Elections locales de 2014 en Irlande

Des élections locales ont eu lieu vendredi en Irlande, parallèlement aux élections européennes. Elles ont permis de repourvoir les 949 sièges des 31 conseils de comtés et de villes que compte le pays. Les circonscriptions électorales ayant été redessinées et certains comtés ayant fusionné, il n’est pas possible de faire un parallèle exact avec les élections locales de 2009. Globalement, on peut toutefois constater une nette baisse des deux partis gouvernementaux – le Fine Gael (FG, démocrate-chrétien) et le Parti travailliste (social-démocrate) – au profit des indépendants, du Fianna Fáil (FF, libéral) et, surtout, du Sinn Féin (SF, gauche de la gauche, nationalisme irlandais). Plusieurs petites formations d’extrême-gauche et les Verts ont également enregistré des gains.

Carlow County

6 Fine Gael (-4), 5 Fianna Fáil (+1), 3 Sinn Féin (+3), 2 Parti travailliste (-3), 2 indépendants (-).

Cavan County

7 Fine Gael (-6), 7 Fianna Fáil (-1), 4 Sinn Féin (-).

Clare County

12 Fianna Fáil (+1), 8 Fine Gael (-4), 7 indépendants (-), 1 Sinn Féin (+1), 0 Parti travailliste (-1), 0 Parti vert (-1).

Cork County

17 Fianna Fáil (+5), 16 Fine Gael (-6), 10 Sinn Féin (+9), 10 indépendants (+4), 2 Parti travailliste (-5).

Cork City

10 Fianna Fáil (+2), 8 Sinn Féin (+4), 5 Fine Gael (-1), 4 indépendants (-), 3 Alliance anti-austérité (extrême-gauche) (+3), 1 Parti des travailleurs d’Irlande (extrême-gauche) (-), 0 Parti travailliste (-7), 0 Parti socialiste (extrême-gauche) (-1).

Donegal County

11 Fianna Fáil (+1), 10 Indépendants (+5), 9 Sinn Féin (+5), 6 Fine Gael (-2), 1 Parti travailliste (-1).

Dublin City

16 Sinn Féin (+9), 12 indépendants (+6), 9 Fianna Fáil, 8 Parti travailliste (-11), 8 Fine Gael (-4), 5 Alliance peuple avant le profit (extrême-gauche) (+3), 3 Parti vert (+3), 1 Alliance anti-austérité (extrême-gauche) (+1), 1 Gauche unie (extrême-gauche) (+1).

Dun Laoghaire-Rathdown County

11 Fine Gael (-), 8 Fianna Fáil (+4), 7 Parti travailliste (-1), 6 indépendants (+3), 3 Sinn Féin (+3), 3 Alliance peuple avant le profit (extrême-gauche) (+1), 2 Parti vert (+2).

Fingal County

9 Indépendants (+7), 7 Fianna Fáil (+3), 6 Sinn Féin (+6), 6 Fine Gael (-), 5 Alliance anti-austérité (AAA, extrême-gauche) (+5), 4 Parti travailliste (-5), 2 Parti vert (+2), 1 Alliance peuple avant le profit (+1), 0 Parti socialiste (-3).

Galway City

6 Indépendants (+2), 4 Fine Gael (+1), 3 Fianna Fáil (-), 3 Sinn Féin (+3), 2 Parti travailliste (-3).

Galway County

12 Fine Gael (-1), 12 Fianna Fáil (+5), 12 indépendants (+4), 3 Sinn Féin (+2), 0 Parti travailliste (-1).

Kerry County

8 Fianna Fáil (+1), 7 Fine Gael (-3), 7 indépendants (+4), 4 Sinn Féin (+2), 2 Parti travailliste (-2), 1 Alliance indépendante du Kerry du Sud (centre-gauche) (-).

Kildare County

12 Fianna Fáil (+6), 9 Fine Gael (-), 9 indépendants (+5), 5 Parti travailliste (-1), 5 Sinn Féin (+5).

Kilkenny County

10 Fianna Fáil (+3), 7 Fine Gael (-5), 3 Sinn Féin (+3), 2 Parti travailliste (-3), 1 Parti vert (-), 1 indépendant (-).

Laois County

7 Fianna Fáil (-1), 6 Fine Gael (-6), 3 indépendants (-), 2 Sinn Féin (+1), 1 Parti travailliste (-).

Leitrim County

6 Fianna Fáil (-2), 4 Sinn Féin (+2), 4 Indépendants (+2), 4 Fine Gael (-6).

Limerick City and County

Les comtés de Limerick City et Limerick County ont été fusionnés.

13 Fianna Fáil, 12 Fine Gael, 6 Sinn Féin, 6 Indépendants, 3 Parti travailliste.

Longford County

8 Fine Gael (-2), 7 Fianna Fáil (-1), 3 Indépendants (-).

Louth County

10 Sinn Féin (+4), 7 Fine Gael (-1), 5 Fianna Fáil (-), 3 indépendants (-1), 2 Parti travailliste (-), 2 Parti vert (+1).

Mayo County

10 Fianna Fáil (+3), 10 Fine Gael (-7), 7 Indépendants (+2), 3 Sinn Féin (+1).

Meath County

13 Fine Gael (+2), 10 Fianna Fáil (+2), 9 Indépendants (+4), 8 Sinn Féin (+7), 0 Parti travailliste (-4).

Monaghan County

Nouveau vote le 7 juin.

Offaly County

8 Fianna Fáil (-1), 5 Indépendants (-1), 3 Fine Gael (-3), 3 Sinn Féin (+3).

Roscommon County

8 Fianna Fáil (-), 6 indépendants (-1), 3 Fine Gael (-7), 1 Sinn Féin (-).

Sligo County

8 Fianna Fáil (+1), 4 indépendants (+1), 3 Fine Gael (-9), 2 Sinn Féin (+1), 1 Alliance peuple avant le profit (extrême-gauche) (+1), 0 Parti travailliste (-2).

South Dublin County

9 Sinn Féin (+6), 8 indépendants (+7), 7 Fine Gael (-1), 5 Fianna Fáil (+1), 4 Parti travailliste (-5), 3 Alliance anti-austérité (extrême-gauche) (+3), 3 Alliance peuple avant le profit (extrême-gauche) (+2), 1 Parti vert (+1).

Tipperary County

Les comtés de North Tipperary et de South Tipperary ont été fusionnés.

14 indépendants, 10 Fine Gael, 10 Fianna Fáil, 5 Sinn Féin, 1 Parti travailliste, 0 Groupe d’action des travailleurs et des sans-emplois.

Waterford City and County

Les comtés de Waterford County et Waterford City ont été fusionnés.

9 indépendants, 8 Fine Gael, 8 Fianna Fáil, 6 Sinn Féin, 1 Parti travailliste.

Westmeath County

8 Fianna Fáil (-1), 5 Fine Gael (-4), 3 Sinn Féin (+3), 2 Parti travailliste (-4), 2 Indépendants (+2).

Wexford County

11 Fianna Fáil (+6), 9 Fine Gael (-1), 6 indépendants (+4), 5 Sinn Féin (+5), 2 Parti travailliste (-2), 1 Alliance peuple avant le profit (extrême-gauche) (+1).

Wicklow County

10 indépendants (+7), 8 Fine Gael (-1), 7 Fianna Fáil (+3), 6 Sinn Féin (+4), 1 Parti vert (+1), 0 Parti travailliste (-6).

Voir aussi

Elections européennes de 1979

Les élections européennes de 1979 sont les premières à s’être déroulées au suffrage universel. Les citoyens des neuf pays qui étaient alors membres de l’Union européenneAllemagne, Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni – ont élu les 410 membres du Parlement européen. Jusqu’en 1979, les députés européens étaient élus par les parlements nationaux, une solution qui était censée être temporaire vu que le Traité de Rome de 1957 prévoyait déjà l’élection au suffrage universel, mais qui s’est maintenue à travers le temps. Les élections ont eu lieu au système proportionnel dans tous les pays, à l’exception du Royaume-Uni qui a choisi le système majoritaire à un tour (first past the post).

Nombre de sièges par pays lors des élections européennes de 1979

Les 410 sièges du Parlement européen étaient répartis comme suit entre les différents pays membres de la Communauté européenne:

  • Allemagne: 81 sièges.
  • France: 81 sièges.
  • Italie: 81 sièges.
  • Royaume-Uni: 81 sièges.
  • Pays-Bas: 25 sièges.
  • Belgique: 24 sièges.
  • Danemark: 16 sièges.
  • Irlande: 15 sièges.
  • Luxembourg: 6 sièges.

Résultats des élections européennes de 1979

  • Groupe socialiste: 113 députés.
  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, démocrate-chrétien): 107 députés.
  • Groupe des Démocrates européens (DE, conservateur), 64 sièges.
  • Groupe communiste et apparentés, 44 sièges.
  • Groupe libéral et démocratique, 40 sièges.
  • Groupe des démocrates européens de progrès (conservateurs eurosceptiques), 22 sièges.
  • Groupe de Coordination Technique et de Défense des Groupes et des Parlementaires Indépendants, 11 sièges.
  • Non inscrits, 9 sièges.

