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Elections régionales de 2014 au Piémont

Des élections régionales ont eu lieu dimanche au Piémont, une régions du nord-ouest de l’Italie. La gauche l’a emporté et le démocrate Sergio Chiamparino succède ainsi au membre de la Ligue du Nord Roberto Cota à la présidence de la région. Ce dernier avait remporté les élections régionales de 2010, mais ces élections ont été invalidées en début d’année par la justice.

Élection du président du Piémont

  • Sergio Chiamparino, Parti démocrate (PD, social-démocrate), 47.1% des voix, élu.
  • Gilberto Pichetto Fratin, Forza Italia (FI, conservateur), 22.1% des voix.
  • Davide Bono, Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), 21.5% des voix.
  • Guido Crosetto, Frères d’Italie (conservateur), 5.2% des voix.
  • Enrico Costa, Nouveau Centre-Droite (NCD, conservateur), 3.0% des voix.
  • Mauro Filingeri, L’autre Piémont à gauche, 1.1% des voix.

ÉLECTION DU PARLEMENT Du Piémont:

Coalition de centre-gauche de Sergio Chiamparino:

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 36.2% des voix, 18 sièges.
  • Chiamparino pour le Piémont (social-démocrate), 4.9% des voix, 2 sièges.
  • Modérés (démocrate-chrétien), 2.5% des voix, 1 siège.
  • Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 2.1% des voix, 1 siège.
  • Pacte civique (SC, centriste), 1.5% des voix, 1 siège.
  • Sièges supplémentaires pour la coalition ayant remporté l’élection à la présidence de la région, 9 sièges.

Coalition de centre-droite de Gilberto Pichetto Fratin:

  • Forza Italie (FI, conservateur), 15.5% des voix, 7 sièges.
  • Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), 7.3% des voix, 2 sièges.

Divers:

  • Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), 20.3% des voix, 8 sièges.
  • Frères d’Italie (conservateur), 3.7% des voix, 1 siège.
  • Nouveau Centre-Droite (conservateur), 2.5% des voix, 0 siège.
  • L’Autre Piémont à Gauche, 1.0% des voix, 0 siège.

POUR EN SAVOIR PLUS

Elections communales de 2014 en Italie

Des élections communales ont eu lieu les 25 mai (premier tour) et 8 juin (second tour) dans de nombreuses villes d’Italie, dont plusieurs villes de plus de 100’000 habitants. La gauche a conservé Bari, Florence, Ferrare, Forlì, Modène, Reggio Emilia et Terni et a pris les villes de Bergame (Lombardie), Pescara (Abruzzes), Prato (Toscane) et Sassari (Sardaigne) à la droite. Elle perd en revanche Foggia (Pouilles), Padoue (Vénétie) et Pérouse (Ombrie) au profit de la droite et Livourne (Toscane) au profit du Mouvement 5 Étoiles. Livourne devient ainsi, avec Parme, a deuxième grande ville dirigée par le parti de Beppe Grillo.

Bari

La gauche a largement remporté au second tour la mairie de Bari qu’elle détient depuis 2004. Antonio Decaro, membre du Parti démocrate, a été réélu pour un second mandat.

Parlement:

9 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 8 divers gauche, 4 Forza Italia (conservateur), 3 Réalité italienne, 3 Mouvement politique Schittuli, 2 Nouveau centre droit (NCD, conservateur), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Centre démocrate (CD, centriste), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 divers droite (-), 1 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste).

Bergame

La gauche a remporté le second tour des élections communales à Bergame, et ce pour la troisième fois seulement depuis la Seconde Guerre Mondiale. Bergame, ancien bastion de la Démocratie chrétienne, sera donc dirigée pendant les cinq prochaines années par le démocrate Giorgio Gori.

Parlement:

11 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 8 divers gauche, 4 Forza Italia (conservateur), 2 Ligue du Nord (droite populiste et régionaliste), 2 divers droite, 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste).

Ferrare

Le maire du Parti démocrate (PD, social-démocrate) Tiziano Tagliani a été réélu dès le premier tour avec 55% des voix à Ferrare, ville d’Emilie-Romagne et traditionnel fief de la gauche.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 4 Forza Italia (FI, conservateur), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 divers gauche, 1 divers.

Florence

Dario Nardella, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) succède à son camarade de parti et désormais Premier ministre Matteo Renzi au poste de maire de Florence. La mairie de Florence est détenue sans interruption par la gauche depuis 1985.

Parlement:

22 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Forza Italia (FI, conservateur), 3 Liste citoyenne Dario Nardella (social-démocrate), 3 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Florence à gauche (gauche de la gauche), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 divers.

Foggia

Dix de domination de la gauche s’achèvent à Foggia où Franco Landella, candidat de Forza Italia, s’est emparé de la mairie au second tour avec 50.3% des voix, contre 49.7% à son adversaire démocrate Augusto Marasco.

Parlement:

8 Forza Italia (conservateur), 5 Nouveau Centre-droit (NCD, conservateur), 4 divers droite, 3 divers, 3 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Les Pouilles avant tout (conservateur), 1 Droite unie, 1 Union du centre (UDC, démocrate-chrétien), 1 Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate).

FoRLÌ

Davide Drei, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) a été réélu dès le premier tour à Forlì, ville d’Emilie-Romagne, et succède à son camarade de parti Roberto Balzani.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 Forza Italia (FI, conservateur), 4 Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), 1 Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), 1 divers gauche, 1 divers droite

Livourne

Résultats historiques à Livourne puisque la gauche est éjectée de la mairie qu’elle détenait sans interruption depuis l’élection du communiste Furio Diaz en 1946. C’est Filippo Nogarin, candidat du Mouvement 5 Étoiles, qui s’empare de Livourne, la troisième plus grande ville de Toscane.

Parlement:

20 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 6 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 2 divers gauche.

Modène

Le candidat du Parti démocrate (PD, social-démocrate) Gian Carlo Muzzarelli l’a emporté sans peine au second tour avec 63.1% des voix. Ce résultat ne constitue pas une surprise puisque Modène est détenue par la gauche depuis 1945, sans interruption.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 Forza Italia (conservateur), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 divers.

Padoue

Padoue, vieux fief démocrate-chrétien détenu par la gauche depuis une dizaine d’années, est repassé à droite au terme du second tour. C’est Massimo Bittonci, membre de la Ligue du Nord, qui s’empare de la mairie.

Parlement:

12 divers droite, 5 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Forza Italia (conservateur), 3 Ligue du Nord (droite populiste et régionaliste), 2 divers gauche, 1 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste).

Pérouse

Lourde défaite de la gauche à Pérouse puisqu’elle perd un fief détenu sans interruption depuis 1944. Andrea Romizi, membre de Forza Italia (conservateur), devient maire de la capitale de l’Ombrie.

Parlement:

9 Forza Italia (conservateur), 7 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 divers droite, 3 Nouveau centre droit (NCD, conservateur), 3 Frères d’Italie (conservateur), 2 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 1 Socialistes réformistes.

Pescara

La gauche reprend Pescara, la plus grande ville des Abruzzes, après seulement cinq ans de domination de la droite. Le démocrate Marco Alessandrini devient le nouveau maire de la ville.

Parlement:

12 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Forza Italia (conservateur), 4 divers gauche, 2 Gauche Écologie Liberté (SEL, gauche de la gauche), 2 Nouveau Centre-Droit (NCD, conservateur), 2 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 Libéraux – Centre démocratique, 1 divers droite.

Prato

La droite ne sera restée que cinq au pouvoir dans cet ancien fief communiste (1944-1988). Matteo Biffoni, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) ramène à gauche une ville qui l’avait été sans interruption entre 1944 et 2009.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 Forza Italia (FI, conservateur), 4 divers droite, 3 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 divers gauche.

Reggio Nell’Emilia

Le candidat de la coalition de centre-gauche Luca Vecchi a obtenu 56% des voix au premier tour et succède donc à son camarade Ugo Ferrari.

Parlement:

20 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 6 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 3 Forza Italia (FI, conservateur), 1 Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Ligue du Nord (LN, droite régionaliste et populiste) 1 divers droite, 1 divers.

Sassari

Nicola Sanna, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) succède à son camarade de parti Gianfranco Ganau, devenu entre-temps président du conseil régional de Sardaigne.

Parlement:

14 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 3 Forza Italia (FI, conservateur), 3 Sassari belle à l’intérieur (divers gauche), 3 Ora Si’ (divers gauche), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), 1 Centre démocrate (CD, centriste), 1 Union populaire chrétienne (UPC, démocrate-chrétien), 1 Parti des Sardes (régionaliste), 2 divers, 1 divers droite.

Terni

La gauche conserve la mairie de Terni qu’elle détient depuis 2009. Le maire démocrate sortant Leopoldo di Girolamo a été nettement réélu au second tour.

Parlement:

14 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 divers gauche, 4 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 3 Forza Italia (conservateur), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 divers droite.

Voir aussi

Elections régionales de 2014 en Sardaigne

Des élections régionales ont eu lieu dimanche et lundi en Sardaigne, l’une des cinq régions de l’Italie bénéficiant d’un statut d’autonomie spécial. La gauche l’a emporté et le démocrate Francesco Pigliaru succède ainsi au conservateur Ugo Cappellacci à la présidence de la région. Ce dernier avait lui-même remporté les élections régionales de 2009 après cinq ans de gouvernement de centre-gauche. Il convient de noter que ni le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo ni le Nouveau Centre-Droite d’Angelino Alfano n’ont participé à ces élections. Le taux de participation a été de 52.3% des voix, contre 67.6% il y a cinq ans.

Élection du président de la Sardaigne:

  • Francesco Pigliaru, Parti démocrate (PD, social-démocrate), 42.5% des voix, élu.
  • Ugo Cappellacci, Forza Italie (FI, conservateur), 39.7% des voix.
  • Michela Murgia, indépendantiste, 10.3% des voix.
  • Mauro Pili, Unis (conservateur), 5.7% des voix.
  • Pier Franco Devias, Front indépendantiste uni, 1.0% des voix.

ÉLECTION DU ParlemenT DE LA SARDAIGNE:

Coalition de centre-gauche de Francesco Pigliaru:

  • Parti démocrate (PD, démocrate), 22.1% des voix, 19 sièges.
  • Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche), 5.2% des voix, 4 sièges.
  • Parti des Sardes, 2.7% des voix, 2 sièges.
  • Rossomori, 2.6% des voix, 2 sièges.
  • Centre démocrate (centriste), 2.1% des voix, 2 sièges.
  • Refondation – Communistes italiens – Gauche sarde, 2.0% des voix, 2 sièges.
  • Union populaire chrétienne, 1.7% des voix, 1 siège.
  • Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), 1.4% des voix, 1 siège.
  • Italie des Valeurs (IdV, social-libéral) – Les Verts, 1.1% des voix, 1 siège.
  • Indépendance République de Sardaigne (IRS, indépendantiste), 0.8% des voix, 1 siège.
  • La Base Sardegna, 0.7% des voix, 1 siège.

Coalition de centre-droite de Ugo Cappellacci:

  • Forza Italia (FI, conservateur), 18.5% des voix, 11 sièges.
  • UDC (démocrate-chrétien), 7.6% des voix, 4 sièges.
  • Réformateurs sardes – Libéraux-démocrates (libéral), 6.0% des voix, 3 sièges.
  • Parti sarde d’action (PSdA, régionaliste), 4.7% des voix, 2 sièges.
  • Frères d’Italie – Centre-droite national (nationaliste), 2.8% des voix, 2 sièges.
  • Union des Sardes, 2.6% des voix, 1 siège.
  • Mouvement Sardaigne zone franche, 1.6% des voix, 1 siège.

Coalition indépendantiste de Michela Murgia:

  • Projet République de Sardaigne (ProgReS), 2.8% des voix, 0 siège.
  • Les Gens, 2.2% des voix, 0 siège.
  • Communautés, 1.8% des voix, 0 siège.

Coalition de centre-droite de Mauro Pili:

  • Unis, 2.8% des voix, 0 siège.
  • Mauro Pili Président, 1.7% des voix, 0 siège.

Source: La Repubblica.

POUR EN SAVOIR PLUS

Élections européennes de 2014 – Brèves de campagne n°3

Les prochaines élections européennes auront lieu à la fin du mois de mai 2014. Élections en Europe publie régulièrement des brèves abordant l’actualité de la campagne électorale dans différents pays européens. On aborde aujourd’hui la candidature de Michel Barnier à la présidence de la Commission européenne, les sondages catastrophiques pour les conservateurs britanniques, l’alliance entre le Front national et la Ligue du Nord ainsi que Force vive, la liste créée par Christine Boutin. Rappelons que les citoyens de 28 pays européens se rendront aux urnes pour élire les 751 députés du Parlement européen.

Qui conduira le parti populaire européen aux élections?

Le Parti populaire européen (PPE), qui regroupe des partis politiques conservateurs et démocrates-chrétiens, à l’image de l’UMP, du Parti populaire de Mariano Rajoy ou de la CDU d’Angela Merkel, désignera sa tête de liste lors d’un congrès qui se tiendra à Dublin les 6 et 7 mars prochains. La personne retenue accédera à la présidence de la Commission européenne si le PPE remporte les élections européennes, ce qui semble probable.

Le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, Premier ministre jusqu’à l’automne dernier, avait déjà annoncé sa candidature il y a quelques temps. Un deuxième candidat s’est déclaré cette semaine: le français Michel Barnier, Commissaire européen au Marché intérieur et aux Services depuis février 2010. D’autres candidats se déclareront probablement au cours des prochaine semaines – on parle par exemple du Premier ministre polonais Donald Tusk ou du Premier ministre irlandais Enda Kenny – et le Congrès de Dublin s’annonce d’ores et déjà passionnant…

Les tories relégués à la troisième place?

Plusieurs sondages annoncent un véritable cauchemar pour le Premier ministre britannique David Cameron: son Parti conservateur ne pourrait arriver qu’en troisième position lors des élections européennes de mai prochain. Ces sondages le donnent en effet battu tant par le Parti travailliste (LAB, social-démocrate) que par le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, eurosceptique). Les électeurs de l’UKIP, qui avait fait une percée lors des élections locales de mai 2013, ne semblent donc pas s’être laissés séduire par la promesse de David Cameron d’organiser en 2017 un référendum sur l’appartenance du pays à l’Union européenne…

Alliance entre la Ligue du Nord et le Front National

Le chef de la Ligue du Nord italienne, Matto Salvini, a annoncé une campagne commune avec le Front National français à l’occasion des élections européennes de mai prochain. Les deux partis veulent notamment organiser une campagne similaire contre la monnaie unique dans leurs pays respectifs. La Ligue du Nord a par ailleurs annoncé vouloir rejoindre après les élections un groupe parlementaire commun avec le Front National et le Parti de la liberté (FPÖ) autrichien. Rappelons que différents partis situés encore plus à droite, dont le BNP britannique et l’Aube dorée grecque, avaient annoncé la semaine passée vouloir s’allier.

Christine boutin lance « force vive » pour les élections européennes

Cette semaine a été marquée en France par plusieurs annonces de candidatures. Parmi elles, celle de l’ancienne Ministre du gouvernement Fillon Christine Boutin, qui a annoncé qu’elle dirigera en Ile-de-France une liste intitulée Force vive. Les têtes de liste de Force vive dans plusieurs autres circonscriptions sont également connues. Parmi eux, Jean-Claude Martinez, ancien membre du Front National et tête de liste dans le Sud-Ouest, et Antoine Renard, président des associations familiales catholiques de France et d’Europe et tête de liste dans l’Est.

Élections européennes de 2014 – Brèves de campagne n°2

Les prochaines élections européennes auront lieu à la fin du mois de mai 2014. Élections en Europe publie régulièrement des brèves abordant l’actualité de la campagne électorale dans différents pays européens. On aborde aujourd’hui la popularité des dirigeants de l’Union européenne, la candidature de Silvio Berlusconi, une future alliance entre différents partis politiques d’extrême-droite et la candidature de l’ancien chef des industriels allemands… Rappelons que les citoyens de 28 pays européens se rendront aux urnes pour élire les 751 députés du Parlement européen.

Dirigeants européens au plus bas dans les sondages

Selon un sondage paru hier et effectué dans l’ensemble des pays de l’Union européenne, la popularité des dirigeants de l’Union est au plus bas. Les dirigeants de l’UE sont particulièrement mal cotés en Grèce (19% d’opinions favorables) et à Chypre (21%), deux pays qui ont été soumis à des drastiques programmes d’économies, mais également dans des pays traditionnellement eurosceptiques, que ce soit le Royaume-Uni (29%), la Suède (30%) ou la République tchèque (30%). A l’inverse, c’est au Luxembourg que les dirigeants européens sont les plus populaires (67%), un pays suivi par l’Allemagne (59%), la Belgique (56%) et, de manière plus surprenante, par le Danemark (50%). On pourra observer en mai s’il y a une corrélation entre la popularité des dirigeants de l’Union européenne et le score des partis politiques eurosceptiques.

Berlusconi candidat aux élections européennes?

Silvio Berlusconi a annoncé qu’il souhaite être tête de liste de son parti, Forza Italia, lors des élections européennes de mai 2014. Il ne pourra toutefois être candidat que si le jugement qui le condamne à une peine inéligibilité est annulé d’ici là. Silvio Berlusoni, qui a été privé de son mandat de sénateur en novembre dernier, souhaite par ailleurs également que des élections législatives anticipées auront lieu en même temps que les élections européennes.

Vers une alliance entre le BNP et l’Aube dorée?

Nick Griffin, le président du Parti national britannique (BNP, nationaliste), s’est rendu à Athènes hier à une réunion de l’Aube dorée (XA, néo-nazi). Il a dit vouloir créer une alliance entre plusieurs partis politiques d’extrême-droite après les élections européennes de mai prochain. L’alliance comprendrait notamment, outre le BNP et l’Aube dorée, le parti politique hongrois Jobbik, notamment connu pour sa rhétorique anti-roms.

L’ancien chef des industriels allemands rejoint les eurosceptiques

Hans-Olaf Henkel, ancien président de l’association fédérale de l’industrie allemande (BDI), a annoncé cette semaine qu’il rejoignait l’Alliance pour l’Allemagne (AfD), un parti politique eurosceptique qui a obtenu 4.7% des voix lors des élections législatives allemandes de septembre 2013.  Hans-Olaf Henkel sera par ailleurs candidat aux élections européennes de ce printemps.