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Elections provinciales de 2013 à Udine

Des élections provinciales ont eu lieu dimanche et lundi dans la province d’Udine, parallèlement aux élections régionales de Frioul-Vénétie julienne. Contrairement au niveau régional, qui a vu la gauche ravir le pouvoir à la droite, cette dernière est restée au pouvoir au niveau provincial. Il faut également souligner que le Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste) de Beppe Grillo n’a pas présenté de candidats lors de ces élections provinciales, si bien que le jeu politique n’a pas été troublé comme il a pu l’être au niveau régional. Le président sortant Pietro Fontanini, membre de la Ligue du Nord, a donc été élu pour un nouveau mandat de cinq ans.

Election du président de la province d’Udine:

  • Pietro Fontanini, Ligue du Nord (droite régionaliste et populiste), 50.0% des voix, élu.
  • Andrea Simone Lerussi, Parti démocrate (PD, social-démocrate), 41.1% des voix.
  • Federico Simeoni, Front frioulan (FF, séparatiste), 5.7% des voix.
  • Massimo Brini, Une autre région, 3.2% des voix.

Elections du parlement de la province d’Udine:

Coalition de droite de Pietro Fontanini:

  • Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), 23.7% des voix, 10 sièges.
  • Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), 14.2% des voix, 5 sièges.
  • Union du centre (UDC, démocrate-chrétien), 5.9% des voix, 2 sièges.
  • Frères d’Italie – La Droite (nationalistes), 4.1% des voix, 1 siège.
  • Mouvement autonomiste frioulan (régionaliste), 2.1% des voix, 0 siège.

Coalition de gauche de Andrea Simone Lerussi:

  •  Parti démocrate (PD, social-démocrate), 31.7% des voix, 9 sièges.
  • Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche), 6.2% des voix, 1 siège.
  • La Gauche, 2.5% des voix, 0 siège.
  • Divers, 1.4% des voix, 0 siège.

Front frioulan de Federico Simeoni:

  • Front frioulan (séparatiste), 5.4% des voix, 0 siège.

Une autre région de Massimo brini:

  • Une autre région, 2.9% des voix, 0 siège.

POUR EN SAVOIR PLUS

Election présidentielle italienne de 2013

Giorgio Napolitano a été réélu hier pour un second mandat en tant que Président de la République italienne, au terme du sixième tour de scrutin. Giorgio Napolitano avait initialement exclu de se représenter, mais devant le blocage politique résultant des cinq premiers tours, il est finalement revenu sur sa décision, à la demande tant de la coalition de centre-gauche de Pier Luigi Bersani que de la coalition de centre-droite de Silvio Berlusconi. Giorgio Napolitano, âgé de 87 ans, est un ancien membre du Parti communiste italien.

Le système électoral italien prévoit que le Président est élu par un collège électoral regroupant les députés, les sénateurs et cinquante-huit représentants des parlements régionaux, soit un total de 1007 personnes. Pour être élu, un candidat doit obtenir les deux-tiers des voix lors des trois premiers tours de scrutin. Ensuite, la majorité absolue suffit.

Au vu de l’absence de majorité au parlement italien – du moins au Sénat – une coalition de plusieurs partis politiques était nécessaire pour qu’un président puisse être élu. Cela semblait bien parti, puisque gauche et droite étaient parvenu à se mettre d’accord peu avant le scrutin sur la candidature Franco Marini, ancien président du Sénat italien et homme politique classé plutôt à la droite du Parti démocrate (PD, social-démocrate). Franco Marini n’a toutefois pas obtenu toutes les voix qu’il aurait dû au terme du premier tour, notamment dans son propres camps (200 voix du centre-gauche ont manqué), de nombreux démocrates votant pour d’autres candidats de gauche ou pour le candidat du Mouvement 5 Etoiles, Stefano Rodotà.