Élections européennes de 1979 en Allemagne

  • Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), 40.8% des voix, 34 sièges.
  • Union chrétienne-démocrate (CDU), 39.1% des voix, 32 sièges.
  • Union chrétienne-sociale (CSU), 10.1% des voix, 8 sièges.
  • Parti libéral-démocrate (FDP), 6.0% des voix, 4 sièges.
  • Les Verts, 3.2% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Belgique

Collège néerlandophone

  • Parti populaire chrétien (CVP, démocrate-chrétien), 48.1% des voix, 7 sièges.
  • Parti socialiste (social-démocrate), 20.9% des voix, 3 sièges.
  • Parti pour la liberté et le progrès (PVV, libéral), 15.3% des voix, 2 sièges.
  • Union du peuple (VU, régionaliste), 9.7% des voix, 1 siège.
  • Agalev (écologiste), 2.3% des voix, 0 siège.

Collège francophone

  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 27.4% des voix, 4 sièges.
  • Parti social-chrétien (PSC, démocrate-chrétien), 21.2% des voix, 3 sièges.
  • Front démocratique des francophones (FDF)/Rassemblement wallon (RW), 19.7% des voix, 2 sièges.
  • Parti réformateur libéral (PRL, libéral), 17.8% des voix, 2 sièges.
  • Ecolo, 5.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au Danemark

  • Parti social-démocrate, 21.8% des voix, 3 sièges.
  • Mouvement populaire contre la CEE (eurosceptique), 20.9% des voix, 4 sièges.
  • Parti libéral (V), 14.4% des voix, 3 sièges.
  • Parti populaire conservateur, 14.0% des voix, 2 sièges.
  • Les Démocrates du Centre (CD, centriste), 6.1% des voix, 1 siège.
  • Parti du progrès (populiste de droite), 5.7% des voix, 1 siège.
  • Parti socialiste populaire (SF, gauche de la gauche), 4.7% des voix, 1 siège.

Élections européennes de 1979 en France

  • Union pour la démocratie française (UDF, centre-droite), 27.6% des voix, 25 sièges.
  • Parti socialiste (PS) – Mouvement des radicaux de gauche (MRG, social-libéral), 23.5% des voix, 22 sièges.
  • Parti communiste français (PCF), 20.5% des voix, 19 sièges.
  • Rassemblement pour la République (RPR, gaulliste), 16.3% des voix, 15 sièges.
  • Europe écologie, 4.4% des voix, 0 siège.
  • Lutte ouvrière/Ligue communiste révolutionnaire, 3.1% des voix, 0 siège.
  • Mouvement réformateur (centriste), 1.8% des voix, 0 siège.
  • Union de défense interprofessionnelle pour une France indépendante dans une Europe solidaire, 1.4% des voix, 0 siège.
  • Parti des forces nouvelles (PFN, extrême-droite) – Eurodroite, 1.0% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Irlande

  • Fianna Fáil (FF, conservateur), 34.7% des voix, 5 sièges.
  • Fine Gael (FG, démocrate-chrétien), 33.1% des voix, 4 sièges.
  • Parti travailliste (LAB), 14.5% des voix, 4 sièges.
  • Indépendants, 8.3% des voix, 1 siège.
  • Indépendants Fianna Fáil, 6.1% des voix, 1 siège.
  • Sinn Féin (SF, gauche de la gauche), 3.3% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Italie

  • Démocratie chrétienne (DC), 36.5% des voix, 29 sièges.
  • Parti communiste italien (PCI), 29.6% des voix, 24 sièges.
  • Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), 11.0% des voix, 9 sièges.
  • Mouvement social italien (MSI, extrême-droite), 5.5% des voix, 4 sièges.
  • Parti socialiste démocratique italien (PSDI, social-démocrate), 4.3% des voix, 4 sièges.
  • Parti radical (libéral), 3.7% des voix, 3 sièges.
  • Parti libéral italien (PLI, libéral), 3.6% des voix, 3 sièges.
  • Parti républicain italien (PRI, libéral), 2.6% des voix, 2 sièges.
  • Parti d’unité prolétarienne (PdUP, communiste), 1.2% des voix, 1 siège.
  • Démocratie prolétaire (DP, extrême-gauche), 0.7% des voix, 1 siège.
  • Parti du Sud Tyrol (SVP, régionaliste, démocrate-chrétien), 0.6% des voix, 1 siège.

Élections européennes de 1979 au luxembourg

  • Parti populaire chrétien social (CSV, démocrate-chrétien), 36.1% des voix, 3 sièges.
  • Parti démocratique (DP, libéral), 28.1% des voix, 2 sièges.
  • Parti socialiste des travailleurs (LSAP, social-démocrate), 21.6% des voix, 1 siège.
  • Parti social-démocrate (PSD), 7.0% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste du Luxembourg, 5.0% des voix, 0 siège.
  • Liste alternative, 1.0% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 aux Pays-Bas

  • Appel démocrate-chrétien (CDA), 35.6% des voix, 10 sièges.
  • Parti travailliste (PvdA), 30.4% des voix, 9 sièges.
  • Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD, libéral), 16.1% des voix, 4 sièges.
  • Démocrates 66 (D66, social-libéral), 9.0% des voix, 2 sièges.
  • Parti politique réformé (SGP, protestant orthodoxe), 2.2% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste, 1.7% des voix, 0 siège.
  • Parti socialiste pacifiste (PSP), 1.7% des voix, 0 siège.
  • Parti politique des radicaux (PPR, gauche chrétienne), 1.6% des voix, 0 siège.
  • Alliance politique réformée (GPV, protestant), 1.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au royaume-uni

Angleterre, Écosse et Pays de Galles

  • Parti conservateur, 51% des voix, 60 sièges.
  • Parti travailliste, 33% des voix, 17 sièges.
  • Parti libéral, 13% des voix, 0 siège.
  • Parti national écossais (SNP, régionaliste), 2% des voix, 1 siège.
  • Plaid Cymru (PC, régionaliste), 1% des voix, 0 siège.

Irlande du Nord

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur), 29.8% des voix, 1 siège.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP), 25.5% des voix, 1 siège.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur), 21.9% des voix, 1 siège.
  • Parti de l’Alliance pour l’Irlande du Nord (libéral), 6.8% des voix, 0 siège.
  • Indépendants unionistes, 6.7% des voix, 0 siège.
  • Indépendants républicains, 5.9% des voix, 0 siège.
  • Communauté unie, 1.6% des voix, 0 siège.
  • Parti travailliste uni, 1.1% des voix, 0 siège.

Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Voir aussi

Élections de novembre 2012 en Europe

Si le calendrier électoral européen est un peu moins chargé en novembre 2012 qu’en octobre, certaines échéances n’en sont pas moins très attendues. Ainsi, les élections régionales qui se tiendront le 25 novembre en Catalogne seront très suivies, et pas seulement en Espagne. En cas de victoire des indépendantistes, un référendum pourrait être organisé sur l’indépendance de la région, à l’image du référendum prévu en Écosse en 2014. On peut douter toutefois que le gouvernement espagnol sera prêt à laisser partir la Catalogne aussi facilement que le gouvernement britannique semble prêt à laisser partir l’Écosse.

Le 11 novembre, les Slovènes iront, eux, aux urnes pour désigner un nouveau président, ou, d’ailleurs, pour reconduire l’ancien. Trois candidats s’affrontent: le président sortant, Danilo Türk, un indépendant soutenu notamment par Slovénie positive (centre-gauche), le parti qui a remporté les élections législatives de décembre 2011 (sans toutefois parvenir à former un gouvernement); le social-démocrate Borut Pahor, Premier ministre jusqu’aux dites élections; enfin, le conservateur Milan Zver, membre du Parti démocrate slovène (SDS) au pouvoir. Les sondages ont pour l’heure donné une confortable avance à Danilo Türk.

Si les autres échéances officielles – élections législatives à Saint-Marin, élections communales à Berne et référendum en Irlande – vont probablement moins attirer l’attention des médias européens, il nous faut encore évoquer deux élections partisanes.

En France, les membres de l’UMP (conservateur) éliront un nouveau président le 18 novembre prochain. Deux candidats ont obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter: l’ancien Premier ministre François Fillon et le Secrétaire général du parti, Jean-François Copé. L’UMP, fondée en 2002 pour soutenir Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle d’alors, est le premier parti d’opposition au gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault.

En Italie, ce sont les membres du Parti démocrate (PD, social-démocrate), du Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), l’Alliance pour l’italie (ApI, centriste) et de Gauche, écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche) désigneront, le 25 novembre, le candidat qui doit conduire la coalition de centre-gauche lors des élections législatives italiennes de 2013. Au vu des sondages actuels, la personne désignée lors de cette primaire a des chances raisonnables de devenir le prochain Président du Conseil italien. Cinq candidats se disputeront les suffrages: Pier Luigi Bersani (PD), secrétaire général du Parti démocrate; Laura Puppato (PD), conseillère régionale de Vénétie; Matteo Renzi (PD), maire de Florence; Bruno Tabacci (ApI), ancien président de la région Lombardie; Nicola Vendola (SEL), président de la région des Pouilles.

Les résultats des élections du mois de novembre seront évidemment présentés ici même au fur et à mesure de leur déroulement!

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