Élections communales de 2014 en Hongrie

Les Hongrois étaient appelés aux urnes hier pour renouveler leurs autorités communales. Les conservateurs du FIDESZ, le parti du Premier ministre Viktor Orban, ont, comme il y a quatre ans, largement remporté ces élections et ont obtenu la majorité absolue dans tous les parlements des villes de plus de 100’000 habitants, sauf à Szeged, seule grande ville qui a basculé à gauche. La victoire de la gauche à Szeged, quatrième ville du pays, ne doit toutefois pas cacher le fait que le FIDESZ a dans l’ensemble plutôt consolidé ses positions par rapport à 2010, que le JOBBIK (extrême-droite) est globalement en progression et que le Parti socialiste (MSZP) a perdu du terrain. La Coalition démocratique (DK, social-libéral) est entrée dans de nombreux conseils communaux tandis que les deux partis écologistes (LMP et PM) obtenaient des résultats contrastés. Des élections régionales ont également eu lieu hier en Hongrie.

Résultats détaillés des élections communales de 2014 en Hongrie

Budapest

20 FIDESZ (+3), 6 MSZP (-4), 2 DK (+2), 2 PM (+2), 1 JOBBIK (-2), 1 LMP (-2), 1 divers (+1).

Debrecen

24 FIDESZ (-), 4 JOBBIK (-), 2 DK (+2), 1 LMP (+1), 1 MSZP (-2), 1 Forum civil (-), 1 divers (-1).

Gyõr

15 FIDESZ (-), 3 MSZP (-1), 2 JOBBIK (-), 2 DK (+2), 1 divers (-1).

Kecskemét

15 FIDESZ (+1), 2 JOBBIK (+2), 2 MSZP (-2), 1 LMP (-1), 1 DK (+1), 0 divers (-1).

Miskolc

17 FIDESZ (+1), 6 Liste MSZP-DK-PM (-3), 5 JOBBIK (+2).

Nyíregyháza

14 FIDESZ (-), 5 Liste MSZP-DK-PM-Parti de l’Unité (+1), 2 JOBBIK (-), 0 divers (-1).

Pécs

19 FIDESZ (-), 2 JOBBIK (-), 2 Liste MSZP-PM (-2), 2 Parti de l’Unité (+2), 1 LMP (-1), 1 DK (+1).

Szeged

17 Liste MSZP-DK-PM (+5), 9 FIDESZ (-5), 1 LMP (-), 1 JOBBIK (-).

Székesfehérvár

13 FIDESZ (+1), 3 divers (-1), 2 MSZP (-), 1 JOBBIK (-1), 1 DK (+1).

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Élections régionales de 2014 en Hongrie

Les Hongrois étaient appelés hier à renouveler leurs autorités régionales. La Hongrie est divisée en 19 comitats, dotés chacun d’un parlement élu au suffrage universel. Le FIDESZ, parti conservateur du Premier ministre Viktor Orban, est arrivé largement en tête et, même s’il a enregistré quelques pertes, reste majoritaire dans l’ensemble des 19 comitats. Le parti d’extrême-droite JOBBIK progresse, devançant souvent un Parti socialiste hongrois (MSZP) en déclin. Les Verts (LMP) conservent les quelques sièges isolés gagnés en 2010 et en décrochent trois de plus dans le comitat de Pest. La Coalition démocratique (DK, social-libéral) fait son entrée dans de nombreux conseils de comitats.

Résultats détaillés des élections régionales hongroises:

Comitat de Bács-Kiskum

14 FIDESZ (-2), 5 JOBBIK (+2), 3 MSZP (-1), 1 LMP (-), 1 DK (+1).

Comitat de Baranya

11 FIDESZ (-1), 3 MSZP (-), 3 JOBBIK (+1), 1 LMP (-), 1 DK (+1), 0 Divers (-1).

Comitat de Békés

11 FIDESZ (-), 4 JOBBIK (+1), 2 MSZP (-2), 1 DK (+1).

Comitat de Borsod-Abaúj-Zemplén

15 FIDESZ (-2), 8 JOBBIK (+1), 5 MSZP (-1), 1 DK (+1).

Comitat de Budapest

Budapest est à la fois une ville et un comitat. Les résultats des élections à Budapest, qui se sont tenues également hier, se trouvent sur un article séparé.

