Elections législatives de 2014 en Suède

Des élections législatives auront lieu le dimanche 14 septembre 2014 en Suède. Le Premier ministre conservateur, Fredrik Reinfeldt, en poste depuis huit ans, n’est pas sûr de pouvoir rempiler pour une troisième législature. Les sondages placent les Sociaux-démocrates de Stefan Löfven, l’ancien patron du syndicat IF Metall, loin devant les Modérés de Reinfeldt. Comme aucun parti n’obtiendra la majorité absolue des sièges, c’est toutefois après les élections que tout se jouera en fonction des alliances qui pourront être nouées. Des élections régionales et communales se tiendront le même jour dans tout le pays.

Les résultats sont en ligne ici

Système électoral suédois

Les élections législatives ont lieu normalement tous les quatre ans en Suède, même s’il arrive que des élections anticipées soient convoquées. Les Suédois élisent les 349 députés de leur parlement unicaméral (Riksdag) au système proportionnel (méthode de Sainte-Laguë). 310 sièges sont attribués dans 29 circonscriptions électorales, tandis que les 39 sièges restant sont des sièges d’ajustement servant à assurer la meilleure proportionnalité possible à la répartition des sièges. Un quorum a été fixé à 4%. Les dernières élections ont eu lieu en 2010.

Retour sur les élections suédoises de 2010

Les élections législatives suédoises de 2010 s’étaient soldées par une victoire de justesse de la coalition de centre-droite du Premier ministre Fredrik Reinfeldt. Si son Parti modéré (conservateur) avait progressé, ses trois partenaires de coalition (libéraux, centristes et démocrates-chrétiens) avaient perdu des plumes et la coalition ne disposait plus de majorité au parlement. La gauche ne disposait toutefois pas non plus d’une majorité, ces élections ayant été marquées par l’entrée des Démocrates suédois (nationalistes) au parlement. Reinfeldt, qui avait exclu de gouverner avec l’appui des nationalistes, avait donc dû s’assurer l’appui des Verts au parlement pour la formation du gouvernement.

Forces en présence

Les Sociaux-démocrates devraient maintenir leur position de premier parti du pays. Ils ne devraient toutefois pas vraiment progresser par rapport aux élections de 2010, restant, avec environ 30% des voix, à un niveau historiquement bas et loin des scores obtenus pendant les grandes années de la social-démocratie suédoise (record à 50.1% des voix en 1968).

Le Parti modéré (conservateur) du Premier ministre Reinfeldt devrait conserver sa deuxième position, mais les sondages lui prédisent tout de même une chute de 8% par rapport aux élections de 2010. Il a formé, comme en 2006 et en 2010, une alliance avec les libéraux, les centristes et les démocrates-chrétiens.

Les Verts semblent pouvoir conserver leur troisième position, les sondages leur promettant même une progression de 3%, ce qui leur permettrait, avec 10% des voix, de s’installer parmi les grands partis écologistes européens. Les écologistes n’ont pas caché leur souhait de participer à un futur gouvernement, mais n’ont pas spécifiquement indiqué avec qui ils souhaiteraient gouverner.

Autres candidats possibles à la troisième place, les Démocrates suédois (SD, nationalistes), à qui les sondages promettent également une percée, passant d’un peu plus de 5% des voix à un score situé autour des 10%. Les autres partis ont toutefois d’ores et déjà annoncé clairement qu’ils ne veulent pas gouverner avec les Démocrates suédois.

Quatre autres partis devraient pouvoir atteindre le quorum de 4%: le Parti de gauche (V, gauche de la gauche), ainsi que les trois partenaires de coalition de Reinfeldt: le Parti du Centre (C, agrarien), le Parti libéral populaire (FP, libéral) et les Démocrates-chrétiens (KD), tous quatre crédités de 5% à 8% des intentions de vote. Le Parti de gauche a annoncé qu’il pourrait participer à un gouvernement de gauche plurielle avec les Sociaux-démocrates et les Verts, mais qu’il ne soutiendrait pas un gouvernement minoritaire de ces deux partis.

Enfin, l’Initiative féministe, qui avait réalisé une percée lors des élections européennes de ce printemps, ne devrait pas réussir à obtenir le quorum.

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Elections de septembre 2014 en Europe

Après une période de calme presque complet en juillet et en août, la rentrée électorale a véritablement eu lieu aujourd’hui avec des élections régionales dans le Land de Saxe en Allemagne (ndlr: résultats détaillés demain sur ce site). Les échéances électorales seront nombreuses en septembre, notamment en Suède et en Allemagne.

