Elections communales de 2014 en Italie

Des élections communales ont eu lieu les 25 mai (premier tour) et 8 juin (second tour) dans de nombreuses villes d’Italie, dont plusieurs villes de plus de 100’000 habitants. La gauche a conservé Bari, Florence, Ferrare, Forlì, Modène, Reggio Emilia et Terni et a pris les villes de Bergame (Lombardie), Pescara (Abruzzes), Prato (Toscane) et Sassari (Sardaigne) à la droite. Elle perd en revanche Foggia (Pouilles), Padoue (Vénétie) et Pérouse (Ombrie) au profit de la droite et Livourne (Toscane) au profit du Mouvement 5 Étoiles. Livourne devient ainsi, avec Parme, a deuxième grande ville dirigée par le parti de Beppe Grillo.

Bari

La gauche a largement remporté au second tour la mairie de Bari qu’elle détient depuis 2004. Antonio Decaro, membre du Parti démocrate, a été réélu pour un second mandat.

Parlement:

9 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 8 divers gauche, 4 Forza Italia (conservateur), 3 Réalité italienne, 3 Mouvement politique Schittuli, 2 Nouveau centre droit (NCD, conservateur), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Centre démocrate (CD, centriste), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 divers droite (-), 1 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste).

Bergame

La gauche a remporté le second tour des élections communales à Bergame, et ce pour la troisième fois seulement depuis la Seconde Guerre Mondiale. Bergame, ancien bastion de la Démocratie chrétienne, sera donc dirigée pendant les cinq prochaines années par le démocrate Giorgio Gori.

Parlement:

11 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 8 divers gauche, 4 Forza Italia (conservateur), 2 Ligue du Nord (droite populiste et régionaliste), 2 divers droite, 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste).

Ferrare

Le maire du Parti démocrate (PD, social-démocrate) Tiziano Tagliani a été réélu dès le premier tour avec 55% des voix à Ferrare, ville d’Emilie-Romagne et traditionnel fief de la gauche.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 4 Forza Italia (FI, conservateur), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 divers gauche, 1 divers.

Florence

Dario Nardella, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) succède à son camarade de parti et désormais Premier ministre Matteo Renzi au poste de maire de Florence. La mairie de Florence est détenue sans interruption par la gauche depuis 1985.

Parlement:

22 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Forza Italia (FI, conservateur), 3 Liste citoyenne Dario Nardella (social-démocrate), 3 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Florence à gauche (gauche de la gauche), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 divers.

Foggia

Dix de domination de la gauche s’achèvent à Foggia où Franco Landella, candidat de Forza Italia, s’est emparé de la mairie au second tour avec 50.3% des voix, contre 49.7% à son adversaire démocrate Augusto Marasco.

Parlement:

8 Forza Italia (conservateur), 5 Nouveau Centre-droit (NCD, conservateur), 4 divers droite, 3 divers, 3 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Les Pouilles avant tout (conservateur), 1 Droite unie, 1 Union du centre (UDC, démocrate-chrétien), 1 Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate).

FoRLÌ

Davide Drei, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) a été réélu dès le premier tour à Forlì, ville d’Emilie-Romagne, et succède à son camarade de parti Roberto Balzani.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 Forza Italia (FI, conservateur), 4 Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), 1 Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), 1 divers gauche, 1 divers droite

Livourne

Résultats historiques à Livourne puisque la gauche est éjectée de la mairie qu’elle détenait sans interruption depuis l’élection du communiste Furio Diaz en 1946. C’est Filippo Nogarin, candidat du Mouvement 5 Étoiles, qui s’empare de Livourne, la troisième plus grande ville de Toscane.

Parlement:

20 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 6 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 2 divers gauche.

Modène

Le candidat du Parti démocrate (PD, social-démocrate) Gian Carlo Muzzarelli l’a emporté sans peine au second tour avec 63.1% des voix. Ce résultat ne constitue pas une surprise puisque Modène est détenue par la gauche depuis 1945, sans interruption.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 Forza Italia (conservateur), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 divers.

