Élections régionales de 2015 en Norvège

Lundi 14 septembre ont eu lieu en Norvège des élections communales et régionales. Au niveau régional, il s’agissait de renouveler les dix-neuf conseils de comtés (ou départements). Le résultat des régionales est similaire à celui que nous avons présenté pour les élections communales. Les élections régionales se sont soldées par des pertes relativement élevées pour les deux partis au pouvoir, le Parti conservateur (H) et le Parti du progrès (Frp, droite populiste), mais aussi pour le Parti libéral (V) qui soutient la coalition au gouvernement. Le Parti démocrate-chrétien (Krf), autre parti politique pro-gouvernemental, recul légèrement, tout comme le Parti socialiste de gauche. Les Verts et, dans une moindre mesure, le Parti du Centre (C, libéral, agrarien) et Rouge (communistesont les gagnants de ce scrutin. Le Parti travailliste progresse également légèrement.

Résultats globaux

  • Parti travailliste (Ap, social-démocrate), 33.6% des voix (+0.4%).
  • Parti conservateur (H), 23.4% des voix (-4.1%).
  • Parti du progrès (Frp), 10.3% des voix (-1.5%).
  • Parti du Centre (Sp, libéral, agrarien), 8.0% des voix (+1.6%).
  • Parti démocrate-chrétien (Krf), 5.6% des voix (-0.2%).
  • Parti de l’environnement – Les Verts (MdG), 5.0% des voix (+3.8%).
  • Parti libéral (V), 4.9% des voix (-0.7%).
  • Parti socialiste de gauche (SV, gauche de la gauche), 4.0% des voix (+0.3%).
  • Rouge (communiste), 2.2% des voix (+0.4%).
  • Divers, 2.9% des voix (+1.2%).

Résultats détaillés des élections régionales norvégiennes de 2015

Askerhus

14 Parti travailliste (-), 14 Parti conservateur (-3), 5 Parti du progrès (-), 3 Verts (+3), 3 Parti libéral (-), 2 Parti du centre (+1), 1 Parti socialiste de gauche (-1), 1 Parti démocrate-chrétien (-).

Aust-Agder

11 Parti travailliste (+1), 7 Parti conservateur (-3), 5 Parti démocrate-chrétien (+1), 4 Parti du progrès (-1), 3 Parti du Centre (+1), 2 Parti libéral (-), 1 Parti socialiste de gauche (-), 1 Verts (+1), 1 Parti des retraités (-).

Buskerud

15 Parti travailliste (-), 13 Parti conservateur (-2), 5 Parti du progrès (-), 4 Parti du centre (+1), 2 Verts (+2), 2 Parti libéral (-), 1 Parti socialiste de gauche (-), 1 Parti démocrate-chrétien (-1).

Finnmark

17 Parti travailliste (+2), 5 Parti conservateur (-2), 4 Parti du progrès (-), 2 Parti socialiste de gauche (-), 2 Parti du Centre (+1), 2 Parti libéral (-), 1 Parti démocrate-chrétien (-), 1 Verts (+1), 1 Parti de la Côte (-1), 0 représentant de la minorité sami (-1).

Hedmark

16 Parti travailliste (+1), 5 Parti du Centre (+1), 5 Parti conservateur (-1), 2 Parti du Progrès (-1), 1 Parti socialiste de gauche (-), 1 Parti démocrate-chrétien (-), 1 Verts (+1), 1 Parti libéral (-1), 1 Parti des retraités (-).

Hordaland

20 Parti travailliste (+4), 12 Parti conservateur (-5), 7 Parti du Progrès (-1), 4 Parti du Centre (+1), 4 Parti démocrate-chrétien (-1), 3 Parti socialiste de gauche (+1), 3 Verts (+2), 3 Parti libéral (-1), 1 Rouge (-).

Møre og Romsdal

12 Parti travailliste (-), 9 Parti conservateur (-2), 6 Parti du Progrès (-2), 5 Parti du Centre (+1), 4 Parti démocrate-chrétien (-), 4 Liste du Møre du Nord (+4), 3 Parti libéral (-1), 1 Parti socialiste de gauche (-), 1 Verts (+1), 1 Sunmorlista (-2), 1 Liste électorale indépendante pour Sunmore (+1).

Nord-Trøndelag

14 Parti travailliste (-1), 10 Parti du Centre (+3), 4 Parti conservateur (-1), 2 Parti socialiste de gauche (-), 2 Parti du Progrès (-1), 1 Parti démocrate-chrétien (-), 1 Verts (+1), 1 Parti libéral (-1).

Nordland

Le parlement du Nordland a vu son nombre de conseillers réduit de 53 à 45.

17 Parti travailliste (-3), 9 Parti conservateur (-3), 5 Parti du Centre (+1), 5 Parti du Progrès (-3), 2 Parti socialiste de gauche (-1), 2 Rouge (-), 2 Parti démocrate-chrétien (-), 2 Parti libéral (-), 1 Verts (+1).

Oestfold

15 Parti travailliste (-), 8 Parti conservateur (-1), 4 Parti du Progrès (-1), 2 Parti du Centre (-), 2 Parti démocrate-chrétien (-), 2 Verts (+2), 1 Parti socialiste de gauche (-), 1 Parti libéral (-).

Oppland

16 Parti travailliste (-1), 7 Parti du Centre (+2), 5 Parti conservateur (-2), 3 Parti du Progrès (-), 2 Verts (+2), 2 Parti libéral (-), 1 Parti socialiste de gauche (-1), 1 Parti démocrate-chrétien (-).

Rogaland

13 Parti travailliste (-), 12 Parti conservateur (-2), 8 Parti du Progrès (-), 5 Parti démocrate-chrétien (-), 4 Parti du Centre (+1), 2 Verts (+2), 2 Parti libéral (-), 1 Parti socialiste de gauche (-), 0 Parti des retraités (-1).

Sogn og Fjordane

Le parlement du Sogn og Fjordane a vu son nombre de conseillers réduit de 39 à 31.

10 Parti du Centre (-), 9 Parti travailliste (-2), 4 Parti conservateur (-3), 2 Parti démocrate-chrétien (-1), 2 Parti libéral (-1), 2 Parti du Progrès (-1), 1 Parti socialiste de gauche (-1), 1 Verts (+1).

Sør-Trøndelag

Le nombre de conseillers siégeant au parlement du Sør-Trøndelag est passé de 37 à 43.

17 Parti travailliste (+1), 8 Parti conservateur (-1), 4 Parti du Centre (+1), 3 Verts (+3), 3 Parti du Progrès (-), 2 Parti socialiste de gauche (-), 2 Parti démocrate-chrétien (+1), 1 Rouge (-), 1 Parti des retraités (+1).

Telemark

16 Parti travailliste (-), 7 Parti conservateur (-3), 5 Parti du Centre (+2), 5 Parti du Progrès (-), 3 Parti démocrate-chrétien (-), 2 Verts (+2), 1 Parti socialiste de gauche (-1), 1 Rouge (+1), 1 Parti libéral (-1).

Troms

12 Parti travailliste (-), 6 Parti conservateur (-3), 5 Parti du Progrès (-1), 4 Parti du Centre (+1), 2 Parti socialiste de gauche (-), 2 Rouge (+1), 2 Parti démocrate-chrétien (+1), 2 Verts (+2), 2 Parti libéral (-), 0 Parti de la Côte (-1).

Vest-Agder

10 Parti travailliste (+2), 8 Parti conservateur (-1), 6 Parti démocrate-chrétien (-1), 4 Parti du Progrès (-1), 2 Parti du Centre (-), 2 Parti libéral (-), 1 Parti socialiste de gauche (-1), 1 Verts (+1), 1 Démocrates de Norvège (-).

Vestfold

13 Parti travailliste (-), 12 Parti conservateur (-2), 5 Parti du Progrès (-), 2 Parti du Centre (+1), 2 Parti démocrate-chrétien (-), 2 Verts (+2), 2 Parti libéral (-), 1 Parti socialiste de gauche (-).

Voir aussi:

Élections communales de 2015 en Norvège

Des élections communales ont eu lieu lundi 14 septembre 2015 en Norvège. Ces élections se sont soldées par des pertes sévères pour les deux partis au pouvoir, le Parti conservateur (H) et le Parti du progrès (Frp, droite populiste) et plus limitées pour les deux autres partis qui soutiennent la coalition au parlement, à savoir le Parti libéral (V) et le Parti démocrate-chrétien (Krf). Les partis d’opposition sont tous en progression, à commencer par les Verts qui sont les grands gagnants du scrutin. Le Parti travailliste et le Parti du Centre enregistrent également des gains marqués.

Le Parti travailliste a remporté ces élections et a réalisé, avec 33% des voix, son meilleur score lors d’élections locales depuis la fin des années 1980. Il a conservé sa domination à Trondheim et a ravi la première place à Oslo et à Bergen, les deux premières villes du pays, au détriment du Parti conservateur. Ce dernier devrait d’ailleurs perdre le contrôle de l’exécutif dans ces deux villes.

