Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Voir aussi

Élections législatives de juin 2012 en Grèce

Les partisans du maintien de la Grèce dans la zone euro peuvent respirer: les conservateurs de Nouvelle Démocratie sont arrivés en tête des élections législatives anticipées qui se sont déroulées hier en Grèce et ils pourront former un gouvernement avec les sociaux-démocrates du PASOK. La Grèce devrait donc sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouve depuis les élections législatives du mois de mai dernier, après lesquelles aucun gouvernement n’avait pu être formé.

Les Grecs n’ont toutefois pas donné un chèque en blanc aux partisans de l’Euro et des programmes d’austérités: les conservateurs sont certes arrivés en tête du scrutin et ont certes amélioré considérablement leur score, mais ils restent loin de leur score de 2009 et n’obtiennent pas la majorité absolue, malgré le bonus de 50 sièges que le système électoral grec accorde au vainqueur. Les sociaux-démocrates du PASOK ont, de leur côté, réussi à faire encore moins bien qu’en mai, alors qu’ils avaient déjà obtenu un résultat historiquement bas, passant de 44% en 2009 à 12% aujourd’hui.

La coalition d’extrême-gauche SYRIZA peut en revanche fêter un résultat extraordinaire: avec 26.9% des voix, elle progresse de plus de 10 points, réalisant du même coup le meilleur score de son Histoire et l’un des meilleurs scores d’un parti européen d’extrême-gauche à des élections nationales. SYRIZA s’impose de plus comme la seconde force politique du pays, totalisant plus du double des voix du PASOK.

Face à la progression importante des conservateurs et de SYRIZA, les autres partis politiques grecs représentés au Parlement n’ont, au mieux, que fait du surplace. Les communistes grecs du KKE ont perdu près de la moitié de leurs voix par rapport au mois de mai et les très conservateurs Grecs indépendants un tiers. Les néonazis de l’Aube dorée et les sociaux-démocrates du DIMAR s’en sortent mieux puisqu’ils maintiennent, à quelques détails près, leurs scores du mois de mai.

Ce sont toutefois les partis politiques non représentés au Parlement qui ont, le plus, fait les frais de la progression des conservateurs et de SYRIZA: 16% des Grecs avaient voté pour un parti politique qui n’avait pas atteint le quorum de 3% en mai dernier; hier, seuls 4% l’ont fait, alors que les partis représentés ou non représentés au parlement sont restés les mêmes. L’intense compétition à laquelle se sont livrées la Nouvelle Démocratie et SYRIZA pour la première place semble donc avoir convaincu bon nombre d’électeurs de « voter utile » en accordant son suffrage à l’une des deux formations qui semblait avoir le plus de chances de diriger le pays au cours des prochaines années.

Les négociations gouvernementales devraient commencer immédiatement afin qu’un gouvernement puisse être formé cette semaine déjà. Le but est en effet que la Grèce puisse être représentée à la réunion de l’Eurogroupe qui se tiendra ce jeudi. Si la composition exacte du gouvernement n’est pas encore connue – ni d’ailleurs la liste complète des partis politiques devant participer au gouvernement – le conservateur Antonis Samaras sera sans aucun doute le futur Premier ministre.

Résultats détaillés des élections législatives grecques du 17 juin 2012:

  • Nouvelle Démocratie (ND, conservateur), 29.7% des voix (+9.8%), 129 sièges (+21).
  • Coalition de la gauche radicale (SYRIZA, gauche de la gauche), 26.9% des voix (+10.1%), 71 sièges (+19).
  • Mouvement socialiste panhellénique (PASOK, social-démocrate), 12.3% des voix (-0.9%), 33 sièges (-8).
  • Grecs indépendants (ANEL, conservateur, anti-austérité), 7.5% des voix (-3.1%), 20 sièges (-13).
  • Aube dorée (néo-fasciste), 6.9% des voix (-0.1%), 18 sièges (-3).
  • Gauche démocratique (DIMAR, social-démocrate), 6.2% des voix (+0.2%), 17 sièges (-2).
  • Parti communiste grec (KKE, communiste), 4.5% des voix (-4.0%), 12 sièges (-14).
  • Recréer la Grèce – Action – Alliance libérale (libéraux), 1.6% des voix (-0.6%), 0 siège (-).
  • Rassemblement populaire orthodoxe (LAOS, droite populiste), 1.6% des voix (-1.73%), 0 siège (-).
  • Les Verts, 0.9% des voix (-2.0%), 0 siège (-).