Lors des deuxième et troisième tours de scrutin, aucun candidat officiel ne fut présenté, à l’exception du candidat du Mouvement 5 Etoiles. Plus de la moitié des électeurs s’abstinrent ou votèrent blanc. La majorité des deux-tiers étaient de toute façon inatteignable et il fallait attendre qu’une victoire à la majorité absolue soit possible, au quatrième tour.

Lors du quatrième tour de scrutin, la coalition de centre-gauche désigna, à l’unanimité, l’ancien Premier ministre et ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, avec un résultat catastrophique: le centre-droite et la droite s’abstinrent, tandis qu’une bonne centaine d’électeurs du centre-gauche votèrent pour d’autres candidats. Romano Prodi retira sa candidature et Pier Luigi Bersani, privé d’une grande partie de sa crédibilité, démissionna de son poste de premier secrétaire du Parti démocrate.

Le cinquième tour de scrutin se déroula sans qu’aucun candidat officiel ne soit proposé, en-dehors de celui du Mouvement 5 étoiles.

Au sixième tour, enfin, la gauche, le centre et la droite parvinrent à convaincre Giorgio Napolitano, président depuis 2006, de se porter candidat pour un second mandat, chose qu’il avait toujours exclue. Napolitano obtint alors 738 votes sur 1007, soit même plus que la majorité des deux-tiers nécessaires lors des premiers tours de scrutin – et fut reconduit pour un second mandat.

Un happy end, certes, mais qui laisse un Parti démocrate profondément divisé et sans chef. Pas sûr que ce soit de bonne augure pour les élections régionales qui se déroulent aujourd’hui et demain dans le Frioul-Vénétie julienne.

Voir aussi:

Elections régionales de 2013 dans le Latium

Des élections régionales anticipées ont eu lieu dimanche et lundi dans le Latium, parallèlement aux élections législatives italiennes. La gauche l’a emporté dans cette région de 5’800’000 habitants dont Rome est la capitale après trois ans de gouvernement de centre-droite. Historiquement, le Latium a plutôt été une région de gauche, puisque cette dernière l’a dirigée sans interruption entre 1975 et 1990. Depuis 1990 toutefois, une sorte d’alternance s’est installée, la gauche ou la droite ne parvenant pas à conserver la région plus d’une législature. Cette année, Nicola Zingaretti (Parti démocrate, PD, social-démocrate) l’a emporté facilement, remportant 40.7% des voix contre 29.3% à son adversaire nationaliste Francesco Storace (La Droite), qui avait déjà dirigé la région entre 2000 et 2005. Ces élections anticipées ont été convoquées après la démission de la présidente conservatrice Renata Polverini suite à un scandale sur l’utilisation des fonds publics par des membres de son parti, le Peuple de la Liberté (PdL). Renata Polverini avait remporté les élections régionales de 2010. La taille du parlement du Latium a été réduite de 73 sièges à seulement 50.

Résultats détaillés des élections régionales de 2013 dans le Latium:

Coalition de centre-gauche de Nicola Zingaretti:

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 29.7% des voix, 14 sièges.
  • Liste Zingaretti, 4.5% des voix, 2 sièges.
  • Gauche, écologie et liberté (SEL, extrême-gauche), 3.7% des voix, 1 siège.
  • Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), 2.0% des voix, 1 siège.
  • Centre démocratique (CD, centriste), 1.7% des voix, 1 siège.
  • Sièges supplémentaires attribués à la coalition, 9 sièges.

Coalition de centre-droite de Francesco Storace:

  • Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), 21.2% des voix, 9 sièges.
  • Frères d’Italie (nationaliste), 3.8% des voix, 1 siège.
  • La Droite (nationaliste), 3.4% des voix, 2 sièges.
  • Liste Storace, 1.6% des voix, 1 siège.
  • Ligue du Centre, 1.2% des voix, 0 siège.
  • Divers droite, 1.6% des voix, 0 siège.

Mouvement 5 étoiles de Davide Barillari:

  • Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), 16.6% des voix, 7 sièges.

Coalition centriste de Giulia Bongiorno:

  • Bongiorno Presidente (Futur et liberté pour l’Italie et UDC) , 4.4% des voix, 2 sièges.

Révolution civile d’Alessandro Ruotolo:

  • Révolution civile (centre-gauche), 2.1% des voix, 0 siège.

Divers:

  • Divers, 2.4% des voix, 0 siège.

Voir aussi:

Elections régionales de 2013 en Lombardie

Des élections régionales anticipées ont eu lieu dimanche et lundi en Lombardie, en même temps que les élections législatives italiennes. La coalition de droite emmenée par le secrétaire général de la Ligue du Nord Roberto Maroni l’a emporté sur la coalition de centre-gauche conduite par Umberto Ambrosoli. La Lombardie, qui a été dirigée par la droite presque sans interruption depuis la création du parlement régional en 1970, reste donc fidèle à ses traditions. Si Maroni l’a emporté, la droite n’a toutefois recueilli que 42.8% des voix, contre 56.1% lors des élections régionales lombardes de 2010. Pour en savoir plus sur le système électoral, consultez notre dossier sur les élections régionales lombardes de 2013.

Election du président de la Lombardie

Le Président de la Lombardie est en fait l’un des 80 membres du parlement lombard. Il est le seul à être élu dans une circonscription unique, tandis que les autres sont élus dans les différentes provinces.

  • Roberto Maroni, Ligue du Nord (LN, droite régionaliste et populiste), 42.8% des voix, élu.
  • Umberto Ambrosoli, Parti démocrate (PD, social-démocrate), 38.2% des voix.
  • Silvana Carcano, Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), 13.6% des voix.
  • Gabriele Albertini, Lombardie civique (centriste), 4.1% des voix.
  • Carlo Maria Achille Pinardi, Agir pour arrêter le déclin (libéral), 1.2% des voix.

Election du parlement de la Lombardie

Les députés au parlement de la Lombardie sont élus dans des circonscriptions provinciales. La coalition dont le candidat à la présidence a été élu reçoit un important bonus électoral pour être sûr qu’elle obtienne une majorité au parlement.

Coalition de droite de Roberto Maroni:

  • Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), 16.7% des voix, 19 sièges.
  • Ligue du Nord (LN, droite régionaliste et populiste), 13.0% des voix, 15 sièges.
  • Maroni Président, 10.2% des voix, 11 sièges.
  • Frères d’Italie (nationalistes), 1.5% des voix, 2 sièges.
  • Parti des retraités, 0.9% des voix, 1 siège.
  • Divers droite, 0.7% des voix, 0 siège.

Coalition de centre-gauche de Umberto Ambrosoli:

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 25.3% des voix, 18 sièges.
  • Ambrosoli président, 7.0% des voix, 4 sièges.
  • Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche), 1.8% des voix, 0 siège.
  • Centre populaire lombard, 1.2% des voix, 0 siège.
  • Divers gauche, 1.9% des voix, 0 siège.

Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), 14.3% des voix, 9 sièges.

Lombardie civique (centriste), 2.5% des voix, 0 siège.

Union du centre (UDC, centriste), 1.6% des voix, 0 siège.

Agir contre le déclin (libéral), 1.3% des voix, 0 siège.

POUR EN SAVOIR PLUS

Elections en Italie

Des élections législatives ont eu lieu les dimanche 24 février et lundi 25 février 2013 en Italie. Des élections régionales ont également eu lieu en Lombardie, en Molise et au Latium. Les résultats définitifs des élections législatives sont désormais connus et se trouvent sur cette page. Les résultats des élections régionales seront connus mardi dans la journée.

Elections législatives

Retrouverez les résultats détaillés des élections législatives ici.

Elections régionales

Pour les élections régionales, gauche et droite sont, selon les projections, au coude à coude en Lombardie. La gauche l’emporterait dans le Latium et peut-être également en Molise. Les résultats définitifs tomberont d’ici à mardi soir.

