Elections législatives de 2012 à Saint-Marin

Des élections législatives ont eu lieu le 11 novembre 2012 à Saint-Marin, petite république indépendante enclavée dans l’Italie. La coalition « Saint-Marin bien commun » emmenée par le Parti démocrat-chrétien a largement remporté ces élections, comme en 2008.

Résultats des élections législatives de 2012 à Saint-Marin

Coalition Saint-Marin Bien commun

  • Parti démocrate-chrétien saint-marinais, 29.5% des voix, 21 sièges (-1).
  • Parti des socialistes et des démocrates (social-démocrate), 14.3% des voix, 10 sièges (-8).
  • Alliance populaire (centriste), 6.7% des voix, 4 sièges (-3).

Coalition Prévoyance pour le pays

  • Nouveau parti socialiste (social-démocrate), 12.1% des voix, 7 sièges (+3).
  • Union pour la République (démocrate-chrétien), 8.4% des voix, 5 sièges (+3).
  • Modérés Saint-Marinais (conservateur), 1.7% des voix, 0 siège (-2).

Coalition Citoyenneté active

  • Gauche unie (gauche de la gauche), 9.1% des voix, 5 sièges (-).
  • Civico 10, 6.7% des voix, 4 sièges (+4).

Divers

  • Mouvement civique R.E.T.E., 6.3% des voix, 4 sièges (+4).
  • Pour Saint-Marin, 2.8% des voix, 0 siège (-).
  • Saint-Marin 3.0, 1.8% des voix, 0 siège (-).

Taux de participation: 63.9%.

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Élections de novembre 2012 en Europe

Si le calendrier électoral européen est un peu moins chargé en novembre 2012 qu’en octobre, certaines échéances n’en sont pas moins très attendues. Ainsi, les élections régionales qui se tiendront le 25 novembre en Catalogne seront très suivies, et pas seulement en Espagne. En cas de victoire des indépendantistes, un référendum pourrait être organisé sur l’indépendance de la région, à l’image du référendum prévu en Écosse en 2014. On peut douter toutefois que le gouvernement espagnol sera prêt à laisser partir la Catalogne aussi facilement que le gouvernement britannique semble prêt à laisser partir l’Écosse.

Le 11 novembre, les Slovènes iront, eux, aux urnes pour désigner un nouveau président, ou, d’ailleurs, pour reconduire l’ancien. Trois candidats s’affrontent: le président sortant, Danilo Türk, un indépendant soutenu notamment par Slovénie positive (centre-gauche), le parti qui a remporté les élections législatives de décembre 2011 (sans toutefois parvenir à former un gouvernement); le social-démocrate Borut Pahor, Premier ministre jusqu’aux dites élections; enfin, le conservateur Milan Zver, membre du Parti démocrate slovène (SDS) au pouvoir. Les sondages ont pour l’heure donné une confortable avance à Danilo Türk.

Si les autres échéances officielles – élections législatives à Saint-Marin, élections communales à Berne et référendum en Irlande – vont probablement moins attirer l’attention des médias européens, il nous faut encore évoquer deux élections partisanes.

En France, les membres de l’UMP (conservateur) éliront un nouveau président le 18 novembre prochain. Deux candidats ont obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter: l’ancien Premier ministre François Fillon et le Secrétaire général du parti, Jean-François Copé. L’UMP, fondée en 2002 pour soutenir Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle d’alors, est le premier parti d’opposition au gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault.

En Italie, ce sont les membres du Parti démocrate (PD, social-démocrate), du Parti socialiste italien (PSI, social-démocrate), l’Alliance pour l’italie (ApI, centriste) et de Gauche, écologie et liberté (SEL, gauche de la gauche) désigneront, le 25 novembre, le candidat qui doit conduire la coalition de centre-gauche lors des élections législatives italiennes de 2013. Au vu des sondages actuels, la personne désignée lors de cette primaire a des chances raisonnables de devenir le prochain Président du Conseil italien. Cinq candidats se disputeront les suffrages: Pier Luigi Bersani (PD), secrétaire général du Parti démocrate; Laura Puppato (PD), conseillère régionale de Vénétie; Matteo Renzi (PD), maire de Florence; Bruno Tabacci (ApI), ancien président de la région Lombardie; Nicola Vendola (SEL), président de la région des Pouilles.

Les résultats des élections du mois de novembre seront évidemment présentés ici même au fur et à mesure de leur déroulement!

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Élection des capitaines-régents de Saint-Marin

Marco Conti et Glauco Sansovini ont été élus hier capitaines-régents de la République de Saint-Marin. Saint-Marin, un micro-État comptant un peu plus de 30’000 habitants, est doté d’un système politique particulier: deux capitaines-régents sont élus tous les six mois par le Grand Conseil général, le parlement du pays. Les capitaines-régents sont les chefs d’État de Saint-Marin et leur nomination s’apparente au système qui était en place pour les consuls romains. Marco Conti est membre du Parti chrétien-démocrate saint-marinais (PDCS, démocrate-chrétien), tandis que Glauco Sansovini est membre de l’Alliance nationale saint-marinaise (ANS, nationaliste). Saint-Marin est dirigé depuis les élections législatives de 2008 par une coalition de centre-droite.

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