Padoue

Padoue, vieux fief démocrate-chrétien détenu par la gauche depuis une dizaine d’années, est repassé à droite au terme du second tour. C’est Massimo Bittonci, membre de la Ligue du Nord, qui s’empare de la mairie.

Parlement:

12 divers droite, 5 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Forza Italia (conservateur), 3 Ligue du Nord (droite populiste et régionaliste), 2 divers gauche, 1 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste).

Pérouse

Lourde défaite de la gauche à Pérouse puisqu’elle perd un fief détenu sans interruption depuis 1944. Andrea Romizi, membre de Forza Italia (conservateur), devient maire de la capitale de l’Ombrie.

Parlement:

9 Forza Italia (conservateur), 7 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 divers droite, 3 Nouveau centre droit (NCD, conservateur), 3 Frères d’Italie (conservateur), 2 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 1 Socialistes réformistes.

Pescara

La gauche reprend Pescara, la plus grande ville des Abruzzes, après seulement cinq ans de domination de la droite. Le démocrate Marco Alessandrini devient le nouveau maire de la ville.

Parlement:

12 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Forza Italia (conservateur), 4 divers gauche, 2 Gauche Écologie Liberté (SEL, gauche de la gauche), 2 Nouveau Centre-Droit (NCD, conservateur), 2 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 Libéraux – Centre démocratique, 1 divers droite.

Prato

La droite ne sera restée que cinq au pouvoir dans cet ancien fief communiste (1944-1988). Matteo Biffoni, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) ramène à gauche une ville qui l’avait été sans interruption entre 1944 et 2009.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 Forza Italia (FI, conservateur), 4 divers droite, 3 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 divers gauche.

Reggio Nell’Emilia

Le candidat de la coalition de centre-gauche Luca Vecchi a obtenu 56% des voix au premier tour et succède donc à son camarade Ugo Ferrari.

Parlement:

20 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 6 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 3 Forza Italia (FI, conservateur), 1 Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Ligue du Nord (LN, droite régionaliste et populiste) 1 divers droite, 1 divers.

Sassari

Nicola Sanna, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) succède à son camarade de parti Gianfranco Ganau, devenu entre-temps président du conseil régional de Sardaigne.

Parlement:

14 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 3 Forza Italia (FI, conservateur), 3 Sassari belle à l’intérieur (divers gauche), 3 Ora Si’ (divers gauche), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), 1 Centre démocrate (CD, centriste), 1 Union populaire chrétienne (UPC, démocrate-chrétien), 1 Parti des Sardes (régionaliste), 2 divers, 1 divers droite.

Terni

La gauche conserve la mairie de Terni qu’elle détient depuis 2009. Le maire démocrate sortant Leopoldo di Girolamo a été nettement réélu au second tour.

Parlement:

14 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 divers gauche, 4 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 3 Forza Italia (conservateur), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 divers droite.

Voir aussi

Elections communales de 2013 en Italie

Le deuxième tour des élections communales de 2013 a eu lieu hier en Italie. Grande victoire pour la gauche puisqu’elle a remporté l’ensemble des seize chefs-lieux provinciaux qui étaient en jeu alors qu’elle n’en détenait que dix auparavant. Les villes prises à la droite sont Brescia, Iglesias, Imperia, Trévise, Viterbo et, surtout, Rome.

Les résultats de ces élections communales constituent une surprise par rapport à ceux des élections législatives de février dernier: le centre-gauche s’en sort comparativement mieux, le centre-droite moins bien et le Mouvement 5 étoiles beaucoup moins bien. Ce dernier a nettement régressé par rapport aux élections législatives de février, mais a tout de même emporté deux mairies d’une certaine importance: Assemini, 25’000 habitants, en Sardaigne et Pomezia, 57’000 habitants, dans le Latium.

Vous trouverez ci-dessous les résultats détaillés des villes de plus de 100’000 habitants où des élections ont eu lieu.

Ancône

La gauche a conservé la mairie d’Ancône (Marches), une ville du centre de l’Italie qu’elle détient sans interruption depuis 1988.

Election à la mairie d’Ancône:

Valeria Mancinelli (Parti démocrate, PD, social-démocrate) l’a emporté au second tour avec 62.6% des voix contre 37.4% des voix au candidat conservateur Italo d’Angelo.

Election du parlement d’Ancône:

14 Parti démocrate (PD, social-démocrate) (-4), 3 Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste) (+3), 2 divers gauche (+2), 2 Verts (+2), 2 Peuple de la Liberté (PdL, conservateur) (-8), 2 divers droite (+2), 1 Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche) (+1), 1 Union du centre (UDC, démocrate-chrétien) (+1), 1 Pacte civique (centriste) (+1), 0 Italie des Valeurs (IdV, social-libéral) (-3), 0 communiste (-2), 0 Parti socialiste (-1), 0 divers (-1).

Brescia

La gauche a repris Brescia (Lombardie), une ville qu’elle avait dirigée entre 1991 et 2008. Avant cela, Brescia avait été un fief de la Démocratie chrétienne entre 1948 et 1991.

Election à la mairie de Brescia:

Emilio del Bono (Parti démocrate, PD, social-démocrate) l’a emporté au second tour avec 56.5% des voix contre 43.5% au maire sortant Adriano Paroli (Peuple de la Liberté, PdL, conservateur).

Election au parlement de Brescia:

13 Parti démocrate (PD, social-démocrate) (+2), 4 Peuple de la liberté (PdL, conservateur) (-10), 4 divers gauche (+4), 3 divers droite (+3), 2 Ligue du Nord (-6), 2 divers (+1), 0 UDC (démocrate-chrétien) (-2), 0 Gauche arc-en-ciel (gauche de la gauche) (-1), 0 Italie des Valeurs (IdV, social-libéral) (-1).

Rome

La gauche a retrouvé la majorité perdue en 2008. Consultez les résultats détaillés des élections communales de 2013 à Rome.

Vicence

Le maire démocrate de Vicence (Vénétie), Achille Variati, qui avait été élu sur le fil du rasoir en 2008, a été réélu cette année dès le premier tour de scrutin. Achille Variati est le premier maire social-démocrate à Vicence depuis 1948.

Election à la mairie de Vicence:

Achille Variati (Parti démocrate, PD, social-démocrate) a été élu au premier tour de scrutin avec 53.4% des voix.

Election au parlement de Vicence:

11 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 8 divers gauche, 3 Peuple de la liberté (PdL, conservateur), 3 divers droite, 1 Union du centre (UDC, démocrate-chrétien), 1 Ligue du Nord (populiste de droite, régionaliste), 1 Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste).

Pour en savoir plus:

Elections régionales de 2013 en Lombardie

Des élections régionales anticipées ont eu lieu dimanche et lundi en Lombardie, en même temps que les élections législatives italiennes. La coalition de droite emmenée par le secrétaire général de la Ligue du Nord Roberto Maroni l’a emporté sur la coalition de centre-gauche conduite par Umberto Ambrosoli. La Lombardie, qui a été dirigée par la droite presque sans interruption depuis la création du parlement régional en 1970, reste donc fidèle à ses traditions. Si Maroni l’a emporté, la droite n’a toutefois recueilli que 42.8% des voix, contre 56.1% lors des élections régionales lombardes de 2010. Pour en savoir plus sur le système électoral, consultez notre dossier sur les élections régionales lombardes de 2013.

Election du président de la Lombardie

Le Président de la Lombardie est en fait l’un des 80 membres du parlement lombard. Il est le seul à être élu dans une circonscription unique, tandis que les autres sont élus dans les différentes provinces.

  • Roberto Maroni, Ligue du Nord (LN, droite régionaliste et populiste), 42.8% des voix, élu.
  • Umberto Ambrosoli, Parti démocrate (PD, social-démocrate), 38.2% des voix.
  • Silvana Carcano, Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), 13.6% des voix.
  • Gabriele Albertini, Lombardie civique (centriste), 4.1% des voix.
  • Carlo Maria Achille Pinardi, Agir pour arrêter le déclin (libéral), 1.2% des voix.

Election du parlement de la Lombardie

Les députés au parlement de la Lombardie sont élus dans des circonscriptions provinciales. La coalition dont le candidat à la présidence a été élu reçoit un important bonus électoral pour être sûr qu’elle obtienne une majorité au parlement.

Coalition de droite de Roberto Maroni:

  • Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), 16.7% des voix, 19 sièges.
  • Ligue du Nord (LN, droite régionaliste et populiste), 13.0% des voix, 15 sièges.
  • Maroni Président, 10.2% des voix, 11 sièges.
  • Frères d’Italie (nationalistes), 1.5% des voix, 2 sièges.
  • Parti des retraités, 0.9% des voix, 1 siège.
  • Divers droite, 0.7% des voix, 0 siège.

Coalition de centre-gauche de Umberto Ambrosoli:

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 25.3% des voix, 18 sièges.
  • Ambrosoli président, 7.0% des voix, 4 sièges.
  • Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche), 1.8% des voix, 0 siège.
  • Centre populaire lombard, 1.2% des voix, 0 siège.
  • Divers gauche, 1.9% des voix, 0 siège.

Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), 14.3% des voix, 9 sièges.

Lombardie civique (centriste), 2.5% des voix, 0 siège.

Union du centre (UDC, centriste), 1.6% des voix, 0 siège.

Agir contre le déclin (libéral), 1.3% des voix, 0 siège.

POUR EN SAVOIR PLUS

Elections en Italie de février 2013

Des élections législatives ont eu lieu les dimanche 24 février et lundi 25 février 2013 en Italie. Des élections régionales ont également eu lieu en Lombardie, en Molise et au Latium. Les résultats définitifs des élections législatives sont désormais connus et se trouvent sur cette page. Les résultats des élections régionales seront connus mardi dans la journée.

Elections législatives

Retrouverez les résultats détaillés des élections législatives ici.

Elections régionales

Pour les élections régionales, gauche et droite sont, selon les projections, au coude à coude en Lombardie. La gauche l’emporterait dans le Latium et peut-être également en Molise. Les résultats définitifs tomberont d’ici à mardi soir.

Pour en savoir plus

En attendant les résultats définitifs, vous pouvez consulter nos dossiers sur les élections législatives italiennes de 2013, les élections régionales lombardes de 2013, le système électoral italien ou les partis politiques italiens.

Dossier sur les élections régionales de 2013 en Lombardie

Des élections régionales auront lieu les 24 et 25 février en Lombardie, en même temps que les élections législatives italiennes de 2013. Ces élections, anticipées de près de deux ans par rapport au calendrier, sont les premières élections anticipées de l’histoire de la Lombardie et font suite à la démission de Roberto Formigoni, membre du Peuple de la Liberté (PdL, conservateur) de Silvio Berlusconi. Lors des élections législatives lombardes de 2010, la coalition de droite emmenée par Roberto Formigoni l’avait emporté assez largement. En 2013, c’est Roberto Maroni, secrétaire général de la Ligue du Nord (LN, droite régionaliste et populiste) qui emmène la coalition de droite, tandis que Umberto Ambrosoli est la tête de liste du Parti démocrate (PD, social-démocrate). La Lombardie est, avec ses dix millions d’habitants, la plus peuplée des régions italiennes.

Résultats des élections régionales en Lombardie

Système électoral en Lombardie

La Lombardie utilisera pour la première fois sa propre législation électorale, adoptée à la fin de l’année 2012. La région utilisait jusque-là la loi Tatarella, une loi nationale adoptée en 1995. Le parlement de la Lombardie compte 80 députés, y compris le Président de la région.

79 députés sont élus selon le système proportionnel dans des circonscriptions électorales correspondant aux provinces lombardes telles qu’elles existaient au premier janvier 2012. Le président est élu au niveau de la région lombarde dans son ensemble, au système majoritaire à un tour.

Chaque électeur dispose de deux voix: une pour le Président de la région et une pour une liste partisane provinciale. La coalition électorale du président élu dispose d’un bonus conséquent puisqu’elle occupera au moins 55% des sièges au parlement si le candidat à la présidence a obtenu moins de 40% des voix et au moins 60% des sièges si le candidat à la présidence a obtenu plus de 40% des voix. Les sièges restant sont attribués au système proportionnel (méthode d’Hondt). Le président élu bénéficie donc forcément d’une majorité au parlement, du moins tant que les partis faisant partie de la coalition parviennent à s’entendre. Un quorum électoral est fixé à 3% au niveau régional. Le quorum peut être contourné si le candidat du parti a obtenu plus de 15% des voix.

Dans l’ancien système électoral, 16 conseillers régionaux étaient élus à la proportionnelle sur une liste régionale, les 64 autres l’étant sur des listes provinciales. Le président était la tête de liste de la liste régionale arrivée en tête.

Retour sur les élections lombardes de 2010

Vous trouverez ci-dessous les résultats détaillés des élections régionales de 2010 en Lombardie:

Coalition de centre-droite, 56.1% des voix, 49 sièges:

  • Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), 31.8% des voix, 23 sièges.
  • Ligue du Nord (Lega, droite régionaliste et populiste), 26.2% des voix, 18 sièges.
  • Sièges supplémentaires attribués à la coalition, 8 sièges.

Coalition de centre-gauche, 33.3% des voix, 28 sièges:

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 22.9% des voix, 21 sièges.
  • Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), 6.3% des voix, 4 sièges.
  • Parti des retraités, 1.6% des voix, 1 siège.
  • Gauche, écologie et liberté (SEL, extrême-gauche), 1.4% des voix, 1 siège.
  • Sièges supplémentaires attribués à la coalition, 1 siège.

Union du Centre (UDC, démocrate-chrétien), 4.7% des voix, 3 sièges.

Mouvement 5 étoiles (libertaire et écologiste), 3.0% des voix, 0 siège.

Fédération de la gauche (communiste), 2.0% des voix, 0 siège.

Candidats à la présidence de la lombardie en 2013

Cinq candidats se disputent la présidence de la Lombardie en 2013:

  • Gabriele Albertini, ancien maire de Milan soutenu par l’UDC et par le Mouvement Lombardie civique.
  • Umberto Ambrosoli, candidat de la gauche soutenu par le Parti démocrate (PD, social-démocrate), Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), Parti socialiste italien (PSI), Fédération de la gauche (gauche de la gauche).
  • Silvana Carcano, soutenue par le Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste, écologiste).
  • Roberto Maroni, secrétaire fédéral de la Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), soutenu aussi par le Peuple de la Liberté (PdL, conservateur) et le Parti des retraités.
  • Carlo Maria Pinardi, soutenu par Agir pour stopper le déclin (libéral).

sondages sur les élections régionales en lombardie

La coalition de droite qui regroupe le Peuple de la Liberté et la Ligue du Nord a toujours été donné en tête dans les sondages, dans cette région traditionnellement dominée par la droite. Depuis 1970, la Lombardie a toujours été dirigée par un président de droite, sauf entre 1992 et 1994. Les sondages promettent toutefois moins de 40% des voix à la droite, contre nettement plus de 50% en 2010.

La coalition de gauche emmenée par le Parti démocrate (PD, social-démocrate) est créditée d’environ 30% des voix, un score légèrement inférieur à celui obtenu en 2010, et ce malgré la chute de la droite dans les sondages.

Le Mouvement 5 Étoiles (populiste, écologiste) et l’UDC (démocrate-chrétien) sont tous deux crédités d’environ 10% des voix, un score largement supérieur à ceux obtenus en 2010.

Voir aussi