Les Suédois sont appelés aux urnes le 14 pour renouveler l’ensemble de leurs autorités – nationales, régionales et communales – en une fois, comme c’est la coutume dans ce pays. Les sociaux-démocrates, dans l’opposition depuis huit ans, sont donnés gagnant des élections nationales depuis des mois, mais cela ne suffira pas forcément à les ramener au pouvoir puisqu’il y aura forcément une coalition gouvernementale. Alors qu’ils avaient fait campagne commune avec les Verts et les communistes en 2010, les sociaux-démocrates font cavalier seul cette année et pourraient vouloir gouverner plutôt avec les centristes et les libéraux. Si c’est arithmétiquement possible, ces derniers préféreront toutefois probablement gouverner avec les conservateurs et les démocrates-chrétiens, comme ils le font depuis 2006.

En Allemagne, deux Länder de l’ancienne Allemagne de l’Est – la Thuringe et le Brandebourg – renouvelleront leurs autorités régionales le 14 septembre également. Le bon score réalisé par les eurosceptiques de l’Alternative pour l’Allemagne en Saxe le 31 août placera sans doute ces élections au centre de l’attention médiatique. Les libéraux du FDP pourraient disparaitre de ces deux parlement régionaux, faute d’y obtenir le quorum.

Élections régionales encore le 14 septembre en Crimée, sous administration russe. Il s’agira des premières élections qui se tiendront dans la région depuis l’occupation de cette région ukrainienne par l’armée russe. Des élections communales auront également lieu dans de nombreuses villes russes.

Des élections régionales auront également lieu dans le Land du Vorarlberg le 21 septembre, dans l’ouest de l’Autriche. Cette région est dirigée sans interruption par les conservateurs du Parti populaire (ÖVP) depuis 1945 et cela ne devrait pas changer cette année. Si l’on en croit les sondages toutefois, les conservateurs pourraient céder du terrain aux libéraux de NEOS – un parti fondé l’année passée qui a le vent en poupe – et aux écologistes.

Enfin, la moitié des 348 sièges du Sénat français seront renouvelés le 28 septembre. La gauche pourrait perdre la majorité qu’elle détient dans la chambre haute lors de ces élections indirectes. Notons toutefois que le gouvernement ne dépend pas d’une majorité dans cette chambre.

Elections européennes de 2014

Les prochaines élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Les citoyens des 28 États membres de l’Union européenne – la Croatie aura adhéré d’ici-là – éliront les 751 députés au Parlement européen. Il s’agira des neuvièmes élections européennes au suffrage universel, les premières ayant eu lieu en 1979. Le parti politique européen qui remporte ces élections – probablement le Parti populaire européen (PPE, conservateur) ou le Parti socialiste européen (PSE, social-démocrate) – verra sans doute un des siens accéder à la présidence de la Commission européenne.

Tous les résultats ici!

Mode de scrutin pour les élections européennes

Les élections européennes se déroulent obligatoirement au système proportionnel – par liste de partis ou au scrutin à vote unique transférable – et ce quel que soit le mode de scrutin utilisé par ailleurs pour les autres élections dans les différents pays.

Les États européens bénéficient toutefois d’une certaine marge de manœuvre puisqu’ils peuvent décider eux-même de:

  • La mise en place ou non de circonscriptions électorales.
  • L’établissement d’un quorum (seuil minimum pour être représenté au parlement). Il ne doit toutefois pas dépasser 5%.
  • La méthode de répartition des sièges (plus fort reste ou plus forte moyenne).

Le droit de vote des citoyens européens prévaut dans l’ensemble des États de l’Union européenne lors des élections européennes, à l’image des élections locales. Les citoyens européens votent, lors des élections européennes, dans le pays dans lequel ils résident, et non dans le pays d’où ils viennent. Un citoyen allemand résidant en France a donc le droit de vote en France pour les élections européennes.

Retour sur les élections européennes de 2009

Les dernières élections européennes se sont déroulées du 4 au 7 juin 2009. Le Parti populaire européen – qui regroupe des partis politiques démocrates-chrétiens et conservateurs – a remporté ces élections, devançant le Parti socialiste européen et le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. La composition des groupes parlementaires a été la suivante à l’issue des élections européennes de 2009:

  • Groupe du Parti populaire européen (PPE, conservateur et démocrate-chrétien), 265 sièges (+21).
  • Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen (social-démocrate), 184 sièges (-35).
  • Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (libéral et social-libéral), 84 sièges (-4).
  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne (écologiste et régionaliste), 55 sièges (+12).
  • Groupe des conservateurs et des réformateurs européens (conservateur eurosceptique), 55 sièges (+55).
  • Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (gauche de la gauche), 35 sièges (-6).
  • Groupe Europe libertés démocratie (droite populiste et/ou eurosceptique), 32 sièges (+32).
  • Non inscrits (divers), 26 sièges (-3).