Pour en savoir plus

En attendant les résultats définitifs, vous pouvez consulter nos dossiers sur les élections législatives italiennes de 2013, les élections régionales lombardes de 2013, le système électoral italien ou les partis politiques italiens.

Elections régionales de 2013 en Lombardie

Des élections régionales auront lieu les 24 et 25 février en Lombardie, en même temps que les élections législatives italiennes de 2013. Ces élections, anticipées de près de deux ans par rapport au calendrier, sont les premières élections anticipées de l’histoire de la Lombardie et font suite à la démission de Roberto Formigoni, membre du Peuple de la Liberté (PdL, conservateur) de Silvio Berlusconi. Lors des élections législatives lombardes de 2010, la coalition de droite emmenée par Roberto Formigoni l’avait emporté assez largement. En 2013, c’est Roberto Maroni, secrétaire général de la Ligue du Nord (LN, droite régionaliste et populiste) qui emmène la coalition de droite, tandis que Umberto Ambrosoli est la tête de liste du Parti démocrate (PD, social-démocrate). La Lombardie est, avec ses dix millions d’habitants, la plus peuplée des régions italiennes.

Résultats des élections régionales en Lombardie

Système électoral en Lombardie

La Lombardie utilisera pour la première fois sa propre législation électorale, adoptée à la fin de l’année 2012. La région utilisait jusque-là la loi Tatarella, une loi nationale adoptée en 1995. Le parlement de la Lombardie compte 80 députés, y compris le Président de la région.

79 députés sont élus selon le système proportionnel dans des circonscriptions électorales correspondant aux provinces lombardes telles qu’elles existaient au premier janvier 2012. Le président est élu au niveau de la région lombarde dans son ensemble, au système majoritaire à un tour.

Chaque électeur dispose de deux voix: une pour le Président de la région et une pour une liste partisane provinciale. La coalition électorale du président élu dispose d’un bonus conséquent puisqu’elle occupera au moins 55% des sièges au parlement si le candidat à la présidence a obtenu moins de 40% des voix et au moins 60% des sièges si le candidat à la présidence a obtenu plus de 40% des voix. Les sièges restant sont attribués au système proportionnel (méthode d’Hondt). Le président élu bénéficie donc forcément d’une majorité au parlement, du moins tant que les partis faisant partie de la coalition parviennent à s’entendre. Un quorum électoral est fixé à 3% au niveau régional. Le quorum peut être contourné si le candidat du parti a obtenu plus de 15% des voix.

Dans l’ancien système électoral, 16 conseillers régionaux étaient élus à la proportionnelle sur une liste régionale, les 64 autres l’étant sur des listes provinciales. Le président était la tête de liste de la liste régionale arrivée en tête.

Retour sur les élections lombardes de 2010

Vous trouverez ci-dessous les résultats détaillés des élections régionales de 2010 en Lombardie:

Coalition de centre-droite, 56.1% des voix, 49 sièges:

  • Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), 31.8% des voix, 23 sièges.
  • Ligue du Nord (Lega, droite régionaliste et populiste), 26.2% des voix, 18 sièges.
  • Sièges supplémentaires attribués à la coalition, 8 sièges.

Coalition de centre-gauche, 33.3% des voix, 28 sièges:

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 22.9% des voix, 21 sièges.
  • Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), 6.3% des voix, 4 sièges.
  • Parti des retraités, 1.6% des voix, 1 siège.
  • Gauche, écologie et liberté (SEL, extrême-gauche), 1.4% des voix, 1 siège.
  • Sièges supplémentaires attribués à la coalition, 1 siège.

Union du Centre (UDC, démocrate-chrétien), 4.7% des voix, 3 sièges.

Mouvement 5 étoiles (libertaire et écologiste), 3.0% des voix, 0 siège.

Fédération de la gauche (communiste), 2.0% des voix, 0 siège.

