Elections régionales de 2013 en Slovaquie

Les électeurs slovaques étaient appelés aux urnes hier pour renouveler les parlements régionaux et élire les présidents de région. Il est difficile de comparer les résultats avec ceux des élections de 2009 dans la mesure où les partis se présentent souvent dans des coalitions qui varient d’une élection à l’autre (et d’ailleurs également d’une région à l’autre). Dans cinq des huit régions, un second tour a été nécessaire pour élire le président. Le second tour a eu lieu le 23 novembre prochain.

Banska Bistrica

Président:

Le nationaliste Marian Kotleba l’a emporté au second tour face au président social-démocrate sortant Vladimir Manka.

Parlement:

25 coalition SMER (social-démocrate) et KDH (démocrate-chrétien), 13 indépendants, 5 Parti de la coalition hongroise (minorité, démocrate-chrétien), 2 divers libéraux, 1 Parti vert (écologiste), 1 Parti du peuple – Notre Slovaquie (nationaliste), 1 divers droite, 1 Parti national slovaque (SNS, nationaliste).

Bratislava

Président:

Pavol Frešo, président démocrate-chrétien sortant de la région, l’a emporté au second tour face à la sociale-démocrate Monika Flašíková-Beňová.

Parlement:

34 coalition de centre-droite, 6 indépendants, 1 SMER (social-démocrate), 1 Forum indépendant, 1 Union démocratique de Slovaquie, 1 Nation et justice.

Kosice

Président:

Le social-démocrate Zdenko Trebuľa l’a emporté au second tour face au candidat des Démocrates conservateurs de Slovaquie Rudolf Bauer.

Parlement:

26 SMER (social-démocrate), 15 coalition de centre-droite, 11 indépendants, 4 Parti de la coalition hongroise (démocrate-chrétien, minorité hongroise), 1 Démocrates conservateurs de Slovaquie.

Nitra

Président:

Le social-démocrate Milan Belica l’a emporté au second tour face au démocrate-chrétien Tomáš Galbavý.

Parlement:

32 coalition SMER (social-démocrate) et KDH (démocrate-chrétien), 14 Parti de la coalition hongroise (minorité hongroise, démocrate-chrétien), 4 indépendants, 3 coalition de centre-droite, 1 Parti national slovaque (SNS, nationaliste).

Presov

Président:

Le social-démocrate Peter Chudík, président de la région depuis 2001, a été réélu pour un quatrième mandat consécutif.

Parlement:

35 SMER (social-démocrate), 19 coalition de centre-droite, 6 indépendants, 2 divers.

Trencin

Président:

Le social-démocrate Jaroslav Baška a été élu président de la région de Trencin.

Parlement:

25 SMER (social-démocrate), 11 indépendants, 8 coalition de centre-droite, 1 Union démocratique de la Slovaquie.

Trnava

Président:

L’indépendant Tibor Mikuš l’a emporté au second tour face au représentant de la minorité hongroise József Berényi.

Parlement:

12 SMER (social-démocrate), 11 Parti de la coalition hongroise (minorité hongroise, démocrate-chrétien), 7 KDH et SDKU (démocrates-chrétiens), 6 indépendants, 4 Most-Hid (minorité hongroise, libéral).

Zilina

Président:

Le social-démocrate Juraj Blanár a été élu président de la région de Zilina.

Parlement:

19 SMER (social-démocrate), 16 coalition de centre-droite, 16 indépendants, 3 Parti national slovaque (SNS, nationaliste), 2 Parti populaire – Mouvement pour une Slovaquie démocratique (populiste de droite), 1 divers.

Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Voir aussi

Premiers ministres slovaques

Le Premier ministre est en Slovaquie, comme dans beaucoup d’autres pays, le chef du gouvernement. Le Premier ministre slovaque est nommé par le Conseil national (parlement) et doit y bénéficier d’une majorité pour pouvoir rester en fonction. Depuis le mois d’avril 2012, le Premier ministre slovaque est le social-démocrate Robert Fico. Vous trouverez ci-dessous une liste des Premiers ministres qui se sont succédés à la tête du gouvernement slovaque depuis l’indépendance du pays.

Liste des Premiers ministres slovaques depuis l’indépendance du pays:

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Voir aussi:

Elections législatives de 2012 en Slovaquie

Les élections législatives anticipées qui se sont tenues hier en Slovaquie se sont soldées, sans surprise, par la victoire des sociaux-démocrates de l’ancien Premier ministre Robert Fico – au pouvoir entre 2006 et 2010 – et la défaite des partis politiques de la coalition gouvernementale de centre-droite. Le parti social-démocrate – le SMER – obtient la majorité absolue des sièges au parlement et pourra donc gouverner seul.

Les nationalistes du Parti national slovaque – qui avaient déjà fortement reculé lors des élections législatives slovaques de 2010 – disparaissent du parlement, faute t’atteindre le quorum de 5%. Un nouveau parti politique conservateur – Les gens ordinaires – y fait en revanche son entrée et devient le troisième parti politique du pays. A ce propos, il faut noter que le paysage politique slovaque est désormais très particulier: les sociaux-démocrates ont recueilli près de 45% des voix, mais le Mouvement démocrate-chrétien, qui est arrivé en deuxième position, a obtenu moins de 9% des suffrages, créant un écart peu habituel entre les deux premiers partis d’un pays.

Des élections législatives anticipées ont été organisées en raison de la perte d’un vote de confiance par la Première ministre démocrate-chrétienne Iveta Radicova en octobre 2011. Le parti politique libéral et eurosceptique Liberté et Solidarité (SaS) avait alors refusé de voter l’accord européen sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière. Radicova avait dû recourir à l’aide des sociaux-démocrates pour faire passer l’accord et ces derniers avaient exigé la tenue d’élections anticipées en échange.

Deux mois plus tard, en décembre 2011, éclata l’affaire Gorila, un scandale de malversations et de corruption impliquant divers leaders politiques et un groupe financier slovaque. Ce scandale acheva de faire chuter la cote de popularité de l’Union démocrate et chrétienne slovaque – le parti d’Iveta Radicova – déjà mise à mal. Iveta Radicova a annoncé qu’elle se retirait de la politique.

Résultats détaillés des élections législatives slovaques de 2012:

  • Direction – Social-démocratie (SMER), 44.4% des voix (+9.6%), 83 sièges (+21).
  • Mouvement démocrate-chrétien (KDH), 8.8% des voix (+0.3%), 16 sièges (+1).
  • Les gens ordinaires (OLaNO, conservateurs), 8.6% des voix (+8.6%), 16 sièges (+16).
  • Le Pont – Most-Híd (minorité hongroise, conservateur), 6.9% des voix (-1.2%), 13 sièges (-1).
  • Union démocrate et chrétienne slovaque (SDKU), 6.1% des voix (-9.3%), 11 sièges (-17).
  • Liberté et Solidarité (SaS, libéral, eurosceptique), 5.9% des voix (-6.2%), 11 sièges (-11).
  • Parti national slovaque (SNS, nationaliste), 4.6% des voix (-0.5%), 0 sièges (-9).
  • Parti de la coalition hongroise (MK, minorité hongroise, démocrate-chrétien), 4.5% des voix (+0.2%), 0 sièges (-).

Taux de participation: 59.1% (+0.4%).

  • Résultats détaillés des élections législatives slovaques de 2012 par région.

Analyse géographique des élections législatives slovaques:

Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessous, la Slovaquie est divisée en huit régions:

1) Bratislava; 2) Trnava; 3) Trencín; 4) Nitra; 5) Zilina; 6) Banská Bystrica; 7) Presov; 8) Kosice.

Les sociaux-démocrates du SMER arrivent en tête dans les huit régions, mais leur score varie fortement d’une région à l’autre. Ils n’obtiennent que 32.6% des voix dans la région de Bratislava, la capitale du pays, et 35.7% dans la région de Trnava, qui entoure celle de Bratislava. Ils dépassent en revanche les 50% dans les régions de Presov (50.5%), de Zilina (52.5%) et de Trencin (55.3%), les trois régions du nord du pays.

Le Mouvement démocrate-chrétien (KDH) est particulièrement fort dans la région de Presov (14%) et de Zilina (10%) et obtient ses moins bons résultats dans les régions de Nitra et de Banská Bystrica. Les gens ordinaires obtiennent de particulièrement bons scores à Bratislava, Trnva et Zilina (environ 10%) et leur moins bon résultat à Nitra (5.8%). Les démocrates chrétiens du SDKU et les libéraux du SaS ont un profil très similaires: ils obtiennent des scores entre 4 et 6% dans toutes les régions du pays, sauf à Bratislava où ils culminent à 13%.

Le score des partis représentants la minorité hongroise (Most-Hid, MK) est évidemment étroitement lié à la présence de cette minorité. Il s’agit des régions du sud du pays: Trnava (score cumulé de 26.2%), Nitra (28.1%), Kosice (13.3%) et Banská Bystrica (11.6%). Dans la région de la capitale, le parti MK est pour ainsi dire inexistant, alors que Most-Hid obtient tout de même 7.7% des voix.

Le vote pour les nationalistes du SNS se concentre dans les régions de Zilina (8%), Trencin (6%). Le parti obtient moins de 5% dans toutes les autres régions.

Système électoral slovaque

Les élections législatives ont lieu normalement tous les quatre ans en Slovaquie, même s’il n’est pas rare que des élections anticipées soient convoquées comme c’était le cas cette année. Les Slovaques élisent leurs 150 députés de leur parlement unicaméral (le Conseil National de la République de Slovaquie) au système proportionnel, dans une seule circonscription qui s’étend sur tout le pays à l’image des systèmes néerlandais ou israélien.

Voir aussi:

Élections communales de 2010 en Slovaquie

Des élections municipales ont eu lieu hier en Slovaquie où les parlements communaux ont été renouvelés pour une période de quatre ans. Vous trouverez ci-dessous les résultats des élections dans les deux villes de plus de 100’000 habitants que compte le pays: Bratislava, la capitale, et Kosice, qui se situe dans l’est du pays.

Résultats des élections communales à Bratislava
La taille du parlement de la ville de Bratislava a été fortement réduite: il n’y aura plus que 45 députés à l’avenir, alors que 80 avaient été élus en 2006.

  • Coalition libérale-conservatrice: 30 sièges.
  • Coalition entre les sociaux-démocrates et les nationalistes: 8 sièges.
  • Indépendants: 3 sièges.
  • Les Verts: 2 sièges.
  • Parti démocratique: 1 siège.
  • Nouveau Forum: 1 siège.
Résultats des élections communales à Kosice
  • Coalition conservatrice: 19 sièges.
  • Coalition entre les sociaux-démocrates et Le Pont (minorité hongroise): 18 sièges.
  • Indépendants: 10 sièges.
  • Parti populaire – Mouvement pour une Slovaquie démocratique (nationaliste): 1 siège.
  • Parti de la gauche démocratique: 1 siège.