Forces en présence pour les élections européennes de 2014

La plupart des partis politiques des pays européens sont regroupés dans des partis politiques européens, véritables fédérations rassemblant des partis politiques partageant des idéologies proches.

Le Parti populaire européen (PPE)  est, à l’heure actuelle, le plus important parti politique européen et a de bonnes chances de le rester après 2014. D’orientation démocrate-chrétienne ou conservatrice, ses membres sont pour la plupart pro-européens. Le PPE regroupe aussi bien l’UMP, que le Parti populaire espagnol, la CDU allemande ou le Peuple de la Liberté italien. A la mi-avril 2013, le Parti populaire européen regroupe notamment douze des vingt-huit chefs de gouvernements de l’Union européenne.

Le Parti socialiste européen (PSE) est, à l’heure actuelle, le deuxième parti le plus important de l’Union européenne. S’il lui est arrivé par le passé d’occuper la première place, il semble relativement improbable, à ce stade, que le PSE l’emporte en 2014. Les partis politiques membres du Parti socialiste européen sont pour la plupart sociaux-démocrates et pro-européens. A la mi-avril 2013, le Parti socialiste européen compte notamment neuf des 28 chefs de gouvernements de l’Union européenne (y. c. Croatie).

L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE) est la troisième force politique de l’Union européenne. Elle regroupe des partis politiques libéraux ou sociaux-libéraux, dont la position sur le spectre politique va du centre-gauche (l’Italie des Valeurs par exemple) à la droite (Parti populaire libéral et démocrate néerlandais par exemple). Ces partis sont, le plus souvent, pro-européens. Deux gouvernements de l’Union européenne sont actuellement dirigés par un membre de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe: les Pays-Bas et l’Estonie. Les quelques élus du Parti démocrate européen – notamment les membres du MoDem – ont siégé jusqu’à maintenant avec les députés européens de l’ALDE.

Le Parti vert européen regroupe, comme son nom l’indique, des partis politiques écologistes et, pour la plupart, pro-européens. En 2009, le Parti vert européen a obtenu l’ensemble de ses élus au Parlement européen dans les pays de l’ancienne Europe des 15, est donc aucun dans l’ancien bloc communiste. Les écologistes siègent, au Parlement européen, avec quelques élus issus de l’Alliance libre européenne, un parti politique européen regroupant des partis régionalistes, majoritairement de gauche ou de centre-gauche. Le Parti national écossais (SNP) du Premier ministre Alex Salmond est, par exemple, membre de l’Alliance libre européenne. Enfin, verts et régionalistes ont été rejoints au Parlement européen par quelques autres élus, dont les deux députés européens du Parti pirate suédois.

L’Alliance des conservateurs et réformistes européens est un parti politique européen fondé en 2009 à l’initiative du Parti conservateur britannique de David Cameron. Il regroupe des partis politiques eurosceptiques, certains étant des partis conservateurs classiques et d’autres étant davantage nationalistes. Avant 2009, une partie de ces partis étaient membres du Parti populaire européen, tandis que d’autres faisaient partie de la défunte Union pour l’Europe des nations. Outre David Cameron, le Premier ministre tchèque appartient également à ce parti.

Le Parti de la gauche européenne regroupe des partis politiques communistes et d’autres partis de la gauche de la gauche. Ces partis sont plutôt eurosceptiques, du moins sceptiques sur l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Ils siègent au Parlement européen avec un élu de la Gauche verte nordique et quelques autres élus de différents partis nationaux situés à la gauche des sociaux-démocrates, dont le Sinn Féin irlandais.

Le Mouvement pour une Europe des libertés et de la démocratie (MELD) est un parti politique européen fondé en 2011 et regroupant une partie des membres du groupe Europe libertés démocratie du Parlement européen. On y trouve notamment la Ligue du Nord italienne et les Vrais finnois, deux partis de droite populiste. Au Parlement européen, les membres du MELD siègent notamment avec le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

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Élections régionales de 2011 dans le Västra Götaland

Des élections régionales ont eu lieu dans le Västra Götaland le week-end passé en Suède. Le comté de Västra Götaland, qui a Göteborg pour capitale, est le deuxième plus peuplé du pays après celui de Stockholm. Ces élections font suite à l’annulation, dans cette région, des élections régionales suédoises qui se sont tenues en septembre 2010. Les résultats de ces élections sont un peu plus favorables à la gauche que ceux du mois de septembre dernier.
Résultats détaillés des élections dans le Västra Götaland:
  • Parti social-démocrate suédois, 52 sièges (+5).
  • Parti modéré (conservateur), 38 sièges (-1).
  • Parti vert, 12 sièges (+1).
  • Parti libéral populaire, 11 sièges (-1).
  • Parti du centre (agrarien), 9 sièges (+1).
  • Démocrates-chrétiens, 9 sièges (-).
  • Parti de gauche (communiste), 9 sièges (-).
  • Démocrates suédoises (nationalistes), 9 sièges (+2).
  • Parti de la santé (parti monothématique), 0 siège (-7).

