Elections européennes de 1979

Les élections européennes de 1979 sont les premières à s’être déroulées au suffrage universel. Les citoyens des neuf pays qui étaient alors membres de l’Union européenne – Allemagne, Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni – ont élu les 410 membres du Parlement européen. Jusqu’en 1979, les députés européens étaient élus par les parlements nationaux, une solution qui était censée être temporaire vu que le Traité de Rome de 1957 prévoyait déjà l’élection au suffrage universel, mais qui s’est maintenue à travers le temps. Les élections ont eu lieu au système proportionnel dans tous les pays, à l’exception du Royaume-Uni qui a choisi le système majoritaire à un tour (first past the post).

Nombre de sièges par pays lors des élections européennes de 1979

Les 410 sièges du Parlement européen étaient répartis comme suit entre les différents pays membres de la Communauté européenne:

  • Allemagne: 81 sièges.
  • France: 81 sièges.
  • Italie: 81 sièges.
  • Royaume-Uni: 81 sièges.
  • Pays-Bas: 25 sièges.
  • Belgique: 24 sièges.
  • Danemark: 16 sièges.
  • Irlande: 15 sièges.
  • Luxembourg: 6 sièges.

Résultats des élections européennes de 1979

  • Groupe socialiste: 113 députés.
  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, démocrate-chrétien): 107 députés.
  • Groupe des Démocrates européens (DE, conservateur), 64 sièges.
  • Groupe communiste et apparentés, 44 sièges.
  • Groupe libéral et démocratique, 40 sièges.
  • Groupe des démocrates européens de progrès (conservateurs eurosceptiques), 22 sièges.
  • Groupe de Coordination Technique et de Défense des Groupes et des Parlementaires Indépendants, 11 sièges.
  • Non inscrits, 9 sièges.

Élections européennes de 1979 en République fédérale d’Allemagne

  • Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), 40.8% des voix, 34 sièges.
  • Union chrétienne-démocrate (CDU), 39.1% des voix, 32 sièges.
  • Union chrétienne-sociale (CSU), 10.1% des voix, 8 sièges.
  • Parti libéral-démocrate (FDP), 6.0% des voix, 4 sièges.
  • Les Verts, 3.2% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste allemand (DKP), 0.4% des voix, 0 siège.
  • Parti populaire chrétien bavarois (CBV, droite populiste et régionaliste), 0.2% des voix, 0 siège.
  • Parti européen des travailleurs (EAP, mouvement LaRouche), 0.1% des voix, 0 siège.
  • Zentrum (démocrate-chrétien), 0.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Belgique

Collège néerlandophone

  • Parti populaire chrétien (CVP, démocrate-chrétien), 48.1% des voix, 7 sièges.
  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 20.9% des voix, 3 sièges.
  • Parti pour la liberté et le progrès (PVV, libéral), 15.3% des voix, 2 sièges.
  • Union du peuple (VU, régionaliste), 9.7% des voix, 1 siège.
  • Agalev (écologiste), 2.3% des voix, 0 siège.
  • Vlaams Blok (VB, droite populiste et régionaliste), 2.1% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste de Belgique (PCB), 1.2% des voix, 0 siège.
  • Parti du travail de Belgique (PTB, marxiste), 1.1% des voix, 0 siège.
  • Parti populaire flamand (VVP), 1.0% des voix, 0 siège.
  • Ligue révolutionnaire des travailleurs (LRT), 0.3% des voix, 0 siège.

Collège francophone

  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 27.4% des voix, 4 sièges.
  • Parti social-chrétien (PSC, démocrate-chrétien), 21.2% des voix, 3 sièges.
  • Front démocratique des francophones (FDF)/Rassemblement wallon (RW), 19.7% des voix, 2 sièges.
  • Parti réformateur libéral (PRL, libéral), 17.8% des voix, 2 sièges.
  • Ecolo, 5.1% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste de Belgique (PCB), 5.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au Danemark

  • Parti social-démocrate, 21.8% des voix, 3 sièges.
  • Mouvement populaire contre la CEE (eurosceptique), 20.9% des voix, 4 sièges.
  • Parti libéral (V), 14.4% des voix, 3 sièges.
  • Parti populaire conservateur, 14.0% des voix, 2 sièges.
  • Les Démocrates du Centre (CD, centriste), 6.1% des voix, 1 siège.
  • Parti du progrès (populiste de droite), 5.7% des voix, 1 siège.
  • Parti socialiste populaire (SF, gauche de la gauche), 4.7% des voix, 1 siège.
  • Parti de la justice (E, centriste, eurosceptique), 3.5% des voix, 0 siège.
  • Socialistes de gauche, 3.4% des voix, 0 siège.
  • Parti social-libéral (RV), 3.3% des voix, 0 siège.
  • Chrétiens-Démocrates (K), 1.8% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en France

  • Union pour la démocratie française (UDF, centre-droite), 27.6% des voix, 25 sièges.
  • Parti socialiste (PS) – Mouvement des radicaux de gauche (MRG, social-libéral), 23.5% des voix, 22 sièges.
  • Parti communiste français (PCF), 20.5% des voix, 19 sièges.
  • Rassemblement pour la République (RPR, gaulliste), 16.3% des voix, 15 sièges.
  • Europe écologie, 4.4% des voix, 0 siège.
  • Lutte ouvrière/Ligue communiste révolutionnaire, 3.1% des voix, 0 siège.
  • Mouvement réformateur (centriste), 1.8% des voix, 0 siège.
  • Union de défense interprofessionnelle pour une France indépendante dans une Europe solidaire, 1.4% des voix, 0 siège.
  • Parti des forces nouvelles (PFN, extrême-droite) – Eurodroite, 1.0% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Irlande

  • Fianna Fáil (FF, conservateur), 34.7% des voix, 5 sièges.
  • Fine Gael (FG, démocrate-chrétien), 33.1% des voix, 4 sièges.
  • Parti travailliste (LAB), 14.5% des voix, 4 sièges.
  • Indépendants, 8.3% des voix, 1 siège.
  • Indépendants Fianna Fáil, 6.1% des voix, 1 siège.
  • Sinn Féin (SF, gauche de la gauche), 3.3% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 en Italie

  • Démocratie chrétienne (DC), 36.5% des voix, 29 sièges.
  • Parti communiste italien (PCI), 29.6% des voix, 24 sièges.
  • Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), 11.0% des voix, 9 sièges.
  • Mouvement social italien (MSI, extrême-droite), 5.5% des voix, 4 sièges.
  • Parti socialiste démocratique italien (PSDI, social-démocrate), 4.3% des voix, 4 sièges.
  • Parti radical (libéral), 3.7% des voix, 3 sièges.
  • Parti libéral italien (PLI, libéral), 3.6% des voix, 3 sièges.
  • Parti républicain italien (PRI, libéral), 2.6% des voix, 2 sièges.
  • Parti d’unité prolétarienne (PdUP, communiste), 1.2% des voix, 1 siège.
  • Démocratie prolétaire (DP, extrême-gauche), 0.7% des voix, 1 siège.
  • Parti du Sud Tyrol (SVP, régionaliste, démocrate-chrétien), 0.6% des voix, 1 siège.
  • Union valdôtaine et alliés, 0.5% des voix, 0 siège.
  • Démocratie nationale (nationaliste), 0.4% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au luxembourg

  • Parti populaire chrétien social (CSV, démocrate-chrétien), 36.1% des voix, 3 sièges.
  • Parti démocratique (DP, libéral), 28.1% des voix, 2 sièges.
  • Parti socialiste des travailleurs (LSAP, social-démocrate), 21.6% des voix, 1 siège.
  • Parti social-démocrate (PSD), 7.0% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste du Luxembourg, 5.0% des voix, 0 siège.
  • Liste alternative, 1.0% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 aux Pays-Bas

  • Appel démocrate-chrétien (CDA), 35.6% des voix, 10 sièges.
  • Parti travailliste (PvdA), 30.4% des voix, 9 sièges.
  • Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD, libéral), 16.1% des voix, 4 sièges.
  • Démocrates 66 (D66, social-libéral), 9.0% des voix, 2 sièges.
  • Parti politique réformé (SGP, protestant orthodoxe), 2.2% des voix, 0 siège.
  • Parti communiste, 1.7% des voix, 0 siège.
  • Parti socialiste pacifiste (PSP), 1.7% des voix, 0 siège.
  • Parti politique des radicaux (PPR, gauche chrétienne), 1.6% des voix, 0 siège.
  • Alliance politique réformée (GPV, protestant), 1.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 1979 au royaume-uni

