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Lettonie

La Lettonie est l’un des trois États baltes et est située au nord-est de l’Europe. Avec une population de 2’217’000 habitants pour une superficie de 64’589 kilomètres carrés, la Lettonie est un pays peu densément peuplé en comparaison européenne. Cette ancienne République socialiste soviétique, qui avait déjà connue une première période d’indépendance entre 1920 et 1939, a regagné son indépendance en 1991. La Lettonie a adhéré à l’Union européenne et à l’OTAN en 2004. La capitale de la Lettonie est Riga et le letton est la seule langue officielle du pays.

Profil politique de la Lettonie

Président:

Andris Berzins (agrarien) est président de la Lettonie depuis le mois de juillet 2011.

Premier ministre:

Le conservateur Valdis Dombrovskis est Premier ministre de la Lettonie depuis le mois de mars 2009. Son parti, Unité, forme une coalition gouvernementale avec le Parti de la réforme (centriste) et l’Alliance nationale (nationaliste) depuis les élections législatives de 2011.

Parlement:

Les dernières élections législatives lettones ont eu lieu en septembre 2011. Outre les trois partis gouvernementaux – Unité (conservateur), Parti de la réforme (centriste) et Alliance nationale (nationaliste) – le parlement letton compte des représentants du Centre de l’Harmonie (socialiste, minorité russe) et de l’Union des Verts et des Paysans (agrariens et écologistes).

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Divisions administratives de la Lettonie

La constitution lettone reconnaît certes l’existence de quatre régions historiques et culturelles – la Courlande, la Sémigalle, la Vidzeme et la Latgalie – mais ces régions ne sont pas dotées d’institutions politiques. La Lettonie compte en revanche 119 communes dotées chacune d’un parlement élu au suffrage universel.

Pour en savoir plus

Elections en Lettonie

Cet article présente dans les grandes lignes les différents types d’élections qui sont organisées en Lettonie. Le système électoral lituanien comprend trois types d’élections différentes: les élections européennes, législatives et communales. Le président letton est élu par le parlement. Les prochaines élections législatives lettones devraient avoir lieu en 2015.

ÉLECTIONS EUROPÉENNES EN Lettonie

La Lettonie est membre de l’Union européenne depuis 2004. Les élections européennes ont évidemment lieu tous les cinq ans au système proportionnel, comme dans tous les pays de l’Union européenne. La Lettonie compte actuellement huit députés européens et n’a pas mis en place de circonscriptions électorales. Un quorum de 5% est en revanche en vigueur. Les dernières élections européennes ont eu lieu le 7 juin 2009.

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES EN Lettonie

Le parlement letton, la Saeima, compte 100 députés élus pour quatre ans au suffrage universel. L’élection se déroule dans cinq grandes circonscriptions, selon le système proportionnel. Un quorum est fixé à 5%, empêchant les partis qui obtiennent un score moindre d’obtenir des élus. Il s’agit d’un parlement unicaméral. La limite d’âge pour siéger au parlement est fixée à 21 ans.

ÉLECTIONS COMMUNALES EN Lettonie

La Lettonie compte 119 communes, disposant toutes d’un parlement élu directement par la population au système proportionnel pour une durée de quatre ans. Les prochaines élections municipales lettones auront lieu en 2013.

Valdis Dombrovskis

Valdis Dombrovskis (né le 5 août 1971) est une personnalité politique lettone, membre du parti politique conservateur Unité. Valdis Dombrovskis est devenu Premier ministre de la Lettonie en mars 2009 et a pu conserver son mandat après les élections législatives de 2010 et de 2011.

Mandats politiques de Valdis Dombrovskis:

  • 2009 – en cours: Premier ministre de la Lettonie.
  • 2004 – 2009: Député européen.
  • 2002 – 2004: Ministre des finances.

Andris Bērziņš

Andris Bērziņš (né le 10 décembre 1944) est une personnalité politique agrarienne lettone. Andris Bērziņš a été élu président de la Lettonie en juin 2011 par le parlement, battant ainsi le président sortant Valdis Zatlers. Après avoir été député entre 1990 et 1993, Bērziņš a effectué une carrière d’hommer d’affaires couronnée de succès, avant de revenir à la politique durant les années 2000.

