Élection présidentielle de 2016 au Portugal

Le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa s’est imposé, sans surprise, lors du premier tour de l’élection présidentielle qui s’est tenue le 24 janvier 2016 au Portugal. Il succède ainsi à son camarade de parti Anibal Cavaco Silva qui, ayant effectué deux mandats, n’avait pas le droit de se représenter. La gauche partait en ordre dispersé. Pas moins de cinq membres du Parti socialiste étaient par exemple candidat, sans que le parti, revenu au pouvoir en automne 2015, n’ait nommé de candidat officiel. Une période de cohabitation s’ouvre donc entre un président conservateur et un gouvernement socialo-communiste.

Résultats détaillés de l’élection présidentielle portugaise de 2016

  • Marcelo Rebelo de Sousa, Parti social-démocrate (PSD, conservateur), 52.0% des voix.
  • António Sampaio de Novoa, indépendant, soutenu par le Parti communiste des travailleurs et par LIVRE (écologiste), 22.9% des voix.
  • Marisa Matias, Bloc de gauche (gauche de la gauche), 10.1% des voix.
  • Maria de Belém, candidate indépendante, membre du Parti socialiste (PS, social-démocrate), 4.2% des voix.
  • Edgar Silva, Parti communiste portugais (communiste), 3.9% des voix.
  • Vitorino Silva, candidat indépendant, membre du Parti socialiste (PS, social-démocrate), 3.3% des voix.
  • Paulo de Morais, candidat indépendant, ancien membre du Parti social-démocrate (PSD, conservateur), 2.2% des voix.

Taux de participation: 48.7% (+2.2%).

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Elections législatives de 2015 au Portugal

Des élections législatives ont eu lieu le 4 octobre 2015 au Portugal. La coalition de centre droit au pouvoir, qui réunit le Parti social-démocrate (PSD, conservateur) et le Parti populaire (CDS-PP, conservateur), est arrivée en tête, mais a perdu sa majorité. Les observateurs ont d’abord pensé que le Premier ministre Pedro Passos Coehlo pourrait diriger un gouvernement de coalition, mais le Parti socialiste (PS, social-démocrate) a finalement reçu le soutien de l’extrême-gauche au parlement, permettant à Antonio Costa de devenir Premier ministre. 

Résultats détaillés des élections législatives portugaises de 2015

  • Coalition du Parti social-démocrate (PSD, conservateur) et Parti populaire (CDS-PP, conservateur), 38.6% des voix (-11.8%), 107 sièges (-25).
    • Parti social-démocrate (PSD, conservateur), 89 sièges.
    • Parti populaire (CDS-PP, conservateur), 18 sièges.
  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 32.3% des voix (+4.2%), 86 sièges (+12).
  • Bloc de gauche (BE, gauche de la gauche), 10.2% des voix (+5.0%), 19 sièges (+11).
  • Coalition démocratique unitaire (CDU, communistes et écologistes), 8.3% des voix (+0.4%), 17 sièges (+1).
    • Parti communiste portugais (PCP, communiste), 15 sièges.
    • Parti écologiste « Les Verts », 2 sièges.
  • Population – Animaux – Nature (PAN, écologiste), 1.4% des voix (+0.4%), 1 siège (+1).
  • Parti démocrate républicain (PDR, libéral), 1.1% des voix (+1.1%), 0 siège (-).
  • Parti communiste des travailleurs (PCTP), 1.1% des voix (-), 0 siège (-).

Taux de participation: 55.9% (-2.2%).

Système électoral

Les élections législatives ont lieu normalement tous les quatre ans au Portugal, même s’il n’est pas rare que des élections anticipées soient convoquées. Les Portugais élisent les 230 députés de leur parlement unicaméral (l’Assemblée de la République) au système proportionnel (méthode d’Hondt) dans vingt-deux circonscriptions: les dix-huit districts portugais, les Açores, Madère et deux circonscriptions pour les Portugais de l’étranger (Europe et reste du monde). Les listes électorales sont fermées. Il n’y a pas de quorum fixé par la loi, mais les nombreuses circonscriptions créent de facto des quorums naturels parfois très élevés.

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Elections régionales de 2015 à Madère

Des élections régionales ont eu lieu hier sur l’île de Madère, l’une des deux régions autonomes du Portugal. Si le Parti social-démocrate (PSD, conservateur) conserve la majorité absolue au parlement, il a perdu des plumes, tout comme les deux autres grands partis politiques portugais: le Parti populaire (CDS-PP, conservateur) et, surtout, le Parti socialiste (PS, social-démocrate). Ces pertes se sont faites au profit des deux formations d’extrême-gauche et d’Ensemble pour le peuple, un nouveau parti politique libéral.

Résultats détaillés des élections législatives de 2015 à Madère

  • Parti social-démocrate (PSD, conservateur), 44.4% des voix (-4.2%), 24 sièges (-1).
  • Parti populaire (CDS-PP, conservateur), 13.7% des voix (-3.9%), 7 sièges (-2).
  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 11.4% des voix (-11.0%), 6 sièges (-5).
  • Ensemble pour le peuple (JPP, libéral), 10.3% des voix (+10.3%), 5 sièges (+5).
  • Coalition démocratique unité (communiste et écologiste), 5.5% des voix (+1.8%), 2 sièges (+1).
  • Bloc de Gauche (BE, gauche de la gauche), 3.8% des voix (+2.1%), 2 sièges (+2).
  • Nouvelle Démocratie (ND, conservateur, eurosceptique), 2.1% des voix (-1.2%), 1 siège (-).

Taux de participation: 49.7%.

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Elections communales de 2013 à Lisbonne

Les habitants de Lisbonne, la capitale du Portugal, étaient appelés aux urnes hier pour renouveler leurs autorités municipales. Il s’agissait d’élire tant les membres de l’exécutif – la Chambre municipale (Câmara Municipal) – que ceux du législatif – l’Assemblée municipale (Assembleia Municipal). Le Parti socialiste du maire António Costas conforte sa majorité aux dépends de la coalition conservatrice au pouvoir au niveau national formée du Parti social-démocrate (PSD, conservateur) et du Centre démocratique et social (CDS, conservateur).

Résultats détaillés des élections de 2013 à la Chambre municipale de Lisbonne:

  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 11 membres (+2).
  • Parti social-démocrate (PSD, conservateur) et Centre démocratique et social (CDS, conservateur), 4 membres (-3).
  • Parti communiste portugais (PCP) – Les Verts, 2 membres (+1).

Taux de participation: 45.1%.

Résultats détaillés des élections de 2013 à l’Assemblée municipale de Lisbonne:

  • Parti socialiste (PS, social-démocrate), 42.3% des voix (+2.9%), 25 sièges (+2).
  • Parti social-démocrate (PSD, conservateur) et Centre démocratique et social (CDS, conservateur), 24.9% des voix (-13.8%), 14 sièges (-9).
  • Parti communiste portugais (PCP) – Les Verts, 11.9% des voix (+1.9%), 7 sièges (+2).
  • Bloc de gauche (BE, gauche de la gauche), 6.9% des voix (+0.2%), 4 sièges (+1).
  • Parti pour les animaux et la nature (PAN, écologiste), 3.0% des voix (+3.0%), 1 siège (+1).
  • Parti populaire monarchiste (PPM) – Portugal pour la vie (PPV, nationaliste) – Nouvelle démocratie (libéral), 1.5% des voix (+1.5%), 0 siège (-).
  • Parti communiste des travailleurs portugais (PCTP), 1.2% des voix (+0.4%), 0 siège (-).

Taux de participation: 45.2%.

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Elections de septembre 2013 en Europe

Après un été plutôt calme, le mois de septembre s’annonce chargé au niveau électoral en Europe. Des élections législatives se tiendront dans pas moins de trois États européens – l’Allemagne, l’Autriche et la Norvège – tandis que deux Länder allemands, et non des moindres (Bavière et Hesse) renouvelleront également leurs parlements et que les Portugais se rendront aux urnes pour des élections communales.

L’Allemagne est donc à la veille d’une période électorale cruciale. C’est le 22 septembre au soir qu’on saura si Angela Merkel, chancelière en poste depuis 2005, conservera son poste ou si elle sera remplacée par son adversaire social-démocrate Peer Steinbrück. La CDU d’Angela Merkel fait la course en tête dans les sondages, mais il est plutôt improbable que la coalition formée avec les libéraux du FDP depuis 2009 puisse être reconduite, faute de majorité. Le FDP, qui a obtenu le meilleur résultat de son histoire lors des élections législatives de 2009, n’est en effet plus crédité que de cinq pour-cents des voix environ. Sociaux-démocrates et écologistes risquant d’être eux aussi dans l’incapacité de former une coalition, une nouvelle Grande Coalition entre sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens pourrait être la seule solution, comme cela avait été le cas entre 2005 et 2009.

Des élections régionales se tiendront le même jour en Hesse. Les sociaux-démocrates, qui ont gouverné la Hesse sans interruption entre 1946 et 1987, puis à nouveau entre 1991 et 1999, tenteront de reprendre cette région aux démocrates-chrétiens. Si les sociaux-démocrates peuvent avoir quelques espoirs pour la Hesse, ils ne se font pas d’illusion en Bavière où la gauche ne représente qu’un tiers de l’électorat. Tout l’enjeu des élections régionales bavaroises, qui ont lieu une semaine avant les élections législatives, soit le 15 septembre, est de savoir si la CSU (démocrate-chrétien) obtiendra une majorité absolue comme ce fut le cas entre 1966 et 2008, ou simplement une majorité relative, comme c’est le cas depuis les dernières élections. Horst Seehofer, Ministre-Président de Bavière depuis 2008, est candidat à sa propre succession.

Mais avant même que les Bavarois, ce sont les Norvégiens qui ouvriront le mois électoral puisque les élections législatives auront lieu dès le 9 septembre. Selon les sondages, le Premier ministre travailliste Jens Stoltenberg, au pouvoir depuis huit ans, ne part pas forcément gagnant, encore qu’en août sont parti a devancé celui de sa rivale conservatrice Erna Solberg pour la première fois dans les sondages depuis avril 2012. Selon les sondages toujours, le Parti du progrès devrait poursuivre la chute entamée après les attentats d’Oslo de juillet 2011, tout en se maintenant à un niveau relativement haut (environ 15%).

Des élections législatives auront également lieu en Autriche, le 29 septembre. Alors que les observateurs ont pensé au début de l’année 2012 que le leader du Parti de la liberté (FPÖ) Heinz-Christian Strache pourrait devenir le prochain chancelier autrichien, tout semble indiquer désormais que son parti sera devancé tant par les sociaux-démocrates du chancelier sortant Werner Faymann que par les conservateurs du vice-chancelier Michael Spindelegger. La question de la coalition électorale se posera toutefois forcément, aucun parti ne s’approchant même vaguement d’une éventuelle majorité parlementaire…

Au Portugal, enfin, des élections communales auront lieu dans les 308 municipalités et les 3000 paroisses que compte le pays. Ces élections constitueront le premier test électoral d’importance pour la coalition de centre-droite au pouvoir depuis juin 2011 sous la direction de Pedro Passos Coelho. Nous en profitons pour rappeler à nos lecteurs que le Parti social-démocrate est, au Portugal, un parti politique conservateur, le Parti socialiste étant le principal parti politique social-démocrate du pays.

Les résultats des élections du mois de septembre seront évidemment présentés ici même au fur et à mesure de leur déroulement!

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