Elections cantonales à Nidwald (Suisse) – Deuxième tour

Le deuxième tour des élections cantonales a eu lieu hier à Nidwald, en Suisse centrale, près de deux mois après le premier tour. Le démocrate-chrétien Othmar Filliger et le libéral-radical Alfred Bossard ont été élus, devançant largement l’écologiste Conrad Wagner. Avec les cinq élus du premier tour, le gouvernement du canton de Nidwald sera composé, comme durant la législature précédente, de trois membres du Parti libéral-libéral (PLR, libéral), deux membres du Parti démocrate-chrétien (PDC) et deux membres de l’Union démocratique du centre (UDC, droite populiste). Le taux de participation s’est élevé à 56%.

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Elections cantonales de 2014 à Nidwald (Suisse)

Des élections ont eu lieu aujourd’hui à Nidwald, un petit canton de Suisse centrale, pour renouveler les 60 sièges du parlement et les sept sièges du gouvernement. Un deuxième tour sera nécessaire pour ce dernier puisque seuls cinq candidats ont obtenu la majorité absolue: deux membres de l’UDC (droite populiste), deux membres du Parti libéral-radical (PLR, libéral) et un membre du Parti démocrate-chrétien (PDC). Au parlement, l’adoption d’un nouveau système de répartition des sièges a permis une meilleure représentation des petits partis politiques. Le taux de participation s’est élevé à 50.2%.

Résultats détaillés des élections cantonales de 2014 à Nidwald

  • Union démocratique du centre (UDC, droite populiste), 28.0% des voix (+2.5%), 17 sièges (-2).
  • Parti démocrate-chrétien (PDC), 26.9% des voix (-1.4%), 17 sièges (-1).
  • Parti libéral-radical (PLR, libéral), 24.5% des voix (-4.4%), 15 sièges (-2).
  • Les Verts, 14.6% des voix (+0.8%), 8 sièges (+3).
  • Parti socialiste suisse (PSS, social-démocrate), 6.0% des voix (+2.5%), 3 sièges (+1).

Source: site internet du canton de Nidwald.

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Elections de mars 2014 en Europe

Après des mois de janvier et de février très calmes, l’année électorale européenne commence véritablement en mars. Les Slovaques seront appelés aux urnes pour le premier tour de leur élection présidentielle, tandis que les Serbes renouvelleront – de manière anticipée – leur parlement. Trois cantons suisses – Nidwald, Obwald et Berne – iront aux urnes pour élire les membres de leurs exécutifs et de leurs législatifs et des élections communales se tiendront dans de nombreuses villes européennes, dont Paris, Istanbul, Amsterdam, Munich ou Belgrade.

Les Slovaques doivent élire un successeur à Ivan Gasparovic, le président conservateur sortant qui, après deux mandats, ne peut plus se représenter. Robert Fico, actuel Premier ministre social-démocrate, fait office de favori. Il pourrait affronter au second tour le philanthrope et ancien homme d’affaires Andrej Kiska. Le président slovaque ne dispose que de pouvoirs limités.

En Serbie, les électeurs sont appelés aux urnes le 16 mars pour des élections législatives anticipées. Ces élections font suite à des tensions dans la coalition électorale qui réunit, depuis les élections législatives de mai 2012, le Parti progressiste serbe (SNS, conservateur) et le Parti socialiste serbe (SPS, social-démocrate, nationaliste). Tous les sondages prédisent une large victoire du Parti progressiste serbe du président Tomislav Nikolic. Le même jour, les habitants de Belgrade renouvelleront les 110 sièges du parlement de la ville.

En Suisse, deux petits cantons de Suisse centrale, Obwald et Nidwald, ainsi que Berne, le deuxième canton le plus peuplé du pays, renouvelleront leurs autorités. Parmi les enjeux de ces scrutins, les questions de savoir si la gauche conservera sa majorité à l’exécutif bernois et si l’UDC parviendra à faire enfin son entrée à l’exécutif obwaldien recueillent une attention médiatique particulière. Quelques semaines après l’acceptation de l’initiative de l’UDC sur l’immigration de masse, le score de ce parti sera d’une manière générale regardé de près.

Des élections communales se tiendront en Europe dans le courant du mois de mars. La plupart des lecteurs sont déjà familiarisés avec les enjeux des élections municipales françaises: score du Front national, résistance d’un Parti socialiste à la tête d’un gouvernement particulièrement impopulaire, mairie de Marseille, etc. Les élections communales qui auront également lieu en Turquie sont vues comme un véritable test pour le Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan après des mois de contestation et de répression.

Si les élections françaises et turques devraient retenir l’essentiel de l’attention médiatique, d’autres scrutins locaux auront lieu en mars: le 9 au Monténégro et à Salzbourg, en Autriche; le 16 en Bavière, notamment dans deux des plus grandes villes d’Allemagne, Munich et Nuremberg; le 19 aux Pays-Bas, où le scrutin fera figure de test à deux mois des élections européennes; le 23, enfin, en Biélorussie, dans des conditions probablement tout sauf démocratiques.

Vous retrouverez les dates exactes de toutes ces élections sur notre calendrier électoral. Les résultats seront publiés sur ce blog au fur et à mesure de la tenue de ces élections!

Suisse: élections cantonales de 2010 à Nidwald

Les élections cantonales qui se sont tenues aujourd’hui dans le canton de Nidwald ont été marquées par un triomphe de la droite nationaliste qui a presque doublé son nombre de sièges et qui est désormais le premier parti du canton, alors que Nidwald a longtemps été un fief démocrate-chrétien, à l’image des autres cantons de Suisse centrale.

Résultats détaillés des élections cantonales à Nidwald:
  • Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste), 19 sièges (+9).
  • Parti démocrate-chrétien (PDC), 18 sièges (-5).
  • Parti libéral-radical (PLR, libéral), 17 sièges (-1).
  • Les Verts, 5 sièges (-2).
  • Parti socialiste (PSS, social-démocrate), 1 siège (-).
  • Sans parti, 0 siège (-1).

Résultats des élections cantonales à Nidwald depuis 1974:

Le graphique ci-dessous montre l’évolution des principaux partis politiques lors des élections cantonales à Nidwald depuis 1974 (en nombre de sièges, source: OFS).

Le système proportionnel a été introduit lors des élections cantonales de 1982, permettant l’émergence de Nidwald Démocratique, une formation de gauche qui rejoindra les Verts par la suite. Le Parti démocrate-chrétien a longtemps disposé de la majorité absolue ou de la moitié des sièges. Il a perdu sa majorité lors des élections cantonales de 2002 lorsque l’UDC est entrée en force sur la scène politique cantonale. Elle y est devenue, en huit ans, le premier parti politique du canton.

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