Le Parti conservateur justement, au pouvoir au niveau national depuis 2013, a enregistré des résultats pour le moins mauvais – en recul de près de cinq points au niveau national, voire même catastrophiques dans certaines villes, comme à Bergen où le parti perd treize point ou à Tromsø où il en perd seize. Partenaire de coalition des conservateurs, le Parti du progrès (Frp, droite populiste) a réalisé son moins bon résultat électoral depuis 1993. La différence avec les élections communales de 2011 n’est toutefois pas si grande, puisque ces élections – qui suivaient de peu la tuerie perpétrée par Breivik – avaient déjà été un très mauvais cru pour les populistes.

Le Parti libéral et les Démocrates-chrétiens, qui soutiennent au parlement la coalition gouvernementale du Parti du progrès et des conservateurs, reculent légèrement. Les Démocrates-chrétiens restent tendanciellement plus forts dans leurs fiefs du sud et du sud-ouest du pays (Kristianstad, Sandnes, Karmøy). Les libéraux enregistrent sans surprise leur meilleur score – parmi les grandes villes – à Baerum, la banlieue huppée d’Oslo. Le Parti du Centre, de tendance libérale et agrarienne, enregistre une progression assez marquée au niveau national, mais peu visible dans les villes puisque ce parti est essentiellement actif dans les localités rurales.

Les Verts ont longtemps été quasiment été inexistants en Norvège, d’autres partis politiques ayant inclus depuis longtemps des idées écologistes dans leur programme. Les élections communales de 2011 avaient marqué le début de leur progression, avec notamment le gain d’un siège à Oslo. En 2013, ils ont obtenu leur premier siège au parlement national. Ces élections marquent une réelle percée avec 4.2% en moyenne nationale – contre 0.8% il y a quatre ans – et des points à plus de 7% à Trondheim, la troisième ville du pays, ou à Asker, une commune plutôt aisée en banlieue d’Oslo.

Enfin, tout à gauche de l’échiquier politique, le Parti socialiste de gauche campe pour ainsi dire sur ses positions, tandis que Rouge augmente son score d’un bon quart. Marginal dans la plus grande partie du pays, Rouge obtient des bons résultats à Oslo (8.1%) Bodø (10.4%) et surtout à Tromsø où le parti obtient 14.4%.

Résultats globaux

  • Parti travailliste (Ap, social-démocrate), 33.0% des voix (+1.3%).
  • Parti conservateur (H), 23.2% des voix (-4.7%).
  • Parti du progrès (Frp), 9.5% des voix (-1.7%).
  • Parti du Centre (Sp, libéral, agrarien), 8.5% des voix (+1.8%).
  • Parti libéral (V), 5.5% des voix (-0.7%).
  • Parti démocrate-chrétien (Krf), 5.4% des voix (-0.1%).
  • Parti de l’environnement – Les Verts (MdG), 4.2% des voix (+3.4%).
  • Parti socialiste de gauche (SV, gauche de la gauche), 4.1% des voix (+0.2%).
  • Rouge (communiste), 2.0% des voix (+0.2%).
  • Divers, 4.6% des voix (+1.8%).

Résultats détaillés dans les villes de plus de 100’000 habitants

Bergen

26 Parti travailliste (+7), 15 Parti conservateur (-9), 6 Parti du progrès (-1), 5 Parti socialiste de gauche (+2), 4 Parti démocrate-chrétien (-), 4 Verts (+3), 4 Parti libéral (-1), 2 Rouge (-), 1 Parti du Centre (-).

Oslo

20 Parti travailliste (-), 19 Parti conservateur (-3), 5 Verts (+4), 4 Parti libéral (-1), 4 Parti du progrès (-), 3 Parti socialiste de gauche (-1), 3 Rouge (+1), 1 Parti démocrate-chrétien (-).

Trondheim

28 Parti travailliste (+1), 14 Parti conservateur (-4), 5 Verts (+4), 4 Parti socialiste de gauche (-), 4 Parti libéral (-), 4 Parti du progrès (-2), 2 Rouge (-), 2 Parti du Centre (+1), 2 Parti démocrate-chrétien (-), 2 Parti des retraités (+1).

Stavanger

19 Parti conservateur (-4), 18 Parti travailliste (-1), 7 Parti du progrès (-2), 6 Parti libéral (+1), 4 Parti démocrate-chrétien (-), 4 Verts (+3), 3 Parti socialiste populaire (-), 3 Action populaire contre davantage de péages (+3), 1 Rouge (-), 1 Parti du Centre (-), 1 Parti des retraités (-).

Voir aussi:

Elections législatives de 2013 en Norvège

Des élections législatives se sont tenues hier en Norvège. Les partis de l’opposition de centre-droite ont clairement remporté ces élections, devançant largement la coalition de centre-gauche du Premier ministre travailliste Jens Stoltenberg, au pouvoir depuis huit ans. Erna Solberg, la présidente du Parti conservateur, devrait être la prochaine cheffe du gouvernement. Reste à savoir avec qui: les démocrates-chrétiens et les libéraux sont très réticents à gouverner avec le Parti du progrès (droite populiste) de Siv Jensen. Erna Solberg a toutefois besoin de l’accord de trois des quatre partis de l’opposition, dont le Parti du progrès, pour disposer d’une majorité. Un gouvernement minoritaire n’est toutefois pas exclus, et ce ne serait pas une première en Norvège…

Si on regarde les scores des partis dans le détail, c’est clairement une mauvaise journée pour la gauche norvégienne, puisque tant le Parti travailliste que le Parti socialiste de gauche et le Parti rouge (extra-parlementaire) perdent des plumes. Certes, les Verts progressent et obtiennent le premier siège de leur histoire, mais leur progression est loin de compenser le recul des partis de la gauche traditionnelle.

Au centre et à droite, les résultats sont plus contrastés. Le Parti du progrès baisse fortement, obtenant un score 30% inférieur à celui d’il y a quatre ans. Cela ne devrait toutefois pas l’empêcher de participer à une coalition gouvernementale pour la première fois de son histoire. Le Parti du Centre, qui participait au gouvernement de Stoltenberg, baisse également, mais de manière très légère. Stagnation chez les démocrates-chrétiens, tandis que les libéraux et, surtout, les conservateurs, sont les vrais vainqueurs du scrutin! Les conservateurs reprennent leur statut de premier parti de droite et distancent même largement le Parti du progrès.

Résultats détaillés des élections législatives norvégiennes de 2013:

  • Parti travailliste (social-démocrate), 30.8% des voix (-4.5%), 55 sièges (-9).
  • Parti conservateur, 26.8% des voix (+9.6%), 48 sièges (+18).
  • Parti du progrès (droite populiste), 16.3% des voix (-6.6%), 29 sièges (-12).
  • Parti démocrate-chrétien, 5.6% des voix (-), 10 sièges (-).
  • Parti du centre (agrarien), 5.5% des voix (-0.7%), 10 sièges (-1).
  • Parti libéral, 5.2% des voix (+1.4%), 9 sièges (+7).
  • Parti socialiste de gauche, 4.1% des voix (-2.1%), 7 sièges (-4).
  • Parti de l’environnement – Les Verts, 2.8% des voix (+2.4%), 1 siège (+1).
  • Parti rouge (gauche de la gauche), 1.1% des voix (-0.3%), 0 siège (-).

Voir aussi:

Elections de septembre 2013 en Europe

Après un été plutôt calme, le mois de septembre s’annonce chargé au niveau électoral en Europe. Des élections législatives se tiendront dans pas moins de trois États européens – l’Allemagne, l’Autriche et la Norvège – tandis que deux Länder allemands, et non des moindres (Bavière et Hesse) renouvelleront également leurs parlements et que les Portugais se rendront aux urnes pour des élections communales.

L’Allemagne est donc à la veille d’une période électorale cruciale. C’est le 22 septembre au soir qu’on saura si Angela Merkel, chancelière en poste depuis 2005, conservera son poste ou si elle sera remplacée par son adversaire social-démocrate Peer Steinbrück. La CDU d’Angela Merkel fait la course en tête dans les sondages, mais il est plutôt improbable que la coalition formée avec les libéraux du FDP depuis 2009 puisse être reconduite, faute de majorité. Le FDP, qui a obtenu le meilleur résultat de son histoire lors des élections législatives de 2009, n’est en effet plus crédité que de cinq pour-cents des voix environ. Sociaux-démocrates et écologistes risquant d’être eux aussi dans l’incapacité de former une coalition, une nouvelle Grande Coalition entre sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens pourrait être la seule solution, comme cela avait été le cas entre 2005 et 2009.

Des élections régionales se tiendront le même jour en Hesse. Les sociaux-démocrates, qui ont gouverné la Hesse sans interruption entre 1946 et 1987, puis à nouveau entre 1991 et 1999, tenteront de reprendre cette région aux démocrates-chrétiens. Si les sociaux-démocrates peuvent avoir quelques espoirs pour la Hesse, ils ne se font pas d’illusion en Bavière où la gauche ne représente qu’un tiers de l’électorat. Tout l’enjeu des élections régionales bavaroises, qui ont lieu une semaine avant les élections législatives, soit le 15 septembre, est de savoir si la CSU (démocrate-chrétien) obtiendra une majorité absolue comme ce fut le cas entre 1966 et 2008, ou simplement une majorité relative, comme c’est le cas depuis les dernières élections. Horst Seehofer, Ministre-Président de Bavière depuis 2008, est candidat à sa propre succession.

Mais avant même que les Bavarois, ce sont les Norvégiens qui ouvriront le mois électoral puisque les élections législatives auront lieu dès le 9 septembre. Selon les sondages, le Premier ministre travailliste Jens Stoltenberg, au pouvoir depuis huit ans, ne part pas forcément gagnant, encore qu’en août sont parti a devancé celui de sa rivale conservatrice Erna Solberg pour la première fois dans les sondages depuis avril 2012. Selon les sondages toujours, le Parti du progrès devrait poursuivre la chute entamée après les attentats d’Oslo de juillet 2011, tout en se maintenant à un niveau relativement haut (environ 15%).

Des élections législatives auront également lieu en Autriche, le 29 septembre. Alors que les observateurs ont pensé au début de l’année 2012 que le leader du Parti de la liberté (FPÖ) Heinz-Christian Strache pourrait devenir le prochain chancelier autrichien, tout semble indiquer désormais que son parti sera devancé tant par les sociaux-démocrates du chancelier sortant Werner Faymann que par les conservateurs du vice-chancelier Michael Spindelegger. La question de la coalition électorale se posera toutefois forcément, aucun parti ne s’approchant même vaguement d’une éventuelle majorité parlementaire…

Au Portugal, enfin, des élections communales auront lieu dans les 308 municipalités et les 3000 paroisses que compte le pays. Ces élections constitueront le premier test électoral d’importance pour la coalition de centre-droite au pouvoir depuis juin 2011 sous la direction de Pedro Passos Coelho. Nous en profitons pour rappeler à nos lecteurs que le Parti social-démocrate est, au Portugal, un parti politique conservateur, le Parti socialiste étant le principal parti politique social-démocrate du pays.

Les résultats des élections du mois de septembre seront évidemment présentés ici même au fur et à mesure de leur déroulement!

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Partis politiques norvégiens

Cet article présente le paysage politique de la Norvège et ses principaux partis politiques Depuis les élections législatives norvégiennes de 2013, la Norvège est dirigée par un gouvernement de coalition réunissant le Parti conservateur et le Parti du progrès.

Mis à jour le 10.09.2015

Partis politiques norvégiens représentés au parlement

Parti conservateur (H)

Le Parti conservateur (H), appelé plus simplement “la droite” en norvégien, est le parti conservateur traditionnel de la Norvège. Fondé en 1884, membre du Parti populaire européen et de l’Union démocrate internationale, ce parti défend généralement des positions politiques très libérales en matière économique et est considéré comme le plus pro-européen des partis politiques norvégiens, ayant défendu l’adhésion lors des deux référendums sur la question en 1972 et 1994. Contrairement à d’autres partis conservateurs européens, le Parti conservateur n’a pas recruté ses soutiens initiaux parmi les grands propriétaires fonciers, mais parmi les hauts-fonctionnaires et les milieux d’affaires. Son électorat se recrute désormais principalement dans les classes moyennes. Pendant les Trente Glorieuses, il a, comme son homologue britannique, accepté une plus forte intervention de l’État dans la vie économique et sociale, mais est revenu à un programme plus libéral dans les années 1980. Traditionnel deuxième parti politique du pays, derrière les travaillistes, le Parti conservateur a subi des pertes importantes au cours des dernières années. Il a toutefois considérablement progressé lors des élections de 2013 et est revenu au pouvoir en coalition avec le Parti du Progrès.

www.hoyre.no

Parti démocrate-chrétien (Krf)