Mandats d’Andris Bērziņš:

  • 2011 – en cours: Président de la Lettonie.
  • 2010 – 2011: Député.
  • 2006 – 2010: Président de la Chambre lettone du commerce et de l’industrie.
  • 1990 – 1993: Député.

Système politique letton

La Lettonie est l’un des trois États baltes avec la Lituanie et l’Estonie. Ce petit pays qui compte 2.2 millions d’habitants et qui a Riga pour capitale est une République parlementaire. Ancienne république soviétique, la Lettonie est redevenue indépendante en 1991 après 50 ans d’occupation soviétique. En 1991, les Lettons ont repris la Constitution de la Lettonie indépendante de 1922, en vigueur jusqu’à l’occupation soviétique en 1940, et ne l’ont que légèrement modifiée. Un pays jeune, donc, mais avec une Constitution fortement inspirée de celle de la République de Weimar. La Lettonie est membre de l’Union européenne et de l’OTAN depuis 2004.

Le parlement letton

Le parlement letton, la Saeima, compte 100 députés élus pour quatre ans au suffrage universel. L’élection se déroule dans cinq grandes circonscriptions, selon le système proportionnel. Un quorum est fixé à 5%, empêchant les partis qui obtiennent un score moindre d’obtenir des élus. Il s’agit d’un parlement unicaméral. La limite d’âge pour siéger au parlement est fixée à 21 ans. Les personnes qui ont été actives dans le Parti communiste avant l’indépendance, ainsi que les anciens officiers des services secrets ainsi que des services de sécurité n’ont pas le droit de se présenter aux élections.

Des propositions de lois peuvent être émises par le gouvernement, le président, les commissions du parlement ou cinq membres de ce dernier ainsi que par 10% des électeurs sur certains sujets. Si l’éventail des possibilités est large, la plupart des propositions législatives émanent toutefois du gouvernement. En matière d’intégration européenne, la Commission des affaires européennes du parlement se prononce par ailleurs sur toutes les positions défendues par la Lettonie au sein du Conseil européen.

Le parlement letton approuve le choix du Premier ministre fait par le Président, ainsi que le gouvernement dans son ensemble. Il est par ailleurs chargé de la nomination des juges, qu’il peut également révoquer. Le parlement peut interpeller et poser des questions au gouvernement letton, que ce soit au Premier ministre ou aux différents ministres.

Le gouvernement letton

Le Premier ministre letton est nommé par le président, mais doit obtenir le soutien du Parlement avant d’entrer en fonction. Il dirige le cabinet des Ministres, mais les décisions y sont prises à la majorité des membres du Cabinet. Lorsque le parlement n’est pas en session, le gouvernement a le droit de passer des lois seul sur certaines matières, mais doit obtenir l’accord du parlement par après.
Le gouvernement est responsable devant le parlement et peut-être révoqué soit au cours d’un vote de confiance, soit si le budget est refusé.

Le président letton

Le président letton est élu à la majorité absolue par le parlement. Ses deux principales prérogatives sont la dissolution du parlement, sur laquelle on reviendra dans le paragraphe suivant, et la nomination du Premier ministre, à la condition que le Parlement approuve son choix. Il peut par ailleurs renvoyer au Parlement des lois déjà votées, mais le parlement peut ne pas tenir compte de l’avis du Président. Il ne peut par ailleurs pas renvoyer les lois déclarées urgentes par le parlement. Pour le reste, toute décision du président letton doit être signée par le Premier ministre ou par un ministre compétent pour entrer en force.

Le président letton peut demander la dissolution du parlement: un référendum populaire est alors organisé sur la question. Si le peuple approuve la proposition du Président, le parlement est dissout et de nouvelles élections législatives doivent être organisées. Si le peuple refuse la proposition du Président, ce dernier doit démissionner. Cette procédure a été utilisée pour la première fois en 2011 par le président Valdis Zatlers.

La Cour constitutionnelle lettone

Les juges de la Cour constitutionnelle de la Lettonie sont nommés pour 10 ans par le parlement. La Cour constitutionnelle examine la conformité des lois et accords internationaux à la Constitution lettone, la conformité des autres décisions juridiques aux lois ainsi que la conformité des lois aux accords internationaux déjà en vigueur. La Cour constitutionnelle peut être saisie par 20 députés du Parlement, par le président, le gouvernement et par le procureur général. Les citoyens ont par ailleurs un droit de pétition auprès de la Cours constitutionnel s’ils peuvent prouver que leurs droits fondamentaux ont été violés.

Collectivités territoriales en Lettonie

La Lettonie est un pays très centralisé où les collectivités régionales et locales n’ont que peu de pouvoir. Elle est divisée en 26 régions et, au niveau local, en 7 grandes villes, 56 villes, 454 paroisses et 20 autres municipalités ou la ville et la paroisse ne forment qu’une seule entité. Contrairement à ce qui se passe dans nombre d’États, notamment fédéraux, il n’y a pas de relation hiérarchique entre l’échelon régional et l’échelon local en Lettonie. Les collectivités territoriales ne sont par ailleurs pas inscrites dans la Constitution du pays.

Les 26 régions lettones disposaient d’un parlement élu jusqu’en 1996. Les conseils régionaux sont depuis lors composés de représentants du niveau local. Les conseils locaux sont, eux, élus au suffrage universel tous les quatre ans.

Démocratie directe en Lettonie

La Lettonie dispose de quelques instruments de démocratie directe. Nous avons déjà vu que le Président peut demander la dissolution du parlement, proposition qui est alors soumise au référendum populaire.

Trente-quatre députés du parlement ou le président peuvent par ailleurs retarder la mise en oeuvre d’une loi pendant deux mois. Un référendum est alors organisé sur la loi en question si au moins un dixième des électeurs lettons le demandent. Cette procédure n’a toutefois été que rarement utilisée.

Enfin, il existe par ailleurs un droit d’initiative populaire en Lettonie, mais il est compliqué et limité dans sa portée.

La minorité russe de Lettonie

Pendant l’occupation soviétique (1940-1991), de nombreux Russes, mais aussi des Ukrainiens et des Biélorusses, se sont installés en Lettonie. Les Russes représentent aujourd’hui 27% de la population, alors qu’ils n’étaient que 8% en 1920. Les Biélorusses sont 3.5% et les Ukrainiens un peu plus de 2%. A l’indépendance, en 1991, les représentants de ces minorités ont demandé que la nationalité lettone soit accordée à l’ensemble des personnes résidant alors sur le territoire letton.

Les Lettons en ont décidé autrement: seuls ont obtenu la nationalité lettone les descendants des Lettons de 1940. Une procédure de naturalisation a été mise en place, mais les conditions sont sévères: cinq ans de résidence dans le pays, connaissance de la langue lettone, de la culture et de l’histoire du pays ainsi que prononciation d’un serment de loyauté. Contrairement à l’Estonie, où la minorité russe a le droit de vote, au moins au niveau local, les Russes de Lettonie ne peuvent pas participer à la vie politique du pays avant de s’être faits naturaliser. Un peu plus de la moitié de la minorité russe a franchi le pas.

Vers une restriction de la démocratie directe en Lettonie?

Les Lettons se sont prononcés samedi dernier sur une initiative populaire demandant que le russe devienne la seconde langue officielle du pays, à côté du letton. Si 75% des citoyens lettons ont rejeté cette initiative comme le demandait la coalition au pouvoir à Riga, ce référendum pourrait en revanche avoir des conséquences institutionnelles pour la Lettonie.

Actuellement, l’article 78 de la Constitution lettone prévoit que 10% des électeurs peuvent soumettre une proposition de modification de la Constitution au parlement (initiative populaire): si le parlement l’accepte, elle entre en vigueur directement; si le parlement la refuse, l’initiative est soumise à un référendum populaire: si le peuple accepte l’initiative, elle entre en vigueur malgré le refus du parlement. Ce mécanisme est semblable à celui en vigueur en Suisse.

