Élections de 2015 dans les districts métropolitains d’Angleterre

Des élections se sont tenues le 7 mai 2015 en Angleterre dans ses 36 districts métropolitains. Dans chacun des districts, un tiers du parlement a été renouvelé au système majoritaire à un tour. Ces zones fortement urbanisées sont traditionnellement des fiefs des travaillistes (Labour) qui, après les défaites de la fin des années Blair/Brown, avaient reconquis Leeds, Newcastle et Sheffield en 2011 et Birmingham en 2012. Il n’y a pas eu de changements notables en 2015, les pertes et les gains étant généralement modérés et les vainqueurs et perdants n’étant pas les mêmes partout.

Districts métropolitains de plus de 500’000 habitants

Birmingham

Les travaillistes renforcent leur majorité absolue à Birmingham.

79 Labour (+2), 30 conservateurs (-1), 11 libéraux-démocrates (-1).

Bradford

Les travaillistes conservent leur majorité absolue à Bradford.

46 travaillistes (-), 23 conservateurs (+2), 9 libéraux-démocrates (+1), 8 indépendants (-3), 3 verts (-), 1 UKIP (-1).

Leeds

Les travaillistes conservent leur majorité absolue à Leeds.

63 travaillistes (-), 19 conservateurs (+1), 9 libéraux-démocrates (-), 5 indépendants (-1), 3 verts (-).

Sheffield

Les travaillistes conservent leur majorité absolue à Sheffield.

59 travaillistes (-), 17 libéraux-démocrates (-1), 4 verts (-), 4 UKIP (+1).

Coventry

Les travaillistes conservent leur majorité absolue à Coventry, malgré la perte de deux sièges.

41 Labour (-2), 13 conservateurs (+2).

Dudley

Les travaillistes conservent de peu leur majorité absolue à Dudley malgré la perte de quatre sièges.

38 Labour (-4), 25 conservateurs (+5), 9 UKIP (-), 1 indépendants (-1), 1 vert (-).

Kirklees

Les travaillistes restent le premier parti de Kirklees, sans toutefois détenir de majorité au conseil. Ils continueront à former une administration minoritaire.

34 travaillistes (+2), 18 conservateurs (-), 10 libéraux-démocrates (-1), 4 verts (-1), 3 indépendants (-).

Liverpool

Les travaillistes ont encore renforcé leur majorité absolue à Liverpool.

81 travaillistes (+2), 4 verts (-), 2 libéraux (-1), 2 libéraux-démocrates (-1), 1 indépendant (-).

Manchester

Les travaillistes sont désormais le seul parti représenté au conseil de Manchester.

96 travaillistes (+1), 0 indépendant (-1).

Wakefield

Les travaillistes conservent leur majorité absolue malgré la perte d’un siège.

53 travaillistes (-1), 6 conservateurs (-), 2 UKIP (-), 2 indépendants (+1).

Wigan

Les travaillistes renforcent leur majorité absolue à Wigan.

64 Labour (+2), 8 indépendants (-3), 4 conservateurs (+1).

Wirral

Les travaillistes renforcent leur majorité absolue à Wirral.

39 travaillistes (+1), 21 conservateurs (-), 5 libéraux-démocrates (-1), 1 vert (-).

Districts métropolitains de plus de 100’000 habitants

Barnsley

Les travaillistes renforcent leur majorité absolue à Barnsley.

55 travaillistes (+2), 4 indépendant (-2), 4 conservateurs (-).

Bolton

Les travaillistes conservent leur majorité absolue malgré la perte d’un siège.

36 travaillistes (-1), 15 conservateurs (-), 3 libéraux-démocrates (-), 3 UKIP (+1).

Bury

Les travaillistes conservent leur majorité absolue malgré la perte de quatre sièges.

34 travaillistes (-4), 12 conservateurs (+1), 2 indépendants (+1), 2 libéraux-démocrates (+1), 1 vert (+1).