Le Parti démocrate-chrétien (Krf) ou, de manière littérale, le Parti populaire chrétien, a été fondé en 1933 et suit, comme son nom l’indique, une ligne politique démocrate-chrétienne, logiquement protestante dans ce pays luthérien. Le Parti démocrate-chrétien a été fondé après le refus du Parti libéral de présenter le démocrate-chrétien Nils Lavik aux élections de 1933. Membre de l’Internationale démocrate centriste et observateur au sein du Parti populaire européen, le Parti démocrate-chrétien suit une politique eurosceptique, mais également socialement conservatrice, s’opposant par exemple à l’avortement ou au mariage des homosexuels. Le parti démocrate-chrétien est plus fort dans les régions du sud et du sud-ouest de la Norvège que dans le reste du pays. Il représente actuellement un peu plus de 5% de l’électorat et n’a jamais obtenu plus de 13% des voix, mais cela ne l’a pas empêché d’occuper à plusieurs reprises le poste de Premier ministre. Le Krf n’a jamais participé à une coalition gouvernementale avec les travaillistes.

www.krf.no

Parti du centre (Sp)

Le Parti du centre (Sp) est un parti politique agrarien, centriste et eurosceptique, défendant un développement économique décentralisé en Norvège. Fondé en 1920 sous le nom de Parti agrarien sur l’initiative du Syndicat agricole norvégien. Le fait que Viktor Quisling, chef pro-allemand du gouvernement norvégien pendant la Seconde guerre mondiale, ait été membre du Parti du Centre avant 1933, et l’attitude du Parti agrarien pendant la Seconde guerre mondiale, pour le moins passive vis-à-vis de l’occupant, lui ont attiré de nombreuses critiques dans l’immédiat après-guerre. En 1946, le Syndicat agricole norvégien a par ailleurs décidé de ne plus soutenir  officiellement le Parti agrarien. Ces deux éléments, ainsi que la réduction du nombre d’agriculteurs, ont poussé le Parti agrarien à viser des segments plus larges de l’électorat, puis, en 1959 à changer de nom pour devenir le Parti du Centre.  Le parti n’a participé qu’à des gouvernements de droite pendant les 85 premières années de son existence, jusqu’à ce qu’il intègre une coalition réunissant le Parti travailliste et le Parti socialiste de gauche en 2005. Cette coalition gouvernementale est restée au pouvoir jusqu’en 2013. Le parti est traditionnellement opposé à une adhésion de la Norvège à l’Union européenne. Il représente actuellement un peu plus de 5% de l’électorat.

www.senterpartiet.no

Parti du progrès (Frp)

Le Parti du progrès (Frp) est un parti politique populiste de droite et partisan du libéralisme économique, devenu la deuxième force politique du pays lors des élections législatives de 2005, avant de chuter en 2013 et d’être rétrogradé à la troisième place. Fondé en 1973 par Anders Lange, un éditeur de magazines, avec pour programme principal des baisses d’impôts, le parti a par la suite élargi sa palette thématique à l’opposition à l’adhésion à l’Union européenne et à une politique plus restrictive vis-à-vis des immigrés. Avec environ 16% des voix, le Parti du progrès est l’un des partis populistes de droite qui rencontre le plus de succès en Europe. Depuis l’automne 2013, il participe au gouvernement norvégien en coalition avec le Parti conservateur.

frp.no

Parti de l’environnement – Les Verts

Le Parti de l’environnement – Les Verts est un parti politique norvégien, fondé en 1988 par plusieurs listes écologistes locales. Il est membre du Parti vert européen et des Verts mondiaux. Il a connu un petit succès lors des élections régionales et locales de 2011, obtenant une bonne quinzaine d’élus locaux et un élu au niveau régional, puis a obtenu son premier député national en 2013. Parmi les positions défendues par le Parti de l’environnement – Les Verts figure notamment la réduction progressive de la production de pétrole en Norvège. Le parti est plus centriste que le Parti socialiste de gauche qui défend, lui aussi, des positions écologistes.

www.mdg.no

Parti libéral

Le Parti libéral (V) est le plus petit des partis politiques représenté au parlement norvégien, où il n’a que deux sièges depuis les élections de 2009. Suivant une ligne sociale-libérale, il a jadis été un parti politique dominant et a compté de nombreux Premiers ministres dans ses rangs entre la fin du dix-neuvième siècle et les années 1930, mais son importance n’a cessé de décroître au cours du vingtième siècle. Une faible majorité des membres du Parti libéral est opposée à l’adhésion à l’Union européenne. Son aile pro-européenne a fait sécession en 1972 pour former le Parti libéral du peuple, avant de fusionner à nouveau en 1988. Le Parti libéral n’a toutefois jamais retrouvé le niveau qu’il avait avant 1972. Il est membre de l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe et de l’Internationale libérale.

www.venstre.no

Parti socialiste de gauche (SV)

Le Parti socialiste de gauche (SV) est un parti politique socialiste, écologiste et eurosceptique, né de l’union du Parti communiste de Norvège, du Parti socialiste populaire et des Socialistes démocratiques en 1973 dans une coalition électorale, puis en 1975 dans un seul et même parti politique (sans les communistes cette fois qui ont décidé de conserver leur indépendance). Il enregistre depuis lors des scores variables, allant de 5% à 12%. Il est devenu un parti gouvernemental pour la première fois en 2005, dans une coalition avec le Parti travailliste et le Parti du centre qui a perduré jusqu’en 2013. Situé à la gauche du Parti travailliste, le Parti socialiste de gauche est traditionnellement opposé au fait que la Norvège est membre de l’OTAN et à une adhésion à l’Union européenne. Il a également adopté, dès la fin des années 1980, des positions écologistes. Le Parti socialiste de gauche est membre de l’Alliance de la gauche verte nordique.

www.sv.no

Parti travailliste norvégien (Ap)

Le Parti travailliste norvégien (Ap) est le plus grand parti politique norvégien. Fondé en 1887 et représenté au parlement norvégien dès l’instauration du suffrage universel masculin en 1898, le Parti travailliste norvégien a connu une scission entre travaillistes et communistes en 1923. Depuis lors, le Parti travailliste norvégien a abandonné ses visées révolutionnaires, mais est resté toutefois très proche des syndicats. Les travaillistes sont arrivés au pouvoir dès 1928, pour très peu de temps, puis à nouveau dans les années 30. Le parti a connu son heure de gloire pendant l’après-guerre, période pendant laquelle il a régulièrement obtenu la majorité absolue au parlement (sans interruption de 1945 à 1961 notamment), ce qui est loin d’être évident avec un système électoral proportionnel. Il a depuis lors un peu baissé et s’est stabilisé à environ un tiers de l’électorat, mais reste le premier parti du pays. Depuis 1935, il n’y a d’ailleurs eu que seize années au cours desquelles un représentant du Parti travailliste n’a pas occupé la fonction de Premier ministre. Le parti travailliste a formé, entre 2005 et 2013, une coalition avec le Parti socialiste de gauche et le Parti du Centre. L’organisation de jeunesse du parti travailliste a été victime, le 22 juillet 2011, d’un attentat causant plus de 80 morts dans ses rangs. Le Parti travailliste norvégien est membre du Parti socialiste européen. D’orientation sociale-démocrate, il également majoritairement pro-européen.

arbeiderpartiet.no

Partis politiques norvégiens non-représentés au Parlement

Démocrates en Norvège (DEM)

Les Démocrates en Norvège (DEM) sont un parti politique norvégien fondé en 2002 par d’anciens membres du Parti du Progrès. Centriste en matière économique, les Démocrates en Norvège sont en revanche un parti clairement conservateur sur les questions sociales, avec un profil eurosceptique et anti-immigration marqué. Les Démocrates en Norvège n’ont jamais décollé au niveau national, obtenant un score de 0.1% des voix lors des trois élections législatives auxquelles ils ont participé. Le parti dispose d’un seul élu au niveau régional et de quelques conseillers communaux.

www.demokratene.no

Parti communiste de Norvège (NKP)

Le Parti communiste de Norvège (NKP) est un parti politique norvégien fondé en 1923 lors d’une scission sur la gauche du Parti travailliste. Le Parti communiste de Norvège, membre du Komintern, a été représenté au parlement norvégien pendant les années 1920, puis à nouveau de 1945 à 1949 et de 1953 à 1957. En 1973, il a fondé une coalition électorale avec le Parti socialiste populaire et les Socialistes démocratiques, mais a ensuite refusé de s’unir avec eux lors de la fondation du Parti socialiste de gauche. Le Parti communiste de Norvège ne joue depuis lors plus qu’un rôle politique marginal en Norvège. Il a obtenu moins de 1’000 voix lors des élections législatives norvégiennes de 2009, quand les travaillistes en obtenaient près de 950’000.

www.nkp.no

Parti des retraités

Le Parti des retraités est un parti politique norvégien fondé en 1985. Visant, comme son nom l’indique, la défense des intérêts des retraités, le Parti des retraités se concentre sur les thématiques directement liées à leurs intérêts, notamment la santé publique et les questions fiscales. S’il détient quelques élus locaux et régionaux, le Parti des retraités n’a jamais percé au niveau national, obtenant son meilleur score lors des élections législatives de 1993 avec un pour-cent des voix.

pensjonistpartiet.no

Parti du littoral

Le Parti du littoral (Kystpartiet) est un parti politique norvégien fondé en 1999. Comme son nom peut le laisser deviner, le Parti du littoral défend les intérêts des pêcheurs. Suivant une ligne politique conservatrice, il est résolument opposé à l’adhésion de la Norvège à l’Union européenne. Le Parti du littoral a eu un député au parlement norvégien entre 1997 et 2005, mais n’y est plus représenté depuis lors. Il réalise généralement ses meilleurs résultats dans le nord du pays.

www.kystpartiet.no

Parti rouge

Le Parti rouge est un parti politique norvégien fondé en 2007 lors de la fusion du Parti communiste des travailleurs (AKP) et de l’Alliance électorale rouge (RV). Comme son nom le laisse penser, le Parti rouge est un parti politique marxiste. Le Parti rouge a obtenu 1.3% des voix lors des élections législatives de 2009, un score insuffisant pour obtenir un siège au parlement, puis 5 sièges dans les conseils provinciaux et un peu plus de 50 dans les conseils communaux lors des élections locales de 2011.

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Partis politiques norvégiens représentants la minorité sami

Voir notre article consacré spécifiquement aux partis politiques de la minorité sami.

Anciens partis politiques norvégiens

Alliance électorale rouge (RV)

L’Alliance électorale rouge (RV) était une alliance de différents groupements d’extrême-gauche en Norvège, puis un parti politique à partir de 1991. Elle a été créée en 1973 à l’initiative du Parti communiste des travailleurs (AKP, maoïste) et a gagné son indépendance vis-à-vis de ce parti en 1991. L’Alliance électorale rouge a obtenu des scores oscillant entre 0.4% et 1.7% des voix lors des élections législatives et n’a obtenu qu’une seule fois un député, lors des élections législatives de 1993. En 2007, l’Alliance électorale rouge a fusionné avec le Parti communiste des travailleurs (AKP) pour former Rouge.

Parti libéral du peuple (DLF)

Le Parti libéral du peuple (DLF) était un parti politique norvégien, créé en 1972 sous le nom de Nouveau parti du peuple par l’aile pro-européenne du Parti libéral. Il a pris le nom de Parti libéral du peuple en 1980. Ce parti a compté un député au parlement entre 1973 et 1977, et ce alors même que huit députés sortants du Parti libéral l’avaient rejoint, et n’a plus jamais été représenté au parlement national après 1977. En 1988, le Parti libéral du peuple a fusionné à nouveau avec le Parti libéral.

Parti socialiste populaire

Le Parti socialiste populaire était un parti politique norvégien, fondé en 1961 lors d’une scission sur la gauche du Parti travailliste. Les fondateurs du Parti socialiste populaire étaient notamment clairement opposés au fait que la Norvège soit membre de l’OTAN, alors que les travaillistes y étaient favorables. Le Parti socialiste populaire a obtenu deux sièges de députés lors des élections législatives de 1961 et de 1965, mais a perdu ces mandats en 1969. En 1973, il a formé une alliance électorale avec le Parti communiste de Norvège et avec les Socialistes démocratiques, alliance qui a conduit à la fondation, en 1975, d’un nouveau parti politique, sans les communistes toutefois: le Parti socialiste de gauche (voir plus haut).

Travailleurs démocrates

Les Travailleurs démocrates étaient un parti politique norvégien, fondé en 1906 lors d’une scission du Parti libéral. Créé par des représentants de l’aile ouvrière du Parti libéral, les Travailleurs démocrates ont été représentés au parlement national jusqu’en 1936 et ont siégé la plupart du temps avec le Parti libéral. Après la seconde guerre mondiale, les Travailleurs démocrates ont à nouveau fusionné avec le Parti libéral.

Union nationale (NS)

L’Union nationale (NS) était un parti politique norvégien, fondé en mai 1933 par Vidkun Quisling, un ancien Ministre de la défense jusque là membre du Parti agrarien (voir le Parti du Centre). L’Union nationale était un parti politique fasciste qui n’a jamais réussi à obtenir plus de 2.5% des voix lors des élections, mais qui a formé un gouvernement pro-allemand pendant l’occupation. En 1945, Quisling a été exécuté et l’Union nationale interdite.

Voir aussi