Candidats à la présidence de la lombardie en 2013

Cinq candidats se disputent la présidence de la Lombardie en 2013:

  • Gabriele Albertini, ancien maire de Milan soutenu par l’UDC et par le Mouvement Lombardie civique.
  • Umberto Ambrosoli, candidat de la gauche soutenu par le Parti démocrate (PD, social-démocrate), Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), Parti socialiste italien (PSI), Fédération de la gauche (gauche de la gauche).
  • Silvana Carcano, soutenue par le Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste, écologiste).
  • Roberto Maroni, secrétaire fédéral de la Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), soutenu aussi par le Peuple de la Liberté (PdL, conservateur) et le Parti des retraités.
  • Carlo Maria Pinardi, soutenu par Agir pour stopper le déclin (libéral).

sondages sur les élections régionales en lombardie

La coalition de droite qui regroupe le Peuple de la Liberté et la Ligue du Nord a toujours été donné en tête dans les sondages, dans cette région traditionnellement dominée par la droite. Depuis 1970, la Lombardie a toujours été dirigée par un président de droite, sauf entre 1992 et 1994. Les sondages promettent toutefois moins de 40% des voix à la droite, contre nettement plus de 50% en 2010.

La coalition de gauche emmenée par le Parti démocrate (PD, social-démocrate) est créditée d’environ 30% des voix, un score légèrement inférieur à celui obtenu en 2010, et ce malgré la chute de la droite dans les sondages.

Le Mouvement 5 Étoiles (populiste, écologiste) et l’UDC (démocrate-chrétien) sont tous deux crédités d’environ 10% des voix, un score largement supérieur à ceux obtenus en 2010.

Voir aussi

Présidents italiens

Les Présidents de la République italienne exercent avant tout des pouvoirs représentatifs depuis la création de la République italienne après la Seconde guerre mondiale. Les présidents italiens ne sont pas élus par le peuple, mais par les deux chambres du parlement italien (la Chambre des députés et le Sénat de la République) siégeant ensemble. Onze présidents se sont succédés à la tête de l’Italie depuis 1946. Tous ont été des hommes.

Mode d’élection du président italien

Les présidents italiens sont élus par les deux chambres du Parlement italien – la Chambre des députés et le Sénat de la République – réunies en session conjointes. Aux députés et sénateurs s’ajoutent 58 représentants nommés par les 20 régions, soit trois représentations par région, à l’exception de la Vallée d’Aoste qui n’a qu’un représentant.

Lors des trois premiers tours de scrutin, la majorité des deux-tiers est requise pour qu’un candidat à la présidence soit élu. A partir du quatrième tour, la majorité absolue suffit. L’élection est dirigée par le président de la Chambre des députés.

Le Président, qui est élu pour un mandat de sept ans, doit être âgé de 50 ans au moins. Après la fin de son mandat, le Président de la République italienne devient automatiquement sénateur à vie.

prérogatives des présidents italiens

Vous trouverez ci-dessous une liste des principales fonctions exercées par le Président de la République italienne. Le Président a besoin pour la plupart de ces tâches d’une contre-signature du Premier ministre ou d’un membre du gouvernement. Ses prérogatives sont donc bien moins étendues que ce qu’on pourrait penser au premier abord.

Compétences exercées par le Président:

  • Nomination du Premier ministre, qui doit être confirmé par les deux chambres du Parlement.
  • Nomination de cinq sénateurs à vie au maximum.
  • Présidence du Conseil supérieur de la magistrature.
  • Présidence du Conseil supérieur de défense.
  • Dissolution des chambres du Parlement, après consultation des présidents de ces Chambres.

Compétences exercées par le Président avec contresignature d’un membre du gouvernement:

  • Promulgation des lois adoptées par le Parlement.
  • Convoquer des sessions extraordinaires du parlement (prérogative partagée avec les présidents des deux chambres ou un tiers des députés ou des sénateurs).
  • Ratification des traités internationaux, après autorisation du Parlement.
  • Déclaration des guerres, conformément aux décisions du Parlement.
  • Commandement des forces armées.
  • Convocation des élections législatives.
  • Fixation des référendums populaires prévus par la loi.
  • Nomination des Ministres sur proposition du Premier ministre.
  • Nomination d’un tiers des juges de la Cour constitutionnelle.
  • Remise des décorations de la République.
  • Accord de grâces et de commutations de peines.

ImpeachMent contre le président italien

Une procédure d’impeachment n’est prévue que dans les cas de haute trahison et d’attentat à la Constitution. L’accusation doit être votée par la majorité absolue des membres des deux chambres du Parlement italien, réunies en séance conjointe.

Liste des présidents italiens depuis 1946

  • Enrico De Nicola, 01.07.1946 – 12.05.1948, Parti libéral italien (PLI).
  • Luigi Einaudi, 12.05.1948 – 11.05.1955, PLI.
  • Giovanni Gronchi, 11.05.1955 – 11.05.1962, Démocratie chrétienne (DC).
  • Antonio Segni, 11.05.1962 – 06.12.1964, DC.
  • Giuseppe Saragat, 29.12.1964 – 29.12.1971, Parti social-démocrate italien (PSDI).
  • Giovanni Leone, 29.12.1971 – 15.06.1978, DC.
  • Sandro Pertini, 09.07.1978 – 29.06.1985, Parti socialiste italien (PSI).
  • Francesco Cossiga, 03.06.1985 – 28.04.1992, DC.
  • Oscar Luigi Scalfaro, 28.05.1992 – 15.05.1999, DC.
  • Carlo Azeglio Ciampi, 18.05.1999 – 15.05.2006, indépendant.
  • Giorgio Napolitano, 15.05.2006 - en cours, Démocrates de gauche.

VOIR AUSSI

Sénat de la République (Italie)

Le Sénat de la République est la chambre haute du parlement de l’Italie, partageant le pouvoir législatif avec la Chambre des députés, la chambre basse. Les membres du Sénat sont élus au suffrage universel pour une période de cinq ans, selon le système proportionnel. Contrairement à la plupart des autres chambres hautes, dont les pouvoirs sont moindres, le Sénat de la République bénéficie exactement des mêmes compétences que la Chambre des députés (bicaméralisme parfait). Les dernières élections législatives italiennes ont eu lieu en 2008 et ont vu la victoire d’une coalition de droite dirigée par Silvio Berlusconi. Les prochaines élections législatives italiennes auront lieu en février 2013.

Histoire du Sénat de la République

Le Sénat de la République a été établi dans sa forme actuelle en 1948, après l’adoption de la nouvelle Constitution italienne. Il peut toutefois être vu comme une continuation du Sénat du Royaume qui a existé auparavant et, même, du Sénat subalpin établi dans le cadre du Royaume de Sardaigne-Piémont en 1848.

Mode d’élection du Sénat de la République

Les 315 membres du Sénat sont élus au système proportionnel dans les 20 régions italiennes. Six sénateurs sont par ailleurs élus par les Italiens de l’étranger. Les Sénateurs doivent être âgés de 40 ans au moins et seuls les citoyens de plus de 25 ans participent à l’élection.

Un quorum électoral existe dans chaque région: 20% pour les coalitions, 3% pour chaque parti politique membre d’une coalition et 8% pour chaque parti politique non membre d’une coalition. Dans chaque région, le parti ou la coalition arrivé en tête reçoit automatiquement au moins 55% des sièges de la région. Le quorum relativement élevé et la prime au vainqueur sont sensés assurer une certaine stabilité politique.

Les 315 sièges du Sénat sont répartis entre les différentes régions en fonction de la population des dites régions. Une région ne peut toutefois pas compter moins de sept sénateurs, à l’exception de la Molise qui n’en compte que deux et de la Vallée d’Aoste qui n’en compte qu’un.

Sénateurs à vie

Le Sénat de la République italienne compte également un certain nombre de sénateurs à vie (quatre au 1er janvier 2013). Les anciens Présidents de la République italienne deviennent automatiquement sénateurs à vie une fois qu’ils ont terminé leur mandat. Le Président en exercice peut par ailleurs nommer jusqu’à cinq Sénateurs à vie pour « des mérites extraordinaires dans le champ social, scientifique, artistique ou littéraire ».

Compétences du Sénat de la République

Vous trouverez ci-dessous une liste des principales fonctions exercées par le Sénat de la République. Cette liste ne se veut pas exhaustive:

  • Exercice du pouvoir législatif, conjointement avec la Chambre des députés.
  • Initiative législative, partagée avec la Chambre des députés et le gouvernement.
  • Délibération sur l’état de guerre, conjointement  avec la Chambre des députés.
  • Amnistie, conjointement avec la Chambre des députés (majorité des deux-tiers dans les deux chambres).
  • Election du Président de la République, en séance commune avec la Chambre des députés et 58 représentants des régions.
  • Election d’un tiers des juges de la Cour constitutionnelle, en séance comme avec la Chambre des députés.
  • Motions de censure du gouvernement et votes de confiance, comme la Chambre des députés (le gouvernement doit avoir une majorité dans les deux chambres).

Organisation du sénat de la république

Conseil de présidence

Le Conseil de présidence comprend le Président du Sénat, les vice-présidents, les questeurs et les secrétaires.

Sessions parlementaires

Le Sénat se réunit droit le premier jour ouvrable de février et le premier jour ouvrable d’octobre. Il peut par ailleurs être convoqué sur l’initiative du Président de la République, du Président du Sénat ou d’un tiers des membres du Sénat. Si la Chambre des Députées est convoquée, le Sénat est par ailleurs automatiquement convoqué lui aussi. La majorité des Sénateurs doit être présente pour que les délibérations soient valides.

Groupes parlementaires

Les Sénateurs sont organisés en groupes parlementaires, qui rassemblent le plus souvent les membres d’un même parti. Un groupe parlementaire ne peut pas compter moins de dix sénateurs. Pour les sénateurs qui ne parviennent pas à former de groupe parlementaire, un groupe mixte est prévu. Dans certaines circonstances précises, le Conseil de présidence peut autoriser un groupe comptant moins de dix sénateurs.

Commission permanentes

Le Sénat de la République compte un certain nombre de commissions permanentes. Quatorze commissions permanentes ont été formées pendant la législature 2008-2013.

Liste des présidents du Sénat de la République

Le Président du Sénat de la République est élu par ses pairs et dirige les débats de l’assemblée. Il remplace par ailleurs le Président de la République lorsque ce dernier est dans l’incapacité d’exercer ses fonctions. Vous trouverez ci-dessous la liste des présidents du Sénat de la République depuis la création de ce dernier en 1948:

  • Ivanoe Bonomi, 1948-1951, PSDI.
  • Enrico de Nicola, 1951-1952, PLI.
  • Giuseppe Paratore, 1952-1953, UDN.
  • Luigi Gasparotto, 1953-1953, indépendant.
  • Meuccio Ruini, 1953-1953, indépendant.
  • Cesare Merzagora, 1953-1967, DC.
  • Ennio Zelioli-Lanzini, 1967-1968, DC.
  • Amintore Fanfani, 1968-1973, DC.
  • Giovanni Spagnolli, 1973-1976, DC.
  • Amintore Fanfani, 1976-1982, DC.
  • Tommaso Morlino, 1982-1983, DC.
  • Vittorino Colombo, 1983-1983, DC.
  • Francesco Cossiga, 1983-1985, DC.
  • Amintore Fanfani, 1985-1987, DC.
  • Giovanni Malagodi, 1987-1987, PLI.
  • Giovanni Spadolini, 1987-1994, PRI.
  • Carlo Scognamiglio, 1994-1996, Forza Italia.
  • Nicola Mancino, 1996-2001, PPI.
  • Marcello Pera, 2001-2006, Forza Italia.
  • Franco Marini, 2006-2008, La Marguerite.
  • Renato Schifani, 2008 - actuellement, PdL.

Voir aussi