Calderdale

Aucun parti ne détient de majorité à Calderdale. La coalition entre les conservateurs, les libéraux-démocrates et le conseiller indépendant reste en place.

24 travaillistes (-1), 21 conservateurs (+2), 5 libéraux-démocrates (-1), 1 indépendant (-).

Doncaster

Les travaillistes conservent leur majorité absolue malgré la perte de sept sièges.

41 travaillistes (-7), 8 conservateurs (-), 4 indépendants (-2), 2 UKIP (+1).

Gateshead

Les travaillistes conservent leur majorité absolue à Gateshead.

55 travaillistes (-), 11 libéraux-démocrates (-).

Knowsley

Les travaillistes continuent à occuper la totalité des sièges du conseil de Knowsley.

63 travaillistes (-).

Newcastle-upon-Tyne

Les travaillistes renforcent leur majorité absolue à Newcastle-upon-Tyne.

53 travaillistes (+1), 22 libéraux-démocrates (-2), 3 indépendants (+1).

North Tyneside

Les travaillistes renforcent leur majorité absolue à North Tyneside.

49 travaillistes (+5), 9 conservateurs (-3), 2 libéraux-démocrates (-2).

Oldham

Les travaillistes conservent leur majorité absolue à Oldham.

45 travaillistes (-), 10 libéraux-démocrates (-), 2 UKIP (-), 2 conservateurs (-), 1 indépendant (-).

Rochdale

Les travaillistes conservent leur majorité absolue à Rochdale.

48 travaillistes (-), 11 conservateurs (-), 1 libéral-démocrate (-).

Rotherham

Les travaillistes conservent leur majorité absolue à Rotherham malgré la perte de deux sièges.

48 travaillistes (-2), 13 UKIP (+13), 1 conservateur (-1), 1 indépendant (-).

Salford

Les travaillistes conservent leur majorité absolue à Salford.

52 travaillistes (-), 8 conservateurs (-).

Sandwell

Les travaillistes renforcent leur majorité absolue à Sandwell.

71 travaillistes (+1), 1 UKIP (-), 0 conservateur (-1).

Sefton

Les travaillistes renforcent leur majorité à Sefton.

42 travaillistes (+2), 16 libéraux-démocrates (-1), 7 conservateurs (-), 1 indépendant (-1).

Solihull

Les conservateurs renforcent leur majorité à Solihull.

32 conservateurs (+3), 8 verts (-1), 6 libéraux-démocrates (-3), 1 travailliste (-), 2 UKIP (+1), 1 indépendant (-).

South Tyneside

Les travaillistes renforcent leur majorité à South Tyneside.

52 travaillistes (+3), 1 indépendants (-2), 1 conservateur (-), 0 UKIP (-1).

St. Helens

Les travaillistes conservent leur majorité à St. Helens malgré la perte d’un siège.

42 travaillistes (-1), 3 conservateurs (-), 3 libéraux-démocrates (+1).

Stockport

Les libéraux-démocrates restent le premier parti de Stockport malgré la perte de deux sièges et continuent à former une coalition avec les trois indépendants.

26 libéraux-démocrates (-2), 21 travaillistes (-1), 13 conservateurs (+3), 3 indépendants (-).

Sunderland

Les travaillistes renforcent leur majorité absolue à Sunderland.

66 travaillistes (+3), 6 conservateurs (-2), 3 indépendants (-1).

Tameside

Les travaillistes conservent leur majorité absolue à Tameside.

52 travaillistes (-), 5 conservateurs (-).

Trafford

Les conservateurs renforcent leur majorité absolue à Trafford.

33 conservateurs (+1), 26 travaillistes (-1), 3 libéraux-démocrates (-).

Walsall

Les travaillistes restent le premier parti de Walsall, mais les conservateurs formeront un gouvernement minoritaire grâce à l’UKIP et à deux indépendants.