Angleterre, Écosse et Pays de Galles

  • Parti conservateur, 51% des voix, 60 sièges.
  • Parti travailliste, 33% des voix, 17 sièges.
  • Parti libéral, 13% des voix, 0 siège.
  • Parti national écossais (SNP, régionaliste), 2% des voix, 1 siège.
  • Plaid Cymru (PC, régionaliste), 1% des voix, 0 siège.

Irlande du Nord

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur), 29.8% des voix, 1 siège.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP), 25.5% des voix, 1 siège.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur), 21.9% des voix, 1 siège.
  • Parti de l’Alliance pour l’Irlande du Nord (libéral), 6.8% des voix, 0 siège.
  • Indépendants unionistes, 6.7% des voix, 0 siège.
  • Indépendants républicains, 5.9% des voix, 0 siège.
  • Communauté unie, 1.6% des voix, 0 siège.
  • Parti travailliste uni, 1.1% des voix, 0 siège.

Élections européennes de 2014 – Brèves de campagne n°3

Les prochaines élections européennes auront lieu à la fin du mois de mai 2014. Élections en Europe publie régulièrement des brèves abordant l’actualité de la campagne électorale dans différents pays européens. On aborde aujourd’hui la candidature de Michel Barnier à la présidence de la Commission européenne, les sondages catastrophiques pour les conservateurs britanniques, l’alliance entre le Front national et la Ligue du Nord ainsi que Force vive, la liste créée par Christine Boutin. Rappelons que les citoyens de 28 pays européens se rendront aux urnes pour élire les 751 députés du Parlement européen.

Qui conduira le parti populaire européen aux élections?

Le Parti populaire européen (PPE), qui regroupe des partis politiques conservateurs et démocrates-chrétiens, à l’image de l’UMP, du Parti populaire de Mariano Rajoy ou de la CDU d’Angela Merkel, désignera sa tête de liste lors d’un congrès qui se tiendra à Dublin les 6 et 7 mars prochains. La personne retenue accédera à la présidence de la Commission européenne si le PPE remporte les élections européennes, ce qui semble probable.

Le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, Premier ministre jusqu’à l’automne dernier, avait déjà annoncé sa candidature il y a quelques temps. Un deuxième candidat s’est déclaré cette semaine: le français Michel Barnier, Commissaire européen au Marché intérieur et aux Services depuis février 2010. D’autres candidats se déclareront probablement au cours des prochaine semaines – on parle par exemple du Premier ministre polonais Donald Tusk ou du Premier ministre irlandais Enda Kenny – et le Congrès de Dublin s’annonce d’ores et déjà passionnant…

Les tories relégués à la troisième place?

Plusieurs sondages annoncent un véritable cauchemar pour le Premier ministre britannique David Cameron: son Parti conservateur ne pourrait arriver qu’en troisième position lors des élections européennes de mai prochain. Ces sondages le donnent en effet battu tant par le Parti travailliste (LAB, social-démocrate) que par le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, eurosceptique). Les électeurs de l’UKIP, qui avait fait une percée lors des élections locales de mai 2013, ne semblent donc pas s’être laissés séduire par la promesse de David Cameron d’organiser en 2017 un référendum sur l’appartenance du pays à l’Union européenne…

Alliance entre la Ligue du Nord et le Front National

Le chef de la Ligue du Nord italienne, Matto Salvini, a annoncé une campagne commune avec le Front National français à l’occasion des élections européennes de mai prochain. Les deux partis veulent notamment organiser une campagne similaire contre la monnaie unique dans leurs pays respectifs. La Ligue du Nord a par ailleurs annoncé vouloir rejoindre après les élections un groupe parlementaire commun avec le Front National et le Parti de la liberté (FPÖ) autrichien. Rappelons que différents partis situés encore plus à droite, dont le BNP britannique et l’Aube dorée grecque, avaient annoncé la semaine passée vouloir s’allier.

Christine boutin lance « force vive » pour les élections européennes

Cette semaine a été marquée en France par plusieurs annonces de candidatures. Parmi elles, celle de l’ancienne Ministre du gouvernement Fillon Christine Boutin, qui a annoncé qu’elle dirigera en Ile-de-France une liste intitulée Force vive. Les têtes de liste de Force vive dans plusieurs autres circonscriptions sont également connues. Parmi eux, Jean-Claude Martinez, ancien membre du Front National et tête de liste dans le Sud-Ouest, et Antoine Renard, président des associations familiales catholiques de France et d’Europe et tête de liste dans l’Est.

Élections législatives de 2013 au Luxembourg

Le Parti populaire chrétien social (CSV, démocrate-chrétien) du Premier ministre Jean-Claude Juncker est arrivé largement en tête des élections législatives qui ont eu lieu au Luxembourg, malgré un léger recul. Une coalition regroupant démocrates-chrétiens et sociaux-démocrates ou démocrates-chrétiens et libéraux disposerait d’une majorité confortable. Sociaux-démocrates, libéraux et écologistes disposent toutefois d’une très courte majorité au parlement et pourraient tenter leur chance… Les démocrates-chrétiens du CSV sont au pouvoir au Luxembourg depuis la Seconde guerre mondiale, la coalition entre libéraux et sociaux-démocrates des années 1974 à 1979 constituant la seule exception.

Résultats détaillés des élections législatives de 2013 au Luxembourg:

  • Parti populaire chrétien social (CSV, démocrate-chrétien), 33.7% des voix (-4.3%), 23 sièges (-3).
  • Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAV, social-démocrate), 20.3% des voix (-1.2%), 13 sièges (-).
  • Parti démocrate (DP, libéral), 18.3% des voix (+3.3%), 13 sièges (+4).
  • Les Verts, 10.1% des voix (-1.6%), 6 sièges (-1).
  • Parti réformiste d’alternative démocratique (ADR, conservateur, populiste), 6.6% des voix (-1.5%), 3 sièges (-1).
  • La Gauche (gauche de la gauche), 4.9% des voix (+1.6%), 2 sièges (+1).
  • Parti pirate, 2.9% des voix (+2.9%), 0 siège (-).
  • Parti communiste luxembourgeois, 1.6% des voix (+0.2%), 0 siège (-).
  • Parti pour la démocratie intégrale, 1.5% des voix (+1.5%), 0 siège (-).

Taux de participation: 91.2%.

Voir aussi:

Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Voir aussi

Élections communales de 2011 au Luxembourg

Des élections communales ont eu lieu dimanche dernier au Luxembourg. Les 116 communes du Grand-Duché ont renouvelé leurs autorités communales. Les Verts sont les grands vainqueurs de ce scrutin puisqu’ils détiennent désormais 74 mandats locaux, en ajoutant 33 à ceux qu’ils détenaient précédemment. Le Parti démocratique (libéral) progresse légèrement et conforte sa place de troisième parti luxembourgeois. Les deux grands partis luxembourgeois, le CSV démocrate-chrétien et le LSAP social-démocrate, reculent, mais restent de loin les plus grands partis du duché. L’extrême-gauche enregistre quelques gains, tandis que la droite populiste de l’ADR recule.
Résultats détaillés des élections communales au Luxembourg:

Seuls les résultats des communes de plus de 10’000 habitants sont présentés:

Ville de Luxembourg
10 DP (-1), 5 CSV (-1), 5 Verts (-), 4 LSAP (-), 2 La Gauche (+2), 1 ADR (-).
Esch-sur-Alzette
9 LSAP (-), 4 CSV (-1), 2 Verts (-), 2 La Gauche (+1), 1 DP (-), 1 Parti communiste luxembourgeois (+1).
Differdange
7 DP (-1), 4 LSAP (-), 3 CSV (-), 3 Verts (+1), 1 La Gauche (+1), 1 Parti communiste luxembourgeois (+1).
Dudelange
10 LSAP (-1), 3 CSV (-1), 2 Verts (-), 1 ADR (+1), 1 La Gauche (+1).


Voir aussi:

  • Description des principaux partis politiques luxembourgeois.