Comitat de Csongrád

11 FIDESZ (-1), 5 MSZP (-1), 4 JOBBIK (+2).

Comitat de Féjer

13 FIDESZ (-), 4 JOBBIK (+2), 2 MSZP (-2), 1 DK (+1), 0 divers (-1).

Comitat de Györ-Moson-Sopron

14 FIDESZ (-1), 4 JOBBIK (+2), 2 MSZP (-2), 1 DK (+1).

Comitat de Hadju-Bihar

14 FIDESZ (-2), 6 JOBBIK (+1), 3 MSZP (-1), 1 DK (+1).

Comitat de Heves

8 FIDESZ (-), 3 JOBBIK (-1), 2 MSZP (-2), 1 DK (+1).

Comitat de Jasz-Nagykun-Szolnok

11 FIDESZ (-), 5 JOBBIK (+1), 2 MSZP (-3), 1 DK (+1).

Comitat de Komárom-Esztergom

9 FIDESZ (-), 3 JOBBIK (-), 2 MSZP (-2), 1 DK (+1).

Comitat de Nógrád

9 FIDESZ (-1), 3 JOBBIK (+1), 2 MSZP (-1), 1 DK (+1).

Comitat de Pest

23 FIDESZ (-3), 9 JOBBIK (+1), 5 MSZP (-5), 4 DK (+4), 3 LMP (+3).

Comitat de Somogy

9 FIDESZ (-1), 3 JOBBIK (+2), 2 Divers (-1), 1 MSZP (-1), 1 DK (+1).

Comitat de Szabolcs-Szatmár-Bereg

16 FIDESZ (+1), 5 JOBBIK (-), 3 MSZP (-1), 1 Divers (-1).

Comitat de Tolna

8 FIDESZ (-2), 3 JOBBIK (+1), 2 MSZP (-1), 1 DK (+1), 1 divers (+1).

Comitat de Vas

10 FIDESZ (-1), 2 JOBBIK (+1), 2 MSZP (-), 1 Divers (-).

Comitat de Veszprém

10 FIDESZ (-2), 3 MSZP (-1), 3 JOBBIK (+1), 1 DK (+1).

Comitat de Zala

9 FIDESZ (-1), 4 JOBBIK (+2), 1 MSZP (-2), 1 DK (+1).

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Élections d’octobre 2014 en Europe

Électoralement parlant, le mois d’octobre s’annonce chargé en Europe puisque des élections législatives auront lieu dans pas moins de quatre pays. Les élections législatives ukrainiennes du 26 octobre seront sans aucun doute celles qui retiendront le plus l’attention dans les médias occidentaux. A ces quatre élections législatives s’ajouteront des élections régionales dans différents pays, ainsi qu’une élection présidentielle en Bosnie-Herzégovine.

La série d’élections législatives commence dès demain avec des élections législatives en Lettonie. La crise en Ukraine a évidemment réveillé des peurs dans un pays qui compte une très importe minorité russophone. Le Centre de l’Harmonie – une coalition regroupant plusieurs partis représentant cette minorité – avait remporté les élections législatives d’il y a trois ans, mais n’avait pas pu former de coalition gouvernementale, faute de partenaires.

La Bulgarie suit dimanche. Les élections bulgares interviennent à peine plus d’une année après les dernières. Les conservateurs de l’ancien Premier ministre Boïko Borissov devraient remporter ces élections, mais ils ne sont pas sûrs d’obtenir une majorité au parlement. L’instabilité politique pourrait donc se prolonger…

Le 12 octobre, ce sont les citoyens de Bosnie-Herzégovine qui se rendront aux urnes pour des élections générales. En plus du parlement du pays, ils renouvelleront en effet également la présidence – qui compte trois membres – ainsi que les parlements régionaux de la République serbe de Bosnie et de la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine.

Le 26 octobre, finalement, des élections législatives anticipées auront lieu en Ukraine. Le parlement ukrainien a été dissout fin août, après que les députés ont refusé de reconnaître les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk comme des organisations terroristes, suscitant la colère du président Porochenko. Le parlement actuel, élu en 2012, compte toujours de nombreux membres du Parti des régions, le parti de l’ancien Président Viktor Ianoukovytch. Les sondages prédisent une victoire pour le Bloc Porochenko – nouvellement constitué – ainsi qu’une forte abstention dans le sud et l’est du pays, régions comptant une importante population russophone.

Outre ces nombreuses élections législatives, le mois d’octobre verra également le renouvellement d’une partie du Sénat de la République tchèque, des élections régionales dans le canton de Zoug en Suisse et sur l’île de Jersey et, enfin, des élections locales en Hongrie et en Slovénie.

Nouveau sur Élections en Europe

Plusieurs articles de fond décrivant les systèmes politiques de différents pays européens ont été publiés en septembre sur Élections en Europe:

Elections législatives de 2014 en Hongrie

Voici enfin les résultats des élections législatives qui se sont tenues le 6 avril dernier en Hongrie. Ces élections ont été marquées par une nouvelle victoire éclatante du FIDESZ du Premier ministre Viktor Orban. Les 199 députés hongrois ont été élus en partie au système majoritaire à un tour et en partie au système proportionnel. Le nombre de députés avait été fortement réduit par rapport à 2010, passant de 386 à 199. Le taux de participation s’est élevé à 61.7%.

Résultats détaillés des élections législatives hongroises de 2014:

  • Coalition FIDESZ-KDNP, 45.0% des voix (-7.7%).
    • Union civique hongroise (FIDESZ, conservateur), 117 sièges (-110).
    • Parti populaire démocrate-chrétien (KDNP), 16 sièges (-20).
  • Coalition de centre-gauche, 25.7% des voix (+6.4%).
    • Parti socialiste hongrois (MSZP, social-démocrate), 29 sièges (-30).
    • Coalition démocratique (DK, social-libéral), 4 sièges (+4).
    • Ensemble 2014 (social-libéral), 3 sièges (+3).
    • Dialogue pour la Hongrie (PM, écologiste), 1 siège (+1).
    • Parti libéral hongrois (MLP), 1 siège (+1).
  • JOBBIK (nationaliste), 20.3% des voix (+3.6%), 23 sièges (-24).
  • La politique peut être différente (LMP, écologiste), 5.4% des voix (-2.1%), 5 sièges (-11).

Voir aussi

Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

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