27 travaillistes (-3), 25 conservateurs (+4), 3 UKIP (-), 3 indépendants (-), 2 libéraux-démocrates (-1).

Wolverhampton

Les travaillistes renforcent leur majorité absolue à Wolverhampton.

48 travaillistes (+1), 10 conservateurs (-), 1 libéral-démocrate (-1), 1 UKIP (-).

Voir aussi

Élections d’octobre 2014 en Europe

Électoralement parlant, le mois d’octobre s’annonce chargé en Europe puisque des élections législatives auront lieu dans pas moins de quatre pays. Les élections législatives ukrainiennes du 26 octobre seront sans aucun doute celles qui retiendront le plus l’attention dans les médias occidentaux. A ces quatre élections législatives s’ajouteront des élections régionales dans différents pays, ainsi qu’une élection présidentielle en Bosnie-Herzégovine.

La série d’élections législatives commence dès demain avec des élections législatives en Lettonie. La crise en Ukraine a évidemment réveillé des peurs dans un pays qui compte une très importe minorité russophone. Le Centre de l’Harmonie – une coalition regroupant plusieurs partis représentant cette minorité – avait remporté les élections législatives d’il y a trois ans, mais n’avait pas pu former de coalition gouvernementale, faute de partenaires.

La Bulgarie suit dimanche. Les élections bulgares interviennent à peine plus d’une année après les dernières. Les conservateurs de l’ancien Premier ministre Boïko Borissov devraient remporter ces élections, mais ils ne sont pas sûrs d’obtenir une majorité au parlement. L’instabilité politique pourrait donc se prolonger…

Le 12 octobre, ce sont les citoyens de Bosnie-Herzégovine qui se rendront aux urnes pour des élections générales. En plus du parlement du pays, ils renouvelleront en effet également la présidence – qui compte trois membres – ainsi que les parlements régionaux de la République serbe de Bosnie et de la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine.

Le 26 octobre, finalement, des élections législatives anticipées auront lieu en Ukraine. Le parlement ukrainien a été dissout fin août, après que les députés ont refusé de reconnaître les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk comme des organisations terroristes, suscitant la colère du président Porochenko. Le parlement actuel, élu en 2012, compte toujours de nombreux membres du Parti des régions, le parti de l’ancien Président Viktor Ianoukovytch. Les sondages prédisent une victoire pour le Bloc Porochenko – nouvellement constitué – ainsi qu’une forte abstention dans le sud et l’est du pays, régions comptant une importante population russophone.

Outre ces nombreuses élections législatives, le mois d’octobre verra également le renouvellement d’une partie du Sénat de la République tchèque, des élections régionales dans le canton de Zoug en Suisse et sur l’île de Jersey et, enfin, des élections locales en Hongrie et en Slovénie.

Nouveau sur Élections en Europe

Plusieurs articles de fond décrivant les systèmes politiques de différents pays européens ont été publiés en septembre sur Élections en Europe:

Système politique anglais

Le système politique du Royaume-Uni est considéré comme l’un des grands modèles de régime parlementaire. Plus connu sous le nom de Système de Westminster, il a inspiré de nombreux autres pays, dont bon nombre d’anciens pays du Commonwealth, tels que le Canada, l’Australie, l’Inde ou la Nouvelle-Zélande. Le système politique britannique, pourtant basé sur aucune constitution écrite, s’est révélé extrêmement stable et le Royaume-Uni est l’un des rares pays européen à ne pas avoir connu d’épisode autoritaire au vingtième siècle. Nous vous présentons ci-dessous les différentes institutions politiques formant le système politique britannique.

Mis à jour le 26.09.2014

Monarque britannique

Le Royaume-Uni est une monarchie constitutionnelle. Le monarque – actuellement la reine Elizabeth II – est le chef de l’État, mais détient des pouvoirs essentiellement cérémoniels, l’exercice réel du pouvoir étant délégué soit au gouvernement, soit à d’autres institutions.

Le monarque nomme le Premier ministre. Selon des conventions constitutionnelles non-écrites, le monarque doit nommer le chef du parti majoritaire à la Chambres des communes (chambre basse). Si aucun parti n’a obtenu la majorité absolue au parlement (hung parliament) – ce qui n’est arrivé que deux fois depuis 1945 – le monarque bénéficie théoriquement d’un peu plus de liberté, mais doit en fait nommer le chef du parti capable de former une coalition gouvernementale.

Jusqu’en 2011, le monarque pouvait théoriquement également dissoudre la Chambre des communes et convoquer des élections anticipées. Ce n’est plus arrivé depuis 1834 et ce n’est désormais légalement plus possible.

Le monarque britannique dispose par ailleurs d’une série de prérogatives royales – telles que la nomination et le renvoi des ministres, la conclusion de traités de paix ou les déclarations de guerres – mais ces prérogatives ne sont exercées en fait que sur le conseil et avec l’accord du Premier ministre qui détient la réalité du pouvoir. Il existe quelques rares exceptions, notamment la possibilité de conférer certains honneurs (Ordre du Mérite par exemple), qui restent à la discrétion du monarque.

Le monarque britannique et le Premier ministre se rencontrent une fois par semaine. Aucun compte-rendu n’est fait de ces séances, dont le contenu est strictement confidentiel. Le monarque y est informé des affaires gouvernementales et peut y exprimer son avis, mais le Premier ministre n’est pas obligé d’en tenir compte.

www.royal.gov.uk

Pouvoir exécutif du Royaume-Uni

Premier ministre

Le Premier ministre britannique est, évidemment, le chef du gouvernement du Royaume-Uni. Il est nommé par le Monarque, selon des règles mentionnées dans le chapitre précédent. Le Premier ministre britannique est aussi, le plus souvent, le président du plus grand parti politique du pays et le chef du groupe formé par ce parti à la Chambre des Communes. Il dispose donc à la fois de pouvoirs exécutifs et de pouvoirs législatifs.

Dans ses fonctions de chef de gouvernement, le Premier ministre peut nommer et renvoyer librement l’ensemble des membres de son gouvernement. Il n’y a aucun contrôle parlementaire sur ces nominations. Le Premier ministre coordonne par ailleurs les travaux des différents départements du gouvernement. Il peut certes être mis en minorité par le reste des ministres lors d’une décision gouvernementale, mais dans la mesure où il est libre de nommer les ministres qu’il souhaite, il peut d’une part nommer des partisans et, d’autre part, renvoyer ceux qui s’opposeraient par trop à lui. Le Premier ministre est donc bien plus qu’un primus inter pares.

Dans ses relations avec la Chambre des communes, le Premier ministre peut également nommer des whips, des parlementaires chargés de faire respecter les consignes de vote du gouvernement au sein du groupe parlementaire du parti au pouvoir. Un député ne peut certes pas être forcé à démissionner de son poste de député, mais il peut être exclu de son parti, ce qui réduit considérablement ses chances de ré-élection.

Enfin, dans le domaine militaire, c’est également le Premier ministre qui, dans la pratique, déclare la guerre, même si cette compétence est formellement du ressort du monarque.

Le Premier ministre britannique bénéficie donc de pouvoirs étendus, renforcés encore par les fonctions absolument représentatives du monarque. Certains politologues n’ont pas hésité à parler, dans le cas de Premiers ministres particulièrement dominants, de régime semi-présidentiel.

Gouvernement & cabinet

Le gouvernement britannique est dirigé par le Premier ministre, qui nomme et démet les ministres. Les membres du gouvernement britannique sont presque tous membres du parlement, généralement de la Chambre des communes, mais parfois également de la Chambre des Lords.

