Élections législatives de 2014 en Lettonie

Des élections législatives ont eu lieu hier en Lettonie. Le Parti social-démocrate Harmonie, qui représente l’importante minorité russophone, a remporté ces élections, comme cela avait déjà été le cas il y a trois ans, mais a reculé de cinq points. Ce résultat ne signifie toutefois pas qu’il pourra diriger le prochain gouvernement, les autres partis ayant toujours formé des coalitions gouvernementales sans les représentants de la minorité russophone et ayant la claire intention de continuer à le faire. Les évènements actuels en Ukraine n’ont évidemment pas contribué à détendre le climat politique en Lettonie.

Unité, le parti politique conservateur de la cheffe du gouvernement Laimdota Straujuma, arrive en deuxième position et progresse légèrement par rapport à 2011. Les partenaires de coalition d’Unité – l’Union des Verts et des Paysans (écologistes et agrariens) ainsi que l’Alliance nationale (nationaliste) – progressent également, si bien que ces trois partis disposeraient d’une majorité au parlement s’ils souhaitaient continuer à gouverner ensemble, et ce malgré le fait que le Parti de la Réforme ne se représentait pas. Enfin, deux nouveaux partis politiques font leur entrée au parlement. Un petit parti politique conservateur nommé Pour la Lettonie avec le cœur et un parti centriste intitulé Association des régions lettones.

Résultats détaillés

  • Parti social-démocrate Harmonie (SDPS, minorité russophone, social-démocrate), 23.0% des voix (-5.4%), 24 sièges (-7).
  • Unité (V, conservateur), 21.9% des voix (+2.9%), 23 sièges (+3).
  • Union des Verts et des Paysans (ZZS, écologistes et agrariens), 19.5% des voix (+7.3%), 21 sièges (+8).
  • Alliance Nationale (NA, nationaliste), 16.6% des voix (+2.7%), 17 sièges (+3).
  • Du cœur pour la Lettonie (NSL, conservateur), 6.9% des voix (+6.9%), 7 sièges (+7).
  • Association des régions lettones (LRA, centriste), 6.6% des voix (+6.6%), 8 sièges (+8).
  • Union russe de Lettonie (minorité russophone, socialiste), 1.6% des voix (+1.6%), 0 siège (-).
  • Unis pour la Lettonie, 1.2% des voix (+1.2%), 0 siège (-).
  • Parti de la Réforme, 0.0% des voix (-20.8%), 0 siège (-22).

Taux de participation: 57% (-2.5%).

Système électoral

Le parlement monocaméral letton, la Saeima, compte 100 députés élus pour quatre ans au suffrage universel. L’élection se déroule dans cinq grandes circonscriptions, selon le système proportionnel (méthode de Sainte-Lagüe). Les électeurs ont la possibilité d’exprimer une préférence pour certains candidats de la liste qu’ils ont choisie, ou au contraire de tracer d’autres candidats. Un quorum est fixé à 5% au niveau national, empêchant les partis qui obtiennent un score moindre d’obtenir des élus. La loi lettonne ne prévoit par ailleurs pas la possibilité de se présenter en tant qu’indépendant, disposition souvent critiquée par les observateurs internationaux.

Voir aussi

Élections d’octobre 2014 en Europe

Électoralement parlant, le mois d’octobre s’annonce chargé en Europe puisque des élections législatives auront lieu dans pas moins de quatre pays. Les élections législatives ukrainiennes du 26 octobre seront sans aucun doute celles qui retiendront le plus l’attention dans les médias occidentaux. A ces quatre élections législatives s’ajouteront des élections régionales dans différents pays, ainsi qu’une élection présidentielle en Bosnie-Herzégovine.

La série d’élections législatives commence dès demain avec des élections législatives en Lettonie. La crise en Ukraine a évidemment réveillé des peurs dans un pays qui compte une très importe minorité russophone. Le Centre de l’Harmonie – une coalition regroupant plusieurs partis représentant cette minorité – avait remporté les élections législatives d’il y a trois ans, mais n’avait pas pu former de coalition gouvernementale, faute de partenaires.