Élections communales de 2010 en Suède

Les élections communales se sont tenues avant-hier en Suède, tout comme les élections nationales et les élections provinciales. Les équilibres gauche-droite n’ont été que peu modifiés, mais des changements conséquents ont eu dans les deux camps. A gauche, les Verts ont progressé, parfois fortement, alors que les Sociaux-démocrates sont en recul. Le Parti de gauche (communiste) stagne. Dans la droite gouvernementale, les Modérés (conservateurs) progressent, tandis que les Libéraux populaires (libéral), les Démocrates-chrétiens et le Parti du centre (agrariens) sont plutôt en recul. Les Démocrates suédois (nationalistes) progressent assez fortement. Cet article présente les résultats des villes de plus de 100’000 habitants du pays.

Borås

La droite a conservé sa majorité absolue au parlement communal de Borås, une ville située non loin de Göteborg.

Composition du parlement communal de Borås:

24 Sociaux-démocrates (-2), 19 Modérés (-), 6 Démocrates suédois (+5), 6 Libéraux populaires (-), 5 Parti de gauche (-1), 5 Verts (+2), 4 Parti du centre (-), 3 Démocrates-chrétiens (-2), 1 liste locale (-2).

Göteborg

A Göteborg, la gauche a bien failli perdre sa majorité suite aux lourdes pertes des sociaux-démocrates (25 sièges, -6) que la progression des Verts (+2) n’a pas su compenser. Outre les Verts, les grands gagnants de ce scrutin sont les opposants à l’introduction péage urbain dont la liste a obtenu 5 sièges au parlement communal pour leur première participation à des élections et l’extrême-droite qui obtient 3 sièges contre un seul en 2006, si bien que les quatre partis de centre-droite qui gouverne la Suède au niveau national ressort globalement affaiblie de ce scrutin, les pertes des libéraux, des démocrates-chrétiens et des agrariens excédant les gains des conservateurs.

Composition du parlement communal de Göteborg:

25 Sociaux-démocrates (-6), 23 Modérés (+3), 9 Verts (+2), 7 Parti de gauche (-), 7 Libéraux populaires (-2), 5 Opposants au péage (+5), 3 Démocrates suédois (+2), 2 démocrates-chrétiens (-3), 0 Parti du Centre (-1).

Voir les résultats détaillés des élections communales à Göteborg.

Helsingborg

La droite a conservé sa majorité à Helsingborg, une ville du sud de la Suède, malgré une légère progression de la gauche. L’extrême-droite y  a dépassé les 10%, comme dans la ville voisine de Malmö.

Composition du parlement communal de Helsingborg:

23 Modérés (+4), 20 Sociaux-démocrates (-2), 8 Démocrates suédois (+2), 6 Verts (+3), 5 Libéraux populaires (-1), 2 Démocrates-chrétiens (-1), 1 Parti de gauche (-), 0 Parti des retraités suédois (-3), 0 Parti du centre (-2).

Jönköping

La droite a conservé sa majorité absolue à Jönköping, ville du centre de la Suède où les Démocrates-chrétiens obtiennent traditionnellement de particulièrement bons résultats. L’extrême-droite fait son entrée au parlement de la ville et décroche trois sièges d’un coup.

Composition du parlement communal de Jönköping:

27 Sociaux-démocrates (-3), 21 Modérés (+4), 13 Démocrates-chrétiens (-4), 5 Libéraux populaires (-), 5 Parti du centre (-2), 4 Verts (+2), 3 Parti de gauche (-), 3 Démocrates suédois (+3).

Linköping

La gauche a légèrement reculé à Linköping et reste minoritaire au parlement. L’extrême-droite y fait son entrée et obtient trois sièges d’un coup.

Composition du parlement communal de Linköping:

25 Modérés (+4), 24 Sociaux-démocrates (-5), 8 Verts (+2), 7 Libéraux populaires (-), 6 Parti du centre (-), 3 Parti de gauche (-1), 3 Démocrates suédois (+3), 3 démocrates-chrétiens (-3).

Lund

La droite a conservé sa majorité au parlement communal de Lund, une ville universitaire du sud de la Suède.

Composition du parlement communal de Lund:

18 Modérés (+1), 15 Sociaux-démocrates (-3), 10 Libéraux populaires (-), 9 Verts (+3), 4 Parti de gauche (-), 3 Démocrates suédois (+1), 3 Parti du centre (-2), 2 Démocrates-chrétiens (-), 1 Gauche démocratique de Lund (-).

Malmö

L’extrême-droite passe la barre des 10% à Malmö et obtient 7 sièges (+2), devenant ainsi le troisième parti de la ville. La gauche perd un siège, mais reste majoritaire de justesse, tandis que le centre-droite perd lui aussi un siège, les démocrates-chrétiens disparaissant complètement du législatif.

Composition du parlement communal de Malmö:

22 Sociaux-démocrates (-2), 17 Modérés (+1), 7 Démocrates suédois (+2), 5 Verts (+1), 4 Parti de gauche (-), 4 Libéraux populaires (-1), 2 Parti des retraités suédois (+2), 0 démocrates-chrétiens (-1).

Norrköping

La gauche est désormais majoritaire au parlement communal de Norrköping, une ville située au sud de Stockholm.

Composition du parlement communal de Norrköping:

31 Sociaux-démocrates (-1), 24 Modérés (+1), 7 Verts (+2), 6 Libéraux populaires (+1), 5 Parti de gauche (-), 4 Démocrates suédois (+2), 4 Démocrates-chrétiens (-2), 4 Parti du centre (-1), 0 Parti des retraités suédois (-2).

Örebro

La gauche conforte la majorité absolue qu’elle détenait au parlement communal d’Örebro, dans le centre de la Suède.

Composition du parlement communal d’Örebro:

27 Sociaux-démocrates (+2), 15 Modérés (+2), 5 Libéraux populaires (-3), 4 Parti de gauche (-), 4 Démocrates suédois (+3), 4 Verts (-), 4 démocrates-chrétiens (-2), 2 Parti du centre (-2).

Stockholm

A Stockholm, la gauche a progressé, mais n’a pas réussi à reconquérir la majorité perdue en 2006. Les écologistes ont enregistré la plus forte progression et ont atteint près de 14% des voix (+4.6%), gagnant 16 sièges contre 10 en 2006. Le parti du centre, marginal dans cette ville, a obtenu trois sièges, triplant ainsi sa représentation précédente. Les autres partis ont tous connu de légères pertes. Les quatre partis de centre-droite gouverneront très probablement la ville pendant les quatre prochaines années. L’extrême-droite n’a pas atteint le quorum.

Composition du parlement communal de Stockholm:

38 Modérés (-3), 25 Sociaux-démocrates (-2), 16 Verts (+6), 10 Libéraux populaires (-), 8 Parti de gauche (-1), 3 Parti du centre (+2), 1 démocrate-chrétien (-2).

Voir les résultats détaillés des élections communales à Stockholm.

Umeå

La gauche a conservé sa majorité au parlement d’Umeå, une ville située au nord de Stockholm sur les côtes de la Baltique.

Composition du parlement communal d’Umeå:

25 Sociaux-démocrates (-1), 13 Modérés (+4), 7 Parti de gauche (+1), 6 Verts (+1), 5 Libéraux populaires (-), 4 Démocrates-chrétiens (-), 4 Parti du centre (-3), 1 socialiste (-2).

Uppsala

A Uppsala, ville universitaire située au nord de Stockholm, la gauche progresse grâce au gain de trois sièges enregistré par les Verts, mais reste minoritaire.

Composition du parlement communal d’Uppsala:

23 Modérés (+1), 21 Sociaux-démocrates (-), 11 Verts (+5), 8 Libéraux populaires (-3), 6 Parti de gauche (-), 6 Parti du centre (-2), 4 démocrates-chrétiens (-2), 2 Démocrates suédois (+1).

Västerås

La gauche a perdu la majorité absolue qu’elle détenait à Västerås. Les deux camps sont désormais à égalité parfaite. L’extrême-droite a fait son entrée au parlement de la ville en obtenant trois sièges d’un coup.

Composition du parlement communal de Västerås:

22 Sociaux-démocrates (-1), 17 Modérés (+3), 7 Libéraux populaires (-1), 4 Parti de gauche (-), 4 Verts (-), 3 Démocrates suédois (+3), 2 démocrates-chrétiens (-2), 2 Parti du centre (-2).

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