Système électoral:

Les élections législatives ont lieu normalement tous les quatre ans en Grèce, même s’il n’est pas rare que des élections anticipées soient convoquées. Les Grecs élisent les 300 députés de leur parlement unicaméral (l’Assemblée hellénique) au système proportionnel dans 56 circonscriptions, 48 comptant plusieurs sièges et 8 un seul siège. Le système proportionnel grec est dit “renforcé”, car le parti arrivé en tête de l’élection remporte automatiquement un bonus de 50 sièges. Un quorum est fixé à 3%.

Voir aussi:

 

Élections législatives de 2012 en Grèce

Les élections législatives anticipées grecques se sont tenues hier pour renouveler les 300 sièges du parlement grec. Le PASOK (social-démocrate), au pouvoir depuis les élections législatives de 2009, ne termine qu’en troisième position, enregistrant le plus mauvais score de son histoire et perdant les deux tiers de ses députés. Les conservateurs de Nouvelle Démocratie, partenaires de coalition du PASOK depuis la fin de l’année 2011, sont arrivés en tête, comme l’annonçaient les sondages, mais sont en nette régression par rapport à 2009 et n’atteignent pas les 20% des voix. Les deux partis politiques traditionnels de la Grèce démocratique paient ainsi le prix fort des mesures d’austérité imposées au pays depuis le début de la crise.

La formation d’un nouveau gouvernement s’annonce extrêmement difficile. Il manque à Nouvelle Démocratie et au PASOK – qui sont les deux seules formations représentées au parlement qui soutiennent les plans d’austérité – un siège pour détenir une majorité, et ce malgré les 50 sièges que la loi électorale grecque offre au parti arrivé en tête des élections. Le président de Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, a d’ores et déjà déclaré forfait et la balle est désormais dans le camp de SYRIZA, formation d’extrême-gauche et deuxième force politique du pays depuis hier. Si les partisans de l’austérité ne détiennent pas de majorité, un gouvernement de coalition des anti-austérité s’annonce quasiment mission impossible: les clivages idéologiques sont immenses, puisque ces partis vont de la gauche la plus dure – KKE et SYRIZA – à la droite la plus dure – l’Aube dorée – en passant par des formations plus modérées, créées lors de scission du PASOK et, respectivement, de Nouvelle Démocratie – la Gauche démocratique et les Grecs indépendants. La situation est telle que nombre d’observateurs parlent d’ores et déjà de nouvelles élections…

La Coalition de la gauche radicale (SYRIZA), une formation située à la gauche du PASOK, est le grand vainqueur de ces élections puisqu’elle arrive en deuxième position et qu’elle quadruple son score de 2009. La gauche de la gauche pèse, avec un Parti communiste grec stagnant, environ un quart de l’électorat grec, une situation rare dans un pays de l’Europe d’aujourd’hui. Les autres vainqueurs du scrutin sont  trois nouveaux partis qui entrent au parlement pour la première fois: les Grecs indépendants, la Gauche démocratique et l’Aube dorée. L’entrée de ce dernier parti – qualifié généralement de fasciste ou de néonazi par la presse européenne – a été particulièrement médiatisée.

Relevons enfin que plusieurs partis politiques ratent de peu un quorum fixé, en Grèce, à 3%. Les écologistes, qui avaient obtenu un élu lors des élections européennes de 2009, obtiennent 2.9%. Le LAOS – une formation populiste de droite – enregistre un score similaire synonyme, dans son cas, de sortie du parlement. Deux autres partis politiques, d’inspiration centriste et libérale, obtiennent plus de 2% des voix.

Résultats détaillés des élections législatives de 2012 en Grèce:

  • Nouvelle Démocratie (ND, conservateur), 18.9% des voix (-14.6%), 108 sièges (+17).
  • Coalition de la gauche radicale (SYRIZA, gauche de la gauche), 16.8% des voix (+12.2%), 52 sièges (+39).
  • Mouvement socialiste panhellénique (PASOK, social-démocrate), 13.2% des voix (-30.7%), 41 sièges (-119).
  • Grecs indépendants (conservateur, anti-austérité), 10.6% des voix (+10.6%), 33 sièges (+33).
  • Parti communiste grec (KKE, communiste), 8.5% des voix (+1.0%), 26 sièges (+5).
  • Aube dorée (néo-fasciste), 7.0% des voix (+6.7%), 21 sièges (+21).
  • Gauche démocratique (DIMAR, social-démocrate), 6.1% des voix (+6.1%), 19 sièges (+19).
  • Les Verts, 2.9% des voix (+0.4%), 0 siège (-).
  • Rassemblement populaire orthodoxe (LAOS, droite populiste), 2.9% des voix (-2.7%), 0 siège (-15).
  • Alliance démocrate (DISY, libéral), 2.6% des voix (+2.6%), 0 siège (-).
  • Recréer la Grèce (libéral), 2.2% des voix (+2.2%), 0 siège (-).

Système électoral:

Les élections législatives ont lieu normalement tous les quatre ans en Grèce, même s’il n’est pas rare que des élections anticipées soient convoquées. Les Grecs élisent les 300 députés de leur parlement unicaméral (l’Assemblée hellénique) au système proportionnel dans 56 circonscriptions, 48 comptant plusieurs sièges et 8 un seul siège. Le système proportionnel grec est dit “renforcé”, car le parti arrivé en tête de l’élection remporte automatiquement un bonus de 50 sièges. Un quorum est fixé à 3%.

Voir aussi:

 

Premiers ministres grecs

Le PASOK (social-démocrate), Nouvelle Démocratie (conservateur) et SYRIZA (gauche de la gauche) sont les seuls partis politiques à avoir accédé à la charge de Premier ministre depuis le rétablissement de la démocratie en 1974. Seuls quelques Premiers ministres indépendants, comme Lucas Papademos, puis la victoire de SYRIZA en 2015, sont venus interrompre l’alternance entre le PASOK et Nouvelle Démocratie.

Mis à jour le 22.08.2015

Liste des premiers ministres grecs depuis 1974:

  • Konstantinos Karamanlis, 24.07.1974-10.05.1980, Nouvelle Démocratie.
  • Georgios Rallis, 10.05.1980-21.10.1981, Nouvelle Démocratie.
  • Andreas Papandreou, 21.10.1981-02.07.1989, PASOK.
  • Tzannis Tzannetakis, 02.07.1989-12.10.1989, Nouvelle Démocratie.
  • Ioannis Grivas, 12.10.1989-23.11.1989, Indépendant.
  • Xenophon Zolotas, 23.11.1989-11.04.1990, Indépendant.
  • Konstantinos Mitsotakis, 11.04.1990-13.10.1993, Nouvelle Démocratie.
  • Andreas Papandreou, 13.10.1993-22.01.1996, PASOK.
  • Kostas Simitis, 22.01.1996-10.03.2004, PASOK.
  • Kostas Karamanlis, 10.03.2004-06.10.2009, Nouvelle Démocratie.
  • George Papandreou, 06.10.2009-11.11.2011, PASOK.
  • Lucas Papademos, 11.11.2011 – 16.05.2012, Indépendant.
  • Antonis Samaras, 20.06.2012 – 26.01.2015, Nouvelle Démocratie.
  • Alexis Tsipras, 26.01.2015 – actuellement, SYRIZA.

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Élections régionales de 2010 en Grèce

Des élections régionales ont eu lieu pour la première fois en Grèce cet automne. Le deuxième tour s’est tenu hier Les socialistes (PASOK) ont remporté huit des treize postes de gouverneurs régionaux, élus pour la première fois. Une importante réforme territoriale a en effet été mise en oeuvre en Grèce en 2010: les 57 préfectures ont été supprimées et les 13 régions, qui étaient auparavant de pures entités administratives, ont été dotées de parlements régionaux et d’un gouverneur.

Les socialistes au pouvoir du PASOK sont donc les grands vainqueurs de ces élections, laissant les conservateurs de Nouvel Démocratie (ND) assez loin derrière. Parmi les autres partis à être représentés dans les parlements régions, citons le Parti communiste grec (KKE), le Rassemblement populaire orthodoxe (LAOS, extrême-droite) et la coalition de la gauche radicale SYRIZA.

Les socialistes ont remporté les postes de gouverneurs à Athènes (3’761’000 hab.), en Crète (623’000 hab.), en Macédoine de l’Est (614’000 hab.), au Nord de l’Égée (207’000 hab.), au Sud de l’Égée (320’000 hab.), en Grèce centrale (610’000 habitants), en Grèce de l’Ouest (753’000 hab.) et au Péloponnèse (650’000 hab.). Les cinq régions remportées par les conservateurs sont l’Épire (354’000 hab.), la Macédoine centrale (1’877’000 hab.), les Iles Ioniennes (212’000 hab.) la Macédoine de l’Ouest (302’000 hab.) et la Thessalie (760’000 hab.).

Résultats détaillés des élections régionales grecques de 2010:

Attique
61 PASOK, 12 ND, 8 Char citoyen panhellénique (socialiste), 8 KKE, 3 LAOS, 3 SYRIZA, 2 Verts, 2 Gauche démocratique (socialiste), 2 divers.

Crète
31 PASOK, 7 Bataille pour la Crète (liste régionaliste), 6 ND, 3 KKE, 2 SYRIZA, 1 Vert, 1 Gauche anticapitaliste.

Epire
31 ND & LAOS, 16 PASOK, 2 KKE, 1 SYRIZA, 1 divers.

Grèce centrale
31 PASOK, 13 ND, 3 KKE, 2 LAOS, 1 SYRIZA, 1 Vert.

Grèce de l’ouest
31 PASOK, 12 ND, 3 KKE, 1 Vert, 1 Gauche démocratique, 1 SYRIZA, 1 LAOS, 1 Divers gauche.

Iles Ioniennes
25 ND, 6 PASOK, 4 Renaissance ionienne (liste locale), 3 KKE, 1 SYRIZA & Verts, 1 Gauche démocratique (socialiste), 1 Gauche anticapitaliste de Ionie.

Macédoine centrale
43 ND, 19 PASOK, 3 KKE, 2 LAOS, 1 SYRIZA, 1 Vert, 1 Gauche démocratique, 1 Gauche anticapitaliste.

Macédoine de l’Est et Thrace
31 PASOK, 16 ND, 2 KKE, 1 SYRIZA, 1 Vert.

Macédoine de l’Ouest
31 ND, 16 PASOK, 2 KKE, 1 SYRIZA, 1 LAOS.

Nord de l’Égée
25 PASOK, 11 ND, 3 KKE, 1 SYRIZA, 1 Vert.

Péloponnèse
31 PASOK & LAOS, 16 ND, 2 KKE, 1 SYRIZA, 1 Vert.

Sud de l’Egée
31 PASOK, 12 ND & LAOS, 4 KKE, 2 SYRIZA, 1 Vert.

Thessalie
31 ND, 13 PASOK, 3 KKE, 1 LAOS, 1 SYRIZA, 1 Vert, 1 Divers gauche.