Élections régionales de 2015 dans les Marches

La gauche conserve la présidence des Marches, une région du centre de l’Italie où elle se maintient au pouvoir depuis 1993. Cette année, la droite lui a facilité le travail puisque la Ligue du Nord (LN, régionaliste, droite populiste) et Forza Italia (conservateur) étaient chacune à la tête d’une coalition différente. Luca Ceriscioli, le candidat du Parti démocrate (PD, social-démocrate), succède donc à son camarade de parti Gian Mario Spacca. Il faut noter que ce dernier, qui a quitté le Parti démocrate fin 2014 et créé un mouvement nommé Marches 2020, était la tête de liste de la coalition emmenée par Forza Italia…

Résultats détaillés des élections régionales de 2015 dans les Marches

Élection du président de la région

  • Luca Ceriscioli, Parti démocrate (PD, social-démocrate), soutenu par les listes Unis pour les Marches (écologistes, libéraux, sociaux-libéraux, sociaux-démocrates) et Marches populaires (démocrates-chrétiens), 41.1% des voix, élu.
  • Giovanni Maggi, Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 21.8% des voix, non élu.
  • Francesco Acquaroli, Frères d’Italie – Alliance nationale (national-conservateur), soutenu par la Ligue du Nord (LN, régionaliste, droite populiste), 19.0% des voix, non élu.
  • Gian Mario Spacca, Marches 2020 (centriste), soutenu par Forza Italia (conservateur), Area Popolare (démocrate-chrétien) et Démocratie chrétienne, 14.2% des voix, non élu.
  • Edoardo Mentrasti, L’Autre Gauche – Gauche unie (gauche de la gauche), 4.0% des voix, non élu.

Élections du parlement de la région

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 35.1% des voix, 16 sièges.
  • Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 18.9% des voix, 5 sièges.
  • Ligue du Nord (LN, régionaliste, droite populiste), 13.0% des voix, 3 sièges.
  • Forza Italia (conservateur), 9.4% des voix, 2 sièges.
  • Frères d’Italie – Alliance populaire (national-conservateur), 6.5% des voix, 1 siège.
  • Unis pour les Marches (Les Verts – Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), Pacte civique (SC, libéral)), 5.0% des voix, 2 sièges.
  • Marches 2020 (centriste) – Area Popolare (démocrate-chrétien), 4.0% des voix, 1 siège.
  • L’Autre Gauche – Gauche unie (Gauche Écologie Liberté (SEL, gauche de la gauche), Parti de la refondation communiste (PRC, communiste), Parti des communistes italiens (PdCI, communiste)), 3.8% des voix, 0 siège.
  • Marches populaires (Union du Centre (UDC, démocrate-chrétien), Centre démocrate (CD, social-libéral), Démocratie solidaire (démocrate-chrétien)), 3.4% des voix, 1 siège.

Voir aussi

Elections communales de 2013 en Italie

Le deuxième tour des élections communales de 2013 a eu lieu hier en Italie. Grande victoire pour la gauche puisqu’elle a remporté l’ensemble des seize chefs-lieux provinciaux qui étaient en jeu alors qu’elle n’en détenait que dix auparavant. Les villes prises à la droite sont Brescia, Iglesias, Imperia, Trévise, Viterbo et, surtout, Rome.

Les résultats de ces élections communales constituent une surprise par rapport à ceux des élections législatives de février dernier: le centre-gauche s’en sort comparativement mieux, le centre-droite moins bien et le Mouvement 5 étoiles beaucoup moins bien. Ce dernier a nettement régressé par rapport aux élections législatives de février, mais a tout de même emporté deux mairies d’une certaine importance: Assemini, 25’000 habitants, en Sardaigne et Pomezia, 57’000 habitants, dans le Latium.

Vous trouverez ci-dessous les résultats détaillés des villes de plus de 100’000 habitants où des élections ont eu lieu.

Ancône

La gauche a conservé la mairie d’Ancône (Marches), une ville du centre de l’Italie qu’elle détient sans interruption depuis 1988.

Election à la mairie d’Ancône:

Valeria Mancinelli (Parti démocrate, PD, social-démocrate) l’a emporté au second tour avec 62.6% des voix contre 37.4% des voix au candidat conservateur Italo d’Angelo.

Election du parlement d’Ancône:

14 Parti démocrate (PD, social-démocrate) (-4), 3 Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste) (+3), 2 divers gauche (+2), 2 Verts (+2), 2 Peuple de la Liberté (PdL, conservateur) (-8), 2 divers droite (+2), 1 Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche) (+1), 1 Union du centre (UDC, démocrate-chrétien) (+1), 1 Pacte civique (centriste) (+1), 0 Italie des Valeurs (IdV, social-libéral) (-3), 0 communiste (-2), 0 Parti socialiste (-1), 0 divers (-1).

Brescia

La gauche a repris Brescia (Lombardie), une ville qu’elle avait dirigée entre 1991 et 2008. Avant cela, Brescia avait été un fief de la Démocratie chrétienne entre 1948 et 1991.

Election à la mairie de Brescia:

Emilio del Bono (Parti démocrate, PD, social-démocrate) l’a emporté au second tour avec 56.5% des voix contre 43.5% au maire sortant Adriano Paroli (Peuple de la Liberté, PdL, conservateur).

Election au parlement de Brescia:

13 Parti démocrate (PD, social-démocrate) (+2), 4 Peuple de la liberté (PdL, conservateur) (-10), 4 divers gauche (+4), 3 divers droite (+3), 2 Ligue du Nord (-6), 2 divers (+1), 0 UDC (démocrate-chrétien) (-2), 0 Gauche arc-en-ciel (gauche de la gauche) (-1), 0 Italie des Valeurs (IdV, social-libéral) (-1).

Rome

La gauche a retrouvé la majorité perdue en 2008. Consultez les résultats détaillés des élections communales de 2013 à Rome.

Vicence

Le maire démocrate de Vicence (Vénétie), Achille Variati, qui avait été élu sur le fil du rasoir en 2008, a été réélu cette année dès le premier tour de scrutin. Achille Variati est le premier maire social-démocrate à Vicence depuis 1948.

Election à la mairie de Vicence:

Achille Variati (Parti démocrate, PD, social-démocrate) a été élu au premier tour de scrutin avec 53.4% des voix.

Election au parlement de Vicence:

11 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 8 divers gauche, 3 Peuple de la liberté (PdL, conservateur), 3 divers droite, 1 Union du centre (UDC, démocrate-chrétien), 1 Ligue du Nord (populiste de droite, régionaliste), 1 Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste).

Pour en savoir plus:

Elections régionales de 2010 dans les Marches

La gauche a remporté les élections régionales qui se sont tenues hier dans les Marches, une région du centre de l’Italie. Pas de surprise, donc, puisque la gauche dirige la région depuis 1993. Gian Mario Spacca, président des Marches depuis 2005, est donc réélu pour un second mandat.

Résultats détaillés des élections régionales de 2010 dans les Marches:

Coalition de centre-gauche, 53.2% des voix, 25 sièges:

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 31.1% des voix, 15 sièges.
  • Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), 9.1% des voix, 4 sièges.
  • Union du centre (UDC, démocrate-chrétien), 5.8% des voix, 3 sièges.
  • Alliance réformiste, 2.7% des voix, 1 siège.
  • Alliance pour l’Italie (centriste), 2.0% des voix, 1 siège.
  • Les Verts, 1.7% des voix, 1 siège.

Coalition de centre-droite, 39.7% des voix, 14 sièges:

  • Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), 31.2% des voix, 12 sièges.
  • Ligue du Nord (Lega, droite populiste et régionaliste), 6.3% des voix, 2 sièges.
  • Ensemble pour le président, 1.3% des voix, 0 siège.
  • La Droite (nationaliste), 1.3% des voix, 0 siège.

Coalition d’extrême-gauche, 7.1% des voix, 2 sièges:

  • Refondation communiste, 3.9% des voix, 1 siège.
  • Gauche, écologie et liberté (SEL, extrême-gauche), 2.6% des voix, 1 siège.

Voir aussi:

Elections régionales de 2010 en Italie

Des élections régionales se sont tenues hier et aujourd’hui dans treize des vingt régions italiennes et se sont soldées par de lourdes pertes pour le Parti démocrate (PD) de centre-gauche. La droite (conservateurs du Peuple de la Liberté, PDL et nationalistes de la Ligue du Nord) a mis la main sir quatre nouvelles régions et a conservé les deux régions qu’elle gouvernait déjà.

La droite a conservé sans problème la Lombardie et la Vénétie et a réussi à mettre la main sur la Calabre, la Campanie, le Latium et le Piémont. La droite contrôle désormais les six régions les plus peuplées du pays – Lombardie, Campanie, Latium, Sicile, Vénétie et Piémont – et la Ligue du Nord en gouverne désormais deux, le Piémont et la Vénétie. Ce parti populiste, xénophobe et régionaliste s’affirme comme le grand vainqueur de ces élections régionales. La gauche a conservé ses fiefs historiques du centre de l’Italie – l’Emilie-Romagne, de Toscane, d’Ombrie et des Marches – ainsi que la Ligurie, la Basilicate et les Pouilles.

La carte ci-dessous montre à quels partis politiques appartiennent les présidents des vingt régions italiennes après les élections d’aujourd’hui:

A noter que selon la loi électorale en vigueur depuis 1995, la coalition ou le parti politique qui remporte les élections obtient automatiquement une majorité absolue des sièges au parlement. Cela explique la forte différence en nombre de sièges entre la coalition arrivée en tête et celle arrivée en deuxième position, alors qu’elles ont parfois obtenu des scores très proches.

Résultats détaillés des élections régionales italiennes de 2010: