillés:

  • PS – EELV, 50.0% des voix, 48 sièges.
  • UMP – MoDem – UDI, 45.0% des voix, 15 sièges.
  • Front National, 8.0% des voix, 2 sièges.

Toulon

Hubert Falco, maire UMP de la ville depuis 2001, a été réélu dès le premier tour avec 59.3% des voix, devant le frontiste Jean-Yves Waquet, qui obtient 20.5% des voix. Le socialiste Robert Alfonsi n’obtient que 10% des voix.

Répartition des sièges:

  • UMP (conservateur) – UDI (centre-droite), 59.3% des voix, 50 sièges.
  • Front National (extrême-droite), 20.5% des voix, 6 sièges.
  • PS (social-démocrate) – PRG (social-libéral) – Europe Ecologie (écologiste) – MRC (souverainiste de gauche), 10.1% des voix, 3 sièges.
  • Front de Gauche (extrême-gauche) – Parti occitan (PÒc, régionaliste), 4.0% des voix, 0 siège.
  • Alliance écologiste indépendante (AEI, écologiste de droite), 3.1% des voix, 0 siège.
  • Tous pour la famille (extrême-droite), 2.3% des voix, 0 siège.
  • Lutte ouvrière (extrême-gauche), 0.8% des voix, 0 siège.

Toulouse

L’ancien maire UMP de Toulouse Jean-Claude Moudenc a obtenu 52.1% des voix et reprenant la ville au vainqueur de 2008, le socialiste Pierre Cohen.

Répartition des sièges:

  • UMP – UDI – MoDem, 52.1% des voix, 53 sièges.
  • PS – PCF – PRG – MRC, 48.0% des voix, 16 sièges.

Tours

Le candidat UMP Serge Barbary a nettement emporté la mairie de Tours, battant au second tour le maire socialiste sortant Jean Germain.

Répartition des sièges:

  • UMP – UDI, 50.0% des voix, 42 sièges.
  • PS – PCF – MoDem, 41.7% des voix, 11 sièges.
  • Front National, 8.6% des voix, 2 sièges.

Villeurbanne

Le maire socialiste sortant, Jean-Paul Bret, a remporté les élections municipales au deuxième tour, devançant ses adversaires UMP, Front National et Europe Écologie.

Répartition des sièges:

  • PS – PCF, 45.6% des voix, 41 sièges.
  • UMP, 25.0% des voix, 7 sièges.
  • Front National, 15.9% des voix, 4 sièges.
  • EELV – PG, 13.7% des voix, 3 sièges.

Voir aussi:

Elections de mars 2014 en Europe

Après des mois de janvier et de février très calmes, l’année électorale européenne commence véritablement en mars. Les Slovaques seront appelés aux urnes pour le premier tour de leur élection présidentielle, tandis que les Serbes renouvelleront – de manière anticipée – leur parlement. Trois cantons suisses – Nidwald, Obwald et Berne – iront aux urnes pour élire les membres de leurs exécutifs et de leurs législatifs et des élections communales se tiendront dans de nombreuses villes européennes, dont Paris, Istanbul, Amsterdam, Munich ou Belgrade.

Les Slovaques doivent élire un successeur à Ivan Gasparovic, le président conservateur sortant qui, après deux mandats, ne peut plus se représenter. Robert Fico, actuel Premier ministre social-démocrate, fait office de favori. Il pourrait affronter au second tour le philanthrope et ancien homme d’affaires Andrej Kiska. Le président slovaque ne dispose que de pouvoirs limités.

En Serbie, les électeurs sont appelés aux urnes le 16 mars pour des élections législatives anticipées. Ces élections font suite à des tensions dans la coalition électorale qui réunit, depuis les élections législatives de mai 2012, le Parti progressiste serbe (SNS, conservateur) et le Parti socialiste serbe (SPS, social-démocrate, nationaliste). Tous les sondages prédisent une large victoire du Parti progressiste serbe du président Tomislav Nikolic. Le même jour, les habitants de Belgrade renouvelleront les 110 sièges du parlement de la ville.

En Suisse, deux petits cantons de Suisse centrale, Obwald et Nidwald, ainsi que Berne, le deuxième canton le plus peuplé du pays, renouvelleront leurs autorités. Parmi les enjeux de ces scrutins, les questions de savoir si la gauche conservera sa majorité à l’exécutif bernois et si l’UDC parviendra à faire enfin son entrée à l’exécutif obwaldien recueillent une attention médiatique particulière. Quelques semaines après l’acceptation de l’initiative de l’UDC sur l’immigration de masse, le score de ce parti sera d’une manière générale regardé de près.

Des élections communales se tiendront en Europe dans le courant du mois de mars. La plupart des lecteurs sont déjà familiarisés avec les enjeux des élections municipales françaises: score du Front national, résistance d’un Parti socialiste à la tête d’un gouvernement particulièrement impopulaire, mairie de Marseille, etc. Les élections communales qui auront également lieu en Turquie sont vues comme un véritable test pour le Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan après des mois de contestation et de répression.

Si les élections françaises et turques devraient retenir l’essentiel de l’attention médiatique, d’autres scrutins locaux auront lieu en mars: le 9 au Monténégro et à Salzbourg, en Autriche; le 16 en Bavière, notamment dans deux des plus grandes villes d’Allemagne, Munich et Nuremberg; le 19 aux Pays-Bas, où le scrutin fera figure de test à deux mois des élections européennes; le 23, enfin, en Biélorussie, dans des conditions probablement tout sauf démocratiques.

Vous retrouverez les dates exactes de toutes ces élections sur notre calendrier électoral. Les résultats seront publiés sur ce blog au fur et à mesure de la tenue de ces élections!

Elections européennes de 1979

Les élections européennes de 1979 sont les premières à s’être déroulées au suffrage universel. Les citoyens des neuf pays qui étaient alors membres de l’Union européenne – Allemagne, Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni – ont élu les 410 membres du Parlement européen. Jusqu’en 1979, les députés européens étaient élus par les parlements nationaux, une solution qui était censée être temporaire vu que le Traité de Rome de 1957 prévoyait déjà l’élection au suffrage universel, mais qui s’est maintenue à travers le temps. Les élections ont eu lieu au système proportionnel dans tous les pays, à l’exception du Royaume-Uni qui a choisi le système majoritaire à un tour (first past the post).

Nombre de sièges par pays lors des élections européennes de 1979

Les 410 sièges du Parlement européen étaient répartis comme suit entre les différents pays membres de la Communauté européenne:

  • Allemagne: 81 sièges.
  • France: 81 sièges.
  • Italie: 81 sièges.
  • Royaume-Uni: 81 sièges.
  • Pays-Bas: 25 sièges.
  • Belgique: 24 sièges.
  • Danemark: 16 sièges.
  • Irlande: 15 sièges.
  • Luxembourg: 6 sièges.

Résultats des élections européennes de 1979

  • Groupe socialiste: 113 députés.
  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, démocrate-chrétien): 107 députés.
  • Groupe des Démocrates européens (DE, conservateur), 64 sièges.
  • Groupe communiste et apparentés, 44 sièges.
  • Groupe libéral et démocratique, 40 sièges.
  • Groupe des démocrates européens de progrès (conservateurs eurosceptiques), 22 sièges.
  • Groupe de Coordination Technique et de Défense des Groupes et des Parlementaires Indépendants, 11 sièges.
  • Non inscrits, 9 sièges.

Élections européennes de 1979 en République fédérale d’Allemagne

  • Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), 40.8% des voix, 34 sièges.
  • Union chrétienne-démocrate (CDU), 39.1% des voix, 32 sièges.
  • Union chrétienne-sociale (CSU), 10.1% des voix, 8 sièges.
  • Parti libéral-démocrate (FDP), 6.0% des voix, 4 sièges.
  • Les Verts, 3.2% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste allemand (DKP), 0.4% des voix, 0 siège.
  • Parti populaire chrétien bavarois (CBV, droite populiste et régionaliste), 0.2% des voix, 0 siège.
  • Parti européen des travailleurs (EAP, mouvement LaRouche), 0.1% des voix, 0 siège.
  • Zentrum (démocrate-chrétien), 0.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Belgique

Collège néerlandophone

  • Parti populaire chrétien (CVP, démocrate-chrétien), 48.1% des voix, 7 sièges.
  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 20.9% des voix, 3 sièges.
  • Parti pour la liberté et le progrès (PVV, libéral), 15.3% des voix, 2 sièges.
  • Union du peuple (VU, régionaliste), 9.7% des voix, 1 siège.
  • Agalev (écologiste), 2.3% des voix, 0 siège.
  • Vlaams Blok (VB, droite populiste et régionaliste), 2.1% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste de Belgique (PCB), 1.2% des voix, 0 siège.
  • Parti du travail de Belgique (PTB, marxiste), 1.1% des voix, 0 siège.
  • Parti populaire flamand (VVP), 1.0% des voix, 0 siège.
  • Ligue révolutionnaire des travailleurs (LRT), 0.3% des voix, 0 siège.

Collège francophone

  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 27.4% des voix, 4 sièges.
  • Parti social-chrétien (PSC, démocrate-chrétien), 21.2% des voix, 3 sièges.
  • Front démocratique des francophones (FDF)/Rassemblement wallon (RW), 19.7% des voix, 2 sièges.
  • Parti réformateur libéral (PRL, libéral), 17.8% des voix, 2 sièges.
  • Ecolo, 5.1% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste de Belgique (PCB), 5.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au Danemark

  • Parti social-démocrate, 21.8% des voix, 3 sièges.
  • Mouvement populaire contre la CEE (eurosceptique), 20.9% des voix, 4 sièges.
  • Parti libéral (V), 14.4% des voix, 3 sièges.
  • Parti populaire conservateur, 14.0% des voix, 2 sièges.
  • Les Démocrates du Centre (CD, centriste), 6.1% des voix, 1 siège.
  • Parti du progrès (populiste de droite), 5.7% des voix, 1 siège.
  • Parti socialiste populaire (SF, gauche de la gauche), 4.7% des voix, 1 siège.
  • Parti de la justice (E, centriste, eurosceptique), 3.5% des voix, 0 siège.
  • Socialistes de gauche, 3.4% des voix, 0 siège.
  • Parti social-libéral (RV), 3.3% des voix, 0 siège.
  • Chrétiens-Démocrates (K), 1.8% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en France

  • Union pour la démocratie française (UDF, centre-droite), 27.6% des voix, 25 sièges.
  • Parti socialiste (PS) – Mouvement des radicaux de gauche (MRG, social-libéral), 23.5% des voix, 22 sièges.
  • Parti communiste français (PCF), 20.5% des voix, 19 sièges.
  • Rassemblement pour la République (RPR, gaulliste), 16.3% des voix, 15 sièges.
  • Europe écologie, 4.4% des voix, 0 siège.
  • Lutte ouvrière/Ligue communiste révolutionnaire, 3.1% des voix, 0 siège.
  • Mouvement réformateur (centriste), 1.8% des voix, 0 siège.
  • Union de défense interprofessionnelle pour une France indépendante dans une Europe solidaire, 1.4% des voix, 0 siège.
  • Parti des forces nouvelles (PFN, extrême-droite) – Eurodroite, 1.0% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Irlande

  • Fianna Fáil (FF, conservateur), 34.7% des voix, 5 sièges.
  • Fine Gael (FG, démocrate-chrétien), 33.1% des voix, 4 sièges.
  • Parti travailliste (LAB), 14.5% des voix, 4 sièges.
  • Indépendants, 8.3% des voix, 1 siège.
  • Indépendants Fianna Fáil, 6.1% des voix, 1 siège.
  • Sinn Féin (SF, gauche de la gauche), 3.3% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Italie

  • Démocratie chrétienne (DC), 36.5% des voix, 29 sièges.
  • Parti communiste italien (PCI), 29.6% des voix, 24 sièges.
  • Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), 11.0% des voix, 9 sièges.
  • Mouvement social italien (MSI, extrême-droite), 5.5% des voix, 4 sièges.
  • Parti socialiste démocratique italien (PSDI, social-démocrate), 4.3% des voix, 4 sièges.
  • Parti radical (libéral), 3.7% des voix, 3 sièges.
  • Parti libéral italien (PLI, libéral), 3.6% des voix, 3 sièges.
  • Parti républicain italien (PRI, libéral), 2.6% des voix, 2 sièges.
  • Parti d’unité prolétarienne (PdUP, communiste), 1.2% des voix, 1 siège.
  • Démocratie prolétaire (DP, extrême-gauche), 0.7% des voix, 1 siège.
  • Parti du Sud Tyrol (SVP, régionaliste, démocrate-chrétien), 0.6% des voix, 1 siège.
  • Union valdôtaine et alliés, 0.5% des voix, 0 siège.
  • Démocratie nationale (nationaliste), 0.4% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au luxembourg

  • Parti populaire chrétien social (CSV, démocrate-chrétien), 36.1% des voix, 3 sièges.
  • Parti démocratique (DP, libéral), 28.1% des voix, 2 sièges.
  • Parti socialiste des travailleurs (LSAP, social-démocrate), 21.6% des voix, 1 siège.
  • Parti social-démocrate (PSD), 7.0% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste du Luxembourg, 5.0% des voix, 0 siège.
  • Liste alternative, 1.0% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 aux Pays-Bas

  • Appel démocrate-chrétien (CDA), 35.6% des voix, 10 sièges.
  • Parti travailliste (PvdA), 30.4% des voix, 9 sièges.
  • Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD, libéral), 16.1% des voix, 4 sièges.
  • Démocrates 66 (D66, social-libéral), 9.0% des voix, 2 sièges.
  • Parti politique réformé (SGP, protestant orthodoxe), 2.2% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste, 1.7% des voix, 0 siège.
  • Parti socialiste pacifiste (PSP), 1.7% des voix, 0 siège.
  • Parti politique des radicaux (PPR, gauche chrétienne), 1.6% des voix, 0 siège.
  • Alliance politique réformée (GPV, protestant), 1.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au royaume-uni

Angleterre, Écosse et Pays de Galles

  • Parti conservateur, 51% des voix, 60 sièges.
  • Parti travailliste, 33% des voix, 17 sièges.
  • Parti libéral, 13% des voix, 0 siège.
  • Parti national écossais (SNP, régionaliste), 2% des voix, 1 siège.
  • Plaid Cymru (PC, régionaliste), 1% des voix, 0 siège.

Irlande du Nord

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur), 29.8% des voix, 1 siège.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP), 25.5% des voix, 1 siège.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur), 21.9% des voix, 1 siège.
  • Parti de l’Alliance pour l’Irlande du Nord (libéral), 6.8% des voix, 0 siège.
  • Indépendants unionistes, 6.7% des voix, 0 siège.
  • Indépendants républicains, 5.9% des voix, 0 siège.
  • Communauté unie, 1.6% des voix, 0 siège.
  • Parti travailliste uni, 1.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 2014 – Brèves de campagne n°3

Les prochaines élections européennes auront lieu à la fin du mois de mai 2014. Élections en Europe publie régulièrement des brèves abordant l’actualité de la campagne électorale dans différents pays européens. On aborde aujourd’hui la candidature de Michel Barnier à la présidence de la Commission européenne, les sondages catastrophiques pour les conservateurs britanniques, l’alliance entre le Front national et la Ligue du Nord ainsi que Force vive, la liste créée par Christine Boutin. Rappelons que les citoyens de 28 pays européens se rendront aux urnes pour élire les 751 députés du Parlement européen.

Qui conduira le parti populaire européen aux élections?

Le Parti populaire européen (PPE), qui regroupe des partis politiques conservateurs et démocrates-chrétiens, à l’image de l’UMP, du Parti populaire de Mariano Rajoy ou de la CDU d’Angela Merkel, désignera sa tête de liste lors d’un congrès qui se tiendra à Dublin les 6 et 7 mars prochains. La personne retenue accédera à la présidence de la Commission européenne si le PPE remporte les élections européennes, ce qui semble probable.

Le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, Premier ministre jusqu’à l’automne dernier, avait déjà annoncé sa candidature il y a quelques temps. Un deuxième candidat s’est déclaré cette semaine: le français Michel Barnier, Commissaire européen au Marché intérieur et aux Services depuis février 2010. D’autres candidats se déclareront probablement au cours des prochaine semaines – on parle par exemple du Premier ministre polonais Donald Tusk ou du Premier ministre irlandais Enda Kenny – et le Congrès de Dublin s’annonce d’ores et déjà passionnant…

Les tories relégués à la troisième place?

Plusieurs sondages annoncent un véritable cauchemar pour le Premier ministre britannique David Cameron: son Parti conservateur ne pourrait arriver qu’en troisième position lors des élections européennes de mai prochain. Ces sondages le donnent en effet battu tant par le Parti travailliste (LAB, social-démocrate) que par le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, eurosceptique). Les électeurs de l’UKIP, qui avait fait une percée lors des élections locales de mai 2013, ne semblent donc pas s’être laissés séduire par la promesse de David Cameron d’organiser en 2017 un référendum sur l’appartenance du pays à l’Union européenne…

Alliance entre la Ligue du Nord et le Front National

Le chef de la Ligue du Nord italienne, Matto Salvini, a annoncé une campagne commune avec le Front National français à l’occasion des élections européennes de mai prochain. Les deux partis veulent notamment organiser une campagne similaire contre la monnaie unique dans leurs pays respectifs. La Ligue du Nord a par ailleurs annoncé vouloir rejoindre après les élections un groupe parlementaire commun avec le Front National et le Parti de la liberté (FPÖ) autrichien. Rappelons que différents partis situés encore plus à droite, dont le BNP britannique et l’Aube dorée grecque, avaient annoncé la semaine passée vouloir s’allier.

Christine boutin lance « force vive » pour les élections européennes

Cette semaine a été marquée en France par plusieurs annonces de candidatures. Parmi elles, celle de l’ancienne Ministre du gouvernement Fillon Christine Boutin, qui a annoncé qu’elle dirigera en Ile-de-France une liste intitulée Force vive. Les têtes de liste de Force vive dans plusieurs autres circonscriptions sont également connues. Parmi eux, Jean-Claude Martinez, ancien membre du Front National et tête de liste dans le Sud-Ouest, et Antoine Renard, président des associations familiales catholiques de France et d’Europe et tête de liste dans l’Est.