Le Premier ministre et les 21 à 23 ministres les plus importants du gouvernement forment le Cabinet. Ils portent généralement le titre de Secrétaires d’État. Ce sont ces ministres qui dirigent les départements exécutifs du gouvernement britannique, tels que le Foreign Office ou le Ministère de la défense. Le cabinet est l’organe de décision du pouvoir exécutif. Le cabinet se réunit chaque semaine, généralement le jeudi matin.

Le gouvernement britannique comprend des dizaines d’autres ministres, en plus des membres du cabinet (Cabinet Ministers). Ces ministres non membres du cabinet (Junior Ministers) peuvent porter le titre de Ministres d’États ou de Sous-secrétaires d’État parlementaires. S’ils ne sont pas membres du cabinet, ils participent en revanche, conjointement avec les Cabinet Ministers, aux sous-commissions du Cabinet.

Il est donc important de noter que la hiérarchie des titres n’est pas la même qu’en France: Au Royaume-Uni, les Secrétaires d’État sont hiérarchiquement plus importants que les Ministres d’État.

www.gov.uk

Pouvoir législatif au Royaume-Uni

Chambre des communes

La Chambre des communes est la chambre basse du parlement britannique. Elle est composée de 650 députés élus au suffrage universel, selon le système majoritaire à un tour, dans des circonscriptions uninominales. Le gouvernement anglais est responsable devant la Chambre des communes, où il doit disposer d’une majorité et dont la plupart de ses membres sont issus. Elle siège au Palais de Westminster.

La Chambre des communes peut exprimer sa méfiance vis-à-vis du gouvernement, soit en rejetant une motion de confiance (motion of confidence) soumise par ce dernier, soit en émettant un vote de défiance (motion of no confidence). Le Premier ministre n’a alors d’autres choix que de démissionner et de céder sa place à un autre Premier ministre, ou de dissoudre la Chambre des communes, ouvrant la voie à des élections anticipées. Le mode de scrutin permettant le plus souvent à un parti de disposer de la majorité absolue des sièges et nombre de députés du parti au pouvoir étant également membres du gouvernement, ce genre d’évènements est très rare (trois fois seulement au vingtième siècle: deux fois en 1924 et une fois en 1979).

Si les lois peuvent être présentées dans l’une ou l’autre des deux chambres du parlement, au choix du gouvernement, c’est bien à la Chambre des communes que revient le pouvoir décisionnel en dernier recours. La Chambre des Lords ne peut effet que repousser provisoirement l’entrée en vigueur d’une loi, mais ne dispose pas de droit de veto.

La Chambre des communes est présidée par un Speaker élu en début de législature. Le Speaker quitte son parti lorsqu’il accède à sa fonction et doit être au-dessus des partis. Traditionnellement, lorsque le Speaker décide de se représenter pour une nouvelle législature, aucun candidat ne lui est opposé par les autres partis politiques dans sa circonscription.

www.parliament.uk

Chambre des Lords

La Chambre des Lords est le chambre haute du parlement britannique. Le nombre de personnes siégeant à la Chambre des Lords n’est pas fixe, en raison du mode de nomination de ses membres. Au 24 juillet 2014, elle comptait 775 membres, ce qui en fait un des plus grands parlements européens. Les Lords britanniques ne sont pas élus par la population.

La composition de la Chambre des Lords est la suivante:

  • 26 Lords exerçant des fonctions religieuses (dits Lords spirituals), à savoir les archevêques de Canterbury et York, les évêques de Londres, Durham et Winchester, ainsi que les 21 autres évêques en fonction depuis le plus longtemps. Les Lords spirituals n’appartiennent évidemment pas à un parti politique.
  • 749 Lords temporels, dont certains sont rattachés à un parti politique et d’autres pas. Il faut distinguer entre différentes catégories de Lords temporels:
    • 92 d’entre eux ont un titre de Lord héréditaire. Ce nombre, autrefois beaucoup plus élevé, a été fortement réduit par le gouvernement travailliste de Tony Blair en 1999.
    • Les autres Lords sont nommés à vie par le Monarque, sur conseil du Premier ministre ou de la commission de nomination de la Chambre des Lords. La tradition veut que l’opposition puisse aussi proposer quelques personnes afin de maintenir un certain équilibre entre les différents partis.

La Chambre des Lords dispose de pouvoirs considérablement réduits par rapport à ceux de la Chambre des communes. Elle peut certes débattre des lois, les amender et les rejeter, mais la Chambre des communes peut passer outre dans tous les cas, généralement après une année. Lorsqu’il s’agit de lois concernant les taxes et le budget, la Chambre des Lords ne peut pas retarder l’approbation de la loi pendant plus d’un mois. Par ailleurs, en vertu d’une convention constitutionnelle, la Chambre des Lords ne s’oppose pas à des lois promises dans le programme électoral du gouvernement. Enfin, la Chambre des Lords n’a pas le droit de proposer des lois concernant la taxation ou le budget, ou d’amender des lois de telle manière à insérer des dispositions concernant les taxes ou le budget.

www.parliament.uk

Cour Suprême du Royaume-Uni

La Cour Suprême du Royaume-Uni a été créée en 2009 et compte douze juges nommés à vie, ou plutôt jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 70 ans (ou, exceptionnellement, 75). Avant 2009, les fonctions de la Cour Suprême étaient exercées par une commission de la Chambre des Lords.

La Cour Suprême du Royaume-Uni est la plus haute cour d’appel pour le droit anglais, gallois et nord-irlandais, ainsi que pour le droit civil écossais. Contrairement à d’autres Cours Suprêmes européennes, la Cour Suprême britannique ne peut pas invalider des lois primaires votées par le parlement britannique. Elle peut en revanche se prononcer sur la compatibilité des lois votées par les parlements régionaux (Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) par rapport aux lois de dévolution.

www.supremecourt.uk

Dévolution

Le terme dévolution désigne, au Royaume-Uni, la délégation de pouvoir par le parlement du Royaume-Uni aux parlements d’Écosse, d’Irlande du Nord et du Pays de Galles. Une première expérience de dévolution a été menée en Irlande du Nord entre 1921 et 1972, date à laquelle le Parlement d’Irlande du Nord a été suspendu. Après des tentatives infructueuses à la fin des années 1970, le processus de dévolution a été relancé en 1997 par Tony Blair lors de son arrivée au pouvoir. Cela a conduit à la mise sur pied du Parlement écossais, de l’Assemblée nationale de Galles et de l’Assemblée nord-irlandais, dotés tous les trois de pouvoirs larges, mais variables d’une région à l’autre. L’Angleterre ne dispose en revanche pas d’un parlement propre, les affaires anglaises étant traitées par le parlement britannique.

Le Royaume-Uni n’est pas un État fédéral dans la mesure où il n’existe pas de droit constitutionnel d’existence de ces institutions régionales. Le Parlement britannique peut ainsi théoriquement restreindre ou supprimer les compétences de ces parlements, voir dissoudre les parlements eux-mêmes. Dans la mesure où la création de ces institutions a été approuvée par référendum, un tel développement ne parait que difficilement concevable, du moins sans l’accord des populations concernées.

Elections de 2014 dans les districts de Londres

Le gouvernement du Grand Londres, qui compte environ 7.7 millions d’habitants, est divisé sur deux niveaux. Au niveau de l’agglomération dans son ensemble, la Greater London Authority est dotée d’un parlement, la London Assembly, et d’un maire. Au niveau local, la ville est divisée en 32 districts, dotés chacun d’un parlement élu au suffrage universel. Ce sont ces conseils de districts que les Londoniens ont renouvelé hier. Quatre des 32 districts élisent par ailleurs leurs maires au suffrage universel. Le parlement et le maire de la ville seront élus en mai 2016. Ces districts, qui comptent entre 150’000 et 300’000 habitants, sont plus grands que nombre de villes européennes.

Les élections des conseils des districts de Londres qui se sont tenues hier ont été marquées par une nette victoire des travaillistes (Labour), qui contrôlent désormais 21 districts (+4), contre seulement 9 pour les conservateurs (-2) et un pour les libéraux-démocrates (-1). Le nombre de districts où aucun parti ne dispose de majorité absolue est passé de deux à un seul. Les élections locales de 2010 avaient été marquées par une victoire encore plus imposante des travaillistes, qui étaient alors passés de sept à dix-sept arrondissements contrôlés.

Barking and Dagenham

51 travaillistes (-).

Barnet

32 conservateurs (-7), 27 travaillistes (+9), 3 vacants (-), 1 libéral-démocrate (-2).

Bexley

45 conservateurs (-7), 15 travaillistes (+4), 3 UKIP (+3).

Brent

56 travaillistes (+16), 6 conservateurs (-), 1 libéral-démocrate (-16).

Bromley

51 conservateurs (-2), 7 travaillistes (+4), 2 UKIP (+2), 0 libéral-démocrate (-4).

Camden

42 travaillistes (+11), 12 conservateurs (+2), 1 libéral-démocrate (-12), 0 vert (-1).

Croydon

Les travaillistes ont repris la majorité absolue à Croydon qu’ils avaient déjà détenue de 1994 à 2006.

40 travaillistes (+7), 30 conservateurs (-7).

Ealing

53 travaillistes (+13), 12 conservateurs (-12), 4 libéraux-démocrates (-1).

Enfield

41 travaillistes (+5), 22 conservateurs (-5).

Greenwich

43 travaillistes (+3), 8 conservateurs (-3).

Hackney

50 travaillistes (-), 4 conservateurs (-), 3 libéraux-démocrates (-).

Le maire travailliste Jules Pipe a été réélu.

Hammersmith & Fulham

Les travaillistes ont repris la majorité absolue à Hammersmith & Fulham qu’ils avaient déjà détenue de 1986 à 2006.

26 travaillistes (-11), 20 conservateurs (-11).

Haringey

48 travaillistes (+14), 9 libéraux-démocrates (-14).

Harrow

34 travaillistes (-), 26 conservateurs (-1), 2 indépendants (+1), 1 libéral-démocrate (-).

Havering

24 association de résidents (+12), 22 conservateurs (-11), 7 UKIP (+7), 1 travailliste (-4), 0 indépendant (-4).

HilLingdon

42 conservateurs (-4), 23 travaillistes (+4).

Hounslow

49 travaillistes (+14), 11 conservateurs (-14).

Islington

47 travaillistes (+12), 1 vert (+1), 0 libéral-démocrate (-13).

Kensington & Chelsea

38 conservateurs (-2), 11 travaillistes (+3), 1 libéral-démocrate (-1).

Kingtson-upon-Thames

28 conservateurs (+7), 18 libéraux-démocrates (-9), 2 travaillistes (+2).

Lambeth

59 travaillistes (+15), 3 conservateurs (-1), 1 vert (+1), 0 libéral-démocrate (-15).

Lewisham

53 travaillistes (+1), 1 vert (-), 0 conservateur (-2), 0 libéraux-démocrates (-12).

Le maire travailliste Steve Bullock a été réélu.

Merton

Les travaillistes ont repris la majorité absolue à Merton qu’ils avaient déjà détenue de 1990 à 2006.

36 travaillistes (+8), 20 conservateurs (-7), 3 Association de résidents (-), 1 libéral-démocrate (-1).

Newham

60 travaillistes (-).

Le maire travailliste Robin Wales a été réélu.

Redbridge

Les travaillistes obtiennent pour la première fois la majorité absolue des sièges à Redbridge.

35 travaillistes (+9), 25 conservateurs (-5), 3 libéraux-démocrates (-4).

Richmond-upon-Thames

39 conservateurs (+9), 15 libéraux-démocrates (-9).

Southwark

48 travaillistes (+13), 13 libéraux-démocrates (-12), 2 conservateurs (-1).

Sutton

45 libéraux-démocrates (+2), 9 conservateurs (-2).

Tower Hamlets

Résultats non encore disponibles.

Le maire indépendant Luftur Rahman a été réélu.

Waltham Forest

44 travaillistes (+7), 16 conservateurs (-2), 0 libéral-démocrate (-5).

Wandsworth

41 conservateurs (-6), 19 travaillistes (+6).

Westminster

44 conservateurs (-4), 16 travaillistes (+4).

Voir aussi:

Elections locales de 2014 en Irlande du Nord

Des élections locales ont eu lieu jeudi en Irlande du Nord (Royaume-Uni). Les élections locales avaient lieu pour la première fois dans le cadre des onze nouveaux comtés qui vont remplacer dès 2015 les 26 comtés qui ont existé jusqu’à maintenant. Pas de surprise par rapport aux élections régionales de 2011: le Parti démocratique unioniste arrive en tête, suivi du Sinn Féin, du Parti unioniste d’Ulster, du Parti social-démocrate et travailliste et d’Alliance.

Antrim and Newtownabbey

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 15 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 12 sièges.
  • Alliance (libéral), 4 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 4 sièges.
  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 3 sièges.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 2 sièges.

Armagh, Banbridge and Craivagon

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 13 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 12 sièges.
  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 8 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 6 sièges.
  • Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, conservateur et eurosceptique), 1 siège.
  • Indépendant, 1 siège.

Belfast

  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 19 sièges.
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 13 sièges.
  • Alliance (libéral), 8 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 7 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 7 sièges.
  • Parti progressiste unioniste (PPU, unioniste de gauche), 3 sièges.
  • Les Verts, 1 siège.
  • Alliance du peuple avant le profit (extrême-gauche), 1 siège.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 1 siège.

Causeway Coasts and Glens

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 11 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 10 sièges.
  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 7 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 6 sièges.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 3 sièges.
  • Alliance (libéral), 1 siège.
  • Parti progressiste unioniste (PPU, unioniste de gauche), 1 siège.
  • Indépendant, 1 siège.

Derry and Strabane

  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 16 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 10 sièges.
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 8 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 2 sièges.
  • Indépendants, 4 sièges.

Fermanagh and Omagh

  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 17 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 9 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 8 sièges.
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 5 sièges.
  • Indépendant, 1 siège.

Lisburn and Castlereagh

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 20 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 8 sièges.
  • Alliance (libéral), 7 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 3 sièges.
  • NI21 (unioniste de gauche), 1 siège.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 1 siège.

Mid Ulster

  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 18 sièges.
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 8 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 7 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 6 sièges.
  • Indépendant, 1 siège.

Mid and East Antrim

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 16 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 9 sièges.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 5 sièges.
  • Alliance (libéral), 3 sièges.
  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 3 sièges.
  • Indépendant, 2 sièges.
  • Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, conservateur et eurosceptique), 1 siège.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 1 siège.

Newry, Mourne and Down

  • Sinn Féin (SF, socialiste et séparatiste), 14 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 14 sièges.
  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 4 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 3 sièges.
  • Indépendants, 3 sièges.
  • Alliance (libéral), 2 sièges.
  • Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, conservateur et eurosceptique), 1 siège.

North Downs and Ards

  • Parti démocratique unioniste (DUP, conservateur et unioniste), 17 sièges.
  • Parti unioniste d’Ulster (UUP, conservateur et unioniste), 9 sièges.
  • Alliance (libéral), 7 sièges.
  • Les Verts, 3 sièges.
  • Indépendants, 2 sièges.
  • Parti social-démocrate et travailliste (SDLP, social-démocrate et séparatiste), 1 siège.
  • Voix unioniste traditionnelle (TUV, conservateur et unioniste), 1 siège.

Voir aussi