La Bulgarie suit dimanche. Les élections bulgares interviennent à peine plus d’une année après les dernières. Les conservateurs de l’ancien Premier ministre Boïko Borissov devraient remporter ces élections, mais ils ne sont pas sûrs d’obtenir une majorité au parlement. L’instabilité politique pourrait donc se prolonger…

Le 12 octobre, ce sont les citoyens de Bosnie-Herzégovine qui se rendront aux urnes pour des élections générales. En plus du parlement du pays, ils renouvelleront en effet également la présidence – qui compte trois membres – ainsi que les parlements régionaux de la République serbe de Bosnie et de la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine.

Le 26 octobre, finalement, des élections législatives anticipées auront lieu en Ukraine. Le parlement ukrainien a été dissout fin août, après que les députés ont refusé de reconnaître les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk comme des organisations terroristes, suscitant la colère du président Porochenko. Le parlement actuel, élu en 2012, compte toujours de nombreux membres du Parti des régions, le parti de l’ancien Président Viktor Ianoukovytch. Les sondages prédisent une victoire pour le Bloc Porochenko – nouvellement constitué – ainsi qu’une forte abstention dans le sud et l’est du pays, régions comptant une importante population russophone.

Outre ces nombreuses élections législatives, le mois d’octobre verra également le renouvellement d’une partie du Sénat de la République tchèque, des élections régionales dans le canton de Zoug en Suisse et sur l’île de Jersey et, enfin, des élections locales en Hongrie et en Slovénie.

Nouveau sur Élections en Europe

Plusieurs articles de fond décrivant les systèmes politiques de différents pays européens ont été publiés en septembre sur Élections en Europe:

Elections législatives de 2014 en Lettonie – Aperçu

Des élections législatives auront lieu le 4 octobre 2014 en Lettonie. Ces élections interviennent trois ans après les élections législatives anticipées de 2011, en raison d’une clause spécifique à la Lettonie: les législatures résultant d’élections législatives anticipées ne durent que trois ans, contre quatre pour les autres. Si l’on en croit les résultats des élections européennes de ce printemps, le parti conservateur Unité de la Première ministre Laimdota Straujuma a de bonnes chances d’arriver en tête de ces élections.

Les résultats sont ici

La Lettonie est celui des trois États baltes dont le paysage politique est le plus polarisé entre les Lettons « de souche » et l’importante minorité russophone vivant dans le pays. En février 2012, les Lettons ont par exemple refusé de faire du russe la deuxième langue officielle du pays. Les russophones votent presque exclusivement pour des partis politiques représentant leurs intérêts et plutôt ancrés à gauche, tels que le Centre de l’Harmonie, tandis que les lettonophones votent presque exclusivement pour des partis politiques ancrés à droite, la gauche étant associée avec l’occupation soviétique.

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Pourcentage de Russophones par communes (source: Wikipedia).

A ce clivage linguistique s’ajoute un climat économique difficile, la Lettonie ayant été violemment frappée par la crise économique de 2008, année au cours de laquelle le PIB letton a reculé de 17.7%. La situation économique s’est considérablement améliorée depuis lors, le pays étant à nouveau en croissance depuis 2011, mais le chômage reste relativement haut avec un taux de 11.5%.

Système électoral letton

Le parlement letton, la Saeima, compte 100 députés élus pour quatre ans au suffrage universel. L’élection se déroule dans cinq grandes circonscriptions, selon le système proportionnel (méthode de Sainte-Lagüe). Les électeurs ont la possibilité d’exprimer une préférence pour certains candidats de la liste qu’ils ont choisie, ou au contraire de tracer certains candidats. Un quorum est fixé à 5% au niveau national, empêchant les partis qui obtiennent un score moindre d’obtenir des élus. La loi lettonne ne prévoit par ailleurs pas la possibilité de se présenter en tant qu’indépendant. Il s’agit d’un parlement unicaméral.

Retour sur élections lettones de 2011

Le Centre de l’Harmonie, un parti politique de gauche représentant les intérêts de l’importante minorité russe du pays, était arrivé en tête des élections, mais les quatre autre partis politiques représentés au parlement avaient formé une coalition gouvernementale sans le Centre de l’Harmonie.