Le président de la République lettone, Andris Berzins, a toutefois proposé hier de modifier la Constitution pour que le nombre de signatures requises – jusque-là 10% des électeurs – soit revu à la hausse. Berzins a justifié sa position en argumentant qu’il n’est pas normal qu’une initiative populaire, qui est sensé représenter la volonté du peuple, ne recueille que 25% d’approbation en référendum. Cette proposition ne manquera pas d’être vivement débattue, et probablement contestée par une partie de la classe politique lettone.

La proposition d’Andris Berzins, qui implique une modification de l’article 78 de la Constitution, devra être approuvée par au moins deux tiers des membres du Parlement pour entrer en vigueur…

Lettonie: le russe ne sera pas la deuxième langue officielle

Les citoyens lettons étaient appelés à dire hier par référendum s’ils souhaitaient que le russe devienne la seconde langue officielle, à côté du letton. Ce référendum s’est tenu après qu’une initiative populaire lancée par l’association Langue vivante a abouti et a suscité une vive polémique en Lettonie, où les principaux partis gouvernementaux se sont opposés à ce que le russe devienne une langue officielle. Ils ont été suivis puisqu’environ 75% des citoyens ont refusé la proposition des initiants. La participation, qui s’élève à 69%, a été qualifiée d’étonnamment élevée par de nombreux observateurs, montrant que la question avait été jugée importante par beaucoup de Lettons.

La minorité russe représente environ un quart de la population totale du pays. Beaucoup de Russes sont arrivés dans le pays pendant la guerre froide, Staline ayant tenté de « russifier » les États baltes après leur occupation en 1940. Environ 15% de la population lettone – dont beaucoup de russophones – ne disposent toujours pas de la nationalité lettone. Lors des élections législatives lettones du 18 septembre 2011 ont vu la victoire du Centre de l’Harmonie, une formation principalement russophone qui a obtenu 28.8% des voix. Les autres partis représentés au parlement se sont alors alliées pour former un gouvernement sans les Russophones, reprochant notamment au Centre de l’Harmonie d’être trop proche du Kremlin.

Élections législatives de 2011 en Lettonie

Le Centre de l’Harmonie, parti politique de gauche représentant la minorité russophone, a remporté les élections législatives qui se sont tenues hier en Lettonie avec plus de 28% des voix. Il n’y a pourtant que très peu de chances que ce parti accède au pouvoir puisque les autres partis politiques rechignent à voir ce parti au pouvoir, lui reprochant notamment ses liens avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine.

Le prochain gouvernement letton comprendra très probablement le tout nouveau Parti réformateur, fondé par l’ancien président Valdis Zalters. Ce dernier est à l’origine de la dissolution anticipée du parlement letton, moins d’une année après les élections d’octobre 2009. Suite à cette dissolution, il n’avait pas été réélu à la présidence du pays au début du mois de juin. Zalters devrait former son gouvernement avec deux des trois autres partis de droite représentés au parlement.

Unité, le parti du Premier ministre actuel Valdis Dombrovskis, tout comme l’Union des Verts et des Paysans, son partenaire de coalition, ressortent très affaiblis de ce scrutin. Les nationalistes de l’Alliance nationaliste enregistrent, eux, une progression importante. Notons enfin que le parti conservateur « Pour une bonne Lettonie » est éjecté du parlement, faute d’avoir atteint le quorum fixé à 5%.

Résultats détaillés des élections législatives lettones de 2011:

  • Centre de l’Harmonie (socialiste, minorité russophone), 28.8% des voix (+2.8%), 31 sièges (+2).
  • Parti réformateur de Zatlers (centre-droite), 20.6% des voix (+20.6%), 22 sièges (+22).
  • Unité (conservateur), 18.5% des voix (-12.7%), 19 sièges (-14).
  • Alliance nationale (nationaliste), 13.6% des voix (+5.9%), 14 sièges (+6).
  • Union des Verts et des Paysans (écologistes et agrariens), 12.3% des voix (-7.4%), 13 sièges (-9).
  • Pour une bonne Lettonie! (conservateur), 2.4% des voix (-5.2%), 0 siège (-8).
Voir aussi: