Élections régionales de 2015 dans les Pouilles

La droite n’est pas parvenue à reconquérir les Pouilles, une région du sud-est de l’Italie dont le président communiste sortant, Nichi Vendola, ne se représentait pas. Michele Emiliano, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) et à la tête d’une large coalition allant de la gauche de la gauche à une partie de la démocratie chrétienne, a obtenu les suffrages de près d’un électeur sur deux. Le Mouvement 5 Étoiles de Beppe Grillo, inexistant lors des élections régionales de 2010, s’est imposé d’emblée comme la deuxième force politique de la région, tandis que les conservateurs de Forza Italia étaient relégués en troisième position.

Résultats détaillés des élections régionales de 2015 dans les Pouilles

Élection du président de la région

  • Michele Emiliano, Parti démocrate (PD, social-démocrate), à la tête d’une coalition de centre-gauche, 47.1% des voix, élu.
  • Antonella Laricchia, Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 18.4% des voix, non élue.
  • Francesco Schittulli, Indépendant (centre-droite), 18.3% des voix, non élu.
  • Adriana Poli Bortone, Frères d’Italie – Alliance nationale dissidente (national-conservateur), à la tête d’une coalition de droite, 14.4% des voix, non élue.
  • Riccardo Rossi, Les Autres Pouilles (gauche de la gauche), 1.0% des voix, non élu.

Élection du parlement de la région

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 18.8% des voix, 14 sièges.
  • Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 16.3% des voix, 7 sièges.
  • Forza Italia (conservateur), 10.8% des voix, 6 sièges.
  • Pacte civique (libéral) – Italie des Valeurs (social-libéral), 9.3% des voix, 6 sièges.
  • Conservateurs et Réformistes italiens (conservateur), 9.3% des voix, 4 sièges.
  • Nous à gauche pour les Pouilles (gauche de la gauche), 6.5% des voix, 4 sièges.
  • Area Popolare (démocrate-chrétien), 6.0% des voix, 4 sièges.
  • Union du Centre (UDC, démocrate-chrétien) – Centre démocrate (CD, social-libéral), 5.9% des voix, 3 sièges.
  • Gauche, Écologie, Liberté (SEL, gauche de la gauche), 4.1% des voix, 3 sièges.
  • Frères d’Italie – Alliance nationale (national-conservateur), 2.3% des voix, 0 siège.
  • Ligue du Nord (LN, régionaliste, droite populiste), 2.3% des voix, 0 siège.

Voir aussi

Elections communales de 2014 en Italie

Des élections communales ont eu lieu les 25 mai (premier tour) et 8 juin (second tour) dans de nombreuses villes d’Italie, dont plusieurs villes de plus de 100’000 habitants. La gauche a conservé Bari, Florence, Ferrare, Forlì, Modène, Reggio Emilia et Terni et a pris les villes de Bergame (Lombardie), Pescara (Abruzzes), Prato (Toscane) et Sassari (Sardaigne) à la droite. Elle perd en revanche Foggia (Pouilles), Padoue (Vénétie) et Pérouse (Ombrie) au profit de la droite et Livourne (Toscane) au profit du Mouvement 5 Étoiles. Livourne devient ainsi, avec Parme, a deuxième grande ville dirigée par le parti de Beppe Grillo.

Bari

La gauche a largement remporté au second tour la mairie de Bari qu’elle détient depuis 2004. Antonio Decaro, membre du Parti démocrate, a été réélu pour un second mandat.

Parlement:

9 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 8 divers gauche, 4 Forza Italia (conservateur), 3 Réalité italienne, 3 Mouvement politique Schittuli, 2 Nouveau centre droit (NCD, conservateur), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Centre démocrate (CD, centriste), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 divers droite (-), 1 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste).

Bergame

La gauche a remporté le second tour des élections communales à Bergame, et ce pour la troisième fois seulement depuis la Seconde Guerre Mondiale. Bergame, ancien bastion de la Démocratie chrétienne, sera donc dirigée pendant les cinq prochaines années par le démocrate Giorgio Gori.

Parlement:

11 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 8 divers gauche, 4 Forza Italia (conservateur), 2 Ligue du Nord (droite populiste et régionaliste), 2 divers droite, 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste).

Ferrare

Le maire du Parti démocrate (PD, social-démocrate) Tiziano Tagliani a été réélu dès le premier tour avec 55% des voix à Ferrare, ville d’Emilie-Romagne et traditionnel fief de la gauche.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 4 Forza Italia (FI, conservateur), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 divers gauche, 1 divers.

Florence

Dario Nardella, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) succède à son camarade de parti et désormais Premier ministre Matteo Renzi au poste de maire de Florence. La mairie de Florence est détenue sans interruption par la gauche depuis 1985.

Parlement:

22 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Forza Italia (FI, conservateur), 3 Liste citoyenne Dario Nardella (social-démocrate), 3 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Florence à gauche (gauche de la gauche), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 divers.

Foggia

Dix de domination de la gauche s’achèvent à Foggia où Franco Landella, candidat de Forza Italia, s’est emparé de la mairie au second tour avec 50.3% des voix, contre 49.7% à son adversaire démocrate Augusto Marasco.

Parlement:

8 Forza Italia (conservateur), 5 Nouveau Centre-droit (NCD, conservateur), 4 divers droite, 3 divers, 3 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Les Pouilles avant tout (conservateur), 1 Droite unie, 1 Union du centre (UDC, démocrate-chrétien), 1 Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate).

FoRLÌ

Davide Drei, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) a été réélu dès le premier tour à Forlì, ville d’Emilie-Romagne, et succède à son camarade de parti Roberto Balzani.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 Forza Italia (FI, conservateur), 4 Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), 1 Ligue du Nord (LN, droite populiste et régionaliste), 1 divers gauche, 1 divers droite

Livourne

Résultats historiques à Livourne puisque la gauche est éjectée de la mairie qu’elle détenait sans interruption depuis l’élection du communiste Furio Diaz en 1946. C’est Filippo Nogarin, candidat du Mouvement 5 Étoiles, qui s’empare de Livourne, la troisième plus grande ville de Toscane.

Parlement:

20 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 6 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 2 divers gauche.

Modène

Le candidat du Parti démocrate (PD, social-démocrate) Gian Carlo Muzzarelli l’a emporté sans peine au second tour avec 63.1% des voix. Ce résultat ne constitue pas une surprise puisque Modène est détenue par la gauche depuis 1945, sans interruption.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 Forza Italia (conservateur), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 divers.

Padoue

Padoue, vieux fief démocrate-chrétien détenu par la gauche depuis une dizaine d’années, est repassé à droite au terme du second tour. C’est Massimo Bittonci, membre de la Ligue du Nord, qui s’empare de la mairie.

Parlement:

12 divers droite, 5 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Forza Italia (conservateur), 3 Ligue du Nord (droite populiste et régionaliste), 2 divers gauche, 1 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste).

Pérouse

Lourde défaite de la gauche à Pérouse puisqu’elle perd un fief détenu sans interruption depuis 1944. Andrea Romizi, membre de Forza Italia (conservateur), devient maire de la capitale de l’Ombrie.

Parlement:

9 Forza Italia (conservateur), 7 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 divers droite, 3 Nouveau centre droit (NCD, conservateur), 3 Frères d’Italie (conservateur), 2 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 1 Socialistes réformistes.

Pescara

La gauche reprend Pescara, la plus grande ville des Abruzzes, après seulement cinq ans de domination de la droite. Le démocrate Marco Alessandrini devient le nouveau maire de la ville.

Parlement:

12 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Forza Italia (conservateur), 4 divers gauche, 2 Gauche Écologie Liberté (SEL, gauche de la gauche), 2 Nouveau Centre-Droit (NCD, conservateur), 2 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 Libéraux – Centre démocratique, 1 divers droite.

Prato

La droite ne sera restée que cinq au pouvoir dans cet ancien fief communiste (1944-1988). Matteo Biffoni, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) ramène à gauche une ville qui l’avait été sans interruption entre 1944 et 2009.

Parlement:

19 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 Forza Italia (FI, conservateur), 4 divers droite, 3 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 2 divers gauche.

Reggio Nell’Emilia

Le candidat de la coalition de centre-gauche Luca Vecchi a obtenu 56% des voix au premier tour et succède donc à son camarade Ugo Ferrari.

Parlement:

20 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 6 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 3 Forza Italia (FI, conservateur), 1 Gauche écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Ligue du Nord (LN, droite régionaliste et populiste) 1 divers droite, 1 divers.

Sassari

Nicola Sanna, membre du Parti démocrate (PD, social-démocrate) succède à son camarade de parti Gianfranco Ganau, devenu entre-temps président du conseil régional de Sardaigne.

Parlement:

14 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 4 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 3 Forza Italia (FI, conservateur), 3 Sassari belle à l’intérieur (divers gauche), 3 Ora Si’ (divers gauche), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), 1 Centre démocrate (CD, centriste), 1 Union populaire chrétienne (UPC, démocrate-chrétien), 1 Parti des Sardes (régionaliste), 2 divers, 1 divers droite.

Terni

La gauche conserve la mairie de Terni qu’elle détient depuis 2009. Le maire démocrate sortant Leopoldo di Girolamo a été nettement réélu au second tour.

Parlement:

14 Parti démocrate (PD, social-démocrate), 5 divers gauche, 4 Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), 3 Forza Italia (conservateur), 1 Gauche écologie liberté (SEL, gauche de la gauche), 1 Frères d’Italie (conservateur), 1 divers droite.

Voir aussi

Elections régionales de 2010 dans les Pouilles

Le président communiste sortant Nichi Vendola, seul président d’extrême-gauche d’une région italienne, a été réélu dans les Pouilles. Il a bénéficié de la division de la droite, qui partait sur deux listes séparées. Les Pouilles sont une région du sud-est de l’Italie.

Résultats détaillés des élections régionales de 2010 dans les Pouilles:

Coalition de centre-gauche, 48.7% des voix, 47 sièges:

  • Parti démocrate (PD, social-démocrate), 20.8% des voix, 23 sièges.
  • Gauche, écologie et liberté (SEL, extrême-gauche), 9.7% des voix, 11 sièges.
  • Italie des Valeurs (IdV, social-libéral), 6.5% des voix, 6 sièges.
  • Les Pouilles pour Vendola, 5.5% des voix, 6 sièges.
  • Fédération de la gauche & Verts, 3.3% des voix, 0 siège.
  • Siège supplémentaire attribué à la coalition: 1 siège.

Coalition de centre-droite, 42.3% des voix, 27 sièges:

  • Peuple de la Liberté (PdL, conservateur), 31.1% des voix, 20 sièges.
  • Les Pouilles avant tout, 7.1% des voix, 4 sièges.
  • I pugliesi, 4.8% des voix, 1 siège.
  • Siège supplémentaire attribué à la coalition: 1 siège.

Coalition de centre-droite, 8.7% des voix, 4 sièges:

  • Union du centre (UDC, démocrate-chrétien), 6.5% des voix, 4 sièges.
  • Mouvement pour l’autonomie (MpA, régionaliste), 2.9% des voix, 0 siège.

Voir aussi:

Elections régionales de 2010 en Italie

Des élections régionales se sont tenues hier et aujourd’hui dans treize des vingt régions italiennes et se sont soldées par de lourdes pertes pour le Parti démocrate (PD) de centre-gauche. La droite (conservateurs du Peuple de la Liberté, PDL et nationalistes de la Ligue du Nord) a mis la main sir quatre nouvelles régions et a conservé les deux régions qu’elle gouvernait déjà.

La droite a conservé sans problème la Lombardie et la Vénétie et a réussi à mettre la main sur la Calabre, la Campanie, le Latium et le Piémont. La droite contrôle désormais les six régions les plus peuplées du pays – Lombardie, Campanie, Latium, Sicile, Vénétie et Piémont – et la Ligue du Nord en gouverne désormais deux, le Piémont et la Vénétie. Ce parti populiste, xénophobe et régionaliste s’affirme comme le grand vainqueur de ces élections régionales. La gauche a conservé ses fiefs historiques du centre de l’Italie – l’Emilie-Romagne, de Toscane, d’Ombrie et des Marches – ainsi que la Ligurie, la Basilicate et les Pouilles.

La carte ci-dessous montre à quels partis politiques appartiennent les présidents des vingt régions italiennes après les élections d’aujourd’hui:

A noter que selon la loi électorale en vigueur depuis 1995, la coalition ou le parti politique qui remporte les élections obtient automatiquement une majorité absolue des sièges au parlement. Cela explique la forte différence en nombre de sièges entre la coalition arrivée en tête et celle arrivée en deuxième position, alors qu’elles ont parfois obtenu des scores très proches.

Résultats détaillés des élections régionales italiennes de 2010: