Élections régionales de 2016 en Irlande du Nord

Les élections régionales qui ont eu lieu le 5 mai 2016 en Irlande du Nord n’ont pas amené de changements spectaculaires du paysage politique. Le Parti démocratique unioniste (DUP, droite protestante) et le Sinn Féin (gauche catholique) restent les deux principaux partis de la région et continueront à former ensemble le gouvernement régional. Le Parti conservateur et le Parti travailliste, qui ne sont traditionnellement pas représentés en Irlande du Nord, présentaient cette année des candidats, mais leurs résultats cumulés n’atteint même pas un pour-cent des voix.

Résultats détaillés des élections régionales nord-irlandaises de 2016

  • Parti démocratique unioniste (DUP, droite protestante et unioniste), 29.2% des voix (-0.8%), 38 sièges (-).
  • Sinn Fein (SF, gauche de la gauche, séparatiste), 24.0% des voix (-2.9%), 28 sièges (-1).
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur, unioniste), 12.6% des voix (-0.6%), 16 sièges (-).
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate, séparatiste), 12.0& des voix (-2.2%), 12 sièges (-2).
  • Alliance (libéral), 7.0% des voix (-0.7%), 8 sièges (-).
  • Voix traditionnelle unioniste (TUV, droite protestante et unioniste), 3.4% des voix (+1.0%), 1 siège (-).
  • Parti vert d’Irlande du Nord (écologiste, séparatiste), 2.7% des voix (+1.8%), 2 sièges (+1).
  • Le Peuple avant le Profit (gauche de la gauche), 2.0% des voix (+1.2%), 2 sièges (+2).
  • Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, conservateur, eurosceptique), 1.5% des voix (+0.8%), 0 siège (-).
  • Indépendants, 3.3% des voix (+0.9%), 1 siège (-).

Taux de participation: 54.9% (-0.8%).

Voir aussi

Système politique anglais

Le système politique du Royaume-Uni est considéré comme l’un des grands modèles de régime parlementaire. Plus connu sous le nom de Système de Westminster, il a inspiré de nombreux autres pays, dont bon nombre d’anciens pays du Commonwealth, tels que le Canada, l’Australie, l’Inde ou la Nouvelle-Zélande. Le système politique britannique, pourtant basé sur aucune constitution écrite, s’est révélé extrêmement stable et le Royaume-Uni est l’un des rares pays européen à ne pas avoir connu d’épisode autoritaire au vingtième siècle. Nous vous présentons ci-dessous les différentes institutions politiques formant le système politique britannique.

Mis à jour le 26.09.2014

Monarque britannique

Le Royaume-Uni est une monarchie constitutionnelle. Le monarque – actuellement la reine Elizabeth II – est le chef de l’État, mais détient des pouvoirs essentiellement cérémoniels, l’exercice réel du pouvoir étant délégué soit au gouvernement, soit à d’autres institutions.

Le monarque nomme le Premier ministre. Selon des conventions constitutionnelles non-écrites, le monarque doit nommer le chef du parti majoritaire à la Chambres des communes (chambre basse). Si aucun parti n’a obtenu la majorité absolue au parlement (hung parliament) – ce qui n’est arrivé que deux fois depuis 1945 – le monarque bénéficie théoriquement d’un peu plus de liberté, mais doit en fait nommer le chef du parti capable de former une coalition gouvernementale.

Jusqu’en 2011, le monarque pouvait théoriquement également dissoudre la Chambre des communes et convoquer des élections anticipées. Ce n’est plus arrivé depuis 1834 et ce n’est désormais légalement plus possible.

Le monarque britannique dispose par ailleurs d’une série de prérogatives royales – telles que la nomination et le renvoi des ministres, la conclusion de traités de paix ou les déclarations de guerres – mais ces prérogatives ne sont exercées en fait que sur le conseil et avec l’accord du Premier ministre qui détient la réalité du pouvoir. Il existe quelques rares exceptions, notamment la possibilité de conférer certains honneurs (Ordre du Mérite par exemple), qui restent à la discrétion du monarque.

Le monarque britannique et le Premier ministre se rencontrent une fois par semaine. Aucun compte-rendu n’est fait de ces séances, dont le contenu est strictement confidentiel. Le monarque y est informé des affaires gouvernementales et peut y exprimer son avis, mais le Premier ministre n’est pas obligé d’en tenir compte.

www.royal.gov.uk

Pouvoir exécutif du Royaume-Uni

Premier ministre

Le Premier ministre britannique est, évidemment, le chef du gouvernement du Royaume-Uni. Il est nommé par le Monarque, selon des règles mentionnées dans le chapitre précédent. Le Premier ministre britannique est aussi, le plus souvent, le président du plus grand parti politique du pays et le chef du groupe formé par ce parti à la Chambre des Communes. Il dispose donc à la fois de pouvoirs exécutifs et de pouvoirs législatifs.

Dans ses fonctions de chef de gouvernement, le Premier ministre peut nommer et renvoyer librement l’ensemble des membres de son gouvernement. Il n’y a aucun contrôle parlementaire sur ces nominations. Le Premier ministre coordonne par ailleurs les travaux des différents départements du gouvernement. Il peut certes être mis en minorité par le reste des ministres lors d’une décision gouvernementale, mais dans la mesure où il est libre de nommer les ministres qu’il souhaite, il peut d’une part nommer des partisans et, d’autre part, renvoyer ceux qui s’opposeraient par trop à lui. Le Premier ministre est donc bien plus qu’un primus inter pares.

Dans ses relations avec la Chambre des communes, le Premier ministre peut également nommer des whips, des parlementaires chargés de faire respecter les consignes de vote du gouvernement au sein du groupe parlementaire du parti au pouvoir. Un député ne peut certes pas être forcé à démissionner de son poste de député, mais il peut être exclu de son parti, ce qui réduit considérablement ses chances de ré-élection.

Enfin, dans le domaine militaire, c’est également le Premier ministre qui, dans la pratique, déclare la guerre, même si cette compétence est formellement du ressort du monarque.

Le Premier ministre britannique bénéficie donc de pouvoirs étendus, renforcés encore par les fonctions absolument représentatives du monarque. Certains politologues n’ont pas hésité à parler, dans le cas de Premiers ministres particulièrement dominants, de régime semi-présidentiel.

Gouvernement & cabinet

Le gouvernement britannique est dirigé par le Premier ministre, qui nomme et démet les ministres. Les membres du gouvernement britannique sont presque tous membres du parlement, généralement de la Chambre des communes, mais parfois également de la Chambre des Lords.

Le Premier ministre et les 21 à 23 ministres les plus importants du gouvernement forment le Cabinet. Ils portent généralement le titre de Secrétaires d’État. Ce sont ces ministres qui dirigent les départements exécutifs du gouvernement britannique, tels que le Foreign Office ou le Ministère de la défense. Le cabinet est l’organe de décision du pouvoir exécutif. Le cabinet se réunit chaque semaine, généralement le jeudi matin.

Le gouvernement britannique comprend des dizaines d’autres ministres, en plus des membres du cabinet (Cabinet Ministers). Ces ministres non membres du cabinet (Junior Ministers) peuvent porter le titre de Ministres d’États ou de Sous-secrétaires d’État parlementaires. S’ils ne sont pas membres du cabinet, ils participent en revanche, conjointement avec les Cabinet Ministers, aux sous-commissions du Cabinet.

Il est donc important de noter que la hiérarchie des titres n’est pas la même qu’en France: Au Royaume-Uni, les Secrétaires d’État sont hiérarchiquement plus importants que les Ministres d’État.

www.gov.uk

Pouvoir législatif au Royaume-Uni

Chambre des communes

La Chambre des communes est la chambre basse du parlement britannique. Elle est composée de 650 députés élus au suffrage universel, selon le système majoritaire à un tour, dans des circonscriptions uninominales. Le gouvernement anglais est responsable devant la Chambre des communes, où il doit disposer d’une majorité et dont la plupart de ses membres sont issus. Elle siège au Palais de Westminster.

La Chambre des communes peut exprimer sa méfiance vis-à-vis du gouvernement, soit en rejetant une motion de confiance (motion of confidence) soumise par ce dernier, soit en émettant un vote de défiance (motion of no confidence). Le Premier ministre n’a alors d’autres choix que de démissionner et de céder sa place à un autre Premier ministre, ou de dissoudre la Chambre des communes, ouvrant la voie à des élections anticipées. Le mode de scrutin permettant le plus souvent à un parti de disposer de la majorité absolue des sièges et nombre de députés du parti au pouvoir étant également membres du gouvernement, ce genre d’évènements est très rare (trois fois seulement au vingtième siècle: deux fois en 1924 et une fois en 1979).

Si les lois peuvent être présentées dans l’une ou l’autre des deux chambres du parlement, au choix du gouvernement, c’est bien à la Chambre des communes que revient le pouvoir décisionnel en dernier recours. La Chambre des Lords ne peut effet que repousser provisoirement l’entrée en vigueur d’une loi, mais ne dispose pas de droit de veto.

La Chambre des communes est présidée par un Speaker élu en début de législature. Le Speaker quitte son parti lorsqu’il accède à sa fonction et doit être au-dessus des partis. Traditionnellement, lorsque le Speaker décide de se représenter pour une nouvelle législature, aucun candidat ne lui est opposé par les autres partis politiques dans sa circonscription.

www.parliament.uk

Chambre des Lords

La Chambre des Lords est le chambre haute du parlement britannique. Le nombre de personnes siégeant à la Chambre des Lords n’est pas fixe, en raison du mode de nomination de ses membres. Au 24 juillet 2014, elle comptait 775 membres, ce qui en fait un des plus grands parlements européens. Les Lords britanniques ne sont pas élus par la population.

La composition de la Chambre des Lords est la suivante:

  • 26 Lords exerçant des fonctions religieuses (dits Lords spirituals), à savoir les archevêques de Canterbury et York, les évêques de Londres, Durham et Winchester, ainsi que les 21 autres évêques en fonction depuis le plus longtemps. Les Lords spirituals n’appartiennent évidemment pas à un parti politique.
  • 749 Lords temporels, dont certains sont rattachés à un parti politique et d’autres pas. Il faut distinguer entre différentes catégories de Lords temporels:
    • 92 d’entre eux ont un titre de Lord héréditaire. Ce nombre, autrefois beaucoup plus élevé, a été fortement réduit par le gouvernement travailliste de Tony Blair en 1999.
    • Les autres Lords sont nommés à vie par le Monarque, sur conseil du Premier ministre ou de la commission de nomination de la Chambre des Lords. La tradition veut que l’opposition puisse aussi proposer quelques personnes afin de maintenir un certain équilibre entre les différents partis.

La Chambre des Lords dispose de pouvoirs considérablement réduits par rapport à ceux de la Chambre des communes. Elle peut certes débattre des lois, les amender et les rejeter, mais la Chambre des communes peut passer outre dans tous les cas, généralement après une année. Lorsqu’il s’agit de lois concernant les taxes et le budget, la Chambre des Lords ne peut pas retarder l’approbation de la loi pendant plus d’un mois. Par ailleurs, en vertu d’une convention constitutionnelle, la Chambre des Lords ne s’oppose pas à des lois promises dans le programme électoral du gouvernement. Enfin, la Chambre des Lords n’a pas le droit de proposer des lois concernant la taxation ou le budget, ou d’amender des lois de telle manière à insérer des dispositions concernant les taxes ou le budget.

www.parliament.uk

Cour Suprême du Royaume-Uni

La Cour Suprême du Royaume-Uni a été créée en 2009 et compte douze juges nommés à vie, ou plutôt jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 70 ans (ou, exceptionnellement, 75). Avant 2009, les fonctions de la Cour Suprême étaient exercées par une commission de la Chambre des Lords.

La Cour Suprême du Royaume-Uni est la plus haute cour d’appel pour le droit anglais, gallois et nord-irlandais, ainsi que pour le droit civil écossais. Contrairement à d’autres Cours Suprêmes européennes, la Cour Suprême britannique ne peut pas invalider des lois primaires votées par le parlement britannique. Elle peut en revanche se prononcer sur la compatibilité des lois votées par les parlements régionaux (Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) par rapport aux lois de dévolution.

www.supremecourt.uk

Dévolution

Le terme dévolution désigne, au Royaume-Uni, la délégation de pouvoir par le parlement du Royaume-Uni aux parlements d’Écosse, d’Irlande du Nord et du Pays de Galles. Une première expérience de dévolution a été menée en Irlande du Nord entre 1921 et 1972, date à laquelle le Parlement d’Irlande du Nord a été suspendu. Après des tentatives infructueuses à la fin des années 1970, le processus de dévolution a été relancé en 1997 par Tony Blair lors de son arrivée au pouvoir. Cela a conduit à la mise sur pied du Parlement écossais, de l’Assemblée nationale de Galles et de l’Assemblée nord-irlandais, dotés tous les trois de pouvoirs larges, mais variables d’une région à l’autre. L’Angleterre ne dispose en revanche pas d’un parlement propre, les affaires anglaises étant traitées par le parlement britannique.

Le Royaume-Uni n’est pas un État fédéral dans la mesure où il n’existe pas de droit constitutionnel d’existence de ces institutions régionales. Le Parlement britannique peut ainsi théoriquement restreindre ou supprimer les compétences de ces parlements, voir dissoudre les parlements eux-mêmes. Dans la mesure où la création de ces institutions a été approuvée par référendum, un tel développement ne parait que difficilement concevable, du moins sans l’accord des populations concernées.

Elections locales de 2014 en Irlande du Nord

Des élections locales ont eu lieu jeudi en Irlande du Nord (Royaume-Uni). Les élections locales avaient lieu pour la première fois dans le cadre des onze nouveaux comtés qui vont remplacer dès 2015 les 26 comtés qui ont existé jusqu’à maintenant. Pas de surprise par rapport aux élections régionales de 2011: le Parti démocratique unioniste arrive en tête, suivi du Sinn Féin, du Parti unioniste d’Ulster, du Parti social-démocrate et travailliste et d’Alliance.

Antrim and Newtownabbey

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 15 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 12 sièges.
  • Alliance (libéral), 4 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 4 sièges.
  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 3 sièges.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 2 sièges.

Armagh, Banbridge and Craivagon

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 13 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 12 sièges.
  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 8 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 6 sièges.
  • Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, conservateur et eurosceptique), 1 siège.
  • Indépendant, 1 siège.

Belfast

  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 19 sièges.
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 13 sièges.
  • Alliance (libéral), 8 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 7 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 7 sièges.
  • Parti progressiste unioniste (PPU, unioniste de gauche), 3 sièges.
  • Les Verts, 1 siège.
  • Alliance du peuple avant le profit (extrême-gauche), 1 siège.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 1 siège.

Causeway Coasts and Glens

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 11 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 10 sièges.
  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 7 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 6 sièges.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 3 sièges.
  • Alliance (libéral), 1 siège.
  • Parti progressiste unioniste (PPU, unioniste de gauche), 1 siège.
  • Indépendant, 1 siège.

Derry and Strabane

  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 16 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 10 sièges.
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 8 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 2 sièges.
  • Indépendants, 4 sièges.

Fermanagh and Omagh

  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 17 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 9 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 8 sièges.
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 5 sièges.
  • Indépendant, 1 siège.

Lisburn and Castlereagh

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 20 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 8 sièges.
  • Alliance (libéral), 7 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 3 sièges.
  • NI21 (unioniste de gauche), 1 siège.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 1 siège.

Mid Ulster

  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 18 sièges.
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 8 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 7 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 6 sièges.
  • Indépendant, 1 siège.

Mid and East Antrim

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 16 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 9 sièges.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 5 sièges.
  • Alliance (libéral), 3 sièges.
  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 3 sièges.
  • Indépendant, 2 sièges.
  • Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, conservateur et eurosceptique), 1 siège.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 1 siège.

Newry, Mourne and Down

  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 14 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 14 sièges.
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 4 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 3 sièges.
  • Indépendants, 3 sièges.
  • Alliance (libéral), 2 sièges.
  • Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, conservateur et eurosceptique), 1 siège.

North Downs and Ards

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 17 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 9 sièges.
  • Alliance (libéral), 7 sièges.
  • Les Verts, 3 sièges.
  • Indépendants, 2 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 1 siège.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 1 siège.

Voir aussi

Partis politiques nord-irlandais

Le paysage politique d’Irlande du Nord est clairement distinct du paysage politique anglais. Ce ne sont en effet pas les mêmes partis qui sont actifs d’un côté et de l’autre de la mer d’Irlande. Vous trouverez sur cette page une brève description des principaux partis politiques d’Irlande du Nord. Il y a évidemment également une page consacrée aux autres partis politiques britanniques.