Résultats détaillés des élections de 2011

  • Centre de l’Harmonie (socialiste, minorité russophone), 28.8% des voix (+2.8%), 31 sièges (+2).
  • Parti réformateur de Zatlers (centre-droite), 20.6% des voix (+20.6%), 22 sièges (+22).
  • Unité (conservateur), 18.5% des voix (-12.7%), 19 sièges (-14).
  • Alliance nationale (nationaliste), 13.6% des voix (+5.9%), 14 sièges (+6).
  • Union des Verts et des Paysans (écologistes et agrariens), 12.3% des voix (-7.4%), 13 sièges (-9).
  • Pour une bonne Lettonie! (conservateur), 2.4% des voix (-5.2%), 0 siège (-8).

Forces en présence

Unité, le parti de la Premier ministre Laimdota Straujuma semble bien placé pour remporter ces élections, d’autant plus qu’il a formé une alliance électorale avec le Parti de la réforme – ancien Parti réformateur de Zatlers. Unité est un parti politique conservateur, membre du Parti populaire européen, fondé en 2010 par plusieurs anciens partis politiques lettons pour faire contrepoids au Centre de l’Harmonie. Il est à l’origine d’une sévère politique d’austérité mise en place après la catastrophique crise économique de 2010. Valdis Dombrovskis, le politicien qui avait amené Unité au pouvoir, a démissionné en novembre 2013 après l’effondrement d’un toit à Riga, accident qui avait fait 54 morts et 41 blessés. Laimdota Straujuma, jusque-là Ministre de l’agriculture, lui a succédé.

Le Centre de l’Harmonie, qui est l’autre force politique qui pourrait arriver en tête le 4 octobre, est une alliance composée de partis politiques de gauche et défendant les intérêts de l’importante minorité russophone du pays. Selon le recensement de 2011, 26.9% de la population est d’origine russe. Les fiefs du Centre de l’Harmonie se situent là où la minorité russophone est la plus importante, à savoir à Riga, la capitale, ainsi que dans l’est du pays. En raison du lourd passé du pays, aucun gouvernement n’a jamais inclus de parti politique représentant la minorité russe.

L’Alliance Nationale est un parti politique fondé en 2010 par la fusion de deux partis politiques nationalistes. Le parti est violemment anti-russe et demande des lois plus sévères concernant la naturalisation de la partie de la minorité russophone qui ne dispose pas encore de passeport letton. Bien que quelque peu eurosceptique, l’Alliance Nationale préfère l’Union européenne et l’OTAN à la Russie, ce qui la conduit à être moins europhobe que beaucoup d’autres partis politiques européens. Au Parlement européen, l’Alliance Nationale siège au sein de l’Alliance des conservateurs et réformistes européen (AECR), la parti eurosceptique de David Cameron.

L’Union des Verts et des Paysans (ZZS) est une alliance comprenant Les Verts et l’Union des paysans de Lettonie. Considéré comme un parti populiste dominé par les oligarques, l’Union des Verts et des Paysans a été exclue du gouvernement de Dombrovskis après les élections de 2011. Straujuma les a toutefois intégré dans son gouvernement à la fin de l’année 2013. Aivars Lembergs, l’un des hommes les plus riches de Lettonie et membre du ZZS, détient la mairie de Ventspils, sixième ville du pays et important port sur la Baltique, depuis 1988.

Voir aussi

Elections communales de 2013 à Riga en Lettonie

Des élections communales ont eu lieu hier en Lettonie et, notamment, à Riga, la capitale du pays. Le Centre de l’Harmonie, une formation de centre-gauche représentant notamment l’importante minorité russe a remporté ces élections, obtenant la majorité absolue des sièges au conseil municipal. Nils Ušakovs, membre du Centre de l’Harmonie et maire de la ville depuis 2009, devrait donc rester à son poste.

Résultats détaillés des élections communales de 2013 à Riga:

  • Centre de l’Harmonie (SC, centre-gauche, minorité russe) et Honneur de servir Riga, 58.5% des voix, 39 sièges (+13).
  • Alliance nationale (NA, conservateur), 17.9% des voix, 12 sièges (+12).
  • Unité (conservateur), 14.1% des voix, 9 sièges (-13).
  • Parti vert letton (écologiste), 4.0% des voix, 0 siège (-).
  • Union des paysans de Lettonie (agrarien), 1.9% des voix, 0 siège (-).
  • Parti de la Réforme (conservateur), 1.6% des voix, 0 siège (-).
  • Premier parti de Lettonie (libéral), -, 0 siège (-12).

POUR EN SAVOIR PLUS

Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

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