Mis à jour le 05.09.2015

Partis politiques nord-irlandais représentés à l’Assemblée régionale

Parti de l’Alliance de l’Irlande du Nord

Le Parti de l’Alliance de l’Irlande du Nord est un parti politique nord-irlandais fondé en 1970. Le Parti de l’Alliance de l’Irlande suit une ligne politique libérale et est membre du Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs (ELDR). Si le parti était modérément unioniste à ses débuts, il a évolué vers des positions neutres sur la question du maintien ou non de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni. Il détient actuellement huit sièges sur 108 à l’Assemblée nord-irlandaise et un siège à la Chambre des communes britannique.

allianceparty.org

Parti démocratique unioniste (DUP)

Le Parti démocratique unioniste (DUP) a été fondé en 1971 par le pasteur Ian Paisley. Comme son nom l’indique, le DUP est favorable au maintien de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni. Outre ses positions unionistes, le Parti démocratique unioniste défend des positions conservatrices et représente essentiellement les protestants d’Irlande du Nord. Jadis opposé à tout partage du pouvoir avec les partis favorables au rattachement à la République d’Irlande, le DUP a depuis nuancé son discours et partage depuis 2007 le pouvoir régional avec les Républicains du Sinn Féin. Trois de ses leaders, Ian Paisley, Peter Robinson et Arlene Forster se sont succédé au poste de Premier ministre de l’Irlande du Nord, Arlene Forster étant la première femme à accéder, en janvier 2016, à cette fonction. Le DUP n’a rejoint aucun parti politique européen.

www.mydup.com

Parti social-démocrate et travailliste (SDLP)

Le Parti social-démocrate et travailliste (SDLP) est un parti politique nord-irlandais fondé en 1970 par des dissidents de plusieurs partis de gauche nord-irlandais. Le SDLP, qui suit par ailleurs une ligne politique sociale-démocrate classique, est partisan d’un rattachement de l’Irlande du Nord à la République d’Irlande. Il est membre du Parti socialiste européen, comme le Parti travailliste britannique qui ne présente jamais de candidats aux élections en Irlande du Nord.

www.sdlp.ie

Parti unioniste d’Ulster (UUP)

Le Parti unioniste d’Ulster (UUP) est un parti politique nord-irlandais fondé en 1905. Le Parti unioniste d’Ulster est, comme son nom l’indique, partisan du maintien de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni. Pour le reste, il suit une ligne politique conservatrice et eurosceptique proche de celle du Parti conservateur britannique. L’UUP est d’ailleurs lui aussi membre de l’Alliance des conservateurs et des réformateurs européens. Ancienne force dominante d’Irlande du Nord, l’UUP a perdu beaucoup de terrain au profit du Parti démocratique unioniste (DUP) au cours des dernières années.

www.uup.org

Parti vert d’Irlande du Nord

Le Parti vert d’Irlande du Nord est, en fait, la section régionale des Verts irlandais qui couvre l’Irlande du Nord. Fondé en 1983 en tant que parti politique indépendant, le Parti vert d’Irlande du Nord a décidé d’adhérer aux Verts irlandais en 2005. Il a toutefois continué à coopérer avec les Verts d’Angleterre et du Pays de Galles. Le Parti vert d’Irlande du Nord compte un député au parlement régional depuis 2007.

www.greenpartyni.org

Sinn Féin (SF)

Le Sinn Féin est probablement le parti politique nord-irlandais le mieux connu en Europe continentale puisqu’il a été associé historiquement à l’Armée république irlandaise (IRA) qui a utilisé la violence pour tenter d’obtenir la réunification de l’Irlande. Outre sa volonté d’unir l’Irlande et l’Irlande du Nord dans un seul État indépendant, le Sinn Féin se caractérise par une ligne politique socialiste, siégeant au Parlement européen avec les partis communistes. Le Sinn Féin partage avec les Verts irlandais la particularité d’être actif tant en Irlande qu’en Irlande du Nord. Il participe depuis 2006 au gouvernement nord-irlandais au sein du coalition avec le DUP.

www.sinnfein.ie

Voix unioniste traditionnelle (TUV)

Voix unioniste traditionnelle (TUV) est un parti politique nord-irlandais, fondé en 2007 par des dissidents du Parti démocratique unioniste (DUP) opposés aux Accords de Saint-Andrews entre catholiques et protestants. Ce parti politique farouchement attaché à l’union entre l’Irlande du Nord et le Royaume-Uni défend par ailleurs des positions conservatrices et eurosceptiques. Il compte un représentant au sein du parlement régional.

tuv.org.uk

Autres partis politiques nord-irlandais

Parti progressiste unioniste (PUP)

Le Parti progressiste unioniste (PUP) était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1979. Le Parti progressiste unioniste est, comme son nom l’indique, partisan du maintien de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni. Il suit par ailleurs une ligne politique sociale-démocrate, contrairement aux autres partis politiques unionistes – UUP et DUP – qui sont plutôt conservateurs. Le PUP n’est plus représenté au parlement régional depuis 2010.

www.pupni.com

Anciens partis politiques nord-irlandais

Coalition des femmes d’Irlande du Nord

La Coalition des femmes d’Irlande du Nord (NIWC) était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1996. La Coalition des femmes d’Irlande du Nord était un parti politique féministe qui n’a pas pris position sur la question du rattachement ou non de l’Irlande du Nord à l’Irlande. Ce parti politique a détenu deux sièges à l’Assemblée régionale d’Irlande du Nord entre 1998 et 2003. Après une série de défaites électorales, la NIWC s’est dissoute en 2006.

Ligue irlandaise anti-partition (APL)

La Ligue irlandaise anti-partition (APL) était un parti politique nord-irlandais, fondé après les élections régionales de 1945. La Ligue irlandaise anti-partition demandait, comme son nom le laisse supposer, la réunification de l’île. Le succès de l’APL sera très modéré, puisqu’elle n’obtiendra aucun élu au parlement nord-irlandais en 1949 et deux seulement en 1953. La Ligue est finalement dissoute en 1958.

Parti démocratique d’Ulster (UDP)

Le Parti démocratique d’Ulster (UDP) était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1981. Le Parti démocratique d’Ulster, très majoritairement protestant, demandait l’indépendance de l’Irlande du Nord – et non son rattachement à l’Irlande ou son maintien dans le Royaume-Uni. Le Parti démocratique d’Ulster a ensuite modéré ses positions pour ne demander qu’une autonomie accrue pour la région. En 1996, l’UDP a obtenu deux sièges lors des élections du Forum d’Irlande du Nord, mais ressortit en revanche bredouille des premières élections de l’Assemblée régionale d’Irlande du Nord deux ans plus tard. Le parti s’est dissout en 2001.

Parti libéral d’Ulster (ULP)

Le Parti libéral d’Ulster (ULP) était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1928 pour reprendre les activités de l’Association libérale d’Irlande du Nord, active avant la Première guerre mondiale. Il a été renommé Association libérale d’Ulster en 1956. Le Parti libéral d’Ulster était, comme son nom l’indique, un parti politique libéral. Il était par ailleurs unioniste et proche du Parti libéral britannique. L’ULP a occupé un siège au parlement nord-irlandais entre 1961 et 1969. Après 1970, de nombreux membres du parti ont rejoint le Parti de l’alliance de l’Irlande du Nord, nouvellement fondé et l’ULP a connu un net déclin. Les membres restant de l’ULP ont participé, avec d’autres petits partis politiques, à la fondation de Labour’87 en 1987.

Parti nationaliste

Le Parti nationaliste était un parti politique nord-irlandais, formé par d’anciens membres du Parti parlementaire irlandais après la partition de l’île. Ce parti politique séparatiste a été représenté au parlement nord-irlandais depuis la création de ce dernier, en 1921, jusqu’en 1973. En 1977, le Parti nationaliste a fusionné avec Unité pour former le Parti irlandais de l’indépendance.

Parti progressiste unioniste d’avant-garde (VUPP)

Le Parti progressiste unioniste d’avant-garde était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1972 par des dissidents du Parti unioniste d’Ulster. Opposé à la politique de dialogue avec les catholiques menée par le Premier ministre Brian Faulkner, le Parti progressiste unioniste d’avant-garde suivra une ligne politique strictement unioniste et a souvent été considéré comme un parti politique d’extrême-droite. Le parti entretenait des liens avec plus groupes paramilitaires. Lors des élections régionales de 1973, le VUPP a obtenu 11% des voix et sept sièges, un résultat qu’il améliora légèrement deux ans plus tard lors de l’élection d’une Convention constitutionnelle nord-irlandaise. En 1975 toutefois, le parti se déchira sur la stratégie à adopter vis-à-vis du SDLP et une partie des membres fit scission pour créer le Parti unioniste uni d’Ulster (UUUP). Deux ans plus tard, ce qui restait du VUPP obtint de très mauvais résultats aux élections locales et le parti re-fusionna finalement avec le Parti unioniste d’Ulster (UUP) en 1978.

Parti unioniste populaire d’Ulster (UPUP)

Le Parti unioniste populaire d’Ulster (UPUP) était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1980 par James Kilfedder, un ancien indépendant. L’UPUP était, comme son nom l’indique, partisan du maintien de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni. L’UPUP a obtenu un élu lors des élections régionales de 1982, puis un siège à la Chambre des Communes du Parlement britannique, siège que James Kilfedder conserva jusqu’à sa mort en 1995. Après le décès de Kilfedder, les trois conseillers locaux qui étaient les seuls élus subsistants de l’UPUP ont suivi des voies différentes et le parti a été dissout.

Parti républicain travailliste

Le Parti républicain travailliste était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1964 par un député anciennement membre du Parti socialiste républicain et par un député du Parti travailliste irlandais. Le Parti républicain travailliste a vu ses deux fondateurs être réélus sous leurs nouvelles couleurs en 1965 et en 1969. En 1970, une partie des membres a quitté le parti pour fonder le Parti social-démocrate et travailliste (SDLP), conduisant le Parti républicain travailliste à un déclin rapide et à la dissolution en 1973.

Parti socialiste républicain

Le Parti socialiste républicain était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1944 par d’anciens membres du Parti nationalistes, d’anciens membres de l’IRA et par des syndicalistes protestants. Le Parti socialiste républicain obtint un siège lors des élections de 1945, siège qu’il conserva quatre ans plus tard. A la fin de l’année 1949 toutefois, le Parti socialiste républicain rejoignit le Parti travailliste irlandais, à nouveau actif en Irlande du Nord.

Parti travailliste d’Irlande du Nord (NILP)

Le Parti travailliste d’Irlande du Nord (NILP) était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1924 pour représenter la classe ouvrière. Le parti refusa d’abord de prendre position sur la question du rattachement de l’Irlande du Nord à l’Irlande, puis se prononça en faveur de l’union avec le Royaume-Uni en 1949. Cette décision provoqua évidemment le départ des électeurs catholiques. En 1987, le Parti travailliste d’Irlande du Nord a fusionné avec plusieurs autres petits partis politiques pour former le Labour’ 87, un parti qui ne connaîtra pas de grands succès. Le parti a été représenté de manière presque continue au parlement nord-irlandais entre 1925 et la fin des années 1970.

Parti travailliste du Commonwealth (CWLP)

Le Parti travailliste du Commonwealth (CWLP) était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1942 par Harry Midgley, un ancien chef du Parti travailliste d’Irlande du Nord (NILP). Le Parti travailliste du Commonwealth suivait une ligne résolument unioniste, à un moment où le NILP restait neutre sur ce sujet. Le CWLP ne gagna qu’un seul siège lors des élections régionales de 1945 et fut dissout en 1946, après qu’Harry Midgley eut rejoint l’UUP.

Parti unioniste du Royaume-Uni (UKUP)

Le Parti unioniste du Royaume-Uni (UKUP) était un parti politique nord-irlandais, fondé en 1995 par un dissident du Parti unioniste d’Ulster (UUP). Contrairement à d’autres partis politiques unionistes, l’UKUP était opposé aux transferts de pouvoirs de l’administration centrale britannique à un gouvernement régional en Irlande du Nord. Après avoir connu des débuts prometteurs – obtenant notamment cinq sièges lors des élections régionales de 1998 – l’UKUP a connu de nombreux départs, puis des revers électoraux. Le parti s’est dissout en 2008, une année après avoir perdu son dernier mandat régional.

Voir aussi:

Élections municipales de 2011 à Belfast

Les élections municipales qui se sont tenues jeudi dernier à Belfast, la capitale de l’Irlande du Nord, ont été marquées par un effondrement du Parti unioniste d’Ulster (UUP), proche des conservateurs britanniques de David Cameron, au profit du Sinn Fein et des libéraux. Les unionistes conservent toutefois la majorité au parlement communal.

Résultats détaillés des élections municipales à Belfast:

  • Sinn Fein (SF, socialiste et séparatiste), 16 sièges (+2).
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 15 sièges (-).
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 8 sièges (-).
  • Alliance (libéral), 6 sièges (+2).
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 3 sièges (-4).
  • Parti progressiste unioniste (PPU, unioniste de gauche), 2 sièges (-).
  • Indépendants, 1 siège (-).